lundi 16 novembre 2009

Grippe A (H1N1) : La vaccination des femmes enceintes débutera vendredi en France

Les femmes enceintes vont pouvoir se faire vacciner contre la grippe A (H1N1) dès le 20 novembre. L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a donné en effet son feu vert à la mise sur le marché du vaccin sans adjuvant produit par les laboratoires Sanofi-Pasteur, recommandé pour les personnes les plus fragiles.

Le vaccin Panenza "présente un rapport bénéfice/risque justifiant son utilisation", a expliqué lundi Jean Marimbert, directeur général de l'Afssaps, lors d'une conférence de presse.Selon le Haut conseil pour la santé publique, le vaccin est par ailleurs recommandé chez les enfants âgés de 6 mois à 23 mois et chez certaines personnes immunodéprimées (transplantations d'organes, maladies autoimmunes graves...). Sanofi-Pasteur a présenté un dossier de demande d'autorisation de mise sur le marché simultanément dans six pays de l'Union européenne l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France (en tant que "Etat membre de référence"), l'Italie et le Luxembourg. La France a été désignée comme Etat de référence pour l'évaluation du dossier. "Panenza dérive du vaccin contre la grippe saisonnière, le Vaxigrip ou le Mutagrip", a expliqué Jean Marimbert. "Il est fabriqué selon les mêmes procédés vaccinaux et les mêmes techniques de contrôle, à la réserve près que l'antigène viral est remplacé au dernier moment par l'antigène du virus étudié, le A (H1N1)". Sans adjuvant et produit sur un oeuf, Panenza sera disponible en présentation unidose et multidose. L'adjuvant permet une économie d'antigène "en facilitant la présentation du virus aux cellules immunitaires", a rappelé Jean Marimbert. Par ailleurs, l'adjuvant "augmente la réactivité croisée en cas de mutation du virus". La présence des adjuvants a suscité doutes et inquiétudes, notamment celui à base de squalène (huile de foie de requin) contenu dans trois des quatre vaccins mis au point contre le virus A (H1N1). Le ministère de la Santé avait assuré que "le risque associé à la présence d'adjuvants à base de squalène dans les vaccins grippaux A (H1N1) est actuellement théorique". Mais par précaution, il était prévu que les femmes enceintes attendent le vaccin sans adjuvant pour se faire vacciner. Le ministère de la Santé a confirmé lundi à l'Associated Press que la vaccination des femmes enceintes pourrait donc commencer le 20 novembre.

Panenza contient 15 microgrammes d'antigène par dose de 0,5 ml de vaccin. A partir de l'âge de neuf ans et chez les personnes âgées de 18 à 60 ans, le vaccin confère une immunité suffisante dès la première dose de vaccin. En revanche, une deuxième dose est recommandée à 21 jours d'intervalle chez les sujets de plus de 60 ans et les enfants de moins de neuf ans. Pour les nourrissons de 6 mois à 35 mois, la dose à administrer doit être réduite de moitié (0,25 ml). Il n'est pas recommandé pour les nouveau-nés et les nourrissons de moins de 6 mois en l'absence actuelle de données. La campagne de vaccination de la population contre la grippe A (H1N1) a commencé le 12 novembre dans un millier de centres de vaccination répartis dans toute la France. Elle concerne dans un premier temps les personnes les plus fragiles ou exposées, l'Assurance maladie devant envoyer six millions de bons de vaccination.

Grippe A (H1N1) : 43 décès en France métropolitaine

L'Institut de veille sanitaire (InVS) a annoncé ce lundi 11 nouveaux décès de patients atteints de la grippe A (H1N1) en France métropolitaine, portant à 43 le nombre de morts depuis le début de l'épidémie dans l'Hexagone.

Il s'agit d'un nouveau bilan depuis la publication du bulletin épidémiologique du 12 novembre dernier, précise l'InVS. "Parmi ces 11 nouveaux décès, 10 personnes présentaient un ou plusieurs facteur(s) de risques vis-à-vis de cette nouvelle forme de grippe", précise l'InVS dans un communiqué. Il s'agissait de 7 femmes et 4 hommes. Au total, 43 décès ont été attribués à la grippe A (H1N1) en France métropolitaine depuis le début de l'épidémie. Il s'agit de 32 personnes de 15 à 64 ans, cinq enfants dont trois nourrissons de moins d'un an, six personnes de plus de 65 ans. Sur ces 43 cas, trois ne présentaient aucun facteur de risques. L'InVS précise que ce bilan englobe l'ensemble des décès notifiés (cas confirmés et cas probables). Dans son dernier bilan épidémiologique du 12 novembre, publié sur son site lundi, l'InVs recensait également 27 décès en Outre-Mer.

H1N1 : L'AFSSAPS confirme l'AMM du vaccin Panenza ®

Panenza ®, vaccin sans adjuvant contre la grippe pandémique A (H1N1), vient d’obtenir de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) l’autorisation de mise sur le marché (AMM), qui correspond à l’autorisation d’usage pour immuniser les adultes et les enfants à partir de 6 mois, a annoncé lundi le laboratoire de vaccinologie Sanofi Pasteur, division vaccins du Groupe pharmaceutique français Sanofi-Aventis.

Panenza ® est un vaccin sans adjuvant développé dans l’unité de production du Val de Reuil, dans l’Eure. Il est désormais « à disposition des autorités de santé françaises », précise le laboratoire français. Le feu vert de l’AFSSAPS est de première importance, comme le souligne Wayne Pisano, PDG de Sanofi Pasteur pour qui l’AMM de Panenza ® « représente une étape réglementaire décisive, dans la mesure où ce vaccin sans adjuvant pourrait être dans un premier temps choisi dans les programmes nationaux d’immunisation de certains pays européens pour protéger des populations spécifiques ».

Sanofi Pasteur, ajoute-t-il, s’est engagé à soutenir « les autorités sanitaires [des pays qui ont commandé des vaccins à Sanofi Pasteur] dans leurs efforts d’immunisation de la population contre la grippe pandémique et contribue ainsi à relever un défi de santé publique ». Le vaccin, sans adjuvant sera disponible en présentation unidose à 0,5 ml et multidoses avec présence d’un conservateur (thiomersal). Sanofi Pasteur a présenté un dossier de demande d’AMM décentralisée – c'est-à-dire en s’adressant à chaque pays et non pas à la Commission européenne… qui tarde à donner sa décision. Six pays de l’Union européenne ont reçu cette demande décentralisée : l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, l’Italie et le Luxembourg – en réponse aux recommandations des autorités réglementaires de ces pays pour la mise à disposition de vaccins à virus inactivé et sans adjuvant contre la grippe pandémique. L’AMM de Panenza ® repose sur les résultats d’essais cliniques réalisés en France et en Finlande chez les adultes et les enfants de plus de 6 mois. Il possède un profil de tolérance similaire à celui habituellement constaté du vaccin saisonnier contre la grippe de Sanofi Pasteur, qui comporte, lui, 3 valences : généralement deux A et un B, alors que Panenza ® n’en comporte qu’une : A (H1N1). C’est un vaccin monovalent, le vaccin saisonnier étant trivalent, formulé avec 15 microgrammes d’hémagglutinine (HA), l’un des antigènes viraux, d’un virus apparenté à la souche A/California/07/2009/H1N1 (elle n’est pas mexicaine !)). Panenza ® n’est pas pour les Etats-Unis, où Sanofi Pasteur produit un autre vaccin pandémique A (H1N1), déjà homologué par la FDA. Pour la saison grippale 2008-2009, le site américain de Sanofi Pasteur avait produit plus de 45 % des vaccins distribués aux Etats-Unis. Lors de ces essais, chez l’adulte et l’enfants de 3 ans et plus, l’évaluation de la réponse immunitaire a permis de confirmer qu’une seule dose du vaccin monovalent induit une forte réponse immunitaire considérée comme protectrice, 21 jours après l’injection. Ainsi le vaccin. Panenza ® satisfait aux critères immunitaires exigibles. Mais en fonction des classes d’âge, une ou deux doses de Panenza ® pourraient être conseillées. Le processus de fabrication du vaccin de Sanofi Pasteur a été utilisé avec succès depuis des décennies et le vaccin saisonnier a fait ses preuves d’innocuité et d'efficacité. Rien n’a été changé pour produire le vaccin dit pandémique au Val de Reuil, selon les normes les plus élevées de Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF) universelles.

La CSMF et la FSPF demandent au gouvernement de modifier l’organisation de la vaccination en France

Au moment où débute la vaccination de la population contre la grippe A (H1N1), la réticence des Français envers cette vaccination de masse s’exprime très clairement.

Une des raisons essentielles de cette méfiance tient à la façon dont la vaccination a été organisée : de façon collective et dans des lieux publics (gymnases, etc..). Les médecins traitants, principalement généralistes et pédiatres, mais aussi les pharmaciens d’officine qui distribuent habituellement tous les autres vaccins sont exclus. En contournant les professionnels de santé, interlocuteurs naturels des patients et dans lesquels ils ont placé leur confiance, le schéma de vaccination a crée un climat de doute. Malgré l’ampleur des efforts déployés, cette vision étatique et technocratique de la santé, peu rassurante a eu un effet démobilisateur. Le médecin de famille et le pharmacien constituent le « premier cercle » de confiance autour des patients. Vouloir passer outre cette relation de confiance et de proximité, c’est prendre le risque de l’échec. Les Français ne sont ne sont pas prêts pour un système de soins d’Etat déshumanisé, sans médecine libérale, sans officines, où des inconnus, certes qualifiés, mais qu’ils ne choisiraient pas, les soigneraient et leur distribueraient des produits de santé.

La CSMF, premier syndicat médical français et la FSPF, premier syndicat pharmaceutique de France, conscients de l’importance de réussir la campagne de vaccination regrettent d’avoir tenu écartés les médecins libéraux et les pharmaciens d’officine alors qu’ils sont, en réalité, et cette situation le démontre, le premier recours des Français. C’est pourquoi, compte tenu des enjeux en matière de santé publique, la CSMF et la FSPF, constatant qu’il n’existe aucun obstacle matériel, demandent d’impliquer les médecins libéraux dans leurs cabinets et les pharmaciens d’officines pour l’organisation de la vaccination. Il est encore temps, pour éviter l’échec de la politique de vaccination, et de rater la lutte contre la première pandémie du XXIème siècle, de rectifier le tir, d’écouter les acteurs de proximité que sont les médecins traitants et les pharmaciens d’officine car ils ont la confiance des patients et sont prêts à impliquer le réseau libéral pour la réussite de cette campagne.

Dr. Michel Chassang, Président de la CSMF et M. Philippe Gaertner, Président de la FSPF

Grippe H1N1 : Deux premiers décès en Tunisie

La Tunisie a enregistré ses deux premiers décès des suites de la grippe H1N1, apprend-on ce lundi auprès du ministère de la Santé publique.

Les deux victimes, souffrant auparavant de maladies graves, sont décédées au cours du week-end, quelques jours après leur hospitalisation, a ajouté la même source. Le premier malade, un marin de 37 ans était atteint d'une hépatite et le deuxième, âgé 40 ans, souffrait de problèmes cardiaques graves, a précisé le ministère. Au total, 210 cas de grippe H1N1 ont été diagnostiqués en Tunisie. Le nombre de décès dus à la grippe pandémique H1N1 est d'au moins 6 250, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le même bilan fait état de 503 536 personnes affectés par le virus dans le monde, soulignant que ce chiffre est bien en deçà de la réalité étant donné que nombre de pays ne comptabilisent plus tous les cas.

dimanche 15 novembre 2009

Une lettre de la ministre de la santé française, Roselyne Bachelot, aux praticiens hospitaliers

Roselyne Bachelot, Ministre de la santé en appelle à nouveau à la vaccination des professionnels de santé. La Ministre adresse un courrier à l’ensemble des personnels travaillant dans les établissements de santé. Tout en rappelant la liberté de chacun, Roselyne Bachelot invite les personnels « à faire le choix de la prévention et de la solidarité et à donner l’exemple d’une implication responsable ».

« Madame, mademoiselle, monsieur,

Certains d'entre vous hésitent encore à se faire vacciner contre la grippe A H1N1. Je veux être sûre que vous disposez des informations nécessaires pour prendre la meilleure décision. Cette maladie n'est pas anodine même si, dans la plupart des cas, elle se présente comme une grippe banale, qui guérit spontanément. Vous êtes bien placés pour savoir cependant qu'elle est extrêmement contagieuse, et peut être particulièrement grave lorsqu'elle touche les enfants, les femmes enceintes, les personnes fragiles. De surcroît, comme vous le savez, de jeunes adultes en bonne santé peuvent être sévèrement atteints par la maladie et nécessiter un séjour en réanimation. Aux Etats-Unis, où l'épidémie a débuté avant la France, entre avril et octobre 2009, le nombre estimé de cas est de 22 millions, dont 8 millions chez les moins de 18 ans. Le nombre estimé de décès est de 3900, dont 540 enfants. Aussi, je compte sur votre discernement pour faire la part, parmi tout ce que vous avez pu entendre, entre l'information juste et les rumeurs infondées voire dangereuses qui peuvent se propager. Je me suis toujours engagée à faire preuve d'une totale transparence envers les professionnels de santé qui ont la responsabilité des patients, et envers le grand public.

Les vaccins mis sur le marché ont satisfait à toutes les exigences réglementaires, françaises et européennes, en termes de qualité. Des essais cliniques ont permis de vérifier leur efficacité et leur innocuité, comme c'est toujours le cas pour les médicaments que vous utilisez dans votre pratique quotidienne. Nos concitoyens savent ce qu'ils doivent à votre engagement quotidien. Je fais donc appel à votre clairvoyance et à votre sens du devoir. Je sais que vous ne prendrez pas le risque de contaminer vos patients en risquant vous-mêmes de tomber malade. Nous avons aujourd'hui, en métropole, un coup d'avance sur cette épidémie et je sais que vous saisirez cette chance, en vous faisant vacciner, vous qui êtes prioritaires. Pour manifester ma confiance dans la vaccination qui constitue la meilleure mesure de prévention contre cette grippe inhabituelle qui peut être dangereuse, je me suis moi-même faite vacciner le 12 novembre dernier. Je compte aujourd'hui sur vous pour faire le choix de la prévention et de la solidarité, pour donner une fois encore l'exemple de votre implication responsable.

Roselyne Bachelot-Narquin »
Source : Note interne de l’AP-HP, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 14 novembre 2009 (Visuel Ministère de la Santé)

samedi 14 novembre 2009

Premier décès dû à la grippe A (H1N1) au Kosovo, selon les autorités

Le ministère de la Santé du Kosovo a annoncé samedi un premier décès dû à la grippe A (H1N1) dans le pays.

Il s'agit d'un homme âgé de 31 ans qui avait été admis dans le principal hôpital du pays à Pristina après avoir été victime d'une forte fièvre pendant environ trois semaines, a-t-il précisé dans un communiqué. Au cours des dernières semaines, le Kosovo a été confronté une augmentation du nombre de cas de grippe A (H1N1). Des médecins ont déclaré qu'ils soignaient au moins 20 autres patients porteurs du virus.

vendredi 13 novembre 2009

Vraiment compliqué de se faire vacciner

Plusieurs confrères relatent les difficultés pour trouver un lieu et un créneau horaire leur permettant de se faire vacciner contre la grippe A (H1N1). Dans les listes reçues figurent parfois comme simple adresse une boîte postale !!
A Mons-en-Barœul (Nord) il n'y a eu que 4 vaccinés la veille, mais cela se comprend. Entre les mauvaises informations donnant un endroit erroné (le Fort de Mons au lieu de la salle Renaissance), les bons non reçus y compris pour des prioritaires, et sans compter que le centre était fermé ce vendredi matin malgré des indications contraires sur les affiches, et qu'il faudra maintenant attendre mercredi 18 novembre !
Question plus embêtante, s'il y a eu 4 vaccins de fait à Mons sur des flacons multidoses de 10, cela signifie que l'on a du jeter 6 doses. Et à Villeneuve d'Ascq il est question de 11 personnes vaccinées cela signifierait que l'on a entamé un flacon pour une seule personne. Quel gâchis surtout quand on pense que ce genre d'argument a prévalu pour ne pas faire les vaccins dans les cabinets des généralistes comme cela se passe dans d'autres pays tels la Belgique ou la Suisse.

Quinze personnes vaccinées hier à Mons-en-Barœul et Villeneuve d'Ascq (Nord)

Si psychose il y a autour de la grippe A, elle n'a pas franchi les frontières villeneuvo-monsoises. Hier matin, dans les salles réquisitionnées pour les vaccinations, on ne se bousculait pas.

Salle Debruyne, à Ascq. Deux médecins, trois infirmières, une puéricultrice, trois agents municipaux, chapeautés par Roger Hautson, commandant de pompiers retraité forment le dispositif. Ici on respecte les consignes à la lettre notamment en matière de communication. Le mot d'ordre semble être : « en dire le moins possible à la presse ». Le journaliste est aimablement convié à former un numéro de téléphone de la préfecture.

Six millions de bons, (plus politiquement corrects que des convocations) ont déjà été envoyés par la CNAM (Caisse nationale d'assurance maladie) dans l'Hexagone. À Villeneuve-d'Ascq, 43 000 « invitations » à se faire vacciner ont été postées. Ici comme ailleurs, les femmes enceintes, les nourrices, les asthmatiques, les personnes souffrant de maladies chroniques sont prioritaires.

La puéricultrice a pensé à prendre un petit tapis pour éviter aux petits patients un contact froid avec la table d'auscultation. « On reconnaît les professionnels », plaisante Roger Hautson qui avoue pas mal improviser dans ce dispositif. « C'est une première, on s'adapte, c'est bien ce qui nous a été demandé. » Au milieu d'une rangée de chaises vides, Yves, un retraité patiente. Il sait qu'il n'aura pas longtemps à attendre. « Je suis diabétique. J'ai reçu la convocation il y a deux jours. En principe je me fais vacciner contre la grippe saisonnière. Mais pour la grippe A, je suis plus réticent. Avec tout ce qu'on entend... » Jean-François lui, n'a pas hésité un instant. Médecin de son état, il est lui aussi prioritaire, même s'il n'a pas reçu d'invitation. « Je suis venu spontanément car je suis potentiellement au contact du virus. Mais c'est très bien que ça démarre gentiment, tout le monde ne viendra pas d'un coup. », tempère-t-il. Jean-François ne cille même pas quand l'infirmière lui pique le bras. « Ce n'est vraiment pas douloureux ».

Hier matin, la plupart des personnes vaccinées travaillaient dans le secteur hospitalier ou médical. Plusieurs retraités du quartier sont également venus. « C'est le premier jour, mais on a trois semaines devant nous. Au-delà de ce délai, les gens seront tout de même accueillis », commente une personne chargée de l'accueil.

Jusqu'au 25 novembre, le centre accueillera le public prioritaire. « On commence, mais on ne sait pas quand on s'arrêtera », témoigne Roger Hautson. Hier, le centre a vacciné douze personnes.

À Mons-en-Barœul

À Mons-en-Barœul, salle Renaissance, vos pas pourraient faire écho dans cette grande enceinte où sont disposées des chaises vides. Il est 11 heures, pas un chat. Heureusement, médecins, infirmiers et personnel administratif prennent les choses avec sourire et bonne humeur. Unique vaccination ce matin, Annie l'infirmière a piqué Brigitte le médecin volontaire. « Et je n'ai pas eu mal ! », sourit-elle. En fin de journée, quatre personnes avaient franchi la porte. Trois ont été vaccinées. La dernière n'a pas pu l'être pour raison de santé.

Affluence ou non, le centre est opérationnel, les tentes toutes neuves sont montées, prêtes à accueillir les patients. La « chaîne de vaccination » commence par une vérification du bon de vaccination et de l'identité par un agent administratif. Après avoir rempli un questionnaire (dont une question surprenante « Souhaitez-vous être vacciné ? »), le patient rejoint le médecin volontaire avant la piqûre. Enfin, une attestation de vaccination est remise en fin de chaîne. Document qui pourrait, dit-on, être réclamé par certains pays en cas de voyage.

Grippe porcine : 239 morts en Ukraine

L'épidémie de grippe et de difficultés respiratoires aiguës a provoqué la mort de 239 personnes en Ukraine, où le président, Viktor Iouchtchenko s'est déclaré prêt à se faire vacciner publiquement afin de montrer l'exemple à ses compatriotes. Depuis fin octobre, plus de 1,25 million d'Ukrainiens sont tombés malades et 239 sont décédés, selon le dernier bilan du ministère de la Santé. Le précédent bilan publié mercredi faisait état de 1,12 million de malades et de 189 décès.

Au total, 85 cas de virus H1N1 ont été recensés, dont une quinzaine parmi les morts, ont indiqué jeudi les autorités sanitaires citées par Interfax. Alors que les vaccins suscitent beaucoup de méfiance en Ukraine, le président Iouchtchenko s'est dit prêt à se faire vacciner: "Moi, je suis prêt à être le premier (...) à recevoir ce vaccin sous les yeux de toute la nation, à montrer l'exemple", a-t-il déclaré lors d'un déplacement dans le centre du pays, selon Interfax.

Le ministère de la Santé appelle les Ukrainiens à se faire vacciner contre la grippe saisonnière et a demandé à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) de fournir à cette ex-république soviétique 15 millions de doses du vaccin contre le virus H1N1, qui n'est pas encore été certifié dans le pays.

jeudi 12 novembre 2009

Précisions concernant la campagne de vaccination contre la grippe A en France

La ministre française de la santé, Roselyne Bachelot, qui se fera vacciné ce jour, à 13h, devant les médias, contre la grippe A (H1N1), a déclaré ce matin :

- Le vaccin concernant les femmes enceintes devrait avoir son autorisation de mise sur le marché demain, vendredi 13 novembre.
- Par ailleurs, on saura à la fin du mois, dans environ 3 semaines, si la France maintient un rappel pour le vaccin antigrippal A (H1N1) ou si une seule dose de vaccin suffira.

Le débat persiste entre partisans et détracteurs du vaccin contre la grippe A

Alors que certains s’interrogent sur le vaccin, le ministère de la santé et de nombreux experts estiment qu’il pourra permettre de sauver de nombreuses vies

Le lancement de la vaccination contre la grippe A intervient alors qu’un débat existe toujours chez les professionnels de santé et la population. Certains s’interrogent sur le bien-fondé d’une campagne aussi massive avec des vaccins sur lequel le recul, à leurs yeux, n’est pas suffisant. D’autres estiment, au contraire, comme les autorités sanitaires, que la France a une « chance historique d’affronter cette pandémie avec des vaccins qui, largement utilisés, permettront d’éviter de nombreux morts ».

> Quels sont les vaccins utilisés en France ?

Au total, le gouvernement a acheté (pour 750 millions d’euros) 94 millions de doses de vaccins à trois laboratoires : Sanofi Pasteur (28 millions de doses), Novartis (16 millions) et GlaxoSmithKline-GSK (50 millions). Dans un second temps, 50 000 doses ont été commandées au laboratoire Baxter. Le plus rapide à délivrer ses produits a été GSK : C’est aujourd’hui son vaccin Pandemrix qui est utilisé pour le démarrage de la campagne grand public.

> Que contiennent ces vaccins ?

D’abord un principe actif appelé « antigène », qui induit la réponse immunitaire permettant de protéger la personne vaccinée. Ils contiennent aussi du thiomersal, un conservateur utilisé pour limiter le risque infectieux, à une dose minime qui, selon les autorités, exclut « a priori » tout risque de toxicité. Deux vaccins (Novartis et GSK) contiennent aussi des adjuvants à base de squalène (huile de foie de requin). Ces adjuvants ont été utilisés pour deux raisons :
- L’adjuvant permet de provoquer une réaction immunitaire en mettant moins « d’antigène » dans chaque dose de vaccin.
- Surtout, ils augmentent l’efficacité du vaccin. Selon plusieurs spécialistes, un vaccin avec adjuvant pourrait rester efficace si le virus devait muter et devenir un peu plus agressif.

> Quels sont les risques des adjuvants ?

Certains estiment qu’il existe toujours un risque à injecter un stimulateur de l’immunité. Ces craintes sont écartées par un grand nombre d’experts qui crient à la « désinformation » : il s’agit, selon eux, d’un risque théorique, jamais démontré. Ils rappellent que l’adjuvant utilisé dans le vaccin de Novartis est présent dans un vaccin saisonnier délivré à 47 millions de personnes dans le monde depuis 1997 sans effets secondaires notables.

> Pourquoi utiliser un vaccin sans adjuvant pour les femmes enceintes et les nourrissons ?

Aujourd’hui, les experts recommandent de ne pas utiliser d’adjuvants chez les personnes dont le système immunitaire est immature (nourrissons de 6 à 23 mois) ou un peu modifié (femmes enceintes, certains sujets immuno-déprimés). Cela ne veut pas dire qu’il y a un risque démontré de l’adjuvant chez ces personnes. Simplement, les experts ne disposent pas d’études suffisantes pour se prononcer et, à titre de précaution, ils jugent préférable de leur délivrer des vaccins sans adjuvant. En France, un seul vaccin de ce type sera disponible, celui de Sanofi Pasteur. Il pourrait être autorisé au début de la semaine prochaine.

> Faut-il une dose ou deux doses ?

Au départ, on pensait que deux doses du vaccin seraient nécessaires. Mais depuis, des études ont montré qu’une seule dose pourrait être suffisante pour les plus de 10 ans. En tout cas pour l’instant, en France, le schéma vaccinal est toujours fixé à deux doses. Les autorités sanitaires souhaitent se donner encore un peu de temps pour savoir avec certitude si une dose est suffisante. Si tel devait être le cas, la recommandation évoluerait avec une dose pour les adultes et sans doute toujours deux doses pour les moins de 10 ans.

> Quel recul a-t-on sur les vaccins ?

Les données disponibles en France portent sur les 50 000 doses du vaccin GSK délivrées entre le 21 octobre et le 5 novembre à 50 000 professionnels de santé. Sur cette période, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a eu connaissance de 36 signalements d’effets indésirables, principalement des douleurs au site d’injection, des maux de tête ou de la fièvre. « À ce jour, il n’y a pas eu de notification d’effets graves », assure l’Afssaps. En Europe, le pays le plus avancé en matière de vaccination est la Suède où 1,4 million de doses du vaccin GSK ont été délivrées. Selon l’Afssaps, rien d’alarmant n’y a été constaté.

> Que sait-on des risques liés aux vaccins ?

Les données disponibles sont a priori rassurantes. « La tolérance du vaccin est très bonne », répètent de très nombreux spécialistes de la grippe et des vaccins. Toutefois, dans une vaccination de masse, il est toujours possible de voir apparaître quelques complications chez des personnes ayant peut-être une prédisposition à telle ou telle maladie. Depuis des semaines, un large débat tourne autour de la maladie de Guillain-Barré, une affection neurologique potentiellement grave, qui touche 1 700 personnes par an en France. Certains affirment que le vaccin peut déclencher cette maladie. De leur côté, les autorités sanitaires et de nombreux experts répondent que ce risque n’est pas démontré avec certitude et qu’il est, en tout état de cause, très faible (un cas sur un million de vaccinés). Ils ajoutent que la principale cause du Guillain-Barré est une infection et qu’il y a plus de risque de développer cette maladie après une grippe qu’après une vaccination.

> Faut-il se faire vacciner ?

Comme tout acte médical, une vaccination repose sur une analyse du rapport bénéfice-risque, propre à chaque individu. Cette analyse n’est pas toujours facile à faire pour le grand public qui, en quelques mois, a entendu parler d’une grippe jugée « redoutable » puis qualifiée de « grippette ». En fait, pour l’instant, cette grippe reste bénigne chez l’immense majorité des personnes touchées mais peut provoquer, dans quelques cas, des formes sévères et mortelles, y compris chez des jeunes en parfaite santé. Ce qui n’est pas le cas avec la grippe saisonnière qui, à 90 %, fait des victimes chez les plus de 65 ans. Depuis le début de l’épidémie, 34 décès ont été attribués en France métropolitaine à la grippe A, dont deux chez des personnes sans facteur de risque. Selon l’Institut de veille sanitaire (InVS), au 3 novembre dernier, 625 patients avaient été hospitalisés dont 131 en réanimation dans un état grave. Parmi ces cas graves, on a recensé neuf nourrissons de moins d’un an, huit enfants de un à 14 ans et 101 personnes de 15 à 64 ans. Sur ces 131 patients traités en soins intensifs, il y avait notamment 26 personnes souffrant d’asthme, 14 de diabète, 14 de forte obésité, 14 femmes enceintes et 19 personnes à première vue en bonne santé. « Ce n’est pas une grippe anodine. On voit des formes très sérieuses chez des sujets jeunes », avertissent de nombreux réanimateurs. Pour avoir une idée précise de la dangerosité de cette grippe, il faudrait bien sûr comparer ce chiffre des cas graves avec le nombre total de personnes ayant contracté la grippe A en France. Ce qui n’est pas possible car cette donnée n’est pas disponible à l’InVS. À titre indicatif, on peut préciser que dans la semaine du 26 octobre au 1er novembre, 39 personnes ont été hospitalisées dans un état grave alors que, dans le même temps, le nombre de consultations pour grippe A a été estimé à 341 000. Selon plusieurs experts de la grippe, ces chiffres pourraient augmenter fortement au cours des prochaines semaines avec une intensification de l’épidémie durant l’hiver.

Début de la campagne officielle de vaccination contre la grippe A en France

Jour J pour la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1). Un dispositif inédit est mis en place, avec 1 500 centres et des consignes très strictes. Rappel sur le mode d'emploi d'une campagne sans précédent.

> Qui peut se faire vacciner dès aujourd'hui ?

Ne seront admis dans les centres de vaccination que les personnes ayant reçu ces derniers jours une invitation du ministère de la Santé, vialeur caisse primaire d'assurance maladie, les incitant à se faire vacciner. Ce courrier comporte deux bons de vaccination (un par injection à pratiquer à trois semaines de distance). Les premiers candidats à la vaccination (personnes à risques, femmes enceintes, entourage des nourrissons de moins de six mois) devront également se munir d'une pièce d'identité. Ils disposent d'un délai de dix jours pour se présenter. La vaccination est facultative et gratuite. Il n'est pas possible de se faire vacciner dans le cabinet de son généraliste.

> Où et quand se présenter ?

Les horaires des centres de vaccination diffèrent en fonction des départements. Dans le Nord, ils sont ouverts aujourd'hui de 8 h à 12 h et de 14 h à 18 h, et demain de 14 h à 22 h. Tous seront fermés samedi. La semaine prochaine, les horaires varient suivant les lieux. Dans le Pas-de-Calais, les centres fonctionnent en semaine, uniquement l'après-midi, de 15 h à 19 h du lundi au vendredi... mais aussi le samedi de 9 h à 13 h. La région est maillée par quatre-vingt-neuf centres de vaccination, cinquante-deux dans le Nord et trente-sept dans le Pas-de-Calais. Le courrier avec les « bons » de vaccination précise l'adresse du ou des centres les plus proches.

> Comment fonctionne un centre de vaccination ?

Chaque candidat au vaccin est reçu à l'accueil par un personnel administratif. Il remplit un questionnaire médical pour identifier d'éventuelles contre-indications. Les personnes présentant des facteurs de risques bénéficient d'une consultation préalable. Après le passage par la chaîne de vaccination, chaque centre met à disposition un espace de repos et de surveillance. Le « vacciné » repart avec un rendez-vous pour la seconde injection, trois semaines plus tard.

> Combien de temps durera la campagne ?

Les séances de vaccination sont théoriquement programmées pour s'étaler sur une période de quatre-vingt-huit jours ouvrables, jusqu'au mois de mars. Après les publics prioritaires, la campagne s'ouvrira par vagues successives vers le grand public. Elle est calibrée pour traiter plus de trois millions de personnes dans la région (1,7 million dans le Nord et 1,4 million dans le Pas-de-Calais).

> À quel rythme le dispositif se mettra-t-il en place ?

Les quatre-vingt-neuf centres de la région sont immédiatement opérationnels. Leur fonctionnement dépendra de deux paramètres : d'abord la réponse ou l'indifférence du public (en milieu hospitalier, à peine 10 % des soignants se sont fait vacciner ces derniers jours) mais aussi l'approvisionnement en vaccins. La région dispose pour le lancement d'environ 500 000 doses. Pour faire tourner les centres, des médecins ont dû être réquisitionnés dans le Pas-de-Calais. La préfecture du Nord a lancé un nouvel appel aux personnels de santé, actifs ou retraités, volontaires (0811 000 659)

> Où en est le virus ?

Le dernier bulletin de l'Institut de veille sanitaire indique qu'avec 216 cas ‰ habitants, le Nord - Pas-de-Calais se situe au sixième rang sur vingt-deux parmi les régions les plus touchées.

mercredi 11 novembre 2009

Un site américain concernant les enfants décédés de la grippe A (H1N1)


Un site étonnant avec les enfants décédés de la grippe A (H1N1) aux Etats Unis. Cela donne à réfléchir !

Grippe A : 54 nouveaux décès en moins de cinq jours au Mexique

Le Mexique a enregistré, en moins de cinq jours, 54 nouveaux décès à cause de la grippe A (H1N1), portant le bilan cumulé de l'épidémie à 452 morts, a indiqué, mardi, une source officielle.

Au total, le bilan cumulé des cas d'infection par le virus a atteint 59 762 patients, soit 5 464 nouveaux cas détectés au cours des cinq derniers jours, a précisé le ministère mexicain de la santé. Selon le dernier bilan rendu public jeudi dernier, le Mexique comptait 54 298 cas d'infection par le virus de la grippe A, dont 398 cas mortels. Le ministère a souligné sur son site Internet que 51,3 % des cas mortels concernent des hommes et 69,5 % des personnes âgées entre 20 et 54 ans. La majorité des personnes décédées souffraient, auparavant, de problèmes de santé, dont le cancer, des maladies respiratoires ou d'obésité, a souligné la même source, ajoutant que la capitale et les régions du sud sont les plus affectées par le virus. Au niveau mondial, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé plus de 482 mille infections par ce virus, dont 6 071 cas mortels. Les autorités sanitaires avaient indiqué, récemment, que 90 % des cas grippaux traités dans les hôpitaux concernent des infections par le virus de la grippe A (H1N1). Sur le plan économique, l'épidémie a coûté depuis son déclenchement en avril dernier, l'équivalent de 0,7 % du produit intérieur brut (PIB) du pays.

Grippe A : GSK fait don de 50 millions de vaccins à l'OMS

Hier, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé la signature d'un accord de donation de 50 millions de doses de vaccin par le laboratoire britannique GSK. La signature a eu lieu à Genève entre Margaret Chan, la directrice de l'OMS et Andrew Witty directeur du groupe pharmaceutique. Après avoir déploré il y a quelques semaines qu'il manquerait "des milliards de doses de vaccins" pour les pays pauvres, Margaret Chan s'est donc réjouie de ce don.

"Nous nous félicitons de ce don très généreux de GSK, pour la protection de la santé des population les plus pauvres du monde", a indiqué la directrice de l'OMS. Elle a également souligné que ce "véritable geste de solidarité mondiale va en faveur de ceux qui autrement n'auraient pas eu accès aux vaccins". Il s'agit de la première annonce officielle de dons envers l'OMS. Rappelons que 11 pays et 3 autres fabricants de vaccins s'étaient engagés à faire don d'un total de plusieurs millions de doses. L'OMS devrait répartir les vaccins dans une centaine de pays, pour couvrir environ 10 % de leurs populations. Les premières livraisons de GSK à l'OMS devraient avoir lieu à la fin du mois.

Au Québec 4 nouveaux décès liés à la grippe A et 14 depuis la deuxième vague

La grippe A (H1N1) a fait quatre nouvelles victimes au cours des 24 dernières heures au Québec.

Ces nouveaux décès portent à 14 le nombre de victimes de la deuxième vague de la pandémie dans la province. La campagne de vaccination se poursuit aujourd’hui partout à travers le Québec. Encore ce matin, de longues files sont apparues devant le centre de vaccination de Saint-Eustache. Les premières personnes sont arrivées aussi tôt que 23 heures. Malgré tout, des centaines de personnes n'ont pas pu obtenir un des précieux coupons. Quelque 938 000 Québécois ont été vaccinés jusqu'à maintenant.

L'Ukraine en proie à la panique face à l'épidémie de grippe A

Depuis deux semaines, le pays renvoie au monde l'image d'un état malade, dans l'œil du cyclone de la grippe H1N1. Si la panique est bien réelle dans cette république d'Ex-URSS, les chiffres de l'épidémie sont à manipuler avec précaution. En un mois, 1,122 millions de cas de malades. selon Ministere de la santé, et 189 personnes sont mortes.

Des chiffres beaucoup plus hauts que chez les voisins polonais ou russes, mais qui restent pourtant dans la norme des années précédentes en Ukraine, où la grippe fait chaque année de nombreuses victimes. La grosse inconnue, c'est la part de responsabilité du virus H1N1 dans cette épidémie. Seuls 67 cas ont pu formellement lui être attribué chez les malades, dont 15 cas mortels.

L'OMS, actuellement en mission dans l'Ouest, là où l'infection est la plus sévère, reste aussi prudente: «Les tests sont difficiles et longs à mener, en raison du manque de laboratoires, explique Christian Lindenmayer, l'un des experts sur place. Mais il est possible que la plupart de ces cas soient liés au H1N1».

Les rumeurs les plus folles circulent

Les autorités ukrainiennes, l'œil visé sur le compteur dans la crainte mondiale de la grippe A, n'ont pas attendu le diagnostic pour sortir le grand jeu, quitte à affoler la population: écoles fermées, rassemblements publics interdits, une partie du pays placé sous quarantaine... «La dernière fois que l'on a vu ce genre de panique, c'était lors de la catastrophe de Tchernobyl», estime Dimitri Simonov. Ce Kiévien vend des équipements de sécurité notamment des masques respiratoires. Quand l'épidémie de grippe a été décrétée, son stock a été dévalisé en quelques heures. «Le manque d'information, les rumeurs les plus folles qui circulent... depuis, tout le monde se pose la même question: Est-ce une panique objective, ou bien provoquée par les politiciens?» En pleine campagne présidentielle, Ioulia Timochenko, Premier ministre et candidate, en rajoute dans le rôle d''infirmière en chef. Depuis quelques jours, le Ministère de la santé constate un léger ralentissement des cas à l'ouest du pays. Mais là encore, la méconnaissance du virus H1N1 empêche tout pronostic: «C'est la particularité de ce virus, il va vite et il est imprévisible, rappelle Christian Lindenmayer. Nous ne sommes pas non plus à l'abri d'un deuxième pic de grippe dans les semaines à venir, où d'un déplacement du virus à l'es ». Dans le doute, le président Iouchtchenko appelle la population «à se préparer».

Grippe H1N1 : Six nouveaux décès, le bilan monte à 36 morts en Turquie

La Turquie a enregistré six nouveaux cas mortels liés au virus de la grippe H1N1, portant à 36 le nombre de décès de cette maladie, a annoncé mercredi le ministère de la Santé. Parmi ces six mortels figurent 3 enfants, selon le ministère. Le nombre de décès provoqués par cette grippe a augmenté rapidement en Turquie ces derniers jours. Le premier cas mortel avait été enregistré le 24 octobre. Le 2 novembre, les hôpitaux ont commencé à vacciner le personnel médical et les personnes qui se rendent au pèlerinage à La Mecque. La campagne de vaccination doit concerner 28 millions des 71 millions de Turcs.

mardi 10 novembre 2009

Grippe : 174 morts, plus d'un million de malades en Ukraine

L'épidémie de grippe et de difficultés respiratoires aiguës a touché plus d'un million d'Ukrainiens et provoqué la mort de 174 personnes, et le président Viktor Iouchtchenko a invité mardi le pays à se préparer à une probable deuxième vague d'épidémie.

Au total 67 cas de virus H1N1 ont été recensés (contre 65 lundi) dont 14 parmi les décédés, a précisé le ministre adjoint de la Santé Vassyl Lazorychynets lors d'une conférence de presse. Le précédent bilan publié lundi par le ministère de la Santé faisait état de 969 000 personnes tombées malades depuis le début de l'épidémie à la mi-octobre et de 155 décès. Presque 53 000 Ukrainiens ont été hospitalisés, a indiqué le ministre, soulignant que 13 régions et la capitale Kiev étaient toujours en proie à l'épidémie. Le nombre de malades recevant des soins intensifs a baissé de presque un quart, à environ 330 patients, a ajouté M. Lazorychynets, en se félicitant de cet "élément positif". Le ministère a appelé les Ukrainiens à se faire vacciner contre la grippe saisonnière et a demandé à l'Organisation mondiale de la Santé (MOS) de fournir à cette ex-république soviétique 15 millions de doses du vaccin contre le virus H1N1 qui n'est pas encore été certifié en Ukraine, a indiqué le responsable. Le président Viktor Iouchtchenko a pour sa part souligné la nécessité pour le pays de se préparer à une probable deuxième vague d'épidémie. "L'Ukraine doit se préparer dûment à la deuxième vague d'infections respiratoires et de la grippe" dont le H1N1, a-t-il déclaré lors d'un déplacement à Kherson (sud), selon l'agence Interfax. La mission de l'OMS qui se trouve en Ukraine depuis une semaine, avait également jugé possible lundi une nouvelle vague de contaminations d'ici à plusieurs mois.

lundi 9 novembre 2009

Trois nouveaux décès, de la grippe A (H1N1), en France en région parisienne depuis samedi

Trois personnes atteintes de grippe A (H1N1), qui souffraient également de pathologies associées, sont décédés depuis samedi dans des hôpitaux de l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris).

Dans un communiqué, l'AP-HP précise qu'un homme de 44 ans hospitalisé le 31 octobre à l'hôpital Ambroise Paré, à Boulogne, est décédé samedi dans le service de réanimation de cet hôpital. Il souffrait par ailleurs d'obésité et d'insuffisance respiratoire chronique. Dimanche, une femme de 61 ans, hospitalisée le 30 octobre à l'hôpital Necker à Paris, est décédée en réanimation. Elle présentait une insuffisance rénale sévère. Enfin, ce lundi, une femme de 53 ans, présentant une insuffisance respiratoire chronique et une cardiopathie sévère, est décédée. Elle avait été hospitalisée le 8 novembre en réanimation à l'hôpital Ambroise Paré.

Effets secondaires et coïncidence, ou la difficulté d'empêcher les rumeurs

La vaccination contre la grippe A (H1N1) est mal partie en France. Les sondages d’opinion montrent en effet que, pour l’instant, une large majorité de la population n’a pas l’intention de se faire vacciner et les premières données disponibles sur le taux de vaccination dans les hôpitaux laissent penser que cette opinion est partagée par un grand nombre de professionnels de santé. Cette réticence, pour ne pas dire ce rejet, peut s’expliquer par 2 ordres de motifs :
- la morbi-mortalité liée au virus A (H1N1) pandémique est plus faible qu’on ne le pensait à la fin du printemps ;
- beaucoup craignent des effets secondaires des vaccins disponibles. Et ce phénomène est particulièrement exacerbé en France, pays de naissance de nombreux vaccins mais où, pour des raisons complexes et difficiles à cerner, s’est développé ces dernières années un très fort courant « anti-vaccination ». Allons-nous, du fait de ce climat, assister dans les prochaines semaines à un mouvement d’opinion similaire à celui qui avait suivi la campagne de vaccination contre l’hépatite B qui avait été accusée par certains de favoriser l’émergence de scléroses en plaques ? Un travail qui vient d’être publié dans le Lancet permet de se préparer à cette éventualité en mettant à notre disposition des données qui nous aideront à interpréter plus sereinement l’annonce inévitable d’effets secondaires vaccinaux (supposés ou réels). L’équipe internationale d’infectiologues, de spécialistes de la sécurité vaccinale, d’épidémiologistes et de médecins de santé publique qui signe cette publication s’est livrée à une activité indispensable et pourtant inédite : évaluer, a priori, la fréquence habituelle (ou « coïncidente ») dans la population de certains événements pathologiques qui pourraient être, à l’avenir, imputés au vaccin contre la grippe A pandémique. Ainsi, grâce à ce type de données statistiques, il nous serait possible, en théorie, de savoir si tel ou tel incident ou accident survenant dans les jours ou les semaines qui suivent une vaccination a une probabilité raisonnable d’avoir un lien de causalité avec cette immunisation (si sa fréquence est supérieure à celle du « bruit de fond » habituel) ou s’il ne s’agit plus vraisemblablement que d’une simple coïncidence temporelle. 10 millions de vaccinés avec un placebo : 21 cas de syndrome de Guillain-Barré dans les 6 semaines ! Prenons pour expliciter le propos l’exemple du syndrome de Guillain-Barré (SGB) qui envahit les forums consacrés sur Internet à la vaccination et qui hante le sommeil des responsables sanitaires. Steven Black et coll. ont tenté sur la base d’une recherche exhaustive dans la littérature médicale d’en évaluer l’incidence hors de toute vaccination. Il est apparu que celle-ci était bien sûr variable selon les pays, le sexe et les tranches d’âge allant par exemple de 0,70/100 000/an chez les garçons de moins de 17 ans au Royaume Uni à 10,13/100 000/an chez les hommes finlandais de plus de 65 ans. Mais en moyenne, toutes classes d’âge confondues et quel que soit le sexe, dans un pays comme le Royaume Uni, l’incidence annuelle du SGB est estimé à 1,87/100 000. Si l’on admet (pour les besoins du raisonnement) que les sujets vaccinés seront représentatifs de la population générale, pour 10 millions de personnes ayant reçu le vaccin, le calcul nous apprend que le hasard voudrait que l’on observe dans la semaine qui suit l’injection 3,58 cas de SGB et 21,5 cas dans les 6 semaines suivantes (voir tableau). En première analyse, nous ne pourrons donc considérer le SGB comme un effet secondaire probable du vaccin que si sa fréquence dépasse significativement celle du bruit de fond.

Se prémunir contre la rumeur

Il va sans dire que ce raisonnement simple ne sera pas totalement opérant. D’une part pour des motifs scientifiques. Car les sujets vaccinés ne seront pas nécessairement représentatifs de la population générale. D’autre part et surtout pour des motifs médiatico-psychologiques voire politiques. On peut en effet être certain que l’annonce, inéluctable, de quelques cas de SBG dans les semaines qui suivront le début de la campagne fera plus de « buzz » que les déclarations rassurantes d’épidémiologistes évoquant dans des termes peu compréhensibles une fréquence « coïncidentale ». Sans même évoquer les suites juridiques probables de ces SGB, les tribunaux ne tenant pas toujours compte des réalités statistiques (et c’est un euphémisme). Il est même possible que rien ne pouvant démontrer que ces SGB ne sont pas dus au vaccin, au nom du principe de précaution, les autorités politiques soient amenés à prendre des mesures de restriction sous la pression du public.

De la mesure du bruit de fond

Mais n’anticipons pas et présentons ici, grâce au travail de Steven Black et coll., quelques chiffres qui nous permettront, espérons-le, de raisonner plus sereinement dans les semaines qui viennent.


Tableau
Nombre de cas « coïncidents » attendus après une vaccination

Dans la journée

Dans la semaine

Dans les 6 semaines

SGB (pour 10 millions de vaccinés)

0,51

3,58

21,5

Névrite optique (pour 10 millions de femmes vaccinées)

2,05

14,40

86,30

Morts subites (pour 10 millions de vaccinés)

0,14

0,98

5,75

SEP (pour 10 millions de vaccinés)

2,7 à 6,7

19 à 47

114 à 285

Convulsions (pour 10 millions d’adultes vaccinés)

27,4

191

1 150

Avortements spontanés (pour 1 million de femmes enceintes vaccinées)

397

2 780

16 884

SGB : Syndrome de Guillain-Barré ; SEP : Sclérose en plaques


Comme on le voit à la consultation de ce tableau, des problèmes risquent de se poser pour des affections relativement rares comme par exemple le SGB, la névrite optique ou la sclérose en plaques (SEP) et dans ces cas, l’histoire du vaccin contre l’hépatite B et de ses relations éventuelles avec la survenue de SEP montre bien qu’il est difficile de faire prévaloir les lois de la statistiques sur l’émotion. Mais la question des effets secondaires du vaccin pourra être soulevée également devant la survenue d’événements très fréquents comme des avortements spontanés ou des crises comitiales. Le problème sera tout particulièrement aigu pour l’avortement spontané alors que les femmes enceintes sont l’un des tous premiers groupes prioritaires pour la vaccination. On voit en effet que, parmi 500 000 femmes enceintes vaccinées en France, il y aurait, du seul fait du hasard, autour de 1 400 avortements spontanés dans la semaine suivant l’injection et il serait bien difficile de démontrer à ces femmes et à la population que la vaccination n’est pas nécessairement en cause.

Le casse tête de la femme enceinte

Chez la femme enceinte la question des effets secondaires vaccinaux sera compliquée par plusieurs particularités : le manque général d’expérience vaccinale chez la femme enceinte et l’absence totale d’essais cliniques sur cette population avec ce vaccin et l’impossibilité de démontrer, sans un long recul, l’innocuité d’un vaccin sur les enfants à naître. A cela vient s’ajouter, en Europe tout au moins, le fait que nous ne disposons pas encore de vaccin sans adjuvant en quantité suffisante et qu’il nous faut donc choisir entre vacciner dès maintenant, mais avec un vaccin « adjuvanté » déconseillé chez la femme enceinte ou attendre le vaccin sans adjuvant et risquer entre temps l’apparition de formes graves de grippe chez la femme enceinte.

Pour ne pas passer à côté d’un effet secondaire réel. Il faut souligner a contrario que si le « bruit de fond » pathologique peut conduire, à tort, à attribuer la responsabilité d’un événement à un vaccin utilisé sur une très large échelle, il peut également gêner, voir empêcher, l’identification d’un effet secondaire véritable surtout si sa survenue est fréquente dans la population générale. Ainsi si, par hypothèse d’école, le vaccin augmentait de 10 % le risque d’avortements spontané, il serait quasiment impossible de le détecter par une étude de pharmacovigilance. Enfin au-delà du danger de discréditer le vaccin par une mauvaise interprétation de données statistiques complexes, il convient de ne pas oublier que des effets secondaires bien réels, mais inattendus, peuvent toujours survenir. Ceci a d’ailleurs conduit les autorités sanitaires de plusieurs pays développés à renforcer les systèmes de pharmacovigilance vaccinales (en utilisant notamment le web) pour dépister ces éventuels nouveaux effets indésirables le plus précocement possible. Le devoir d’informer la population. Mais aussi sophistiqués soient-ils, tous ces systèmes peuvent être mis en défaut : - du fait d’une sur-déclaration éventuelle des effets secondaires pour ce vaccin surmédiatisé ;
- en raison du risque de voir émerger, par hasard, une relation statistiquement significative en apparence lorsque l’on étudie un grand nombre de paramètres ou de sous groupes ;
- par des effets secondaires subjectifs, pour lesquels une suggestion des sujets vaccinés informés immédiatement par les médias est possible. On le voit ce travail sur le bruit de fond pathologique pourra être utile pour une meilleure compréhension des événements à venir par le corps médical. Il était de notre rôle de le porter à la connaissance de nos lecteurs. Mais il est également essentiel, dans le cadre d’une campagne de vaccination de masse d’une ampleur aussi inhabituelle, d’informer a priori la population des difficultés auxquelles les autorités sanitaires seront immanquablement confrontées pour interpréter les données de phamacovigilance. Et ceci est le rôle du gouvernement ...

Dr Anastasia Roublev Black S et coll. : Importance of background rates of disease in a assessment of vaccine safety during mass immunisation with pandemic H1N1 influenza vaccines. Lancet 2009 ; publication avancée en ligne le 31 octobre 2009

Vaccin Pandemrix contre la grippe H1N1 : Aucun effet indésirable grave notifié

50 000 doses environs de vaccin Pandemrix contre la grippe H1N1 pandémique ont été administrées entre le 21 octobre et le 5 novembre aux personnels de santé des établissements hospitaliers, sans qu'il y ait eu d'effets indésirables graves notifiés à ce jour, selon l'agence du médicament (Afssaps).

Durant cette même période, l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) indique dans son premier bilan de suivi de pharmacovigilance des vaccins grippaux A (H1N1), mis en ligne lundi, avoir "eu connaissance de 36 signalements d'effets indésirables par un professionnel de santé". "Les cas rapportés sont, en majorité, d?intensité bénigne à modérée. Quatre d'entre eux ont été jugés médicalement significatifs. Ils ont nécessité une simple surveillance, et leur évolution a été rapidement favorable". "Tous les effets indésirables notifiés sont survenus dans les heures suivant la vaccination". Ont été rapportés des réactions au point d'injection parmi lesquelles prédomine la douleur (24 cas), un cas d'urticaire localisé, 25 cas de réactions générales, essentiellement maux de tête, fièvre et fatigue. Trois cas de malaise associés à une poussée hypertensive (augmentation de la pression artérielle) ont été relevés, avec retour rapide à la normale.


Enfin, ont également été rapportés : "1 cas de conjonctivite bilatérale, 1 cas d'hématome au niveau de la cheville et 1 cas de saignement du nez, tous d'évolution favorable, ont été signalés. La relation causale avec le vaccin est à ce stade improbable." "A ce jour, il n'y a pas eu de notification d?effets graves", conclut l'agence. Pandemrix est un vaccin adjuvanté (adjuvant AS03) du laboratoire GlaxoSmithKline (GSK)

Premier décès dû à la grippe H1N1 en Lettonie

Un premier cas de décès dû à la grippe H1N1 a été enregistré ce lundi en Lettonie, a annoncé le Centre d'épidémiologie du pays.

"Il s'agit du premier cas de décès dû à la grippe porcine en Lettonie", a déclaré une porte-parole du Centre d'épidémiologie de ce pays balte de 2,2 millions d'habitants membre de l'Union européenne. L'hôpital universitaire Pauls Stradins de Riga a précisé qu'une femme était morte lundi de complications respiratoires liées à la grippe H1N1. Elle est morte de complications respiratoires et avait été hospitalisée avec un diagnostic de grippe porcine", a déclaré une porte-parole de l'établissement.

Grippe A : 155 décès et 969 247 malades en Ukraine

Le bilan de l’épidémie de grippe A (H1N1) en Ukraine s’est alourdi à 155 décès et 969 247 malades, dont 32 443 malades au cours des dernières 24 heures. 48 972 personnes sont hospitalisées, mais l’augmentation du nombre d’hospitalisations se fait cependant à un rythme moindre avec 3994 au cours des dernières 24h00 contre 4478 du 7 au 8 novembre.

Une épidémie de grippe est déclarée en Ukraine. Celle-ci s’est déclarée dans trois oblasts de l’ouest de l’Ukraine (Lviv, Ternopil, Ivano-Frankivsk). Les oblasts voisins de Vinnytsia, Volhynie, Transcarpathie, Khmelnytskyï, Tchernivtsi, Rivne, Odessa, et la ville de Kiev ont ensuite été touchés. Aujourd’hui, 18 des 27 entités administratives d’Ukraine sont atteintes avec l’annonce officielle, par le Ministère de la Santé d’Ukraine (MOZ) des premiers cas mortels dans les régions de Donetsk, Poltava, et Kiev (la région et la ville sont deux entités distinctes et font l’objet de compilations statistiques spécifiques). L’épidémie concerne désormais l’Ouest, et le Centre du pays, et s’étend vers l’Est. Le seuil épidémiologique est considéré comme atteint dans 15 régions (Volhynie, Transcarpathie, Ivano-Frankivsk, Lviv, Rivne, Ternopil, Khmelnytskyï, Tchernivtsi, Vinnytsia, Donetsk, Jytomyr, Kiev, Kirovohrad, Kherson, Tchernihiv) ) et dans la ville de Kiev. L’ensemble des autres régions du pays sont désormais classées comme étant proche du seuil épidémiologique.

Selon les informations disponibles, l’épidémie combinerait la grippe ordinaire, le virus de la grippe (le virus H1/N1 ayant été identifié) et une infection respiratoire aiguë (« ГРВІ, гостра респіраторна вірусна інфекція ») dont la nature exacte n’a pas encore été établie, laquelle serait responsable de la majorité des décès. Au 9 novembre, la situation était la suivante : 155 décès (109 au 6 novembre); 969 247 malades (762 835 au 6 novembre), soit 32 443 malades au cours des dernières 24 heures (chiffres en baisse : 101 317 malades supplémentaires du 5 au 6 novembre, 65 813 du 7 au 8), dont 21 292 adultes et 11 151 enfants. Les statistiques ne distinguent plus les personnes atteintes d’une « infection respiratoire aiguë » de celles contaminées par la grippe ; 48 972 personnes sont hospitalisées (33 972 au 6 novembre). L’augmentation du nombre d’hospitalisations se fait cependant à un rythme moindre (3994 au cours des dernières 24h00 contre 4478 du 7 au 8 novembre) ; et 446 personnes en réanimation et 50 en respiration assistée (251 et 27 au 6 novembre).

Le MOZ a confirmé par ailleurs les décès de 6 médecins et infirmières. Dans la région de Lviv, la plus touchée (45 décès), plus de 10 % des médecins et infirmières seraient infectés. Le gouvernement ukrainien met actuellement en place un ensemble de mesures de quarantaine visant à limiter l’extension de l’épidémie. L’ensemble des établissements scolaires d’Ukraine sont fermés pour trois semaines (confirmé ce jour par le Service de presse du Ministère de l’Education et de la science d’Ukraine). La participation à des manifestations de masse est déconseillée et certaines sont annulées. Des mesures prophylactiques renforcées sont introduites dans les aéroports, les gares, le métro, les transports en commun, les marchés, les entreprises, les établissements de restauration, les commerces. Une campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) est annoncée et le Gouvernement met également en place une surveillance des pharmacies visant à s’assurer du respect, par celles-ci, de la présence, en quantité suffisante, des médicaments stipulés par l’administration, et de l’absence de spéculation en matière de prix.

Grippe H1N1 : Vaccination facultative des élèves à partir du 25 novembre

Les douze millions d'élèves scolarisés en France de la maternelle au lycée vont pouvoir bénéficier à partir du 25 novembre, sur la base du volontariat, d'un plan de vaccination contre la grippe H1N1 annoncé dimanche par le ministre de l'Education nationale Luc Chatel.

Les 6,6 millions d'élèves des écoles maternelles et élémentaires pourront se rendre dans des centres de vaccination et les 5,3 millions de collégiens et lycéens seront vaccinés dans les établissements scolaires. Les parents vont recevoir par l'intermédiaire de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) un bon de vaccination, a précisé le ministère de l'Education nationale. Les écoliers du primaire pourront alors se rendre dans "des centres de vaccination de proximité", a indiqué M. Chatel. Leurs parents pourront les accompagner et répondront eux-mêmes aux médecins sur les questions concernant d'éventuels antécédents ou risques d'incompatibilité. "Au collège et au lycée, nous allons organiser la vaccination dans les établissements scolaires", a annoncé M. Chatel, également porte-parole du gouvernement. Les parents "recevront un questionnaire : oui ou non sont-ils d'accord pour que leur enfant soit vacciné ? et un autre questionnaire sur les problèmes d'incompatibilité. Et c'est dans l'établissement que la vaccination aura lieu", a-t-il expliqué. Il n'y aura "aucune obligation", a insisté Luc Chatel. "Ce sont les parents qui décideront si oui ou non leur enfant doit être vacciné". Le ministre n'a en revanche pas donné d'indication quant à la possibilité d'une éventuelle vaccination pour les 850 000 enseignants. La campagne de vaccination pour le grand public doit démarrer le 12 novembre. Quelque 6 millions de personnes seront invitées à se faire vacciner lors de la première vague: femmes enceintes, public fragile et entourage des nourrissons de moins de six mois. La vaccination avait précédemment été ouverte le 20 octobre à la majorité des personnels de santé. Alors que la circulation du virus s'intensifie depuis trois semaines, l'Institut de veille sanitaire (InVS) a annoncé huit nouveaux décès attribués à la grippe H1N1 depuis le 3 novembre, portant à 30 le bilan des décès en France métropolitaine. Selon un sondage paru dans l'hebdomadaire Marianne, seule une minorité de Français (21 %) se déclare prête à se faire vacciner contre la grippe H1N1. 61 % d'entre eux jugent par ailleurs que le gouvernement "en a trop fait" sur la grippe, selon ce même sondage. Interrogé sur ce point, M. Chatel a répondu que "le rôle du gouvernement est de se tenir prêt". "Nous assistons depuis quelques jours à une accélération de la diffusion de l'épidémie, puisque le nombre de consultations a été multiplié par dix la semaine dernière par rapport à ce qu'il était au début du mois d'octobre", a-t-il relevé. "Je ne suis pas vacciné car les ministres ne font pas partie des publics prioritaires. Lorsque les publics prioritaires seront vaccinés, oui, je me ferai vacciner", a-t-il déclaré. Le patron des députés UMP Jean-François Copé a confié dimanche qu'il n'avait pas encore "pris sa décision" sur le fait de se faire vacciner contre la grippe H1N1, à la veille du lancement par le gouvernement d'une campagne massive de vaccination. Le gouvernement a commandé auprès des laboratoires 94 millions de vaccins. Compte tenu des 10 % de doses qui devraient aller aux pays en développement, 84 millions de doses seront disponibles pour les Français.

dimanche 8 novembre 2009

Grippe : Le bilan monte à 135 décès en Ukraine

Cent trente-cinq personnes sont mortes en Ukraine de la grippe et de difficultés respiratoires aiguës, selon un nouveau bilan publié samedi par le ministère de la Santé.

Le précédent bilan du ministère publié vendredi faisait état de 109 morts. Au total, plus de 871 000 personnes sont touchées par l'épidémie de grippe et d'infections respiratoires aiguës, dont presque 39 603 ont été hospitalisées y compris 317 personnes dans un état grave, selon le ministère. L'Ukraine a jusqu'à présent confirmé 32 cas de grippe H1N1, 14 personnes en sont mortes. Pour sa part, le chef de la mission de l'OMS Jukka Pukkila, qui se trouve depuis lundi en Ukraine, a estimé que la plupart des personnes hospitalisées pourraient avoir la grippe de type H1N1. Un avion avec des médicaments autrichiens d'une valeur de 2,5 millions de hryvnias (plus de 300 000 dollars) est arrivé samedi matin à Kiev, a annoncé à l'AFP David Stulik, porte-parole de la délégation de la Commission européenne. Les Etats-Unis prévoient de leur côté de fournir à l'Ukraine 930 000 doses de vaccins contre la grippe, a indiqué leur ambassade.

samedi 7 novembre 2009

Huit nouveaux décès en France de la grippe A (H1N1)

L'Institut de veille sanitaire (InVS) a annoncé ce samedi huit nouveaux décès liés à la grippe A (H1N1) en France.

"Depuis le dernier bulletin épidémiologique du 3 novembre 2009, huit nouveaux décès attribués au virus A (H1N1) 2009 ont été signalés", annonce l'InVS dans un communiqué. Au total, 30 décès ont été attribués à la grippe A (H1N1) 2009 en France métropolitaine. Pour 24 de ces décès, dont deux personnes sans facteurs de risque, le diagnostic a été confirmé virologiquement.

Combien de décès réels de la grippe A (H1N1) ?

L'OMS indique sur son site un total de 6 071 décès répertoriés, au 1er novembre, dans le monde qui seraient consécutifs à la grippe A (H1N1).
Plusieurs recoupements permettent de comprendre que de nombreux décès ne sont pas répertoriés pour des considérations techniques. Tous les pays n'ont effectivement pas la capacité d'avoir des statistiques fiables.

Le graphique ci-dessus répertorie les décès pédiatriques aux Etats-Unis, cette source est nettement plus crédible car les enfants ont été autopsiés. On remarque la continuité et l'accélération du nombre de morts par rapport aux années de référence.

L'OMS préconise de renforcer les contrôles de la grippe dans les fermes

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de renforcer les contrôles sur les fermiers et animaux atteints de la grippe en raison du potentiel d'apparition de virus inconnus parmi des bêtes autres que les porcs, selon une note diffusée vendredi sur son site internet.

"Les études récentes suggèrent que les virus de grippe de type A chez les animaux et les hommes se comportent de plus en plus comme un groupe de gènes qui circulent parmi de multiples hôtes et qu'il y a un potentiel que des animaux autres que les porcs génèrent de nouveaux virus", explique l'organisation. "Cette situation renforce le besoin de surveillance et de collaboration rapprochées entre les autorités sanitaires publiques et les vétérinaires", ajoute-t-elle. L'organisation recommande notamment que lorsque des cas de grippe sont détectés dans une ferme animalière, un suivi particulier des personnes y travaillant soit mis en place de façon à déceler au plus tôt les signes de maladies respiratoires. Dans ce cas, l'OMS préconise de faire des tests pour vérifier s'il s'agit d'une infection au H1N1.

Elle souligne toutefois qu'à l'heure actuelle, les transmissions de l'homme aux animaux du virus pandémique H1N1 restent isolées.

Concernant les cas, "peu nombreux", de porcs atteints du H1N1, il y a "peu de preuves" démontrant que l'infection est d'origine humaine, dit l'OMS qui prévient toutefois qu'une telle transmission "devrait devenir plus fréquente". Pour les autres animaux, l'organisation fait également état de cas de dindes malades au Chili et au Canada ainsi que quelques animaux domestiques aux Etats-Unis. "Ces infections restent des évènement isolés et ne posent pas de risques particuliers pour la santé humaine", assure l'OMS. Elle rapporte toutefois qu'un virus de grippe d'un type H3N2 inédit avait été découvert récemment parmi plusieurs élevages de visons au Danemark. Le nouveau virus s'est formé à partir d'une combinaison de gènes d'origine humaine et porcine, selon elle jamais rencontrée jusqu'à présent, mais qui montrent la capacité des virus à se transformer dans toutes sortes d'animaux. Les tests ont montré que les fermiers travaillant dans ces élevages n'avaient pas été touchés par cette nouvelle souche. "Malgré tout, cet incident démontre l'environnement en constante évolution des virus de la grippe, son potentiel de changements inattendus et le besoin d'une vigilance permanente, également chez les animaux", a insisté l'OMS.

Selon les dernières données de l'OMS publiées vendredi, la grippe H1N1 d'origine porcine, aviaire et humaine a tué au moins 6 071 personnes dans le monde depuis son apparition il y a sept mois.

vendredi 6 novembre 2009

Le Canada connaît la deuxième vague de grippe A

Les autorités fédérales de santé publique relèvent une augmentation des cas de grippe A (H1N1) au Canada.

Lors de leur conférence de presse quasi-quotidienne, la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, et l'administrateur en chef de la santé publique du Canada, David Butler-Jones, ont révélé, jeudi, que trois fois plus d'hospitalisations, de décès, et d'admissions aux urgences ont été notés cette semaine, à comparer à la semaine dernière. L'augmentation des cas est plus importante dans les provinces de l'Ouest ainsi qu'à Terre-Neuve.

Le Dr Butler-Jones en a profité pour mettre en garde ceux qui s'imagineraient qu'on a déjà vu le pire de cette grippe. Selon lui, le virus continuera de sévir tout au long de l'hiver et il ne donne aucun signe de ralentissement. La ministre et le Dr Butler-Jones ont réitéré que la meilleure façon de se protéger est de se faire vacciner. Ils maintiennent que la campagne de vaccination se déroule le mieux possible, malgré quelques ratés, et assurent encore que tous ceux qui voudront obtenir le vaccin l'auront avant Noël.

Radio-Canada a appris que des employés de GlaxoSmithKline et leurs proches se font vacciner sur le site même de l'entreprise, à Québec. La compagnie pharmaceutique est l'unique fournisseur de vaccins contre la grippe A (H1N1) au pays.

Pour réussir à produire tous les vaccins à l'intérieur des délais prescrits, l'usine de GlaxoSmithKline de Québec tourne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. C'est dans ce contexte que Radio-Canada a cherché à savoir si les installations de l'entreprise étaient sécuritaires. L'entrée de l'usine est contrôlée depuis deux ans, a assuré la responsable de la sécurité. En outre, des protocoles rigoureux ont été établis afin d'assurer la continuité des opérations et d'éviter que les approvisionnements en vaccins pour la population ne soient compromis. Une fois sur place, une équipe de Radio-Canada a pu observer que des travailleurs font entrer sur le site de l'usine, à l'aide de leur carte d'employé, des membres de leur famille pour qu'ils puissent avoir accès à la clinique de vaccination de l'établissement.

Grippe : 109 décès en Ukraine, dont 6 médecins et 1 infirmière

Cent-neuf personnes sont décédées en Ukraine de la grippe et de difficultés respiratoires aiguës, selon un nouveau bilan vendredi du ministère de la Santé, alors que des milliers d'Ukrainiens pourraient être atteints par le virus H1N1, d'après l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Au total, environ 763 000 personnes sont touchées par l'épidémie de grippe et d'infections respiratoires aiguës, dont presque 34 000 ont été hospitalisées, a indiqué à la presse le médecin sanitaire en chef du pays, Olexandre Bilovol. Pour sa part, le chef de la mission de l'OMS, qui se trouve depuis lundi en Ukraine, a estimé que la plupart des personnes hospitalisées pourraient avoir la grippe de type H1N1. "Nous travaillons sur la base que la plupart des cas hospitalisés sont ceux de H1N1", a déclaré à la presse Jukka Pukkila, venu en Ukraine avec huit autres experts de l'OMS dont plusieurs travaillent actuellement dans l'ouest du pays, le plus touché par l'épidémie.

Interrogé pour savoir si l'OMS ne trouvait excessives les mesures anti-grippe prises par Kiev (fermeture d'établissements scolaires, restrictions sur des rassemblements publics...) uniques en Europe, il a répondu par la négative. Le président Viktor Iouchtchenko s'est rendu ce vendredi avec son homologue bélarusse, Alexander Loukachenko, à Ivano-Frankivsk (ouest), une des régions les plus affectées par l'épidémie, pour rassurer les habitants locaux.

Diagnostic biologique de la grippe A (H1N1) : Que peut-on faire ?

Depuis la prise en charge de la grippe A (H1N1) par la médecine de ville et les consultations hospitalières dédiées au mois de juillet, le diagnostic biologique de l'infection est restreint à quelques cas (essentiellement aux cas sévères et aux cas groupés). Il s'effectue uniquement par RT-PCR, cette technique étant coûteuse (estimée à 280 euros) et effectuée uniquement par les laboratoires de référence. Les tests de diagnostic rapide (TDR) adaptés à la détection de la grippe saisonnière, ont été écartés de la stratégie diagnostique par les autorités sanitaires en raison de leur manque de sensibilité (évaluée sur 3 produits aux Etats Unis entre 40 et 69 % en fonction du fabricant et de la charge virale du prélèvement).

L'équipe marseillaise a tenté d'évaluer d'une part les valeurs prédictives positive (VPP) et négative (VPN) des signes cliniques rapportés comme fréquents (toux et fièvre) et d'autre part l'apport des tests rapides dans le diagnostic biologique.

De juillet à septembre 2009, 307 patients se sont présentés à la consultation dédiée et ont été prélevés pour un diagnostic en TDR et en RT-PCR . Parmi les 31 cas de RT-PCR positives, 19 étaient également positifs en TDR. Deux cas de TDR positifs non confirmés par RT-PCR se sont avérés être des cas de grippe H3N2. La sensibilité du TDR était donc dans cette cohorte de 61,3 %, la spécificité de 99,3 % (voire de 100 % si l'on considère le diagnostic de la grippe en général).

Le recueil des signes cliniques a permis d'établir que la toux avait une sensibilité et une VPN de 100 %, une spécificité de 23 % et une VPP de 13 %. Selon le modèle mathématique tenant compte de la prévalence de la maladie, la VPN de la toux resterait de 100 % quelle que soit la prévalence, ce qui encourage à exclure d'emblée le diagnostic de grippe H1N1 en l'absence de toux.

En résumé, les auteurs accordent que compte tenu de la prévalence encore faible de la maladie (lors du recueil des données), un diagnostic biologique est toujours nécessaire pour pouvoir prendre les mesures nécessaires afin de tenter de ralentir la transmission. Mais l'absence de toux permettrait d'emblée de rejeter le diagnostic, et le TDR serait un test de dépistage utile : compte tenu de sa bonne sensibilité et sa faible spécificité il conviendrait de restreindre la confirmation par RT-PCR aux TDR négatifs. Ces recommandations auraient permis, sur leur cohorte de 307 patients, d'économiser 76 440 euros Ces données concernant le TDR utilisé ne sont malheureusement pas strictement transposables à un autre TDR, mais cette étude constitue une base de réflexion utile à l'heure où l'épidémie s'étend alors que le coût du diagnostic biologique reste élevé.

Brouqui Ph et coll. : Improving the diagnostic efficiency of H1N1 2009 pandemic flu: analysis of predictive clinical signs through a prospective cohort. PLoS Currents Influenza. 2009 Oct 28:RRN1120.

Grippe au Mexique : 80 nouveaux décès en 9 jours, 398 au total

Quatre-vingts décès dus à la grippe H1N1 ont été enregistrés ces neuf derniers jours au Mexique, où le total des cas mortels s'élève désormais à 398, a annoncé jeudi le ministère mexicain de la Santé. Le Mexique avait été en avril et mai le foyer mondial de la diffusion du virus, et a enregistré depuis 53 900 cas de contamination non mortels, a indiqué le ministère.

Grippe H1N1 : Le virus avance, le vaccin moins

Pour l’instant, le personnel de santé des hôpitaux s’est peu fait vacciner. La grippe A a fait 22 morts.

Alors que l’Institut de veille sanitaire estime que la circulation du virus s’intensifie, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, ce jeudi, a reconnu, que le mouvement de vaccination contre la grippe H1N1 était encore “timide”. Environ 50 000 hospitaliers, sur un effectif de 800 000 personnes concernées, se seraient fait vacciner en deux semaines, selon le ministère. Roselyne Bachelot a rappelé que le processus de vaccination commencerait pour la population le 12 novembre : “Six millions de personnes seront convoquées” à cette date, au premier chef les personnes les plus fragiles et l'entourage des nourrissons. Selon un sondage AG2R-La Mondiale, seuls 17 % des Français déclarent qu’ils ont l’intention de se faire vacciner. La propagation du virus, elle, continue. “Elle est plus marquée dans les régions nord du pays, notamment en Ile-de-France”, note l’Institut de veille sanitaire. Depuis le début de l'épidémie, 22 décès ont été attribués au virus en métropole. Au total, au 3 novembre, 625 patients ont été hospitalisés. Parmi eux, 131 cas graves, dont 31 patients présentant un syndrome de détresse respiratoire aiguë. La moyenne d'âge des patients hospitalisés est de 25 ans, celle des cas graves de 35 ans.

jeudi 5 novembre 2009

Vacances scolaires prolongées à Moscou pour cause de grippe A (H1N1)

La mairie de Moscou a décidé jeudi de prolonger d'une semaine les vacances scolaires dans la capitale russe, maintenant ainsi les écoles fermées jusqu'au 15 novembre en raison d'une épidémie de grippe et de maladies respiratoires.

"La situation épidémiologique est compliquée dans la ville en raison de la grippe et de maladies respiratoires aiguës", a déclaré le porte-parole de la mairie, Viktor Tsoï, à l'agence Interfax. Il n'a pas précisé s'il s'agissait d'une épidémie de grippe H1N1, alors que les services sanitaires russes ont indiqué cette semaine que cette maladie qui a déjà fait 14 morts en Russie, se répandait particulièrement rapidement à Moscou et dans l'Extrême-Orient russe.

En France la vaccination des professionnels de santé fortement influencée par des situations locales

Le ministère de la Santé a indiqué que le niveau d'adhésion des professionnels de santé à la vaccination contre la grippe A (H1N1) restait limité, mais connaissait une accélération. L'entourage de Roselyne Bachelot a expliqué cela par le fait que le processus était encore "en phase de lancement" et que les petits centres avaient besoin d'un peu plus de temps pour s'organiser. Un autre frein serait le délai recommandé de trois semaines entre les vaccinations contre la grippe saisonnière et la grippe A (H1N1).

Mais le ministère dit observer une accélération des demandes de vaccination. Il précise que 6 000 bons de vaccination par jour sont délivrés à des professionnels de santé, ce qui correspond à un nombre de professionnels de santé hospitaliers vaccinés compris entre 40 000 et 50 000 sur les 800 000 visés par la campagne. Ces bons individuels sont édités par les hôpitaux à partir du site Internet de l'assurance-maladie. Ce taux d'émission donne une idée des intentions de vaccination, mais ne reflète pas le nombre exact de professionnels qui vont effectivement se faire vacciner... Mais la survenue d'un cas grave de grippe A (H1N1) dans un hôpital a tendance à inciter les professionnels de santé de l'établissement à se faire vacciner.

Les pouvoirs publics n'envisagent pas pour l'instant de lancer des mesures nationales spécifiques pour sensibiliser les professionnels de santé à la vaccination, mais comptent sur "la formation locale". Ils pensent, par exemple, que les infectiologues et les réanimateurs des établissements de santé peuvent apporter des informations à leurs collègues pour les convaincre de se faire vacciner. Une enquête réalisée par l'APM lors des premiers jours de la campagne avait mis en évidence une faible participation des professionnels de santé dans les établissements de santé. Le ministère n'a pas encore de données sur la vaccination des professionnels de santé libéraux, auxquels il a été donné la possibilité de se faire vacciner dans les établissements à partir de lundi, en attendant de pouvoir l'être ensuite, à partir du jeudi 12 novembre, dans les centres de vaccination. Mais il est confiant en songeant aux taux de couverture vaccinale atteints chez les libéraux pour la grippe saisonnière.

La grippe H1N1 aura déjà reflué quand il y aura assez de vaccins

Le nombre d'infections par le virus de la grippe H1N1 aux Etats-Unis aura déjà diminué lorsqu'il y aura enfin suffisamment de vaccins, a estimé un haut responsable de la santé publique. Ces doses ne seront pas disponibles avant janvier 2010.

"Il est probable que la vague actuelle d'infections va atteindre un sommet, stagner puis commencer à refluer avant qu'il n'y ait un approvisionnement suffisant", a déclaré Thomas Frieden, directeur des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) lors d'une audition au Congrès. "Pour l'instant nous continuons de constater que le virus est actif et que le nombre de personnes malades augmente dans de nombreux Etats, bien qu'il ait commencé à décliner dans d'autres, en particulier dans le sud-est" du pays, a-t-il dit. Nicole Kunka, une responsable travaillant pour la sous-commission du Travail et de la Santé de la Chambre des représentants, a souligné que le gouvernement avait "lamentablement échoué" dans son objectif de production de vaccins contre le virus H1N1. Les premières estimations du gouvernement étaient que 160 millions de doses seraient disponibles pour octobre. Or le 29 octobre, 24,8 millions de doses étaient disponibles, a-t-elle souligné. Selon des statistiques du département américain de la Santé, des doses pour couvrir l'ensemble des groupes prioritaires dans la population ne devraient pas être disponibles en nombre suffisant avant janvier 2010. La pénurie de vaccins a entraîné de longues files d'attente à l'extérieur des cliniques et des centres où le vaccin est administré. De nombreuses personnes considérées comme étant à risques, dont les enfants et les femmes enceintes, sont régulièrement priées de retourner chez elles sans avoir pu se faire vacciner.

Grippe et difficultés respiratoires : 86 morts en Ukraine, dont cinq formels dus au H1N1

Quatre-vingt-six personnes sont mortes en Ukraine de la grippe et de difficultés respiratoires aiguës, dont cinq à cause du virus H1N1, selon un nouveau bilan officiel annoncé mercredi par le ministère de la Santé.

"Selon mes informations, 86 personnes sont décédées", a indiqué à la presse une responsable du ministère de la Santé, Raïssa Moïsseïenko. Cinq cas mortels ont été enregistrés dont au moins un à Kiev sur un total de 17 cas de grippe H1N1 confirmés dans l'ensemble du pays depuis octobre, a précisé aux journalistes Lioudmila Moukharska, adjoint au médecin sanitaire en chef du pays. Les responsables ont par ailleurs rejeté les rumeurs sur la présence en Ukraine de la peste pulmonaire circulant dans la presse. "Il ne peut pas y avoir de peste en Ukraine", a déclaré Mme Moukharska. "C'est le virus H1N1 qui circule en Ukraine (...) ainsi que d'autres types de virus de grippe et d'infections respiratoires", a-t-elle poursuivi. Mme Moïsseïenko a pour sa part confirmé que certaines victimes étaient mortes de "pneumonie hémorragique", "propre" au virus H1N1, qui "frappe très rapidement le tissu pulmonaire". "Les experts de l'OMS nous ont informés que la situation observée chez nous était absolument identique à celle dans tous les autres pays touchés" par le H1N1, a-t-elle fait valoir. Au total, plus de 478 000 cas de grippe et de maladies respiratoires ont été recensés en Ukraine depuis le début de l'épidémie à la mi-octobre, dont plus de 148 000 pendant les 24 heures précédentes, précise le ministère dans un communiqué publié sur son site officiel.

Plus de 24 000 personnes ont été hospitalisées, selon la même source. L'Organisation mondiale de la santé qui a envoyé une mission dans le pays a jugé mardi que la plupart des cas de grippe actuellement enregistrés en Ukraine pouvaient être attribués au virus pandémique H1N1. Ce virus étant "rapidement devenu la souche de grippe dominante dans le monde, on peut supposer que la plupart des cas de grippe en Ukraine sont dus au virus H1N1", a expliqué l'OMS.

La Turquie, frappée par la grippe, en pleine polémique sur la campagne de vaccination

En douze jours, la Turquie a enregistré quinze cas mortels de la grippe H1N1, tandis qu'une polémique sur la campagne de vaccination, partie du sommet de l'Etat, enfièvre le pays.

Un premier décès lié à la grippe a été annoncé le 24 octobre. Depuis, ils sont quotidiens, avec un point culminant lundi, six morts en une seule journée. Et avec quatre nouveaux décès annoncés mercredi, les autorités tentent de convaincre qu'il n'y pas lieu de s'affoler. Mais la multiplication même des mesures de prévention - campagne de sensibilisation dans les médias, aéroports équipés de caméras thermiques, écoles provisoirement fermées pour désinfection - contribue à entretenir la psychose. Le ministère de la Santé a entamé lundi une vaste campagne de vaccination, concernant en premier lieu les personnels médicaux, les pèlerins se rendant à La Mecque et les femmes enceintes, opération qui devrait concerner 28 millions de personnes. Mais à la surprise générale, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a déclaré mardi devant les députés de son parti qu'il ne se ferait pas vacciner, attisant les doutes de nombre de Turcs sur l'efficacité du vaccin. Et il a publiquement sermonné son ministre de la Santé, Recep Akdag, affirmant "ne pas partager sa position" sur les mérites de la vaccination et que l'on ne pouvait "forcer" les gens à se faire immuniser. L'opposition parlementaire a sauté sur l'occasion, accusant le gouvernement d'incompétence. "Le Premier ministre lui-même dit qu'il ne se fera pas vacciner, pourquoi alors immuniser les citoyens ?" s'est interrogé le chef de l'opposition, Deniz Baykal.

La vaccination reste la meilleure manière de lutte contre la grippe A (H1N1)

La vaccination reste la meilleure manière de lutte contre la grippe A (H1N1) et elle est vitale pour les groupes à risques, a indiqué mardi à Genève un porte-parole de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Gregory Hartl.

"La vaccination reste la meilleure manière de lutter contre cette pandémie et elle comporte beaucoup plus d'avantages que de risques", a déclaré M. Hartl lors d'une conférence de presse à Genève. L'OMS est vivent préoccupée par le refus des gens de se faire vacciner contre la grippe A (H1N1), a ffirmé M. Hartl, tout en indiquant "C'est une réaction ddificle à comprendre. Que le vaccin ne soit pas utilisé par ceux qui en ont le plus besoin préoccupe sérieuse l'OMS. Les effets secondaires du vaccin contre le virus H1N1 ne sont pas différents de ceux connus pour la grippe saisonnière, et même s'il y a des effets secondaires sur le vaccin, ils sont bénins et temporaires, a souligné le porte-parole de l'OMS, avant d'ajouter que l'OMS n'avait pas constaté de complications inattendues jusqu'à maintenant. La vaccination contre le virus H1N1 est vitale pour les groupes à risques dans lesquels se figurent notamment les femmes enceintes, les enfants de moins de deux ans et les malades chroniques, a indiqué M. Hartl. En l'absence de vaccination, les femmes enceintes risquent de très sérieuses complications, et même une issue fatale, si elles sont infectées par le virus, a-t-il averti. Le nombre des décès dus à la grippe A (H1N1) dans le monde a dépassé les 5 700, soit 700 supplémentaires en une semaine, selon le dernier bilan de l'OMS publié le 30 octobre.

Identification d'un virus A (H9) chez une patiente en Chine

• Les autorités sanitaires de Hong-Kong ont confirmé l’identification d’un virus influenza A (H9) chez une patiente originaire de la province du Guangdong (Cf. carte).
• Il s’agit d'une femme de 47 ans résidant dans la province du Guangdong (Chine continentale) dont la date du début des symptômes remonte au 26 octobre 2009, ayant été hospitalisée depuis le 28 octobre 2009 à Hong-Kong. Durant toute la période d’incubation, la patiente n’a pas voyagé. Son état de santé est actuellement stable. Les investigations (dont le typage de la neuraminidase) sont en cours.
• Le virus H9N2 a été isolé chez de nombreuses espèces d’oiseaux notamment en Chine continentale et à Hong-Kong depuis une dizaine d’années.
• Des cas humains de grippe A (H9N2) ont déjà été diagnostiqués à Hong-Kong en 1999 (2 cas), 2003 (1 cas), 2007 (1 cas) et 2008 (1 cas). Au moins 5 cas humains ont également été diagnostiqués en 1998-99 en Chine continentale dans la province de Guangdong.
• Aucun décès lié au virus A (H9N2) n’a été rapporté.

En France de plus en plus de régions touchées par la grippe A (H1N1)

Tous les indicateurs sont à la hausse concernant le virus grippal A (H1N1), en France qu'il s'agisse du nombre de consultations, d’hospitalisations, de réanimations ou de placements en soins intensifs et malheureusement de décès.

Le nombre de cas de grippe est ainsi passé de 266 000 à 341 000 en une semaine, d’après les estimations des Groupes régionaux d’Observation de la Grippe (GROG). La circulation du virus A (H1N1) continue donc de s’intensifier sur tout le territoire, et particulièrement dans le nord du pays. Selon l’Institut de Veille sanitaire (InVS), 39 personnes ont été hospitalisées en réanimation ou en soins intensifs entre le 26 octobre et le 1er novembre. Quatre sont décédées, ce qui porte à 22 le nombre de morts attribués à la grippe A depuis le début de l’épidémie en métropole. Le nombre de passages aux urgences a également augmenté, de 32,5 % par rapport à la semaine précédente. La moitié des cas hospitalisés se trouve en Ile-de-France. De son côté, le réseau Sentinelles rapporte une nette augmentation de l’incidence des consultations. Elle était de 209 cas pour 100 000 habitants en semaine 43. Elle est maintenant de 323 cas pour 100 000 habitants, largement au-dessus du seuil épidémique de 128 cas pour 100 000. Et ce pour la huitième semaine consécutive.

Treize régions à ce jour, ont atteint ou dépassé ce seuil : Ile-de-France (607 cas pour 100 000), Champagne-Ardenne (411), Centre (358), Haute-Normandie (302), Pays-de-la-Loire (272), Nord-Pas-de-Calais (216), Limousin (204), Rhône-Alpes (196), PACA (194), Alsace (167), Bourgogne (160), Bretagne (140) et Languedoc-Roussillon (128). Cette augmentation est d’autant plus préoccupante qu’il s’agit d’une période de vacances scolaires, dont les observateurs espéraient qu’elle limiterait la circulation du virus.

Quatre cas aggravés de grippe A à Lille

Quatre personnes présentant des complications après avoir contracté la grippe A ont été admises en réanimation au CHRU de Lille. Il s'agit d'un bébé de neuf mois, de deux femmes enceintes et d'un homme de 23 ans ne présentant pas, avant l'infection, de troubles de santé.

Les quatre personnes ont été admises la semaine dernière en réanimation, où les mesures anti-pandémie étaient déjà bien en place. Selon Patrick Goldstein,médecin-chef du pôle Urgences au CHRU, «le simple fait d'être admis en réanimation signifie que leurs fonctions vitales avaient besoin d'assistance et que le pronostic vital était engagé». Heureusement l'état de santé du bébé et des deux femmes enceintes s'est amélioré, même s'ils sont toujours en réanimation. En revanche pour le jeune homme de 23 ans, admis vendredi dernier, la situation est toujours délicate. «Nous n'attendons pas plus de cas en réanimation que pour une épidémie de grippe classique, précise Patrick Goldstein, mais ce seront des patients plus jeunes.»

Certaines formes fulminantes
« Ce ne sont pas les seuls cas graves de grippe A dans la région, a confié le Pr François Fourrier, chef du service réanimation du CHRU de Lille. Nous avons admis cinq personnes en réanimation au cours des dix derniers jours, dont un qui est préoccupant. »
Les cas graves, ce sont en fait tous les malades qui se retrouvent en insuffisance respiratoire et doivent donc être placés sous ventilation assistée. Bien souvent, ces personnes avaient, avant de contracter la grippe A, une pathologie chronique. Mais cela peut arriver aussi à de jeunes gens en parfaite santé : « Certaines formes de grippe A sont fulminantes et surviennent en quelques heures », raconte le Pr Fourrier.
Pour autant, ce spécialiste ne souhaite pas alimenter une psychose : il faut relativiser au regard des données statistiques en provenance des pays qui ont déjà connu la pandémie - Australie, Nouvelle-Zélande, Brésil, Mexique... « On recense moins d'un cas grave pour 1 000 personnes atteintes par le virus H1N1 », note François Fourrier. Et pour ces cas graves, 80 % de chances de guérison en moyenne, sachant que ce pourcentage augmente chez les jeunes. Pour les femmes enceintes, les médecins ont constaté effectivement un risque accru de développer une forme grave de la grippe A : entre deux femmes du même âge atteintes par le virus, celle qui est enceinte a dix fois plus de risques de se retrouver en réanimation. « Mais là encore, la probabilité reste extrêmement faible », tempère le Pr Fourrier.

Raisonnement statistique
Car lors d'une épidémie, on en revient toujours aux maths : moins il y a de malades, moins il y a de cas graves, moins il y a de décès. Le spécialiste est un peu désemparé face à la polémique sur les risques de la vaccination : « Le vaccin est le seul outil qui permette de freiner la progression de l'épidémie. » Alors que son service est déjà « à flux tendu » - il n'accueille pas que des malades de la grippe A ! - et alors que la grippe saisonnière arrive elle aussi, on imagine sa hâte de voir la campagne de vaccination démarrer

Des Indiens isolés touchés par la grippe A

La grippe N1H1 s'est propagée parmi les Indiens Yanomami, une population réduite vivant pratiquement isolée à la frontière entre le Venezuela et le Brésil, a annoncé aujourd'hui le gouvernement vénézuélien qui a dépêché une équipe du ministère de la Santé sur place.

Au moins sept Indiens sont morts et 1 000 autres ont été contaminés par le virus, sur une population totale évaluée à 32 000 environ, selon l'ONG Survival, basée à Londres. Le gouvernement vénézuélien n'a pas confirmé ces chiffres. Le président vénézuélien Hugo Chavez avait dit mardi soir que la grippe avait "attaqué durement une population indigène", dans l'Etat Amazonas, dans le sud du pays, ajoutant que la situation était "sous contrôle". "Nous avons agi rapidement", avait indiqué M. Chavez, sans préciser le nombre de décès et de contaminations. Pour Survival, la situation est "critique". L'ONG craint que l'épidémie se "propage sur tout le territoire Yanomami", une tribu d'environ 32 000 personnes, vivant pratiquement isolée des deux côtés de la frontière du Brésil et du Venezuela. "Les deux gouvernements doivent prendre des actions immédiates pour stopper cette épidémie et améliorer radicalement les conditions sanitaires des Yanomamis", a dit Stephen Corry, directeur de Survival, dans un communiqué.

Grippe A (H1N1) : Les premières convocations pour la vaccination arrivent ce week-end en France

Les convocations des 6 millions de personnes à risque arrivent dans les boîtes aux lettres à partir de samedi. Les centres de vaccination ouvrent leurs portes jeudi prochain. La vaccination de masse contre la grippe A (H1N1), c'est parti. Les premières convocations adressées par l'assurance-maladie aux quelque 6 millions de personnes priori-taires commencent à être envoyées. Elles arriveront dans les boîtes aux lettres à partir de samedi ou lundi, selon le ministère de la Santé, et au plus tard mardi puisque la campagne démarre jeudi prochain. Il s'agit d'abord de l'entourage des nourrissons âgés de moins de six mois, leur famille et les professionnels de la petite enfance, soit 2 millions de personnes environ. Sont également convoqués en priorité les professionnels de santé et des maisons de retraite (près de 2 millions également) et les personnes de moins de soixante-cinq ans qui souffrent de maladies respiratoires ou infectieuses (2 millions également).

L'inconnue de la participation
La plupart des 1 060 centres de vaccination ouvrent leurs portes jeudi 12 novembre. Ils disposeront alors de plus de 4 millions de doses fabriquées par GlaxoSmithKline. Les livraisons des laboratoires pharmaceutiques se poursuivront ensuite au rythme de 2 millions de doses par semaine de la part de GlaxoSmithKline et de Novartis à partir de la mi-novembre. Le ministère de la Santé attend également 1,4 million de doses de Sanofi-Aventis, sans adjuvant, pour les femmes enceintes et les nourrissons de six à vingt-quatre mois. Les convocations pour cette population particulière devraient être envoyées à partir du 20 novembre. La participation de la population à la campagne de vaccination reste une grande inconnue, alors que les sondages font état d'un engouement très limité. Elle est faible parmi les personnels des hôpitaux, qui ont déjà commencé à se faire vacciner le mois dernier. En deux semaines, seulement de 40 000 à 50 000 employés des établissements de santé ont répondu à l'appel, sur une population totale de 800 000 personnes visées. La participation est même nettement inférieure à celle qui est constatée pour la vaccination contre la grippe saisonnière !
L'épidémie poursuit pourtant sa progression, selon l'Institut nationale de veille sanitaire (voir graphique). La hausse du nombre de passages aux urgences pour grippe s'est poursuivie la semaine dernière (+ 32,5 %) et 39 personnes ont été hospitalisées en réanimation ou en soins intensifs. Le gouvernement a commandé 94 millions de doses au total, qui doivent être livrées progressivement jusqu'au mois de janvier ou de février. Les autorités sanitaires recommandent actuellement deux doses par personne, administrées à trois semaines d'intervalle, ce qui complique la campagne - chaque assuré doit se déplacer deux fois au centre de vaccination. Le ministère de la Santé espère qu'il ne faudra qu'une seule dose finalement - les dernières études plaident dans ce sens -, mais on manque encore du recul nécessaire. Il faudra attendre de nouvelles recommandations des autorités européennes en ce sens, probablement le mois prochain.

mercredi 4 novembre 2009

Grippe et difficultés respiratoires : 81 morts en Ukraine

Quatre-vingt-une personnes sont mortes en Ukraine de la grippe et de difficultés respiratoires aiguës qui ont touché environ un demi-million d'habitants, selon un nouveau bilan officiel annoncé mercredi par le ministère de la Santé.

Au total, 478 456 cas de grippe et de maladies respiratoires ont été recensés en Ukraine jusqu'à tard dans la nuit de mardi, dont 148 472 pendant les 24 heures précédentes, précise le ministère dans un communiqué publié sur son site officiel. Quatre-vingt-une personnes sont mortes de la grippe et de difficultés respiratoires dans huit régions occidentales, dont 11 au cours des dernières 24 heures. Parmi ces décès, seul un cas mortel de grippe H1N1 a été recensé, selon le ministère de la Santé. Le Conseil de la sécurité nationale et de la défense avait fait état pour sa part vendredi de quatre morts de grippe H1N1 dans ce pays de 46 millions d'habitants.

L'Organisation mondiale de la santé qui a envoyé une mission dans le pays a toutefois estimé mardi que la plupart des cas de grippe actuellement enregistrés en Ukraine pouvaient être attribués au virus pandémique H1N1. Ce virus étant "rapidement devenu la souche de grippe dominante dans le monde, on peut supposer que la plupart des cas de grippe en Ukraine sont dus au virus H1N1", a expliqué l'OMS.

Grippe H1N1 : Les professionnels de santé libéraux peuvent se faire vacciner, mais avec beaucoup de complexité

Depuis cette semaine, les professionnels de santé libéraux peuvent se faire vacciner contre la grippe H1N1. Normalement, cette vaccination était prévue à partir du 12 novembre. Mais la recrudescence des cas de grippe H1N1 en région parisienne et dans le Nord à amener les autorités sanitaires à presser le pas.

A Brest, la première séance à l’intention des libéraux a eu lieu ce mercredi au CHU sur le site de l'hôpital Morvan. La prochaine aura lieu vendredi à la Cavale-Blanche. La vaccination est proposée aux médecins, aux sages-femmes, aux infirmiers et infirmières. En revanche, les pharmaciens et les dentistes ne sont pas concernés. La vaccination contre la grippe H1N1 reçoit un bon écho chez les libéraux. « Il y un intérêt incontestable, constate le professeur Jean-Dominique Dewitte, chef du service « santé au travail » du CHU de Brest. Dès vendredi, nous avons reçu de nombreux appels. » Il est vrai que, confrontés à des gens grippés, les médecins généralistes sont aux premières loges de la pandémie.

Mais sur le plan pratique ce n'est pas si simple, il faut se rendre dans une endroit mal indiqué - un service de médecine du travail et quelquefois une simple boîte postale ! - et bien sûr trouver un moment dans un emploi du temps plus que surchargé, avec des créneaux horaires qui ne correspondent guère aux disponibilités des libéraux.

En Picardie la grippe A (H1N1) progresse et inquiète

Après le décès de deux femmes, porteuses du virus H1N1, les mesures barrières ont été intensifiées au centre hospitalier Laennec. Mais l'inquiétude grandit auprès du personnel dont les moyens s'avèrent insuffisants en cas de pandémie.

L'activité grippale A continue d'augmenter en Picardie.
Le second cas mortel survenu la semaine dernière au centre hospitalier Laennec de Creil, confirme d'ailleurs « que l'épidémie progresse en France » note la direction de l'établissement creillois.
Autre indice inquiétant : le dernier bulletin de surveillance virologique fait état de 23 cas avérés de grippe A, dont 16 dans l'Oise, sur 48 prélèvements effectués ces dernières semaines en Picardie, soit un taux de positivité de 48 %.

Pour autant, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, et les autorités sanitaires se veulent rassurantes, alors que doit être lancée, jeudi, la campagne de vaccination.

En cas de pandémie brutale, « nous ne sommes pas prêts »
Médecin hospitalier à Creil, le docteur Loïc Pen se dit, en revanche, beaucoup plus sceptique. Son sentiment fait même froid dans le dos : « Le problème en cas de pandémie brutale, c'est que nous ne sommes pas prêts, affirme-t-il. Les urgences sont déjà saturées, on ne sait pas comment nous ferons pour accueillir tous les patients dans les hôpitaux publics. Même un plan blanc ne suffirait pas. » Or, l'isolement est essentiel en cas de contagion. « Pour l'instant, on fait ce qu'il faut, mais on ne pourra pas tout faire. On va ramer, craint Loïc Pen. Il y a du côté de nos tutelles une espèce de volonté de dire que nous vivons dans un monde parfait, mais ce n'est pas vrai. Il y a un problème, il faut le dire. » Selon lui, une pandémie brutale de grippe A (H1N1) tuerait de 15 000 à 30 000 patients en France, au moins trois fois plus que la grippe classique.

Le meilleur remède demeure encore la vaccination. Mais dans un contexte de méfiance généralisée insufflée par les lobbies anti-vaccins, le message semble avoir du mal à passer auprès de la population.
« Certes, comme dans tout traitement préventif ou curatif, il existe toujours un facteur risque, admet le médecin hospitalier. Mais on sauve des gens. Un patient seulement sur 1 million est sujet à des complications graves. » Au centre hospitalier de Creil, des mesures barrières ont par ailleurs été prises depuis deux mois pour anticiper un éventuel état de crise. « Les visites sont limitées à deux personnes par chambre et l'on demande aux familles de se laver les mains, de mettre un masque et d'utiliser des solutions hydro-alcooliques, précise Nathalie Borgne, directrice des soins au centre hospitalier Laennec.
Nous relayons également la campagne de vaccination autant auprès du personnel soignant que des patients. » Depuis le décès d'une agent communale creilloise, le 24 octobre, les visites ont même été réduites à une personne, l'usage d'une surblouse et d'un masque rendu obligatoire dans les chambres et les mesures barrières intensifiées dans les services les plus exposés comme le service de réanimation, la néonatologie ou encore la pneumologie. Prévention qui demeure à ce jour le moyen le plus efficace d'éviter le risque de pandémie.

mardi 3 novembre 2009

Les complications de la grippe A (H1N1) surviennent à tout âge

Une enquête américaine publiée mardi dans la revue américaine Jama (Journal of American Medical Association) révèle que les personnes de plus de cinquante ans peuvent aussi être victimes de complications graves de la grippe H1N1, alors que jusqu'à présent l'accent était mis uniquement sur les dangers encourus par les plus jeunes. Il est clair que la grippe liée à ce nouveau virus n'a pas encore livré tous ses secrets, même si les connaissances progressent avec l'avancée de la pandémie. On ne connaît pas encore clairement le taux de mortalité, même si le chiffre de un cas pour 10 000 malades est le plus souvent avancé. On n'a pas encore clairement identifié non plus tous les facteurs liés augmentant le risque de complications.


L'enquête publiée mardi dans le JAMA s'est intéressée aux 1 088 premiers malades hospitalisés en Californie lors de la vague épidémique d'avril à août 2009. Elle apporte un certain nombre d'informations inédites et affirme que si les plus jeunes sont, contrairement à la grippe saisonnière, lourdement touchés par ce nouveau virus, les plus de 50 ans ne sont pas non plus épargnés, puisque le taux de décès pour eux est plus élevé que pour les autres tranches d'âge. En clair, ils sont moins souvent malades et hospitalisés que les plus jeunes du fait d'une immunité antérieure pour certains d'entre eux, mais lorsqu'ils le sont, le risque d'en mourir est plus important.

Cette enquête exhaustive a permis defaire apparaître un certain nombre d'autres faits. D'une part, sur ces 1 088 malades hospitalisés (dont un tiers en réanimation), 344, soit 32 %, étaient des jeunes de moins de 18 ans. L'âge moyen des personnes hospitalisées étant de 27 ans, mais avec des cas s'étalant de 1 an à 92 ans. Le taux d'hospitalisation a été de 2,8 pour 100 000 habitants en moyenne, mais de 11,9 cas pour 100 000 pour les moins d'un an à 1,5 cas pour 100 000 pour les plus de 70 ans.

Au total, 118 décès ont été à déplorer, soit 11 % des 1 088 personnes hospitalisées. Mais ce pourcentage atteint 20 % pour les plus de cinquante ans. Le délai moyen entre le début des symptômes et le décès est de 12 jours, la cause de la mort étant une pneumonie virale (les poumons sont complètement envahis par le virus) associée à un syndrome de détresse respiratoire aigu.

Les complications frappent en priorité des personnes déjà fragilisées par une pathologie préexistante. Cela est aussi retrouvé en Californie, puisque 68 % des hospitalisés dans cette enquête (60 % des moins de 18 ans, 72 % des plus de 50 ans) présentaient hypertension, diabète, maladie rénale ou digestive… L'obésité apparaît également comme un facteur de risque. Notons cependant que rien ne laissait présager une issue grave pour plus de 30 % des patients dépourvus de toute pathologie. Par ailleurs, l'hypertension ou le diabète sont des affections banales et très répandues, mais sont considérés ici comme augmentant le risque. Apparemment, c'est au bout de deux jours après le début de la grippe que les complications apparaissent, avec des symptômes tels que la toux, fièvre et essoufflement.

Protéger les proches des jeunes enfants»

Pour les auteurs, plusieurs conclusions s'imposent : «Les enfants de moins de deux ans ont le taux d'hospitalisation le plus élevé, mais ils sont trop jeunes pour recevoir les vaccins actuellement autorisés. Il est donc important de protéger en priorité les proches des jeunes enfants», insistent les auteurs regroupés sous le nom générique de California Pandemic Working Group.

Par ailleurs, 20 % des femmes enceintes hospitalisées ont eu besoin de soins intensifs. Les auteurs insistent pour qu'elles bénéficient de la vaccination en priorité. Mardi, alors que l'Organisation mondiale de la santé soulignait la nécessité pour les femmes enceintes de vaccin, les résultats d'un essai en cours indiquaient qu'une seule injection pour elles était suffisante. Mais pour les enfants de trois à neuf ans, une immunité suffisante est obtenue par deux injections à dix jours d'intervalle.

La Norvège rend accessible le Tamiflu et le Relenza sans ordonnance face à la progression de la grippe A (H1N1)

La Norvège a annoncé mardi qu'elle vendrait à partir de jeudi les traitements antiviraux Tamiflu et Relenza sans ordonnance pour faire face à la rapide propagation de la grippe A (H1N1) dans le pays.

Selon la ministre de la Santé Anne-Grete Stroem-Erichsen, la décision de passer outre les ordonnances va permettre à la Norvège "de gérer plus facilement" la pandémie. La mesure sera effective à partir de jeudi et jusqu'à la mi-2010. La Norvège a commandé 9,4 millions de doses de vaccin contre la grippe A (H1N1) - soit deux par habitant -, mais les vaccins ont été produits trop tard pour faire face au pic de demande actuel. Les autorités sanitaires norvégiennes ont recensé environ 100 000 cas de grippe A (H1N1), dont 15 mortels, depuis le début de l'épidémie. Pour une raison inconnue la Norvège connaît plus de cas mortels que les autres pays scandinaves.

La plupart des cas de grippe en Ukraine peuvent être attribués au H1N1

La plupart des cas de grippe actuellement enregistrés en Ukraine peuvent être attribués au virus pandémique H1N1, a estimé mardi l'Organisation mondiale de la santé qui a envoyé une mission dans le pays.

Ce virus étant "rapidement devenu la souche de grippe dominante dans le monde, on peut supposer que la plupart des cas de grippe en Ukraine sont dus au virus H1N1", explique l'OMS dans une note. L'Ukraine fait face à une propagation rapide de la maladie, et plus particulièrement l'ouest du pays qui est confronté à un "niveau élevé" d'affections respiratoires aiguës de même que que la capitale Kiev, ajoute-t-elle. Selon le ministère ukrainien de la Santé, ce pays de 46 millions d'habitants enregistrait lundi soir 255 516 cas de grippe et d'autres maladies respiratoires dont 71 décès parmi lesquels trois enfants et deux femmes enceintes. Le ministère ukrainien de la Santé a indiqué mardi que seuls 14 cas de grippe H1N1 et un décès avaient été confirmés jusqu'à présent.

Le centre de recherche sur la grippe de l'OMS de Mill Hill à Londres (Royaume Uni), a reçu mardi des échantillons envoyés par les autorités ukrainiennes afin de confirmer les cas et faire des études complémentaires, a précisé l'organisation onusienne. Par ailleurs, l'équipe de huit experts l'OMS, arrivée à Kiev lundi, devrait commencer son travail d'investigation dans la région de Lviv (ouest) où le nombre de cas rapportés d'affections respiratoires aiguës est particulièrement élevé. Invités par le gouvernement ukrainien, ces experts, qui doivent rester 15 jours dans le pays, ont pour objectif d'enquêter sur la situation et de soutenir le ministère de la Santé dans sa réponse au problème. Face à l'augmentation rapide du nombre des personnes manifestant des symptômes grippaux et de maladies respiratoires graves, les autorités ukrainiennes ont annoncé vendredi des mesures draconiennes, sur fond de campagne acharnée pour l'élection présidentielle. Pris de panique, les Ukrainiens se sont précipités dans les pharmacies pour acheter masques chirurgicaux et médicaments.

Une fillette de 11 ans premier décès en Autriche de la grippe A (H1N1)

Une fillette de 11 ans originaire de la région italienne du Trentin-Haut-Adige est décédée lundi des suites de la grippe A (H1N1) dans un hôpital d'Innsbruck, en Autriche. C'est le premier cas mortel du nouveau virus grippal survenu en Autriche.

La fillette, dont l'identité n'a pas été communiquée, se trouvait depuis plusieurs jours dans une unité de soins intensifs de cet hôpital d'Innsbruck, une ville de l'ouest de l'Autriche, a rapporté l'agence de presse autrichienne APA. Le ministre autrichien de la Santé Alois Stoeger a présenté ses condoléances à la famille de la fillette. L'enfant était originaire du Trentin-Haut-Adige, une région germanophone du nord de l'Italie, frontalière de l'Autriche.

lundi 2 novembre 2009

Grippe : 64 morts en Ukraine en quelques jours

Soixante-quatre personnes sont mortes en Ukraine de la grippe et de difficultés respiratoires aiguës, selon un nouveau bilan du ministère de la Santé publié lundi, alors que l'Eglise orthodoxe ukrainienne a commencé à célébrer des prières pour la santé de la nation. "Le nombre de morts est passé à 64", a annoncé à l'AFP le service de presse du ministère de la Santé. Le dernier bilan publié dimanche faisait état de 60 morts. Quatre cas mortels de grippe H1N1 ont pour l'heure été officiellement recensés, l'un par le ministère de la Santé, les trois autres par le Conseil de la sécurité nationale et de la défense. Au total, 14 cas de grippe H1N1 ont été enregistrés dans le pays, selon le ministère. L'Eglise orthodoxe ukrainienne relevant du Patriarcat de Moscou (majoritaire en Ukraine) a pour sa part appelé ses fidèles à se joindre à une prière "pour l'arrêt de la propagation de la maladie et la guérison des malades" qui sera prononcée cette semaine par ses prêtres, a-t-elle annoncé dans un communiqué. L'ouest de l'Ukraine est frappé par une vague de grippe et de maladies respiratoires semant la panique parmi la population, qui a dévalisé les pharmacies en masques et traitements contre la grippe. Le gouvernement a annoncé vendredi des mesures drastiques contre l'épidémie, dont la fermeture d'écoles et l'annulation de rassemblements publics alors que le président Viktor Iouchtchenko a demandé dimanche une aide d'urgence aux Etats-Unis, à l'Union européenne, à l'Otan et aux pays voisins de l'Ukraine.

dimanche 1 novembre 2009

Les Canadiens prennent d'assaut les centres de vaccination contre la grippe A (H1N1)

Le directeur de la Santé publique, Alain Poirier, estime qu'il faudra contrôler davantage ceux qui se présentent aux lieux de vaccination.

Le ministre de Santé Yves Bolduc le concède : «à une époque j'ai moi-même dit qu'on allait faire des accommodements» pour les personnes qui se précipitent avant leur tour au centre de vaccination. Mais «on a vu des excès en conséquence de notre attitude conciliante», si bien que les prochains à s'essayer seront priés de retourner à la maison et d'attendre. Depuis la mort subite en début de semaine d'un adolescent de 13 ans atteint de la grippe A (H1N1) dans la région de Toronto, et depuis les récentes éclosions dans les écoles du Québec, depuis l'intensification de la deuxième vague, l'attitude de la population à l'égard de la vaccination a bien changé. «On est passé d'une attente de 40 % de la population qui voulait se faire vacciner et là, on l'estime actuellement à 70 à 80 %», a exposé le ministre Bolduc samedi matin en conférence de presse.

Des débordements

Il ne peut que se réjouir du changement de cap soudain, mais la Santé publique doit s'ajuster. «On a donné un pied, mais il y en a qui ont pris un peu plus», expose le directeur national de Santé publique, le Dr Alain Poirier. En effet, depuis le début de la vaccination la semaine dernière, certaines régions autour de Montréal et en Outaouais, entre autres, ont connu des débordements. Des gens mal informés ou inquiets tentaient de recevoir le vaccin avant le temps, ou dans une autre région pour profiter d'une séquence de vaccination différente.
Mais même si les gens se précipitent, le problème de base reste le même : il n'y a pas assez de doses disponibles pour vacciner tout le monde en même temps. Même que le nombre de doses disponibles diminuera temporairement pour laisser le temps au fabricant Glaxo Smith Kline de produire le vaccin sans adjuvant. Donc l'inquiétude grandit beaucoup plus rapidement que le nombre de doses. Malgré tout, «la panique est très mauvaise conseillère», philosophe Yves Bolduc. Mais «l'inquiétude de la population, on l'accepte et on la respecte [...] Ce qu'on peut dire, poursuit-il, c'est qu'on fait le maximum d'effort pour que la population se fasse vacciner le plus rapidement possible, d'où l'importance de donner la priorité aux groupes les plus vulnérables. «La population du Québec doit comprendre qu'il faut qu'elle soit disciplinée et qu'elle écoute les consignes.»

Les règles changent

Dans une perspective de santé publique, il faut éviter que les gens qui sont moins à risque ne privent les personnes vulnérables de leur vaccin. Sans faire la police, «il va falloir resserrer la vis, tranche le Dr Poirier, vérifier les files d'attente [...] Quand les gens vont se présenter, de toute évidence sans facteur de risque, simplement parce qu'ils étaient disponibles, "parce que ça adonnait bien, j'ai vu l'annonce, pis je passais chez vous", tous ces gens-là vont être appelés à retourner [chez eux], à attendre le moment de leur vaccination et de le faire dans leur région.» Il reconnaît qu'à l'évidence, les autorités devront toujours s'en remettre à la bonne foi de la population: «on ne fera pas de test de grossesse chez les femmes, par exemple, on ne demandera pas le dossier médical», mais «il y a des choses qu'on va contrôler mieux.» Ainsi, lorsque les femmes enceintes seront appelées dans les centres de vaccination, les hommes dans la file devront s'attendre à se faire poser des questions. Les autorités peuvent aussi facilement vérifier l'adresse d'une personne, son âge et d'autres renseignements qui sont disponibles avec le numéro d'assurance maladie, qui vous sera par ailleurs demandé pour recevoir le vaccin.

Scènes de panique en Ukraine suite à la grippe A

Ioulia Timochenko, premier ministre, a tenté de calmer la population effrayée par les mesures drastiques décrétées par son gouvernement. Elle les appelle toutefois à confectionner leurs propres masques.

Le contraste est saisissant. Alors qu'en France la ministre de la Santé bataille pour encourager la population à se faire vacciner contre la grippe H1N1, les Ukrainiens ont pris d'assaut samedi les pharmacies pour obtenir des soins. La veille, le gouvernement avait annoncé des mesures drastiques et inédites en Europe pour contrer l'épidémie après l'apparition d'un premier cas mortel. La fermeture des écoles a été décrétée pour trois semaines et les rassemblements publics ont été annulés.

Depuis, au moins trois autres personnes sont décédées dans le pays, tandis que quatorze cas d'infection ont été confirmés, alimentant un sentiment de panique. Dans plusieurs villes du pays, les habitants se plaignaient ainsi samedi d'avoir du mal à trouver des médicaments contre la grippe. «J'ai été dans plusieurs pharmacies, mais je ne peux trouver de médicaments nulle part», a raconté Elena Mikhaïlova, retraitée habitant à Kiev, la capitale. «En attendant, la grippe progresse», a-t-elle ajouté, tout en se couvrant le visage d'un mouchoir en papier. A Lvov, dans l'ouest de l'Ukraine, certaines pharmacies étaient aussi en rupture de stock, tandis que les conducteurs de bus et trolleybus et de nombreux jeunes portaient des masques. Dans la soirée, Ioulia Timochenko, premier ministre, a tenté de rassurer les Ukrainiens. «Les mesures prises par le gouvernement sont très sévères mais n'ayez pas peur, ces mesures sont beaucoup plus sévères que les risques réels», a-t-elle déclaré, expliquant qu'«il vaut mieux faire trop qu'insuffisamment». «Nous avons commencé à nous préparer à la probable pandémie dès le mois d'avril, lorsque des premiers cas de cette maladie dans le monde ont été découverts», a assuré celle qui est aussi candidate à l'élection présidentielle du 17 janvier.

La peste pulmonaire.
Ce n'est pourtant pas l'impression de préparation qui domine. Le président Viktor Iouchtchenko a d'abord donné des chiffres de contamination très élevés, affirmant que 150 000 personnes avaient été infectées. Mais ce total comprenait toutes les formes de grippe. Son premier ministre a ensuite appelé les Ukrainiens à porter des masques, quitte à les fabriquer eux-mêmes. «S'il vous plaît, mettez une masque dans les transports en commun, au travail, à la maison. Si vous pouvez coudre un masque pour vous-mêmes, vos enfants, voisins ou amis, ce sera une très grande aide au pays», a-t-elle dit. Pour ne rien arranger, de nombreuses rumeurs contribuent à la panique. Un quarantaine de personnes sont en effet décédées d'une pneumonie dont les origines restent floues, relançant les craintes de peste pulmonaire. Une autre rumeur, courant aussi bien à Kiev qu'à Lvov, prétend que des substances toxiques seront pulvérisées dans les rues pour arrêter l'épidémie. Vendredi, le porte-parole du ministère des Situations d'urgence, Igor Krol, avait appelé à «ne pas céder aux provocations et à croire uniquement les informations officielles du gouvernement».

samedi 31 octobre 2009

Les contrats de la France avec les fabricants de vaccin contre la grippe A dévoilés

Le voile est levé. Presque totalement. L'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus) a rendu accessibles, vendredi 30 octobre, trois des quatre contrats de commande de vaccins contre la grippe A (H1N1). Le député socialiste Gérard Bapt, qui avait reproché, la veille, à la ministre de la santé un manque de transparence sur ces contrats a indiqué, le même jour, que "la façon dont l'Eprus a répondu à la commande de l'Etat" lui paraissait "régulière". La question la plus épineuse reste cependant l'étendue de la protection juridique conférée aux fabricants de vaccins.

L'Eprus a ainsi donné suite à l'avis favorable rendu le 8 octobre par la Commission d'accès aux documents administratifs saisie par des journalistes de l'hebdomadaire Le Point après le refus de l'établissement public de leur communiquer les contrats. Celui signé avec le laboratoire américain Baxter n'a pas été rendu public en raison d'une clause de confidentialité. "En l'absence de consentement préalable écrit du laboratoire tel que prévu dans l'article 17 du marché, aucun élément ne paraît être communicable", indique l'Eprus.

Le contrat avec Baxter porte sur 50 000 doses de vaccin produit sur culture cellulaire et donc injectable aux personnes allergiques à l'œuf, contrairement aux vaccins classiques. Il comprendrait aussi, selon nos informations, l'achat de plus de 100 000 doses d'un vaccin contre la méningite produit par Baxter.

Pour les marchés passés avec Novartis (16 millions de doses), Sanofi Aventis (28 millions de doses) et GSK (50 millions de doses), le degré de divulgation varie pour les documents transmis au Monde. "Les informations couvertes par le secret industriel et commercial ont été occultées", fait savoir l'Eprus pour les deux premiers contrats. Dans le cas de celui le liant à GSK, seules les annexes - et encore caviardées - ont été communiquées. Elles sont les seules à figurer sur la "liste verte" et non la "liste rouge " soumise à la confidentialité. Exit le reste du document, y compris "toutes les données concernant la pharmacovigilance", pour peu qu'elles n'interfèrent pas avec les obligations légales des "autorités locales compétentes".

Pas plus que dans les autres documents rendus publics par l'Eprus n'apparaissent les prix. Ceux-ci ont pourtant déjà été indiqués par le ministère de la santé : de 6,25 euros, pour le moins cher (Sanofi Aventis) à 10 euros pour celui de Baxter.

La question de l'étendue de la responsabilité des fabricants en cas d'incident lié à leur produit est particulièrement sensible, surtout dans un climat où l'innocuité des nouveaux vaccins a été au coeur de polémiques. Aux Etats-Unis, la ministre de la santé Kathleen Sebelius a signé cet été un texte par lequel les fabricants sont protégés contre la menace d'éventuelles poursuites judiciaires et d'indemnités à payer en cas d'effets indésirables survenant chez des personnes vaccinées contre le virus A (H1N1) (Le Monde du 16 septembre).

"Nous avons refusé d'intégrer dans les contrats une clause que l'on ne peut qualifier que de "scélérate", exonérant totalement - hormis faute manifeste - les industriels", indique l'entourage de Roselyne Bachelot-Narquin. Les quatre contrats comportent une "clause de responsabilité". Elle rappelle que "le titulaire (du marché) est, en principe, responsable du fait des produits défectueux".

Dans le cas où le vaccin ne comporte pas de défaut et est conforme aux spécifications de son autorisation de mise sur le marché, "considérant les circonstances exceptionnelles", l'Etat "s'engage à garantir le titulaire contre les conséquences de toute réclamation ou action judiciaire" qui pourraient être engagées contre lui dans le cadre de la vaccination.

Au ministère de la santé, l'entourage de Mme Bachelot indique qu'en l'absence de faute, la survenue d'éventuels effets indésirables connus, comme ceux figurant dans l'autorisation de mise sur le marché, entrerait dans le cadre des accidents médicaux. Ceux-ci peuvent donner lieu à un recours auprès de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam). La situation est plus floue s'agissant d'effets indésirables inattendus.

L'engagement de l'Etat, tel que le reconnaissent ces quatre contrats, va plus loin et offre une protection plus étendue que les dispositions prévues à l'article L 3 131 du code de la santé publique en cas de "menaces sanitaires graves", indiquent plusieurs juristes interrogés par Le Monde.

La sensibilité du sujet laisse supposer que les premières manifestations pathologiques imputées, à tort ou à raison, à la vaccination contre le virus grippal A (H1N1) risquent de donner lieu à des controverses et des procédures judiciaires. L'histoire a montré que les controverses en la matière pouvaient durer des années.

vendredi 30 octobre 2009

Conseils des experts à l’OMS sur la politique et les stratégies vaccinales contre la pandémie

Le Groupe stratégique consultatif d'experts sur la vaccination, qui conseille l’OMS sur la politique et les stratégies en matière de vaccination et de vaccins, a consacré une séance aux vaccins contre la grippe pandémique lors de sa session du 27 au 29 octobre. Ses membres ont examiné la situation épidémiologique actuelle de la pandémie dans le monde et étudié les différentes questions et options dans la perspective de la santé publique.

Les points à l’ordre du jour portaient sur la disponibilité des vaccins, les résultats des essais cliniques sur l’immunogénicité du vaccin et les premiers résultats du suivi de l’innocuité dans les pays où l’administration de vaccins contre la grippe pandémique A (H1N1) a commencé. Les experts ont également donné à l’OMS leur avis sur le nombre de doses vaccinales nécessaires pour être protégé, en fonction des différents groupes d’âge, sur l’administration concomitante des vaccins contre la grippe pandémique et la grippe saisonnière et sur l’utilisation du vaccin chez la femme enceinte. Ils ont présenté leurs recommandations sur la composition du vaccin à utiliser contre la grippe saisonnière dans l’hémisphère Sud en 2010.

Situation actuelle

Dans le monde, les adolescents et les jeunes adultes continuent de constituer la majorité des cas et les taux d’hospitalisation sont les plus élevés pour les très jeunes enfants. Entre 1 % et 10 % des patients en phase clinique de l’infection doivent être hospitalisés. Sur l’ensemble des patients hospitalisés, 10 % à 25 % nécessitent une admission en unité de soins intensifs et 2 % à 9 % en meurent. Les femmes enceintes au deuxième ou troisième trimestre de leur grossesse représentent en moyenne 7 % à 10 % des patients hospitalisés. Par rapport à l’ensemble de la population, elles ont un risque dix fois plus élevé de nécessiter une admission en unité de soins intensifs. Sur la base de ces constatations et d’autres qui ont été faites, les experts ont présenté un certain nombre de recommandations.

Recommandation d’une dose unique

Les experts ont relevé que les autorités de réglementation ont désormais homologué divers vaccins contre la grippe pandémique : vivants atténués, inactivés adjuvés et inactivés non adjuvés. Le Groupe recommande de n’administrer qu’une seule dose de vaccin aux adultes et adolescents à partir de l’âge de dix ans, si cette posologie correspond aux indications des autorités de réglementation. Les données sur l’immunogénicité chez l’enfant de plus de 6 mois et de moins de 10 ans sont limitées et de nouvelles études s’imposent. Lorsque les autorités nationales ont décidé de donner la priorité aux enfants pour les premières vaccinations, le Groupe recommande de commencer par administrer une seule dose de vaccin au plus grand nombre possible d’enfants. Il souligne en outre la nécessité de faire des études pour préciser les posologies efficaces chez les sujets immunodéprimés.

Administration concomitante de vaccins

Les essais cliniques portant sur l’administration concomitante des vaccins contre la grippe saisonnière et la grippe pandémique sont en cours, mais le Groupe prend acte de la recommandation des US Centers for Disease Control and Prevention de ne pas administrer simultanément les vaccins vivants atténués contre la grippe saisonnière et la grippe pandémique. Les experts recommandent de n’administrer simultanément contre les deux formes de grippe que des vaccins inactivés ou un vaccin inactivé et un vaccin vivant atténué. Rien n’indique à leurs yeux que l’administration concomitante de vaccins, telle qu’elle est recommandée, augmente le risque d’effets secondaires.

Innocuité des vaccins

Les experts ont examiné les premiers résultats de la surveillance des personnes ayant été vaccinées contre la pandémie et n’ont trouvé aucune indication de réactions indésirables inhabituelles. On a signalé certaines manifestations post-vaccinales indésirables, mais elles restent bien en deçà des limites de celles que l’on observe habituellement avec les vaccins saisonniers, dont le profil d’innocuité est excellent. Bien que ces premiers résultats soient rassurants, il faut continuer de surveiller les effets indésirables.

Vaccination des femmes enceintes

En ce qui concerne les vaccins pour les femmes enceintes, le Groupe relève que les études des vaccins vivants atténués et inactivés adjuvés ou non adjuvés sur l’animal de laboratoire n’ont pas mis en évidence d’effets nocifs directs ou indirects sur la fécondité, la grossesse, le développement de l’embryon ou du fœtus, la naissance ou le développement post-natal. Sur la base de ces données et du risque sensiblement plus élevé d’une issue sévère chez la femme enceinte infectée par le virus pandémique, le Groupe a recommandé d’autoriser l’administration de tout vaccin homologué chez la femme enceinte, dans la mesure où les autorités de réglementation n’ont pas trouvé de contre-indication spécifique.

Vaccins pour l’hémisphère Sud en 2010

Le Groupe a également étudié la composition des vaccins devant être utilisés pendant l’hiver 2010 dans l’hémisphère Sud. Deux options ont été évaluées : un vaccin trivalent, efficace contre le virus pandémique H1N1, le virus saisonnier H3N2 et les virus grippaux B ou un vaccin saisonnier bivalent, efficace contre les virus H3N2 et B, mais devant éventuellement être complété par un vaccin monovalent contre le H1N1. Les experts ont conclu qu’il fallait garder ces deux options pour la composition des vaccins à utiliser dans l’hémisphère Sud, la décision finale devant être prise en fonction des besoins nationaux.

A Montréal des services pédiatriques congestionnés avec la deuxième vague de grippe A

Les urgences de l'Hôpital de Montréal pour enfants et du centre hospitalier universitaire Sainte-Justine débordent. En raison de la deuxième vague de la pandémie de grippe A (H1N1), les deux établissements fonctionnent à 180 % de leur capacité.

En conférence de presse jeudi matin, les directeurs des urgences des deux hôpitaux ont lancé un message aux parents: si les enfants présentent des symptômes de grippe bénins, ils doivent demeurer à la maison. «Les urgences sont réservées aux cas urgents», ont-ils répété.«Comme la maladie est bénigne, je pense qu'on fait face, à ce stade-ci aujourd'hui, à une psychose du H1N1», a dit le Dr Michael Arsenault, directeur médical des services d'urgence au CHU Sainte-Justine. Il estime que près de la moitié des enfants qui se présentent aux urgences de son établissement depuis une semaine présentent des symptômes d'allure grippale. Puisque plusieurs cas sont «bénins», a-t-il souligné, son équipe pourrait avoir du mal à soigner promptement les enfants les plus souffrants.

«Le mécanisme pour dépister ceux qui sont plus malades dépend du triage. Et si le triage est débordé par des cas de personnes moins malades, ça rend le travail au triage très difficile et c'est ça qui pourrait causer des problèmes», a-t-il expliqué. La mort subite d'un garçon de 13 ans en Ontario de symptômes s'apparentant à la grippe A (H1N1) suscite l'inquiétude chez beaucoup de parents dont l'enfant est fiévreux. La direction des deux hôpitaux comprend les préoccupations des parents. Elles leur demande toutefois, s'ils sont inquiets, de consulter d'abord un médecin de famille ou encore le personnel d'une clinique sans rendez-vous de leur quartier.

Au Canada les urgences pédiatriques sont débordées et la pénurie de vaccin pourrait faire reconsidérer la stratégie vaccinale contre la grippe A

Pour le moment, la santé publique n'envisage pas de devancer la campagne de vaccination massive, ni de changer l'ordre de priorité établi pour les groupes vulnérables. «La limite est le nombre de vaccins disponibles», souligne le directeur de la santé publique de Montréal, le Dr Richard Lessard.

Ce n'est pas avant le début de novembre que la région sera en mesure de recevoir les quantités maximales dont elle a besoin chaque semaine pour vacciner la population, soit 200 000 doses. «On ne veut pas le modifier maintenant (l'ordre de priorité), mais si la situation se détériorait, c'est évident qu'on pourrait reconsidérer nos priorités et on travaille déjà sur des scénarios alternatifs», ajoute le Dr Lessard.

À Montréal, la campagne de vaccination massive débutera le 6 novembre. Ailleurs, notamment en Montérégie, cette campagne débute dès lundi prochain. Cette semaine, la vaccination est plutôt destinée aux grands malades hospitalisés et aux travailleurs de la santé. Mais certains centres de vaccination ont été pris d'assaut hier. C'était le cas à Longueuil, où un centre a même manqué de doses parce que trop de personnes s'étaient présentées sur l'heure du midi. A Montréal, les choses rentrent dans l'ordre graduellement. L'Agence de santé et des services sociaux de Montréal se défend d'ailleurs d'avoir pris du retard dans la distribution des doses de vaccin. «On démarre un exercice de grande envergure. (...) C'est normal qu'il y ait des ajustements en cours de route», affirme le président et directeur général de l'Agence, David Levine. Hier matin, 56 des 120 sites identifiés pour la vaccination des travailleurs de la santé avaient reçu leurs doses de vaccin. Le CHUM et le CUSM ont ainsi pu commencer la vaccination des patients les plus malades hospitalisés sur les étages ainsi que du personnel et des médecins travaillant aux urgences et aux soins intensifs.

D'ici le 6 novembre, 110 000 personnes devraient ainsi avoir été vaccinées dans l'île de Montréal, ajoute M. Levine. «La raison pour laquelle l'ensemble des doses n'est pas distribuée, c'est pour des raisons de protection du vaccin lui-même», complète le directeur de la santé publique de Montréal, le Dr Richard Lessard. Le vaccin est notamment sensible à la lumière et doit être entreposé dans un endroit à température déterminée, si bien que l'Agence ne distribue que les quantités nécessaires à la fois. Les délais dans le début de la vaccination à Montréal ont eu des échos jusqu'à l'Assemblée nationale hier. Questionné par l'opposition qui déplore les ratés et la confusion qui existe, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a reconnu avoir fait part de ses «inquiétudes» à l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal à ce sujet. «Pour rassurer la population, il y a quelques endroits où il y a eu des difficultés qu'on corrige très rapidement. Mais, pour l'ensemble du Québec, la vaccination est très bien entreprise», a souligné le ministre. À ce jour, Québec a investi 200 millions pour la lutte contre la grippe A (H1N1).

Premier décès en Allemagne de la grippe A d'une femme de 48 ans en bonne santé

Une femme de 48 ans, qui n'avait pas d'ennuis de santé connus, est décédée en Allemagne des suites de la grippe A (H1N1), a annoncé ce vendredi l'hôpital universitaire de Bonn.

Il s'agit du premier décès en Allemagne d'une personne bien portante. Par ailleurs, les autorités ont fait état de la mort d'un enfant de cinq ans atteint d'une grave infection pulmonaire. Ces deux décès portent à cinq le nombre de morts consécutives au virus de la grippe A/H1N1 dans le pays. Dans les trois premiers cas, les personnes qui ont succombé au virus souffraient d'autres maladies.

Ukraine : Premier cas mortel de grippe H1N1

L'Ukraine a enregistré "au moins" un cas mortel de grippe H1N1, a annoncé vendredi le ministère de la Santé, alors que l'ouest du pays est en proie à un début de panique après la mort de 30 personnes d'une pneumonie d'origine inconnue.

"Un cas de grippe porcine est confirmé" sur une des 30 personnes décédées dans l'ouest de l'Ukraine, a annoncé la porte-parole du ministère, Lioudmila Gordon, lors d'une conférence de presse à Kiev. Pour les 29 autres décès, il sera très difficile d'établir un diagnostic, la plupart des victimes s'étant présentées trop tard chez le médecin pour que des analyses concluantes puissent être effectuées, a-t-elle expliqué. "On peut dire aujourd'hui que l'Ukraine est entrée dans la zone de l'épidémie de grippe H1N1", a déclaré le ministre de la Santé, Vassyl Kniazevitch.

Fermeture de toutes les écoles en Ukraine pour cause de grippe A

L'Ukraine connaît un début de panique après la mort de 30 personnes d'une pneumonie d'origine inconnue. Au moins un cas de grippe H1N1 est confirmé sur ces 30 décès. Le Premier ministre a annoncé l'annulation des rassemblements publics.


Le Premier ministre ukrainien Ioulia Timochenko (photo ci-contre) a annoncé vendredi la fermeture de tous les établissements scolaires et l'annulation des rassemblements publics dans le pays pour trois semaines en raison de la pandémie de grippe H1N1.
L'Ukraine a enregistré "au moins" un cas mortel de grippe H1N1, a annoncé vendredi le ministère de la Santé, alors que l'ouest du pays est en proie à un début de panique après la mort de 30 personnes d'une pneumonie d'origine inconnue.

Diagnostic difficile à établir

"Un cas de grippe porcine est confirmé" sur une des 30 personnes décédées dans l'ouest de l'Ukraine, a annoncé la porte-parole du ministère, Lioudmila Gordon, lors d'une conférence de presse à Kiev. Pour les 29 autres décès, il sera très difficile d'établir un diagnostic, la plupart des victimes s'étant présentées trop tard chez le médecin pour que des analyses concluantes puissent être effectuées, a-t-elle expliqué. "On peut dire aujourd'hui que l'Ukraine est entrée dans la zone de l'épidémie de grippe H1N1", a déclaré le ministre de la Santé, Vassyl Kniazevitch.

Grippe A : +14 % de morts selon l'OMS

Le nombre de victimes de la grippe pandémique H1N1 a augmenté de 14 % soit 700 morts supplémentaires en une semaine atteignant ainsi 5 700 décès, indique le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié vendredi. Le précédent bilan de l'OMS faisait état d'au moins 5 000 morts dans 195 pays et territoires de la planète depuis l'apparition du virus H1N1 en mars-avril. Les Amériques restent les plus touchés.

Vaccination contre la grippe A avancée en France pour les professionnels de santé libéraux

Face à la recrudescence du nombre de cas de grippe A (H1N1) en Ile-de-France, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a décidé de donner "la possibilité aux médecins, sages-femmes et infirmiers libéraux, de se faire vacciner s'ils le souhaitent, au sein des établissements de santé sans attendre l'ouverture des centres de vaccination", précise vendredi un communiqué.

Les professionnels de santé pourront se faire vacciner du 2 au 10 novembre dans les "centres hospitaliers qui bénéficient d'un SAMU et d'une consultation grippe". Ceux qui préfèrent attendre, "seront prioritaires à l'ouverture des centres de vaccination le 12 novembre".

Onze cas mortels de grippe A en Italie dont 4 hier

L'Italie a enregistré onze décès de la grippe H1N1, dont quatre pour la seule journée d'aujourd'hui, a annoncé à Rome le vice-ministre de la Santé selon lequel l'Italie est le pays d'Europe qui compte le plus de personnes atteintes par la pandémie.

La ville de Naples a enregistré quatre morts en trois jours, parmi lesquels un détenu, conduisant les autorités à ordonner la vaccination des agents pénitentiaires et de la population carcérale à risque. Plusieurs retraités ainsi qu'une femme de 43 ans, hospitalisée à Rimini (nord) pour des problèmes respiratoires, et un médecin qui venait d'opérer un patient, ont été également victimes de la maladie. Le nombre de personnes atteintes de la grippe porcine "s'est considérablement accru", a ajouté le vice-ministre, Ferruccio Fazio, selon lequel l'Italie compte le plus grand nombre de personnes souffrant de cette maladie, avec un taux de 380 pour 100 000 habitants. Selon le Centre national d'Epidémiologie, 200 000 cas ont été enregistrés en une semaine, et les personnes les plus touchées sont les enfants de cinq à quatorze ans.

jeudi 29 octobre 2009

La première vague de grippe A débute à peine en France, la deuxième surviendra en 2010

Le nombre de patients hospitalisés aux urgences en raison de la grippe A (H1N1) a doublé la semaine dernière en France et la recrudescence de cas est encore plus marquée en Ile-de-France. Les médecins refusent de céder à la panique et encouragent les patients à consulter leur médecin généraliste avant de se rendre aux urgences.

Depuis l’annonce en début de semaine du décès d’une femme de 38 ans, surveillante de cantine d’une école maternelle de l’Oise, victime de la grippe H1N1, il semble que les inquiétudes au sujet de l’épidémie repartent de plus belle. « Toutes les urgences pédiatriques en Ile-de-France ont une augmentation d’activité de 75 % à 80 % par rapport à une période similaire sur les quatre ou cinq dernières années », avertissait hier, sur France Inter, le Pr Gérard Chéron, chef du service réanimation, urgence et anesthésie pédiatrique de l’hôpital Necker à Paris.

Une situation qui confirme les derniers chiffres publiés par l’Institut de veille sanitaire (INVS). Car selon sa directrice générale, le docteur Françoise Weber : « La situation est très évolutive, notamment en Ile-de-France, où la progression de l’épidémie est très rapide avec + 55 % de consultations la semaine dernière. C’est une progression qui commence à gagner toute la France métropolitaine », avec en tête les grands centres urbains. Et les déplacements massifs prévus à l’occasion des vacances de la Toussaint devraient accélérer la propagation du virus.

30 % des habitants de l’Union Européenne
La grippe A est en augmentation dans de nombreux pays de l’hémisphère Nord, selon l’INVS. D’ailleurs, un habitant de l’Union européenne sur trois pourrait être infecté par le virus dans les prochains mois, selon les prévisions de la commissaire européenne à la Santé, Androulla Vassiliou.

« Dans ce cas, nous devons nous attendre malheureusement à un nombre de morts importants », a-t-elle ajouté. Mais malgré ces chiffres inquiétants, le professeur Chéron refuse de céder à la panique. Si les urgences « sont là pour tous les cas graves, comme une intolérance alimentaire absolue ou une insuffisance respiratoire, la grippe, ça se soigne chez son médecin généraliste, chez son pédiatre, dans son quartier », rappelle-t-il, avant de préciser que « cette pandémie aura deux vagues. Nous n’en sommes qu’à la première vague, une deuxième suivra, courant 2010 ».

mercredi 28 octobre 2009

Les vaccins contre la grippe saisonnière plébiscités et en rupture dans certaines pharmacies en France

Situation paradoxale, on assiste cette année à une volonté très importante de se protéger contre la grippe dite saisonnière, à tel point que dans certains endroits le vaccin n'est plus disponible. Les vaccins commercialisés en France sont : Vaxigrip ®, Influvac ®, Mutagrip ®, Gripguard ®, Immugrip ® et Tétagrip ®. On remarque le même phénomène avec le vaccin anti-pneumococcique le Pneumo 23 ®.

Cela est bénéfique en permettant d'empêcher au maximum les virus saisonniers de s'implanter et donc d'avoir des cas associant les grippes saisonnières et pandémiques en trop grand nombre chez des mêmes patients multipliant de ce fait toutes les possibilités de recombinaison. Par ailleurs il sera plus facile de diagnostiquer une grippe pandémique chez un sujet vacciné pour la grippe saisonnière. Il semble donc que la crainte qui existe vis-à-vis du vaccin pandémique correspond plus à l'idée de l'insuffisance du recul et non pas de la vaccination elle-même. On peut espérer qu'avec le temps la stratégie vaccinale sera mieux acceptée et qu'il sera possible de faire passer le message de la prévention pour éviter de devoir faire face à un afflux de demande lorsque la pandémie commencera à produire des ravages.

Les chiffres publiés ce mercredi confirment la forte progression du virus de la grippe A (H1N1)

Tous les indicateurs sont dans le rouge. Les chiffres publiés ce mercredi par l'Institut de veille sanitaire (InVs) confirment la montée en puissance de l'épidémie de grippe A (H1N1). La progression se fait particulièrement sentir en Ile-de-France, où les consultations pour grippe ont augmenté de 55 % en une semaine chez les médecins généralistes. Même constat dans les hôpitaux, où le nombre de passage aux urgences pour symptômes grippaux a doublé dans toute la France.

Plus de consultations aux urgences pédiatriques

En région parisienne, les urgences pédiatriques enregistrent même une suractivité proche de 80 %, selon le chef du service de réanimation pédiatrique de l'hôpital Necker à Paris, le professeur Gérard Chéron. Or, l'expérience montre que, normalement, les services pédiatriques connaissent une baisse d'activité pendant les derniers jours des vacances de la Toussaint, l'activité remontant ensuite «à son maximum, dans les 48 heures après la rentrée» a-t-il expliqué sur France Inter. Voilà qui n'augure rien de bon pour les semaines à venir, d'autant que, selon Gérard Chéron, «ces vacances vont être le vecteur de diffusion vers les régions françaises de la grippe A et dans les grandes agglomérations. La contamination sera extrêmement rapide.» La semaine dernière, 76 patients ont été hospitalisés pour cause de grippe A (H1N1) dont 22 dans un état grave. Quatre personnes sont décédées.

Grippe H1N1 : 47 nouveaux cas mortels au Mexique en une semaine, 318 au total

Le Mexique a enregistré 47 nouveaux cas mortels de grippe H1N1 au cours de la semaine écoulée, pour un nouveau total de 318 décès et de 50 234 cas de contamination depuis l'apparition du virus au printemps dernier, a annoncé mardi le ministère de la Santé à Mexico.

Le Mexique avait été en avril et mai le foyer mondial de la diffusion du virus qui a fait au moins 4 108 morts dans le monde, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Au Mexique, la nouvelle vague de contamination apparue à l'automne affecte surtout les régions du Chiapas et du Yucatan (sud-est), de Nuevo Leon (nord-est) et de Michoacan (ouest), et de la capitale.

L'avis des pédiatres sur l'organisation complexe de la vaccination contre la grippe en France

Les pédiatres ont confiance dans les vaccins contre la grippe A (H1N1) et dans la campagne de vaccination mise en place par les autorités sanitaires françaises, mais ils émettent quelques réserves sur les modalités de son application.

Leur principale réserve porte sur l'impossibilité de vacciner eux-mêmes contre la grippe A (H1N1) les enfants en cabinet libéral ou dans les centres de protection maternelle et infantile (PMI). Cette réserve rejoint d'ailleurs celle de l'Académie nationale de médecine, qui a demandé d'autoriser les médecins généralistes à pratiquer eux-mêmes cette vaccination "plus particulièrement dans l'éventualité où certaines personnes ne pourraient se rendre dans les centres de vaccination à cause de leur état ou de conditions climatiques défavorables". Le ministère de la Santé justifie sa décision de pratiquer la vaccination dans des centres de vaccination par les contraintes techniques liées à la disponibilité des vaccins, principalement en multidoses, et par sa volonté de voir les médecins traitants se consacrer aux soins de leurs patients et non à la vaccination en cas de juxtaposition du pic épidémique et de la campagne de vaccination.

"Les cabinets libéraux et les PMI ont de tout temps assuré les vaccinations avec des conditions de sécurité optimales. Les médecins y connaissent bien leurs patients et ont leur confiance, ce qui aurait permis une meilleure couverture vaccinale", soulignent ces spécialistes. "L'évaluation des indications et contre-indications y aurait été au moins aussi pertinente que dans les centres dédiés. La traçabilité des vaccins y aurait été tout aussi possible et la traçabilité des patients vaccinés meilleure". Les pédiatres mettent aussi le doigt sur l'application des recommandations chez l'enfant vacciné pour la première fois qui va être "rendue difficile par l'impossibilité de faire les deux vaccins grippaux (saisonnier et pandémique) le même jour". Ils déplorent le fait qu'un délai de trois semaines ait été recommandé - uniquement en France - entre ces deux vaccins et rappellent que les deux vaccins nécessitent, chacun, deux injections, à trois semaines d'écart.

Premier décès en Afghanistan de la grippe A (H1N1)

L'Afghanistan a enregistré son premier décès lié à la grippe H1N1, a annoncé aujourd'hui le ministère de la Santé afghan. "La victime était un ingénieur de Kaboul. Il travaillait pour une société de construction", a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de la Santé, Ahmad Farid Rahid. Il a ajouté que l'homme, décédé hier dans un hôpital de Kaboul, était "en relation avec des étrangers" de par son travail.

La grippe A est une "menace sociale"

Pour Patrice Bourdelais, historien et professeur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, l'épidémie pourrait provoquer de graves tensions dans le pays.

Le ministère de la Santé n'a cessé de communiquer durant l'été. Aujourd'hui, les stocks de vaccins sont là, mais l'épidémie se fait attendre. Certains doutent même de son existence. Alors pourquoi les pouvoirs publics se sont-ils autant mobilisés ?

Il y a d'abord un particularisme français. Depuis l'affaire du sang contaminé, le principe de précaution régit l'attitude de nos gouvernants en matière de santé publique. Mais, plus généralement, aujourd'hui, c'est l'ensemble des sociétés contemporaines qui présentent un seuil de tolérance extraordinairement bas aux événements imprévisibles et dramatiques. Un décès, et c'est la Une des journaux télévisés. La mort fait peur, elle a été peu à peu exclue de notre environnement, au point que nous sommes très démunis face à elle. Qui se souvient que la grippe de Hongkong a provoqué en France, durant l'hiver 1968, la disparition de 28 000 personnes ? Où est notre mémoire collective de ces deuils ?

Comment expliquez-vous l'évidente réticence des populations à se faire vacciner, même gratuitement ?

On peut appeler cela le syndrome de Pierre et le loup. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a eu beau monter ce phénomène en épingle, les Français, eux, ne voient toujours rien venir. Pis, on leur explique que le vaccin a été (trop ?) rapidement étudié par les autorités de santé, qu'il contient des adjuvants comme le mercure, notamment. Comme les pouvoirs publics, les individus raisonnent en termes de risque. Sans doute le risque épidémique est-il actuellement, à leurs yeux du moins, inférieur au risque vaccinal.

Il suffirait donc que l'épidémie arrive vraiment pour que la demande de vaccins explose ?

C'est très vraisemblable, et je ne vois pas comment on échapperait alors à des tensions sociales importantes, en France comme ailleurs. Il n'est pas impossible que certains gardent précieusement par devers eux "leur" Tamiflu, voire en arrivent à se battre pour faire partie des premières personnes vaccinées... Les personnes saines vont accuser les malades d'être irresponsables pour ne pas s'être fait vacciner. Ce ne sera pas la guerre civile, mais les clivages à l'intérieur des pays risquent d'être plus nets encore que ceux entre nations.

D'autant que les conditions de distribution du vaccin ne sont pas totalement réglées...

C'est même, à ma connaissance, une première dans l'histoire de notre pays. Les pouvoirs publics ont établi une hiérarchie entre les prioritaires (personnel de santé, adolescents...) et les moins prioritaires (la population générale). Tout le monde pourra être vacciné, mais pas la même semaine. Or, sur ce point précis, les pouvoirs publics manquent de pédagogie ; à mon avis, ils commettent une erreur, car certaines réactions seront violentes.

De quelle violence parlez-vous ?

Ceux qui apprendront brutalement qu'ils ne pourront être vaccinés au moment où ils le souhaitent le vivront très mal. Pour peu que survienne un élément supplémentaire (chômage, origine étrangère, quartier difficile, etc.), ils en concevront un sentiment d'injustice fort, quelque chose de l'ordre du "décidément, je ne suis pas un Français comme les autres". Ils se sentiront abandonnés par le gouvernement. De ce point de vue, la grippe A constitue une menace pour la cohésion sociale.

Grippe A (H1N1) : Le Québec conserve ses priorités

Le décès d'un troisième adolescent ontarien dû à la grippe A (H1N1) n'incitera pas le Québec à revoir l'ordre de priorité des groupes qui recevront le vaccin dans la province, contrairement à l'Ontario.

Le Dr Alain Poirier (en photo ci-contre), directeur national de santé publique du Québec fait le point : « On ne peut pas changer toute la priorisation [sic] de l'offre de la vaccination sur ces premiers cas », a réagi mardi le directeur national de santé publique du Québec, le Dr Alain Poirier. Les jeunes de 5 à 18 ans en santé seront donc vaccinés après le personnel de la santé et les gens considérés à risque. Le Dr Poirier a cependant indiqué que les jeunes du même âge présentant des problèmes de santé faisaient partie du premier groupe ciblé par la campagne de vaccination, comme cela était prévu. Il a en outre rappelé que les priorités ont été établies à la lumière des milliers de cas constatés antérieurement. Les enfants de moins de cinq ans ont eu plus de problèmes que les enfants plus âgés, particulièrement quand ils avaient une maladie chronique sous-jacente, a-t-il expliqué. « Si cela change, a-t-il poursuivi, bien sûr, on va s'ajuster ». Le Dr Poirier a toutefois reconnu que la situation est préoccupante pour les parents, mais il invite la population à appliquer les mesures recommandées pour se protéger.

Les jeunes de 5 à 18 ans en santé feront toutefois partie du deuxième groupe ciblé en priorité. Dans les régions où les écoles comptent un grand bassin d'élèves, la vaccination en milieu scolaire sera privilégiée, mais ce ne sera pas le cas dans l'ensemble de la province. Le Dr Poirier croit que ce type de vaccination n'est pas le meilleur moyen pour rejoindre efficacement les élèves fréquentant les écoles de petite taille.

Des retards à Montréal

À Montréal, la vaccination contre la grippe A (H1N1) a commencé mardi auprès des grands malades, après avoir connu quelques ratés lundi, qui devait être le premier jour de la vaccination. L'opération se poursuivra mercredi pour les travailleurs de la santé. Lundi, les autorités sanitaires de l'île n'ont pas été en mesure de vacciner qui que ce soit, en raison de retards dans la livraison des vaccins. Ailleurs, la vaccination a parfois commencé dans la confusion. À Longueuil, par exemple, des centaines de personnes se sont présentées lundi matin dans un centre de vaccination, même si la priorité devait d'abord être donnée aux employés de la santé. Le ministre de la Santé du Québec, Yves Bolduc, demande aux citoyens d'être patients.

Par ailleurs, près d'une vingtaine d'étudiants qui habitent aux résidences de l'Université McGill ont éprouvé les symptômes de la grippe au cours de la dernière semaine. Selon le Dr Pierre-Paul Tellier, directeur des services de santé de McGill, il est probable que les étudiants soient atteint du virus de la grippe H1N1. Le Dr Tellier tire cette conclusion du fait que la grippe saisonnière se manifeste surtout en janvier. L'université a installé des distributrices de savon antiseptique dans les résidences et offre des masques chirurgicaux aux étudiants malades. En outre, le premier ministre Jean Charest montrera l'exemple. Sa famille et lui se feront vacciner au début de la phase de vaccination générale, qui doit commencer le 2 décembre.

Premiers morts de la grippe H1N1 en Mongolie

Le ministère mongol de la Santé a averti ce mercredi que la grippe H1N1 pourrait prendre "des proportions épidémiques" dans le pays qui vient de faire état de ses premiers décès.

Quatre personnes sont décédées de la grippe H1N1 en Mongolie, seulement deux semaines après l'apparition du virus dans le pays, ont indiqué des responsables sanitaires ainsi que l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Le nombre de personnes infectées croît de jour en jour et il y a donc de grands risques que la propagation de la grippe (H1N1) prenne une dimension épidémique", a annoncé le ministre de la Santé Sambuu Lambaa après des discussions avec des responsables de l'OMS. Le gouvernement mongol a tenu une réunion d'urgence mardi. En deux semaines 392 personnes ont été infectées, en grande majorité dans la capitale Oulan Bator. Parmi elles, quatre personnes se trouvaient hospitalisées dans un état grave.

Les autorités ont interdit tout événement culturel ou sportif jusqu'à nouvel ordre et rallongé les vacances des élèves du secondaire d'une semaine jusqu'au 5 novembre, afin de limiter les risques de propagation du virus. La Mongolie, pays isolé et sous-développé, dispose de près de 4 millions d'euros pour l'achat de vaccins et de matériel de diagnostic, mais ne peut vacciner que 2 % de sa population de 2,7 millions d'habitants d'ici au 9 novembre. La Mongolie est enclavée entre la Russie et la Chine, où un 3e cas mortel de grippe vient d'être enregistré, au Xinjiang (nord-ouest), a annoncé mercredi la presse officielle. Selon le ministère de la Santé chinois cité par le Global Times, au total 35 664 cas ont été enregistrés dans le pays qui connaît actuellement une "deuxième vague" de contaminations.

mardi 27 octobre 2009

Soupçons de grippe aviaire en Belgique

Un cas suspect de grippe aviaire a été découvert dans le nord-est de la Belgique chez un cygne sauvage trouvé mort près de la ville de Lommel, non loin de la frontière néerlandaise, ont annoncé lundi les autorités belges, qui ont entamé des tests pour vérifier si l'oiseau a succombé au virus H5N1.

Selon Pascal Houbaert, porte-parole de l'agence belge de sécurité des aliments, les experts suivent la procédure normale en effectuant des tests sur le volatile, découvert par des promeneurs dimanche dans une rivière près de Lommel à 106 km au nord-est de Bruxelles.

Les 1 100 centres de vaccinations seront opérationnels en France à partir du 12 novembre

Un habitant de l’Union européenne sur trois pourrait être touché dans les prochains mois, a annoncé hier Androulla Vassiliou, la commissaire européenne à la Santé. Elle a appelé les Européens à se faire vacciner massivement. En France, la campagne de vaccination contre la grippe A va justement bientôt rentrer dans sa phase active. Après les personnels de santé, actuellement traités dans les hôpitaux, toute la population sera concernée après les vacances de la Toussaint, à partir du 12 novembre exactement. La vaccination se fera par ordre de priorité en fonction du risque face à cette maladie : les femmes enceintes en premier, suivies des nourrissons avec certains facteurs de risques, comme l’insuffisance respiratoire, puis les adultes atteints par certaines pathologies, comme l’asthme ou le diabète. Pour faire face à cet afflux supposé massif de population mais qui sera peut-être limité en fonction d’un scepticisme important dans l’opinion publique sur l’utilité de cette vaccination, l’Etat a mis en place une gigantesque logistique.

Sur le territoire national, 1 100 centres de vaccination vont bientôt ouvrir leurs portes. Il y aura 166 sites en Ile-de-France répartis ainsi : Paris : 22, Seine-Saint-Denis : 21, Val-de-Marne : 15, Seine-et-Marne : 25, Essonne : 17, Hauts-de-Seine : 23, Yvelines : 29 et Val-d'Oise : 14

Le nombre de cas de grippe A en Russie largement sous-estimé

Le directeur de l'Institut de recherches sur la grippe Oleg Kisselev estime que le nombre de cas de grippe A (H1N1) en Russie est dix fois plus élevé que celui mentionné dans les statistiques officielles.

"Ces données ne sont pas véridiques", a-t-il indiqué mercredi lors d'une conférence de presse, commentant les dernières statistiques des autorités sanitaires russes faisant état de 927 cas confirmés. M.Kisselev a déclaré que les statistiques officielles mentionnaient principalement des cas de grippe importée, alors que son institut voit se multiplier les cas de contamination "intérieure", au sein des familles. Le directeur de l'Institut de recherches sur la grippe a expliqué le décalage entre les chiffres officiels et la situation réelle par des insuffisances au niveau du diagnostic. Selon lui, la mortalité provoquée par les complications de la grippe porcine est très élevée. "En moyenne, la mortalité est deux à quatre fois supérieure à celle provoquée par la grippe saisonnière", a conclu M.Kisselev.

Grippe H1N1 : Premiers cas mortels en Russie

Le ministère russe de la Santé a annoncé ce mardi les premiers cas mortels de grippe H1N1 en Russie, avec le décès de trois personnes à l'est du lac Baïkal, en Sibérie orientale, et d'une quatrième à Moscou.

Un patient est vacciné contre le virus de la grippe H1N1, le 10 septembre 2009 dans une clinique à Saint-Petersbourg

"En date du 27 octobre 2009, trois cas mortels dus au virus A (H1N1) ont été enregistrés dans la région (de Tchita en Sibérie)", a indiqué le ministère de la Santé et du Développement social dans un communiqué. Le département de la Santé de la mairie de Moscou a ensuite annoncé la mort d'une quatrième personne, une information confirmée peu après par le ministère de tutelle. "Nous confirmons cette information", a indiqué un porte-parole du ministère de la Santé, cité par l'agence Interfax.

Ce mardi matin, le médecin en chef russe, Guennadi Onichtchenko, avait le premier annoncé deux décès de cette forme de grippe, des femmes âgées de 29 et 50 ans, à Tchita. Quelques heures plus tard, le ministère de la Santé indiquait qu'il y avait finalement trois et non deux morts dans cette région proche de la frontière russo-chinoise. "Dans ces trois cas, les malades n'ont pas fait appel à un médecin et se sont soignés seuls pendant trois à cinq jours. Ils ont (alors) été hospitalisés (...) dans un état de gravité moyenne", a expliqué le ministère. "Au sixième et au septième jours, la maladie s'est aggravée d'un coup, évoluant en pneumonie et en insuffisance respiratoire. La mort est intervenue entre un et trois jours plus tard", conclut le communiqué. Selon le ministère, la Russie a enregistré 1 349 cas de grippe H1N1 depuis le début de l'épidémie : 393 personnes sont actuellement malades et 956 sont guéries. Fin septembre, un haut responsable scientifique avait annoncé qu'un médecin était mort du virus, mais ce premier cas mortel en Russie avait été démenti par la suite par le ministère russe de la Santé.

Plus de 150 000 personnes ont déjà reçu le vaccin Pandemrix ® contre la grippe A (H1N1)

Vendredi, le laboratoire britannique GSK a annoncé que plus de 150 000 personnes ont reçu son vaccin adjuvanté Pandemrix ® contre la grippe H1N1 en Europe. En effet, plusieurs gouvernements européens, dont la France, ont lancé leur campagne de vaccination contre la grippe A ces dernières semaines.

Selon GSK, plus de 10 millions de doses ont déjà été fournies aux gouvernements. Le laboratoire précise que les livraisons continuent et augmenteront dans les prochaines semaines. Par ailleurs, alors que le vaccin Pandemrix ® a déjà été testé auprès de 2 000 personnes, GSK annonce les premiers résultats des essais pédiatriques. En Espagne, 200 enfants âgés de 6 mois à 3 ans ont reçu le vaccin de GSK. Les résultats préliminaires sont plutôt positifs. "Chez ces jeunes enfants, le vaccin provoque une forte réponse immunitaire, après seulement une dose", selon Jean Stephenne, le président du laboratoire. De plus, les doses nécessaires pour ces enfants sont diminuées de moitié par rapport au dosage adulte. Si ces premiers résultats sont encourageants, les essais sont encore en cours et d'autres données devront les confirmer prochainement.

Source :
Pandemic (H1N1) 2009 Influenza Update : Experience of GSK's H1N1 adjuvanted vaccine, Pandemrix™, and preliminary paediatric results - 23 octobre 2009

Décès d'une surveillante de cantine, âgée de 38 ans, de la grippe A à Creil (Oise)

Une femme de 38 ans, atteinte de la grippe A (H1N1), est décédée samedi à Creil (Oise). Cette femme, qui souffrait de diabète et faisait donc partie des personnes à risque, avait été admise mardi dernier au centre hospitalier Laennec de Creil. L'origine de la mort a été confirmée par un médecin inspecteur de la DDASS et une cellule de crise a été mise en place lundi à Creil, où la victime travaillait au service restauration d'une maternelle du centre-ville.

"Deux écoles fréquentaient le réfectoire de cette maternelle. Les parents de 180 enfants ont été avisés aujourd'hui par un courrier déposé à domicile par la police municipale". Les enfants devront être auscultés par leur médecin de famille mais aucune mesure spécifique n'a été prise, l'établissement étant fermé pour les vacances scolaires. L'Institut de veille sanitaire (InVS) ne confirmait pas pour l'heure ce décès, renvoyant au prochain bulletin sur l'épidémie prévu ce mercredi.

lundi 26 octobre 2009

Premier cas mortel en Finlande de la grippe A (H1N1)

Le premier cas mortel de grippe H1N1 en Finlande a été enregistré chez une femme de 25 ans, ont annoncé les autorités sanitaires finlandaises ce lundi.

La jeune femme, qui souffrait également d'une affection de longue durée, est décédée samedi dans l'ouest du pays, huit jours après le diagnostic du virus, a indiqué l'Institut national de la Santé et de la Protection sociale finlandais dans un communiqué. "Une infection respiratoire due à la grippe H1N1 avait été diagnostiquée le 16 octobre et elle avait reçu du (traitement anti-grippal) Tamiflu le même jour", a précisé l'institut. Parmi les pays voisins de la Finlande, des cas mortels ont déjà été recensés en Suède et en Norvège. Aucun cas mortel n'a en revanche été rapporté en Russie. Quelque 520 cas de grippe H1N1 ont été enregistrés en Finlande, dont 50 au cours des deux dernières semaines. La vaccination contre le virus a commencé pour les personnels de santé et doit se poursuivre la semaine prochaine avec les femmes enceintes. Les autorités s'attendent au total à vacciner d'ici la fin de l'année 2 millions de Finlandais considérés à risques -les personnes de moins de 24 ans, atteintes d'une maladie grave, les femmes enceintes et les personnels de santé- sur une population totale d'environ 5,3 millions. La décision sur une éventuelle vaccination du reste de la population doit être prise plus tard, selon les autorités sanitaires.

L'Agence européenne maintient la double injection contre la grippe A

Contrairement aux attentes, l'Agence européenne du médicament (EMEA) vient de décider de maintenir un schéma de vaccination à deux doses espacées de trois semaines, alors que plusieurs études plaident en faveur d'une dose unique.

La semaine dernière, l'EMEA a reçu des données complémentaires concernant les trois vaccins déjà autorisés : Pandemrix, Forcetria et Celvapan. Après analyse, l'Agence européenne prend la décision "de maintenir les recommandations adoptées en septembre, pour que les trois vaccins soient délivrés en deux doses". Pourtant, l'EMEA indique "qu'une seule dose pourrait suffire pour les vaccins Pandemrix et Forcetria". Mais "les données actuelles ne permettent pas au comité de recommander une seule dose", ajoute-elle. L'EMEA explique la raison de son choix. Pour l'instance européenne, la protection induite par une seule dose de vaccin "n'est pas connue sur le long terme". Les études encore en cours confirmeront peut-être les résultats préliminaires. Ainsi, l'EMEA reverra les données complémentaires, et "les recommandations pourront changer en fonction des résultats". Cette décision intervient alors que plusieurs études scientifiques ont démontré qu'une seule dose permettait, au moins pour les adultes, d'acquérir une protection suffisante contre la grippe H1N1. Une observation confirmée également la semaine dernière par une représentante de l'OMS.
Source :
CHMP reviews recommendations on use of pandemic H1N1 vaccines, et EMEA scientific committee recommends updating product information for Focetria and Pandemrix - 23 octobre

La deuxième vague de grippe A (H1N1) atteint le Canada plus vite que prévu

La pandémie de grippe A (H1N1) est de retour. Et plus rapidement que prévu, selon les autorités de santé publique qui ont lancé hier la plus vaste campagne de vaccination de l'histoire du Québec.

«Nous sommes dans la deuxième vague de la pandémie. On avait anticipé qu'elle arriverait plus tôt que la grippe saisonnière. Eh bien, nous y sommes dans ce "plus"», a indiqué le Dr Alain Poirier. Le directeur national de santé publique participait avec le ministre de la Santé, Yves Bolduc, et le coordonnateur de la sécurité civile, Michel C. Doré, à une conférence de presse quelques heures après l'annonce de l'homologation du vaccin par Santé Canada. Ce feu vert du fédéral est le seul élément qui manquait aux provinces pour lancer leur campagne. Graphique à l'appui, le Dr Poirier a indiqué que «tous les éléments confirment que nous sommes dans la deuxième vague de la pandémie». Ces derniers jours, 174 cas de grippe A (H1N1) ont été confirmés au Québec, dont 27 ayant nécessité une hospitalisation. Le Québec a aussi enregistré son premier décès depuis le mois d'août. Il s'agit d'une dame de 87 ans décédée dans un CHSLD de la Rive-Sud de Québec. Dans tous les cas de grippe enregistrés, 97 % étaient causés par le virus H1N1, confirmant ainsi qu'il s'agit du seul virus actuellement en activité.

«On aurait espéré que le virus revienne un peu plus tard pour nous laisser temps de vacciner plus de Québécois, mais on doit faire face à son arrivée maintenant», a ajouté le Dr Poirier, qui a une fois de plus hier plaidé en faveur du vaccin, tout en rappelant qu'il n'est pas obligatoire. Le Québec possède présentement 400 000 doses du fameux vaccin sur un total de 11,5 millions commandées à la compagnie GlaxoSmithKline. Dès lundi, elles seront destinées aux travailleurs de la santé qui les recevront à leur lieu de travail. Par la suite, vraisemblablement à partir du 2 novembre, les gens faisant partie des groupes jugés à risques (femmes enceintes, malades chroniques et jeunes enfants) seront vaccinés en priorité dans des lieux prévus dans chaque région. Si toutefois une personne ne répondant pas à ces critères se présentait dans un centre de vaccination dans les premiers jours, elle ne devrait pas être retournée chez elle. «Il n'y aura pas de police pour surveiller, a illustré le Dr Alain Poirier. Mais on fait appel au sens civique de la population pour respecter les priorités de vaccination. Si jamais il y a vraiment trop d'affluence, on s'ajustera.»

Les modalités et les détails officiels sur les endroits et l'horaire de vaccination reviennent aux agences de la santé de chaque région. Dans la Capitale-Nationale, les détails seront dévoilés cet après-midi. On sait par contre déjà que le Carrefour Neufchâtel, le pavillon Desjardins de l'Université Laval, les Promenades Beauport et le Centre de foires deviendront des mégacliniques où seront vaccinées de 160 à 300 personnes à l'heure. La campagne devrait durer de cinq à sept semaines.

Le délai pour qu'une personne vaccinée produise des anticorps est d'environ 10 jours après le vaccin, a aussi ajouté le Dr Poirier.

dimanche 25 octobre 2009

Débuts frileux pour la campagne de vaccination contre la grippe A en France

Les vaccins sont d'ores et déjà arrivés à la pharmacie de l'hôpital qui est donc armé pour vacciner les rares candidats. (Photo : Sylvia Catarino).

La vaccination doit commencer lundi dans le milieu hospitalier. Mais les inscrits ne se bousculent pas, loin de là. Ils sont 120 à Chartres... sur plus de 2 000 employés, à peine plus à Dreux. Ils sont les premiers désignés pour la campagne de vaccination de la grippe A, car évidemment fortement exposés : Ce sont les personnels hospitaliers. Pourtant, à quelques jours du début des vaccinations, lundi à Chartres comme à Dreux, ils ne se bousculent pas aux portes pour s'inscrire, loin de là.

Et le lancement très médiatisé de la vaccination par le ministre Roselyne Bachelot, mardi, à l'hôpital Necker, n'a semble-t-il guère eu d'effet sur le personnel hospitalier d'Eure-et-Loir. Les hôpitaux de Chartres avouent... 120 candidats sur 2 234 agents, celui de Dreux, guère plus. « La pandémie annoncée n'a pas vraiment eu lieu, constate le Dr Edgar Souchet, directeur des soins aux hôpitaux de Chartres. Nous n'avons pas constaté ni d'afflux de patients, ni d'absentéisme parmi le personnel. Cela ne pousse pas à se faire vacciner, et les débats liés à la mise en circulation rapide du vaccin ont sans doute eu eux aussi leur rôle. » « C'est une réticence classique, souligne quant à elle le Dr Véronique Julié, médecin au Samu de Dreux et référente pour le vaccin contre la grippe A à l'hôpital de Dreux. « Les gens ne connaissent pas. On a dit tout et son contraire sur ce vaccin. Et puis, on ne veut pas être le premier... Mais on est vraiment dans l'irrationnel. Car curieusement, il y a une demande massive - plus de 500 inscrits - de vaccin pour la grippe saisonnière. Un tiers de plus que d'habitude... On sait pourtant que le vaccin contre la grippe saisonnière n'a aucun effet pour la grippe A... »

L'absentéisme, un fort enjeu
À Chartres comme à Dreux, la médecine du travail chargée des vaccins ne devrait pas être débordée lundi. Du fait du petit nombre de candidats. Mais aussi du fait de cet engouement pour la vaccination contre la grippe saisonnière, qui vient seulement de s'achever. Or, il faut un délai de trois semaines minimum entre les deux vaccins... Reste bien sûr que ceux qui hésitent pourront toujours se faire vacciner plus tard. « On va relancer une incitation à la vaccination », constate le Dr Edgar Souchet qui sait bien que l'enjeu est de taille pour l'organisation du personnel, et donc d'accueil des patients, en cas de fort absentéisme. Les services publics et a fortiori les hôpitaux ont tous mis sur pied un plan de continuité du service pour se préparer au pire. Un plan de secours droit tiré de l'expérience de la grippe aviaire. « Nous avons fait des simulations jusqu'à 40 % d'absents, explique de son côté le Dr Julié, On tiendra, mais ce serait vraiment très préoccupant », souligne-t-elle, peu optimiste quant à la réserve sanitaire : « Je ne suis pas certaine qu'il y ait beaucoup d'inscrits ! On a travaillé sur nos propres ressources, en faisant appel au personnel que nous connaissons. Mais pour le moment, les médecins retraités qui nous ont signalé qu'ils seraient disponibles en cas de besoin se comptent sur les doigts de la main, et les infirmières ne sont pas plus de vingt... » Voilà qui de fait serait bien peu en cas de vague d'absentéisme.

Pour une raison inconnue la Norvège a plus de décès de la grippe A (H1N1) que les autres pays scandinaves

Les autorités sanitaires norvégiennes ont préconisé vendredi une vaccination en masse contre la grippe H1N1 en Norvège, où la pandémie a fait 10 morts, alimentant les critiques sur une supposée lenteur de l'administration.

«La Direction de la santé a décidé de recommander à l'ensemble de la population de se faire vacciner», a annoncé la ministre de la Santé Anne-Grete Stroem-Erichsen lors d'une conférence de presse. Une vaccination en masse, sur une base volontaire, ne pourra toutefois avoir lieu qu'après celle des populations à risque, soit à compter de la mi-novembre, et pourrait ne pas être bouclée avant Noël, ont précisé les autorités sanitaires. Plusieurs voix, y compris des médecins et des élus, ont fustigé la lenteur supposée de la réaction des autorités, leur désorganisation, l'insuffisance des stocks distribués ou encore les priorités géographiques retenues. La Direction de la santé a, de son côté, invoqué la cadence limitée de livraison des vaccins Pandemrix par le groupe pharmaceutique GlaxoSmithKline. La Norvège a commandé 9,4 millions de doses pour une population de 4,8 millions de personnes. «Notre recommandation ne doit pas être interprétée comme un changement de position de notre part sur la nature de cette maladie. Il s'agit d'une pandémie relativement peu agressive», a précisé Bjoern-Inge Larsen, le directeur de santé, lors de la conférence de presse. «De nombreuses personnes tombent malades mais peu subissent des conséquences sérieuses ou potentiellement mortelles», a-t-il ajouté. Un garçonnet de deux ans est devenu cette semaine la dixième victime de la grippe H1N1 en Norvège, où quelque 11 0000 personnes ont déjà contracté le virus, selon les estimations de la Direction de la santé.

Pour une raison inconnue, le nombre des victimes y est beaucoup plus élevé que dans les autres pays scandinaves.

Pour cause de grippe A la ligue reporte le match de football OM-PSG

C’est la commission des compétitions de la Ligue de football professionnel français qui a pris la décision. Le match choc de ce dimanche, l’affrontement des Parisiens et des Marseillais sur la pelouse du stade Vélodrome a été reporté. Il y aurait trois cas avérés et deux suspects. L’OM comme le PSG ont annoncé la nouvelle sur leurs sites respectifs. Puis la Ligue du football professionnel a officialisé la décision. Elle a été prise “à la suite de la recommandation formelle de la commission d’experts médicaux”, précise un communiqué diffusé sur le site de la LPF. Les joueurs parisiens et leur encadrement vont être placés en isolement pendant 72 heures.

Seuls 17 % des Français envisagent de se faire vacciner contre la grippe A (H1N1)

Seuls 17 % des Français envisagent de se faire vacciner contre la grippe A (H1N1), selon un sondage Ifop. Cette étude traduit un retournement radical de l'opinion des personnes interrogées. Mi-septembre, 55 % des personnes interrogées se disaient prêtes à se faire vacciner. (Reuters/Eric Gaillard).

Près d'un sondé sur deux (49 %) explique qu'il ne se fera "certainement pas vacciner" contre le virus qui a fait 36 morts en France, selon le dernier bilan de l'Institut national de veille sanitaire publié mardi.

Parallèlement, le niveau d'inquiétude des Français face à la grippe A chute très nettement : 16 % des sondés se disent inquiets contre 32 % il y a un mois. Le sondage a été réalisé les 22 et 23 octobre par téléphone ou à domicile auprès d'un échantillon de 965 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

samedi 24 octobre 2009

Grippe A : Obama déclare l'état d'urgence sanitaire aux Etats-Unis

Le président américain Barack Obama a proclamé un état d'urgence sanitaire aux Etats-Unis concernant l'épidémie de grippe H1N1, après le décès de plus de 1 000 personnes dans le pays depuis le printemps, a annoncé samedi la Maison Blanche.
La déclaration d'urgence, signée vendredi soir, qualifie la situation "d'urgence nationale". Elle renforce les capacités des centres médicaux à gérer l'afflux de patients atteints par le virus, en leur permettant de mettre en place des opérations d'urgence sans se conformer à certaines exigences fédérales. Dans ce document, M. Obama souligne que "la rapide augmentation des cas à travers le pays risque de submerger les services de santé". "En identifiant rapidement le virus, en mettant en oeuvre des mesures de santé publique, en informant les professionnels de santé et le public et en mettant au point une vaccination efficace, nous avons pris des mesures énergiques pour réduire l'impact de la pandémie et protéger la santé de nos citoyens", ajoute le président américain.

"Tenant compte de la progression continue de la pandémie, et pour continuer à préparer le pays, nous prenons des mesures supplémentaires pour faciliter notre réponse" à la maladie, ajoute le document. Dans une note adressée au Congrès américain, M. Obama affirme que la mesure d'urgence a été prise "afin d'être prêts dans l'éventualité d'une rapide augmentation des cas dans le pays qui pourrait submerger les services de santé". La pandémie de grippe H1N1 a fait plus de 1 000 morts et nécessité au moins 20 000 hospitalisations aux Etats-Unis depuis son apparition au printemps, avaient indiqué vendredi les autorités fédérales américaines. Pour le moment, l'infection par le virus H1N1 continue à se propager : 46 Etats sur 50 ont fait part de nombreux cas, qui se comptent par millions à l'échelle du pays et leur nombre continue à augmenter. Le directeur des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC), le Dr Thomas Frieden a déploré vendredi la trop lente livraison des vaccins, seule arme efficace pour enrayer cette pandémie qui frappe en priorité les jeunes adultes et les enfants. "Nous sommes désormais dans une période où la disponibilité des vaccins contre le virus H1N1 connaît une augmentation soutenue mais bien trop lente", a-t-il insisté. "Ceci est frustrant pour tout le monde et nous espérions avoir maintenant plus de vaccins", a dit ce médecin. Vendredi, les CDC comptaient 16,1 millions de doses de vaccin prêtes à être livrées. La semaine dernière les CDC avaient annoncé que le nombre de doses de vaccins disponibles atteindrait fin octobre 30 millions au lieu des 40 millions prévus initialement.

Permier décès en Turquie de la grippe A (H1N1)

La Turquie a fait état ce samedi de son premier décès du à la grippe A (H1N1).

La victime, 29 ans et dont on ne savait pas s'il s'agit d'un homme ou d'une femme, était traitée pour une pneumonie et a développé la grippe A (H1N1), a indiqué le ministère turc de la Santé. Elle est décédée samedi suite à des problèmes respiratoires soudains. Au total, au moins 960 cas de grippe A (H1N1) ont été recensés en Turquie.

Plus de 1 000 morts aux USA de la grippe A (H1N1)

La pandémie de grippe H1N1 a fait plus de mille morts aux Etats-Unis depuis son apparition en avril, a indiqué vendredi un responsable des autorités sanitaires américaines tout en déplorant les retards dans la livraison des vaccins.

"Depuis le début de la pandémie en avril-mai nous avons enregistré plus de mille décès ayant résulté de cette grippe et plus de 20 000 hospitalisation", a indiqué le Dr Thomas Frieden, le directeur des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC), lors d'une conférence de presse, relevant que cette grippe continuait surtout à toucher les plus jeunes et les enfants. Sur les 292 décès confirmés comme étant dus à la grippe H1N1 dans 28 Etats entre le 1er septembre et le 10 octobre, 23,6 % se sont produits chez des moins de 25 ans, 65 % dans le groupe des 25 à 64 ans et seulement 11,6 % chez les 65 ans et plus, avait indiqué mardi une autre responsables des CDC. "Nous nous attendons à ce que l'infection grippale se produise par vague et nous ne pouvons pas prédire son ampleur ni sa durée", a aussi indiqué le Dr Frieden précisant que les Etats-Unis connaissent actuellement "la seconde vague de cette pandémie".

"On ne peut pas savoir si cette vague va se poursuivre durant tout l'automne, pendant l'hiver ou s'arrêter avant de revenir... et seul l'avenir nous le dira", a-t-il poursuivi.
Le directeur des CDC a aussi déploré la trop lente livraison des vaccins, seule arme efficace pour enrayer la pandémie. "Nous sommes désormais dans une période où la disponibilité des vaccins contre le virus H1N1 connait une augmentation soutenue mais bien trop lentement", a-t-il insisté. "Ceci est frustant pour tout le monde et nous espérions avoir maintenant plus de vaccin", a dit ce médecin.

vendredi 23 octobre 2009

Premier décès de la grippe A (H1N1) aux Pays-Bas

Les Pays-Bas sont confrontés à une "petite épidémie" de grippe H1N1 et ont enregistré cette semaine le premier décès d'une personne saine des suites d'une infection au virus, ont annoncé aujourd'hui les autorités sanitaires néerlandaises.

"La propagation de la grippe A (H1N1) aux Pays-Bas s'est à nouveau accélérée cette semaine. Il est question à présent d'une petite épidémie", a indiqué l'Institut néerlandais pour la santé et l'environnement (RIVM) dans un communiqué. "Cette semaine, environ dix personnes ayant contracté la grippe ont été admises quotidiennement à l'hôpital", a-t-il précisé. Depuis avril, 205 personnes ont été hospitalisées aux Pays-Bas, où la première personne saine, une adolescente de 14 ans, est décédée cette semaine des suites d'une infection au virus, portant à six le nombre de décès dans le pays. Selon l'Institut néerlandais de recherche en soins de santé (Nivel), il est question d'épidémie lorsque plus de 50 personnes sur 100 000 habitants présentent des symptômes d'une maladie.

Quarante-six malades sont actuellement hospitalisés à Paris, pour cause de grippe A, dont 10 dans un état grave.

La campagne de vaccination qui vient de commencer suscite des réticences, alors que l'épidémie de grippe liée au virus reste modérée en France métropolitaine, sauf en Ile-de-France où la circulation du H1N1 s'intensifie, selon le dernier bilan de l'Institut de veille sanitaire (InVS) publié mercredi dernier. Malgré une progression somme toute limitée, les services de réanimation commencent à voir se multiplier les formes graves. Ainsi, jeudi, le Pr Pierre Carli, directeur du Samu de Paris, a expliqué que 46 patients étaient actuellement hospitalisés dans les hôpitaux de l'Assistance publique en raison d'une grippe, dont 10 dans un état grave, six adultes et quatre enfants.

Cette grippe est bénigne pour la majorité des malades, mais visiblement pas pour tous. Sur l'ensemble de la France, il est difficile d'avoir des données exhaustives, puisque l'Institut de veille sanitaire, appuie ses chiffres sur plusieurs réseaux qui surveillent des paramètres différents. Ainsi, la semaine dernière (du 12 au 18 octobre), le nombre de consultations pour grippe estimé par le réseau Sentinelles est resté stable à 159 cas pour 100 000 habitants, toujours au-dessus du seuil épidémique (114 cas/ 100 000). Cent mille personnes selon ce réseau ont ainsi consulté pour grippe leur généraliste, des chiffres approximatifs basés sur des signes cliniques et non pas sur des examens virologiques. En Ile-de-France, le recours aux soins en médecine de ville pour infections respiratoires aiguës (IRA) ainsi que le pourcentage de prélèvements positifs pour le virus A (H1N1) sont en augmentation, selon les chiffres du Grog (un autre réseau de surveillance). L'Institut de veille sanitaire relève par ailleurs «depuis deux semaines consécutives, une augmentation du recours aux urgences pour grippe».

En France la grippe A (H1N1) est stable

L’épidémie de grippe clinique continue sa progression aujourd’hui en France mais elle est moins soutenue que prévue et reste stable pour la 6eme semaine consécutive.

Son intensité est jugée modérée selon les dernières statistiques fournies par les médecins du réseau Sentinelles.

Le dernier bulletin épidémiologique fait état de 159 cas pour 100 000 habitants la semaine dernière en France Métropolitaine, un chiffre qui se situe au dessus du seuil épidémique (114 cas pour 100 000 habitants). Toutefois l’incidence reste stable depuis 6 semaines maintenant.

Au niveau régional, 9 régions avaient dépassé le seuil épidémique la semaine dernière avec des incidences plus élevées selon les régions. C’est notamment le cas en Nord-Pas-de-Calais (421 cas pour 100 000 habitants), Basse-Normandie (267), Ile-de-France (255) et Midi-Pyrénées (215).

L’excès de cas rapportés la semaine dernière, dans l’actuel contexte de grippe A (H1N1), et comparativement aux mêmes semaines des années passées, a été estimé à 72 000 cas environ. Attention ces chiffres doivent être interprétés en tenant compte du contexte de forte médiatisation, qui peut être à l’origine d’un excès de consultations chez des personnes qui n’auraient pas consulté en « temps normal »

jeudi 22 octobre 2009

Les différents vaccins contre la grippe A (H1N1) produits dans le monde

Il y a 10 vaccins contre la grippe A (H1N1) produits dans le monde par 7 laboratoires (Baxter, CSL, Novartis, Sanofi Pasteur, GSK, HBE, et Sinovac).

Six vaccins seront disponibles en France : Celvapan ®, Pandermix ®, Focetria ®, Celtura ®, Humenza ® et Panenza ®.

Deux vaccins fabriqués en Chine par Hualan Biological Engeneering et Sinovac sont réservés à ce pays. Deux vaccins Panvax ® et Fluvirin ® ne seront par ailleurs utilisés qu'aux USA.

Trois vaccins ne contiennent pas d'adjuvant. Ce sont Celvapan ®, Fluvirin ® et Panenza ®.

Pour voir la liste : Cliquez sur le document ci-contre pour l'agrandir

Faidherbe à Lille ferme toutes ses prépas

Depuis quelques semaines on assiste à des fermetures d'établissements scolaires plutôt groupés dans certaines régions : Toulouse, Brest, Paris et Lille. A Lille la fermeture des classes prend un nouveau tournant avec le lycée Faidherbe qui ferme toutes ses classes préparatoires. L'ensemble Faidherbe regroupe 5 000 élèves.

C'est la première action d'envergure pour cause de Grippe A dans un établissement scolaire nordiste. La préfecture du Nord a annoncé, hier, la fermeture de l'internat et des 25 classes prépas (scientifiques, littéraires, techniques) du Lycée Faidherbe de Lille. La mesure ne touche pas les classes de secondaire, mais affecte tout de même 1 050 élèves sur 1 800, dont 500 à l'internat. Cinquante-six cas de grippe A ont été recensés au total dans l'établissement. « Tout est parti de l'internat des prépas, explique le proviseur, Philippe Bauden. Nous y avons recensé la grande majorité des cas, la fermeture va nous permettre de tout nettoyer à fond. » La mesure prend effet ce matin et se prolonge jusqu'aux vacances de la Toussaint, qui débutent samedi. Le lycée qui voulait « tenir jusqu'aux vacances » doit finalement s'organiser dans l'urgence. « J'ai été surpris ce matin par le nombre d'absences, glisse Philippe Bauden, proviseur. L'inquiétude du week-end était retombée. Mais les étudiants sont des bosseurs et venaient en cours le plus tard possible, malgré la fièvre »... et jusqu'à ce qu'ils ne tiennent plus. « Nous étions en train de créer un espace numérique de travail via le site internet. Nous avons mis les bouchées doubles pour qu'il fonctionne cette semaine, même pour trois jours. Les élèves sont abonnés, ce sera un outil interactif. » La continuité pédagogique devrait être assurée. « De toute manière, en prépa, les journées sont lourdes, on s'attendait à bosser comme des fous pendant les vacances...», témoigne une étudiante.

Reste les neuf lycéens internes pour qui les cours continuent. C'est le cas de Nicolas, d'Houplines, croisé hier avec une énorme valise. « Je suis hébergé par un copain jusqu'à vendredi », dit-il, toussotant. Il est en T S4 et sort d'une petite grippe (« pas la A »), couplée à une bronchite... Le lycée était sans doute à deux doigts de la fermeture complète. L'arrivée des vacances le « sauve »...

Par ailleurs, la préfecture a fermé, hier, le collège privé Sainte-Clothilde de Douai jusqu'à samedi et une classe de cours préparatoire à Richebourg jusqu'au 28 octobre

mercredi 21 octobre 2009

Décès d'un homme à la Pitié Salpêtrière de la grippe A (H1N1)

Un homme de 38 ans, hospitalisé à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière depuis mardi, est mort ce mercredi matin de la grippe A (H1N1), a annoncé l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Le patient était "porteur d'une pathologie auto immune associée", a précisé l'AP-HP dans un communiqué.

Par ailleurs, trois autres décès dus à la grippe A (H1N1) ont été enregistrés en France la semaine dernière (12 au 18 octobre) - deux en métropole et un en Guadeloupe -, a indiqué mercredi l'Institut de veille sanitaire (InVS) dans son dernier bulletin épidémiologique. Aucun autre détail sur ces trois décès n'étaient disponibles dans l'immédiat. Selon le dernier bilan établi à partir des chiffres de l'InVS, le virus A (H1N1) a fait 37 morts depuis le début de l'épidémie : Dix en métropole, un en Guyane, un en Martinique, un en Guadeloupe, six à la Réunion, deux à Mayotte, neuf en Nouvelle-Calédonie et sept en Polynésie française.

Par ailleurs, l'épidémie de grippe A (H1N1) est restée stable en France métropolitaine la semaine dernière, par rapport à la semaine précédente, sauf en Ile-de-France où la circulation du virus "s'intensifie nettement", selon l'InVS.

Les jeunes sont particulièrement touchés aux Etats-Unis par la grippe A

Hier, lors d'un point presse, le Dr Anne Schuchat, une responsable des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), a confirmé, au vu des données américaines actuelles, que la grippe H1N1 touche plus particulièrement les jeunes.

Du 1er septembre au 10 octobre, les autorités sanitaires américaines ont recensé près 5 000 hospitalisations dues à la grippe A, dans 27 des 50 états américains. 53 % de ces patients étaient âgés de moins de 25 ans, 39 % entre 25 et 64 ans et seulement 7 % de malades âgés de plus de 64 ans. "C'est une situation vraiment différente de la grippe saisonnière, où 60 % des personnes hospitalisées sont âgées de plus de 65 ans", a indiqué le Dr Schuchat.

Ces observations concernant les hospitalisations sont malheureusement confirmées quant au taux de mortalité. Si les résultats ne sont que partiels, les CDC ont dénombré depuis le 1er septembre 292 décès dans 28 états. Près d'un quart des décès surviennent chez des jeunes de moins de 25 ans et 65 % sont observés dans la tranche 25-64 ans. Pour le Dr Schuchat, "c'est l'illustration que ce virus H1N1 affecte de façon disproportionnée les jeunes". En effet, dans le cas de la grippe saisonnière, 9 décès sur 10 ont lieu chez des personnes âgées de plus de 65 ans.

Les autorités sanitaires américaines recommandent donc aux médecins de prescrire des traitements antiviraux, tels que le Tamiflu®, aux personnes sévèrement malades (difficultés respiratoires, fièvre élevée pendant plus de 48 heures, douleur thoracique) ou présentant des facteurs de risque. Et ce, sans attendre de confirmation de la présence du virus H1N1, les tests de détection rapides s'étant montrés peu fiables.

Depuis le début de l'épidémie, l'OMS a recensé 4 735 décès, dont 3 406 sur le continent américain. Le taux de mortalité se situerait autour d'1 pour 20 000 cas. Actuellement, les Etats-Unis connaissent "une deuxième vague sérieuse, qui doit nous mettre en garde", a indiqué hier Roselyne Bachelot lors du lancement de la campagne de vaccination en France.

Grippe A : Premier décès en Serbie

Les autorités sanitaires serbes ont fait état du premier décès dû à la grippe A (H1N1) dans le pays. Il s'agit d'une femme de 46 ans, décédée dans un hôpital de Kragujevac, au sud de Belgrade, écrit mercredi l'agence de presse Tanjug, qui cite les services de santé de cette ville. La victime, atteinte d'une grave pneumonie, avait été admise à l'hôpital le 5 octobre.

Si l’épidémie de grippe A (H1N1) éclate, vont-ils " juste plier bagage " ?

Entendu dans les couloirs de l’hôpital de Villeneuve St Georges : « Ce serait idiot de me faire vacciner, je suis en pleine forme ». Le premier moment d’étonnement passé, suit la réflexion : Est-ce vraiment si illogique, alors que le message est partout répété qu’il faut d’abord protéger les plus fragiles et les groupes à risques, et qu’il n’y a pas une réunion de préparation à la pandémie où la question de l’intérêt, voire de l’innocuité de la vaccination, ne soit posée ? Une seule chose semble sûre c’est qu’un jour l’épidémie éclatera, même si nombreux sont ceux qui pensent maintenant que ce ne sera pas avec l’ampleur annoncée. Que se passera-t-il alors ? Les personnels de santé vont-ils, comme se le demandait H Seale et al. dans le titre d’un travail publié dans BMC Health Serv Res en début d’année, just pack up and leave ?

Le pire n’étant jamais sûr, constatons d’abord, avec S Wicker et al., que l’absentéisme médical pourrait tout simplement être celui du reste de la communauté : 36,2 %, selon les résultats d’un questionnaire d’intention anonyme et volontaire distribué aux personnels d’un hôpital universitaire de Francfort. A l’origine de ce chiffre relativement élevé, un évident manque de confiance dans les politiques de Santé Publique et le système de santé lui même, et une communication défaillante sur les mesures de protection individuelle des personnels concernés.

Des données qui correspondent assez bien à celles de Seale et al., qui avaient eux aussi distribué des questionnaires pour évaluer les taux de confiance accordée aux stratégies de prévention anti-grippale. Passons sur le fait que plus de 80 % des interviewés considéraient la pandémie comme une menace sérieuse mais qu’un peu moins de 50 % étaient capables de la définir correctement pour remarquer que toutes les catégories de travailleurs ne réagissaient pas de manière identique, les personnels techniques s’avouant significativement moins certains de leur façon de réagir que les autres en face du danger (OR 1,43, p<0,001)

Seale concluait son article en revenant sur le (trop) faible taux de confiance accordé aux antiviraux et sur la nécessité de consacrer des sessions de sensibilisation adaptées aux personnels hospitaliers non médicaux qui, en Australie, croient trop à l’intérêt de mesures diététiques adaptées et à la prescription prophylactique d’antibiotiques ; l’hôpital, là bas, ne fonctionnera pas sans eux pendant la pandémie. Sabine Wicker allait dans le même sens, constatant que les plans de préparation à la pandémie devaient aussi tenir compte de phénomènes aussi irrationnels que la peur des travailleurs. Des remarques qui, très certainement, sont valables en France aussi.

Wicker S et coll. : Influenza pandemic: would healthcare workers come to work ? An analysis of the ability and willingness to report to duty. Bundesgesundheitsblatt Gesundheitsforschung Gesundheitsschutz 2009; 8: 862-9

Grippe A (H1N1) : La Grande-Bretagne commence la vaccination

La Grande-Bretagne entame ce mercredi la vaccination contre la grippe A (H1N1) des groupes prioritaires, notamment les professions de santé et les femmes enceintes.

Le ministère de la Santé pense vacciner près de onze millions de personnes, particulièrement les personnes fragiles comme les malades du Sida, du cancer ou de maladies de cœur. L'Australie, la Chine et les Etats-Unis ont déjà lancé leur campagne de vaccination. Au cours des dernières semaines, les cas de grippe ont doublé toutes les deux semaines en Angleterre. La semaine dernière, des responsables ont estimé à environ 27 000 le nombre de nouveaux cas. "Notre meilleure ligne de défense contre la grippe est le vaccin", a assuré le secrétaire à la Santé Andy Burnham dans un communiqué. Il avait prédit, cet été, que la Grande-Bretagne pourrait avoir jusqu'à 100 000 nouveaux cas par jour d'ici à la fin août.

A Narbonne les hospitaliers boudent la vaccination contre la grippe A

Soixante-quinze à peine sur les 1 000 employés que compte le centre hospitalier de Narbonne. Autant dire que les volontaires ne se sont pas encore bousculés, dans les couloirs de l’hôpital, pour être vaccinés contre la grippe A. « On n’échappe pas au débat », reconnaît la directrice de l’hôpital, Hélène Thalmann, qui s’est elle-même faite vacciner, hier.

Bien avant le lancement officiel de la campagne, pourtant, la direction avait relayé l’information auprès de ses salariés. Sans grand succès. Du coup, face à la frilosité du personnel, les responsables de la campagne espèrent « l’effet boule de neige ». Ils comptent « surtout sur les docteurs pour montrer l’exemple ». Jérôme Rodriguez, médecin du travail chargé de procéder aux injections, est optimiste. « Il faut juste attendre que les sceptiques soient rassurés par les premiers vaccinés quant aux effets secondaires immédiats », estime-t-il. Et le professionnel de santé d’avouer sa « totale confiance » dans le vaccin et même une certaine « fierté » à faire partie des dix premiers vaccinés de l’hôpital. Dix, c’est en effet le nombre de personnes à avoir pu être piquées, hier. « Un certain nombre de volontaires ont déjà reçu le vaccin de la grippe saisonnière. Ils doivent donc attendre un délai minimum de trois semaines pour recevoir celui contre le virus H1N1 », explique le docteur Rodriguez. D’où un « véritable départ » de la campagne de vaccination estimée au 2 novembre prochain.
Pour l’heure, certains services de l’hôpital ont été définis comme prioritaires. Il s’agit des urgences, de la réanimation, de la pédiatrie, de la maternité et de la pneumologie. La campagne de vaccination durera « tant qu’il y aura des volontaires » et non pas sur une période donnée, comme cela est le cas avec la grippe saisonnière. « Nous cherchons à éradiquer le virus, donc nous ne nous sommes pas fixé de délai, annonce Catherine Mora, pharmacienne de l’hôpital et référent grippe, désigné pour l’établissement. Pour exemple, la grippe espagnole a circulé pendant deux ans ». L’arrivée des premiers frimas pourrait donner un regain au virus, qui semble s’être endormi ces dernières semaines. « On n’a pas constaté de recrudescence sur le territoire, c’est même plutôt l’inverse », témoigne la directrice de l’hôpital, qui nuance : « Mais depuis le mois de juillet, les médecins généralistes gèrent aussi les malades, ce qui fait que la majorité d’entre eux ne passe pas par l’hôpital ». Seuls les sujets à risque - femmes enceintes, jeunes enfants, personnes âgées - sont orientés sur la structure. Pas de quoi craindre, encore, une bousculade des malades à l’hôpital.

Une seule vaccination contre la grippe pandémique au CHU de Brest

Un seul membre du personnel soignant du CHU de Brest s'est présenté, hier, à la première séance de vaccination organisée pour les professionnels de santé. Certes l'information sur cette séance proposée de 14h à 16h n'était diffusée que depuis le matin sur l'intranet du CHU, mais ce résultat est révélateur d'une certaine défiance des médecins et soignants à l'égard de ce vaccin, exprimée lors de différents sondages. Le CHU gère 5 000 doses du vaccin adjuvé Pandemrix et doit le distribuer aux autres hôpitaux du Finistère.

mardi 20 octobre 2009

Premiers cas au Canada de grippe H1N1 transmis par l'homme à des dindes

Les autorités sanitaires de la province canadienne d'Ontario (est) ont annoncé ce mardi qu'un élevage de dindes avait été contaminé par le virus de la grippe H1N1, vraisemblablement par l'homme, mais ont minimisé tout danger pour la population.

Il s'agit du deuxième foyer de grippe H1N1 détecté dans un élevage de dindes dans le monde, le premier ayant été enregistré au Chili en août dernier. Aucun oiseau ni aucun œuf contaminés n'ont été commercialisés, a souligné l'Agence sanitaire de la plus riche et plus peuplée province canadienne qui a refusé de préciser le nombre de volailles et l'emplacement de l'élevage concernés. L'éleveur a volontairement décrété une quarantaine dans sa ferme mais l'abattage du cheptel est exclu car les dindes devraient guérir naturellement, ont ajouté les autorités sanitaires ontariennes. "Je veux assurer les Ontariens que cette situation ne pose qu'un risque minime pour la santé humaine", a déclaré lors d'une conférence de presse télévisée la directrice de l'agence de la Santé publique d'Ontario, Arlene King.

"Notre hypothèse est que cette situation découle probablement d'une transmission par l'homme", a précisé son homologue de l'agence vétérinaire d'Ontario, Deb Stark. "Bien qu'elle soit rare, cette découverte n'est pas inattendue. Le virus (H1N1) a été identifié par le passé dans des élevages de porcs et de volailles", a-t-elle noté.

lundi 19 octobre 2009

En Turquie les 478 écoles de Diyarbakir fermées par précaution en raison de la grippe A (H1N1)

Les 478 écoles de Diyarbakir, principale ville du sud-est de la Turquie, ont été fermées lundi après la détection de sept cas de grippe H1N1, a-t-on annoncé de source officielle.

Les autorités avait décidé dimanche soir dans un premier temps de fermer pour une semaine quatre écoles, où cinq élèves et deux adultes ont été identifiés c