jeudi 2 juillet 2009

Des mesures particulières pour les colonies de vacances face à la grippe A

Des mesures particulières seront prises durant l'été dans les colonies de vacances pour limiter l'épidémie de grippe A (H1N1), qui semble se poursuivre à un rythme soutenu, annoncent les autorités françaises.


Dans toutes les structures d'accueil avec hébergement, une pièce devra être prévue pour isoler un enfant présentant les symptômes de la grippe A (H1N1), a annoncé le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, lors du point presse de la Cellule interministérielle de crise consacrée à la maladie. Le ministère recommande d'appeler le 15 en cas de suspicion, et, si le cas est confirmé, de contacter la préfecture en France, l'ambassade ou le consulat à l'étranger, ainsi que les parents pour qu'ils viennent récupérer leur enfant. Les structures d'accueil de mineurs sans hébergement devront être fermées "s'il y a un risque de contagion, selon les critères définis par le ministère de la Santé, ou si le taux d'encadrement minimum n'est plus respecté".



La barre des 300 cas confirmés en France a été atteinte


La très grande majorité sont des cas bénins, touchant principalement des enfants, a fait remarquer Françoise Weber, directrice de l'Institut de veille sanitaire. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a rappelé que le dispositif de prise en charge des malades avait évolué. Il n'y a plus de prescription systématique d'antiviraux, plus de recherche systématique des malades parmi les proches et la médecine de ville se prépare à pouvoir détecter la grippe A. Des séminaires de formation pour les généralistes ont commencé et des masques de protection, dits FPP2, leur ont été fournis, de même que des lunettes de protection. Le nombre d'hôpitaux mobilisés pour prendre en charge la grippe passera de 221 actuellement à près de 500 d'ici la fin de la semaine. L'Association des médecins urgentistes de France (Amuf) a réclamé mercredi dans un communiqué "l'arrêt de la surcharge inutile des hôpitaux" et "le maintien à domicile des cas probables, possibles et avérés". La stratégie vaccinale sera évoquée les 6 et 7 juillet en Suède lors d'un Conseil européen des ministres de la Santé des Vingt-Sept. "Je souhaite pouvoir proposer à tous mes compatriotes qui le souhaitent d'être vaccinés mais ce ne sera pas obligatoire dans l'état actuel de l'épidémie", a dit Roselyne Bachelot. La France est actuellement en négociations avec quatre groupes pharmaceutiques: GlaxoSmithKline, Sanofi, Novartis et Baxter. La quantité et la date de livraison des vaccins sont pour l'instant très incertaines, a précisé le ministère. Le député socialiste Jean-Marie Le Guen, président de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), a critiqué la stratégie du gouvernement face à cette pandémie, estimant que l'information des citoyens était bien plus efficace que l'approche purement médicale.