samedi 9 mai 2009

L'Australie, le Panama et le Japon touchés à leur tour

Le Japon vient d'annoncer ses 3 premiers cas et l'Australie son premier sujet atteint de la grippe A (H1N1).

Un jeune panaméen a été contaminé par le virus de la grippe A(H1N1), a annoncé vendredi le ministre de la Santé Rosario Turner. Il s'agit du premier cas confirmé dans ce pays d'Amérique centrale. Le jeune, dont le nom et l'âge n'ont pas été communiqués, a voyagé aux Etats-Unis et est rentré dans son pays sans présenter de symptômes. Il a reçu un traitement et son état de santé est stable, a précisé le ministre de la Santé. En Amérique latine, le Costa Rica, le Salvador et le Guatemala avaient déjà fait état de cas confirmés.

12 cas avérés en France

Avec deux nouveaux cas la France compte maintenant 12 cas avérés. Il s'agit toujours de cas importés. Ces 2 personnes venaient de rentrer des Etats-Unis. Par ailleurs de nombreux autres cas sont en enquête dont une employée de l'aéroport de Roissy (finalement non confirmé). Ce sont en tout 1043 cas qui ont été étudié jusqu'à présent pour ces 12 cas confirmés et 22 qui sont encore sous investigation.



En Europe la progression continue

Trois nouveaux cas d'infection par le virus de la grippe A (H1N1) ont été confirmés en Italie vendredi, ce qui porte à huit le nombre total des cas confirmés dans le pays. Pour le cas annoncé vendredi soir, il s'agissait du premier dans le pays concernant une personne n'ayant pas voyagé au Mexique. L'homme de 70 ans est le grand-père d'un enfant de 11 ans diagnostiqué comme porteur du virus quelques jours plus tôt, après être rentré d'un voyage au Mexique. Le ministère italien de la Santé avait auparavant annoncé deux autres nouveaux cas, qui concernaient une femme de 48 ans récemment rentrée du Mexique et un homme de 40 ans revenu en Italie en provenance de New York. Tous deux ont reçu des médicaments antiviraux et sont dans un état de santé jugé satisfaisant. Les cinq autres personnes infectées par la grippe A (H1N1) en Italie sont toutes récemment rentrées du Mexique.

De leur côté, les Pays-Bas ont confirmé un troisième cas : il s'agit d'un homme de 52 ans rentré cette semaine du Mexique. Le quinquagénaire, actuellement en cours de rétablissement, s'est vu administrer du Tamiflu. Aux Pays-Bas, les deux premières personnes infectées - un enfant de trois ans et une femme de 53 ans - sont aujourd'hui rétablies

Le Canada devient le 3ème pays avec un cas mortel

Le Canada a annoncé vendredi son premier décès lié à la grippe porcine A(H1N1), devenant le troisième pays à enregistrer un cas mortel, alors qu'aux Etats-Unis le nombre de personnes infectées a quasiment doublé, dépassant le Mexique. "L'Alberta confirme son premier décès lié à la grippe H1N1", a déclaré le Dr André Corriveau, responsable de la santé publique de cette province de l'ouest canadien, soulignant que la défunte, une trentenaire, souffrait de problèmes de santé préexistants.

Le rôle précis du virus n'est "pas clair" et fait l'objet d'analyses, a précisé le Dr Corriveau lors d'une conférence de presse téléphonique.

Ottawa avait averti dès l'apparition du virus "qu'il fallait s'attendre à des cas graves et à des décès", a souligné dans un communiqué la ministre canadienne de la Santé, Leona Aglukkaq, en présentant ses condoléances à la famille de la défunte.

Cela porte à 48 le nombre de décès liés à la grippe porcine, dont 45 au Mexique et 2 aux Etats-Unis. En tout, 243 personnes ont été infectées au Canada, troisième pays le plus touché après le Mexique et les Etats-Unis, où le nombre de cas a quasiment doublé vendredi, atteignant 1.639, dans 43 Etats. "Nous ne sommes pas encore tirés d'affaire, il faut continuer à prendre des précautions", a averti le président Barack Obama, tout en notant que le virus "pourrait ne pas avoir été aussi virulent" que craint.

Cette progression "ne reflète pas une accélération de l'épidémie mais plutôt un meilleur dépistage", a déclaré à l'AFP un responsable de la communication des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Dave Daigle. Pour sa part, le chef de la santé publique d'Alberta a essayé de relativiser ce premier décès au Canada, en notant que chaque année 4.000 Canadiens décèdent de la grippe et qu'"un grand pourcentage d'entre eux souffre de problèmes préexistants". Il a précisé en outre que la défunte n'avait pas voyagé au Mexique et était décédée le 28 avril. Les autorités ont d'abord attribué sa mort aux causes préexistantes, qui n'ont pas été précisées. Mais elles ont ordonné des analyses supplémentaires sur sa dépouille après avoir appris qu'un membre de son entourage avait montré des symptômes bénins de la grippe porcine. Jeudi, les résultats de ces tests ont confirmé que cette dernière avait contracté le virus de la grippe porcine, a poursuivi le Dr Corriveau, ajoutant que les quelque 300 personnes ayant assisté aux funérailles de la jeune femme, vendredi dernier, faisaient l'objet d'un suivi médical.

Le Dr André Corriveau a annoncé dans la foulée huit autres cas en Alberta, portant à 29 le nombre de nouveaux cas confirmés vendredi au Canada, où seule la province atlantique de Terre-Neuve-et-Labrador est encore épargnée. Toutes les personnes infectées au Canada souffrent de symptômes "bénins", à l'exception d'une fillette également originaire d'Alberta, hospitalisée depuis le début de semaine à Edmonton pour une forme "grave" de la maladie. Son état de santé s'est amélioré et elle devrait pouvoir quitter l'hôpital vendredi soir ou samedi, a ajouté le Dr Corriveau.

Le voyagiste canadien Transat A.T., l'un des premiers du monde, a décidé vendredi de prolonger jusqu'au 19 juin la suspension des vols opérés par Air Transat et d'autres transporteurs, vers le Mexique. Ses vols et ceux de ses filiales (Look Voyages, Vacances Transat, Nolitours) vers ce pays avaient été suspendus le 28 avril au départ du Canada et de la France, jusqu'à la fin mai

vendredi 8 mai 2009

1er cas mortel de grippe A (H1N1) au Canada

Le nombre de cas confirmés de grippe porcine A (H1N1) a passé la barre des 200 mercredi au Canada, tous les malades présentant des symptômes bénins de la maladie, à l’exception d’une fillette hospitalisée. Une trentaine de nouveaux cas ont été signalés par les autorités des différentes provinces, portant le total canadien à 201.
La femme décédée avait une trentaine d’années et n’avait pas voyagé récemment. Elle vivait dans le nord de l’Etat d’Alberta, et souffrait d’autres problèmes médicaux, selon le Dr André Corriveau.

Avec 1 639 cas les USA passent devant le Mexique. Le nombre de cas d’infection au virus de la grippe A (H1N1) a pratiquement doublé depuis 24 heures aux États-Unis, mais les autorités sanitaires réfutent la thèse de l’accélération de l’épidémie.

La souche européenne a été séquencée au Royaume Uni.



On approche les 3 000 cas confirmés dans le monde

L'institut de la veille sanitaire (InVS) a publié un tableau récapitulatif faisant état de 2 966 cas de grippe A (H1N1) confirmés dans le monde, avec un nombre de pays également en progression et un nombre de décès à 46.
La France a enregistré deux cas supplémentaires.


L'épidémie diffuse, en effet, on constate une augmentation du nombre de cas confirmés et du nombre de pays concernés. Des cas secondaires continuent d'être identifiés.

En Amérique du Nord, le nombre de cas confirmés continue d'augmenter. Aux Etats-Unis, il existe une forte présompion de transmission communautaire active dans certains états. Les Etats-Unis sont en train d'abandonner progressivement la surveillance individuelle au profiot d'une surveillance de type surveillance de la grippe saisonnière. En conséquence, les données doivent être interprétées avec prudence.

En Europe pas de changement majeur dans l'évolution.
En France ce sont bien 12 cas confirmés dont 2 nouveaux ce jour. Il y a 3 cas probables. A noter que près de 1 000 cas ont été signalé et ont demandé une investigation. A ce stade aucune forme sévère n'a été observée. Tous les cas confirmés sont des cas importés, dont 2 de New York.




Premiers cas confirmés de grippe A (H1N1) au Brésil et en Argentine

La liste des pays atteints par le virus de la grippe aviaire ne cesse de s'allonger avec cette fois le Brésil et l'Argentine qui ont confirmé jeudi leurs premiers cas de grippe A(H1N1), cinq en tout, Le virus continue donc de se propager dans un nombre croissant de pays en Amérique du Sud.

Au Brésil, quatre jeunes adultes ont contracté la grippe mexicaine mais la contamination a eu lieu en dehors du pays, le plus peuplé dans cette région du monde, a annoncé le ministre brésilien de la Santé, José Gomes Temporão. Trois reviennent du Mexique, le quatrième des Etats-Unis, de Floride. Seul un est encore hospitalisé, en bonne santé.

En Argentine, un homme a contracté le virus, il est sorti de l'hôpital. Il est revenu du Mexique le 25 avril, a déclaré le ministre argentin de la Santé Graciela Ocaña.

Jusqu'à jeudi, la Colombie était le seul Etat sud-américain à avoir confirmé un cas de grippe mexicaine.

Grippe mexicaine : l'OMS va écourter son sommet annuel

La grippe mexicaine va contraindre l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à écourter son sommet annuel, ont rapporté des diplomates et des responsables de l'OMS, jeudi.

Trois responsables chargés de la préparation de l'Assemblée mondiale de la Santé ont expliqué sous couvert de l'anonymat que ce sommet annuel serait ramené à cinq jours au lieu de dix jours habituellement. Les 193 pays-membres doivent toutefois accepter ce changement.

Ce sommet devait se tenir du 18 au 27 mai. Une porte-parole de l'OMS, Janet Voute, a déclaré qu'aucune décision officielle n'avait encore été prise. Les ministères de la Santé autour du globe s'affairent activement à la prévention d'une pandémie de la souche A(H1N1) de la grippe.

Vers une meilleure compréhension du virus A (H1N1)

Le Canada a annoncé jeudi avoir réalisé un premier séquençage d'échantillons du virus de la grippe A (H1N1) provenant de plusieurs pays, montrant que la composition du virus n'explique pas les différences de gravité de la maladie au Mexique et au Canada.

«C'est le premier séquençage complet du virus H1N1 et c'est vital pour notre compréhension de la maladie», s'est félicité la ministre de la santé Leona Aglukkaq au cours d'un point de presse.

L'étude a été réalisée au laboratoire national de microbiologie de Winnipeg (centre) sur trois isolats du virus de l'influenza A (H1N1) venant des provinces canadiennes d'Ontario et de Nouvelle-Ecosse ainsi que du Mexique.

Le Dr Frank Plummer, directeur de ce laboratoire, a souligné que d'après les analyses préliminaires, «il n'existe pas de différence importante entre les échantillons mexicains et canadiens du virus». Sa composition ne semble donc pas expliquer les différences de gravité de la maladie entre le Mexique et le reste de l'Amérique du Nord.

«C'est la question que tout le monde se pose, il semble vraisemblable que ce ne soit pas le virus lui-même qui explique cette différence de gravité», a-t-il dit.

«Portrait génétique»

«C'est une étape importante, mais il nous reste encore beaucoup de travail à faire», a-t-il ajouté. Le séquençage va permettre de mieux comprendre l'origine du virus, comment il se répand, comment il réagit et comment il change, a expliqué le scientifique, un de ses collègues notant que «cela aiderait certainement à mettre au point un vaccin».

Le séquençage génétique est le processus permettant de déterminer l'ordre des molécules qui composent l'ADN de chaque gène d'un organisme. Ce portrait génétique détaillé offre aux chercheurs d'importants renseignements sur le virus.

Le nombre de cas confirmés de grippe porcine A (H1N1) a passé la barre des 200 mercredi au Canada, tous les malades présentant des symptômes bénins de la maladie, à l'exception d'une fillette hospitalisée.

La France confirme 10 cas officiels de grippe A (H1N1)

Trois nouveaux cas de grippe porcine A (H1N1) ont été confirmés jeudi en France, portant le total à 10 cas confirmés de personnes contaminées, qui ont toutes séjourné au Mexique, a annoncé l’Institut de veille sanitaire.

De son côté le Brésil a enregistré ses quatre premiers cas de grippe porcine, a annoncé jeudi soir le ministre de la Santé José Gomes Temporao.

La Pologne entre dans la liste des pays officiellement touchés par la maladie, avec un cas diagnostiqué.

Le dernier bilan de l'OMS pour cette nouvelle grippe s'élève à 2.371 cas dans 24 pays et 44 morts. L’OMS chiffre à 1.112 le nombre de cas de grippe porcine confirmés au Mexique, où 42 personnes ont succombé au virus A (H1N1), selon les analyses de laboratoires validées par l’organisation. Le bilan aux Etats-Unis augmente avec 896 cas, dont deux mortels.

Grippe : 1/3 de la population mondiale pourrait être contaminée par une pandémie

Le numéro deux de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Keiji Fukuda, a jugé jeudi que "selon une estimation raisonnable, un tiers de la population (mondiale) serait contaminée" en cas de pandémie de grippe porcine.


Le tableau ci-dessus que vous pouvez agrandir en cliquant dessus, est celui de l'InVS. On constate un total plus élevé des cas mondiaux (2414), par rapport aux chiffres de l'OMS alors que le Brésil n'est pas encore repris dans cette liste. Eu Europe, la France arrive en 3ème position après L'Espagne (81) et le Royaume Uni (32), l'Allemagne arrive juste derrière avec 9 cas. A noter qu'il n'y a toujours aucun cas en Afrique contrairement aux premières déclarations. Le cas grave au Canada est en voie d'amélioration.

jeudi 7 mai 2009

En direct sur Weo



Près de 600 cas de grippe en 24 heures

L'OMS a confirmé ce jeudi 7 mai 2009, le chiffre de 2099 cas de la grippe porcine dans 23 pays, dont 44 morts.

Cela représente, par rapport à la veille à la même heure, près de 600 cas supplémentaires et, par rapport au précédent bilan de mercredi soir, 200 cas de plus.

Le Mexique a recensé plus de la moitié des cas, soit 1112 confirmés en laboratoire, dont 42 morts, devant les Etats-Unis, 642 cas et deux morts. Le Canada vient en troisième position, avec 201 cas confirmés, selon le bilan le plus récent publié sur le site de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Suit l'Espagne, en nette progression d'un jour sur l'autre, dont le bilan a passé en 24 heures de 57 cas à 73 cas confirmés, suivie de la Grande-Bretagne, pratiquement stable à 28 cas.

Des cas ont été confirmés également dans les 18 autres pays suivants: Allemagne (9), Nouvelle-Zélande (5), Italie (5), France (5), Israël (4), Salvador (2), Corée du Sud (2), Autriche (1), Hong Kong (1), Costa Rica (1), Colombie (1), Danemark (1), Guatemala (1), Irlande (1), Pays-Bas (1), Portugal (1), Suisse (1). Un pays s'est ajouté, la Suède avec un cas confirmé.

Grippe A (H1N1) le mystère New-Yorkais

Lorsque les enquêteurs du département de la Santé sont arrivés dans cette école du Queens touchée par la grippe mexicaine, la situation semblait préoccupante. En quelques jours, près de 660 enfants, puis un millier de personnes, étaient contaminés. Mais depuis, plus rien... L'absence de prolifération du virus à New York, pourtant laboratoire idéal pour une épidémie de grande ampleur, laisse les spécialistes perplexes. Mais le virus semble avoir depuis fait relâche : depuis le 26 avril, seule une poignée de nouveaux cas a été signalée, dont la plupart soit rentraient du Mexique, soit avaient quelque chose à voir avec l'école. "C'est l'un des grands mystères de la grippe", note le docteur Don Weiss, responsable de la surveillance du service des maladies infectieuses au département municipal de la santé. Mais les experts restent inquiets, si le nombre de nouveaux cas reste faible, la ville pourrait bien devoir attendre jusqu'à la prochaine saison grippale pour savoir si ce virus-là est plus dangereux que d'autres souches. Le danger est pour l'automne.


Grippe A : des mesures spécifiques pour protéger les bébés

Il n'y aura pas de "quarantaine volontaire" pour les personnes rentrant du Mexique, a déclaré la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie.
Mais les professionnels qui sont en contact avec des enfants de moins d'un an doivent suspendre leur activité pendant les sept jours suivant leur retour, le temps de s'assurer qu'aucun symptôme grippal n'apparaît. Pourquoi cette mesure ?
Les bébés ne peuvent pas être traités par aucun des deux antiviraux existant. Un n'a reçu d'autorisation de mise sur le marché que pour les patients âgés d'au moins un an. Et, l'autre, qui s'inhale, ne peut pas être utilisé pour de si jeunes enfants.

L'Afrique tente de conjurer le spectre de la "grippe mexicaine"

Même s'ils sont pour l'instant épargnés par le virus A (H1N1), les pays africains prennent des mesures pour prévenir une épidémie de "grippe mexicaine" sur leur continent, déjà ravagé par le SIDA et le paludisme et où les systèmes de santé sont beaucoup plus fragiles que dans les pays du Nord.

On ne recense aucun cas confirmé de grippe A (H1N1) en Afrique, où les autorités sanitaires ont renforcé la surveillance dans les aéroports et aux postes-frontières. Si les scénarios les plus pessimistes se réalisent, la maladie pourrait faire de très nombreux morts sur le continent.

Environ 22 millions de personnes vivent avec le virus du SIDA en Afrique sub-saharienne, et seraient particulièrement vulnérables à la maladie en raison de la faiblesse de leur système immunitaire, notamment en zone rurale où les infrastructures de santé sont peu développées. "Les personnes vivant avec le VIH/SIDA seraient très affectées par la maladie parce que leur système immunitaire est déjà faible", souligne le Dr Sam Zaramba, directeur des services de santé en Ouganda.

La menace de la "grippe mexicaine" intervient alors que l'Afrique australe s'apprête à entamer la saison hivernale, période durant laquelle la grippe "classique" fait déjà de nombreux morts à cause notamment de la pauvreté et de conditions de vie et d'hygiène précaires.

"Pourquoi n'y a-t-il pas une mobilisation d'urgence contre les diarrhées qui tuent 2,5 millions d'enfants par an ?", demande David Sanders, professeur de santé publique à l'université du Cap-occidental, en Afrique du Sud. La grippe mexicaine est "peut-être une grande menace mais elle semble avoir déclenché une réaction hystérique", dit-il à propos de la mobilisation mondiale contre la maladie.

Les problèmes de santé sont immenses en Afrique. Près de 3.000 enfants meurent chaque jour du paludisme. Plus de 1.900 personnes sont mortes depuis janvier à cause d'une épidémie de méningite au Nigeria, Niger et au Tchad. Au Zimbabwe, le choléra a fait plus de 4.000 morts ces derniers mois alors qu'il s'agit d'une maladie qui peut être traitée facilement.

En Afrique du Sud, le pays le plus riche du continent, un millier de personnes meurent chaque jour du SIDA et davantage sont infectées par le VIH. Et certaines zones urbaines sud-africaines sont particulièrement frappées par la tuberculose.

"Nous sommes dans un pays qui fait face à plusieurs urgences sanitaires de façon récurrente et nous avons peu de ressources pour les affronter", explique Eric Goemaere, un membre de Médecins sans frontières, qui s'occupe de personnes atteintes de tuberculose et du SIDA dans un township proche du Cap. "Nous n'avons pas les moyens d'accumuler des stocks de Tamiflu quand nous avons tant d'autres priorités."

Le Burkina Faso, qui ne possède pas de stock de Tamiflu (oseltamivir), médicament recommandé pour traiter les personnes infectées par la grippe A (H1N1), a sollicité l'aide de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), souligne Ousmane Badolo, un responsable du ministère de la Santé burkinabé.

Malgré un manque de moyens, les pays africains prennent des mesures pour tenter d'empêcher une propagation de l'épidémie sur leur continent. En Zambie, les autorités ont déployé des médecins et des épidémiologistes aux postes-frontières et dans les aéroports internationaux pour assurer une surveillance 24 heures sur 24 et former les personnels aéroportuaires à la prise en charge des voyageurs suspectés d'être contaminés. Des aéroports près des célèbres chutes Victoria et de la réserve de Luangwa ont ouvert des salles spéciales réservées au dépistage de la maladie.

En Ouganda, le ministre de la Santé Stephen Malinga a annoncé mardi que tous les visiteurs arrivant dans les aéroports du pays et aux postes-frontières devraient remplir un questionnaire et que les personnes revenant d'un pays touché par la grippe mexicaine feraient l'objet d'un suivi.

En Ethiopie, le ministère de la Santé a mobilisé hôpitaux et bureaux régionaux de santé et mis sur pied un centre d'examen et une unité de quarantaine de dix lits dans le principal aéroport international du pays.

Enfin, en Afrique du Sud, où des tests se sont révélés négatifs pour deux cas suspects, les autorités comptent installer un système de détection par imagerie thermique dans le principal aéroport international du pays, pour détecter les voyageurs avec de la fièvre.

Un seul vaccin possible

Des experts en grippe se réuniront la semaine prochaine pour discuter de l’éventualité d’une production de vaccins adaptés à la pandémie par les sociétés pharmaceutiques au lieu de vaccins contre la grippe régulière. C’est ce qu’a déclaré mercredi l’Organisation mondiale de la Santé.

La directrice de l’Initiative pour la Recherche des vaccins de l’OMS, le Docteur Marie-Paule Kieny, a affirmé que le groupe d’experts tiendra une téléconférence le 14 mai pour évaluer la nécessité du changement de production. Les fabricants de vaccins ne peuvent produire qu’un type de vaccin à la fois, un vaccin contre la grippe saisonnière, ou un vaccin contre la pandémie. Les experts sont toujours incertains du caractère mortel de la grippe A/H1N1, mais il faut prendre une décision le plus tôt possible, puisque la production exige des mois. L’OMS doit décider d’une priorité entre le vaccin contre la pandémie et le vaccin de la grippe saisonnière. L’OMS doit sur cette question prendre en considération le fait que la grippe saisonnière fait 500 mille morts chaque année.

mercredi 6 mai 2009

Grippe : premier séquençage du virus

Le Canada a réalisé le premier séquençage du génome du virus de la grippe porcine H1N1, qui pourrait aider à la mise au point d'un vaccin, au moment où la vie reprenait lentement son cours au Mexique, malgré l'annonce de 13 nouveaux morts dans ce pays. Le séquençage du virus a été réalisé par le laboratoire national de microbiologie de l'Agence de santé publique du Canada à Winnipeg. "C'est la première fois que cela a été réalisé sur un virus H1N1 de la grippe venant du Mexique et du Canada", a déclaré la ministre de la Santé Leona Aglukkaq.

Aux Etats-Unis, où deux personnes sont mortes, des premiers pas ont été accomplis pour la mise au point d'un vaccin, a quant à lui annoncé au Congrès un responsable des Instituts de la santé (NIH). La première étape consistait à isoler le virus, ce que les scientifiques américains ont fait. La deuxième, actuellement en cours, sera de créer des "souches du virus" afin de produire des vaccins pilotes qui pourront être testés sur des humains, a expliqué ce responsable Anthony Fauci.

Dernier bilan : le nombre de cas confirmés dans 23 pays dépasse les 2 000 dont 44 mortels.

Les autorités américaines comptabilisaient mercredi 642 cas confirmés de grippe A(H1N1), soit 239 de plus que la veille (+59,3%) selon un communiqué des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) publié sur leur site internet. Désormais 41 Etats américains sur 50 sont touchés contre 38 mardi. Le nombre de décès reste de deux. Un enfant Mexicain de près de deux ans est décédé au Texas la semaine dernière et mardi, une jeune femme âgée d'une trentaine d'années, qui souffrait déjà de problèmes de santé, est morte des suite de cette grippe également dans ce même état. Les états les plus touchés sont l'Illinois (122), New York (97), la Californie (67), le Texas (61) et l'Arizona (48). Les nouveaux états touchés sont Hawaii (3 cas), l'Oklahoma (3 cas) et l'Etat de Washington (9 cas).

Au Canada, 165 personnes contaminées par le virus ont été dénombrées mardi, 25 de plus que la veille.

Au Mexique, le bilan, qui s'est alourdi de 13 morts, s'élève désormais à 42 décès. Le nouveau comptage fait état de 1.070 cas d'infection au total. La majorité des morts étaient "âgés de 20 à 39 ans", a précisé le ministre de la Santé José Angel Cordova.

En France, le nombre des cas confirmés s'élève désormais à sept. Deux nouveaux cas de grippe porcine (A-H1N1) ont été confirmés mercredi en France chez un nourrisson résidant habituellement au Mexique et chez un jeune homme revenant de ce pays, ce qui porte donc à sept le nombre de cas confirmés, a annoncé l'Institut national de veille sanitaire (Invs) L’Institut de veille sanitaire (InVS) précise que le cinquième cas confirmé de grippe A (H1N1) est un jeune homme de 23 ans ayant séjourné au Mexique. Il s'agit du fils d’un des deux premiers cas avérés en France. Huit cas probables en cours d'investigation.

La Pologne a enregistré son premier cas de grippe porcine, les tests ayant confirmé la présence du virus A(H1N1) chez une femme rentrée récemment des Etats-Unis, a annoncé mercredi la ministre de la Santé, Ewa Kopacz.

L'apparition du virus A H1N1 a suscité dans le monde entier la crainte d'une pandémie mortelle, incitant de nombreux pays à prendre des mesures pour contenir la contagion.

L'OMS a d'ailleurs demandé à certains pays de justifier des restrictions mises en place pour lutter contre la propagation de cette grippe. "Les pays qui ont adopté des mesures significativement différentes (de celles recommandées par l'OMS, ndlr) ou qui vont contre les échanges internationaux doivent fournir à l'OMS des informations sur la rationalité en terme de santé publique et le fondement scientifique de ces mesures".

Mexico, qui vivait au ralenti depuis l'alerte déclenchée sur l'épidémie, commençait à retrouver son rythme trépidant avec la réouverture des restaurants. Un grand nettoyage a été entamé dans les commerces, les transports publics et les écoles, qui s'apprêtaient à ouvrir jeudi. La fermeture des commerces a occasionné un manque à gagner quotidien de 100 millions de dollars pour le secteur hôtelier de Mexico. "Nous retournons lentement à la normale", a lancé le président Felipe Calderon, affirmant que son pays avait "protégé l'humanité tout entière". Le représentant de l'OMS au Mexique, Philippe Lamy, a d'ailleurs félicité mardi le gouvernement mexicain pour "le sérieux, la responsabilité et la transparence" de sa gestion de la crise. Frappé par les conséquences économiques de l'apparition du virus, le Mexique s'est aussi adressé aux 153 pays membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour demander des explications après la décision de plusieurs pays de limiter leurs importations de viande de porc. "Ces mesures, prises par la Russie, l'Equateur, les Emirats arabes unis, la Bolivie, le Honduras, la Chine, la Russie, l'Ukraine et l'Azerbaïdjan, sont contraires aux règles sanitaires et phytosanitaires de l'OMC", selon une source diplomatique mexicaine à Genève.

Entre-temps, 138 Mexicains rapatriés de Chine où ils avaient été placés en isolement sont arrivés à Mexico, tandis que 98 Chinois rapatriés du Mexique sont arrivés à Shanghai et ont été placés en quarantaine. Ces vols entrent dans le cadre d'un accord entre les deux pays après un week-end de tensions pendant lequel Mexico avait dénoncé les discriminations envers ses ressortissants

La peur inspirée par la grippe porcine a incité la direction du zoo de Kaboul à mettre à l'isolement le seul cochon connu d'Afghanistan, qui avait été offert à ce pays par la Chine.

Grippe A (H1N1) : un cinquième cas confirmé en France

Le bilan de la grippe A1 (H1N1) vient de s’alourdir en France avec la confirmation d’un cinquième cas ce matin par Roselyne Bachelot-Narquin. La ministre en charge de la Santé qui s’exprimait sur LCI a toutefois précisé que le patient était déjà sorti de l’hôpital. Trente-et-une personnes souffrant de symptômes grippaux sont encore en observation pour vérifier si elles sont porteuses du nouveau virus. Dans le monde, l’OMS enregistre désormais 1 516 cas confirmés et 30 décès.

L'OMS confirme 1516 cas dans 22 pays

L'épidémie de grippe A/H1N1 continue de progresser. Selon le dernier bilan de l'OMS, 22 pays ont notifié 1516 cas, dont 30 morts. Le Mexique, les Etats-Unis et le Canada ont enregistré le plus grand nombre de cas supplémentaires en 24 heures.

Au Mexique, 822 cas ont été officiellement recensés, avec 29 morts. Les Etats-Unis sont le deuxième pays le plus touché, avec 403 cas et un mort (en fait ce sont deux morts avec le bébé mexicain). Le Canada suit avec 165 cas, devant l'Espagne (57 cas), pays européen le plus touché.

Des cas ont été confirmés également dans les 18 autres pays suivants: Grande-Bretagne (27), Allemagne (9), Nouvelle-Zélande (6), Italie (5), France (4), Israël (4), Salvador (2), Corée du Sud (2), Autriche (1), Hong Kong (1), Costa Rica (1), Colombie (1), Danemark (1), Guatemala (1), Irlande (1), Pays-Bas (1), Portugal (1), Suisse (1).

La progression en 24 heures est de 392 cas.

Conseils essentiels par rapport à la grippe A (H1N1)

Que faire ?

-> Surveiller l’apparition de signes de grippe. Il faut être attentif aux symptômes suivants, surtout s'ils sont associés :
fièvre, fatigue, perte d’appétit, toux, maux de gorge, éternuements et sécrétions nasales, vomissements ou diarrhées.
En cas de doute appeler le 15 ou le médecin traitant (à noter qu'en cas de pandémie = niveau 6 le système du médecin traitant est suspendu).

-> Adopter les mesures d’hygiène et de prévention prescrites contre tout type de grippe :

- se laver les mains régulièrement
- se couvrir la bouche et le nez lorsqu’on tousse ou éternue
- utiliser des mouchoirs jetables
- rester à la maison si on se sent malade

-> Éviter tout déplacement non essentiel au Mexique.


Ne pas faire

* Ne pas tenter de se faire prescrire un antiviral préventif, ni en prendre sans raison.
Les antiviraux Tamiflu et Relenza sont efficaces contre le nouveau virus, mais ils sont réservés aux malades et au personnel de santé. Ils n’immunisent pas contre le virus, mais peuvent atténuer les symptômes de la grippe et en réduire la durée. Leur utilisation massive pourrait par contre rendre le virus résistant aux antiviraux.

* À moins de présenter des symptômes, ne pas utiliser de masque.
Selon l’Agence de la santé publique du Canada, les gens portent le masque souvent de manière inadéquate ou ils le contaminent en le manipulant. Il n’y aurait donc pas d’avantage à en porter un et cela augmenterait même parfois le risque de contagion.

* Ne pas tenter de se faire vacciner si on n’a pas l’intention de voyager. Selon les instances de santé publique du Québec et du Canada, il est peu probable que le vaccin actuel contre la grippe saisonnière offre une protection contre la grippe A (H1N1). Par contre si vous prévoyez d'aller en voyage, il est recommandé de se faire vacciner contre la grippe (si vous ne l'avez pas été comme on le recommande chaque hiver) puisque le virus saisonnier de l’influenza circule encore.

* Ne pas craindre de manger du porc. La grippe se transmet par des sécrétions qui contiennent des virus (par la toux, les éternuements ou des objets contaminés) et non pas par la viande de porc. On peut donc en consommer.

Un virus qui peut muter

C’est la première fois que l’humain doit affronter la souche du virus de la grippe A (H1N1). Ainsi, notre système immunitaire est probablement sans défenses contre lui. C’est ce qui fait craindre une pandémie. En faisant passer l’alerte à la phase 5 la semaine dernière, l’OMS avançait qu’une pandémie de grippe était imminente. Un virus n’a toutefois pas besoin d’être virulent pour être qualifié de pandémique : il suffit qu’il touche des gens dans plusieurs pays.

Même si le virus de la grippe A (H1N1) ne se révélait pas très dangereux, il faut être vigilant, disent les experts. Les virus mutent fréquemment et facilement. Le nouveau virus, par exemple, contient actuellement du matériel génétique de deux virus porcins, d’un virus aviaire et d’un virus humain. En mutant, il pourrait devenir plus inquiétant. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé avec la grippe espagnole de 1918 qui est revenue en force après une période d’accalmie. Bien entendu dans l’histoire des pandémies de grippe, celle de 1918 constitue toutefois un événement exceptionnel avec ses 40 millions à 50 millions de morts.

Le nombre de cas de grippe A (H1N1) atteint les 1 500

En quelques heures la progression du nombre de cas officiels est de 50%, alors que l'on essaye de nous présenter la situation comme stable.
La France a envoyé 100 000 doses de Tamiflu au Mexique. Sachant qu’une dose représente 150 mg d’oseltamivir et qu’il faut en moyenne 10 jours de traitement pour soigner un patient, cela permettra de soigner 10 000 malades. On se demande bien pourquoi la France envoie ces comprimés puisque que le président Calderon nous dit que la situation est stable, et même qu’elle régresse ... Cela alors que les Etats-Unis avaient déjà envoyés 400 000 doses le 1er mai, comme l’indique l’Express.
Espérons qu'il ne s'agit que d'un excès de prudence.
Toutefois la progression se poursuit inexorablement. Dans le monde ce sont 21 pays qui sont atteints. Aux USA on enregistre une nette augmentation des cas avérés.

La diffusion virale se fait nettement de proche en proche.
La diffusion par voie terrestre a été primitive.
Parti du Mexique le virus a remonté vers le nord pour atteindre les Etats-unis (les états du sud d'abord comme le Texas et la Californie) puis le Canada.
La progression se fait aussi maintenant vers le sud, en Amérique Centrale, avec l'arrivée au Guatemala puis au Salvador (depuis hier). Il est possible toutefois que cette diffusion ait été concomitante avec celle des pays du nord, mais que les structures de ces régions que nous connaissons bien pour y avoir fait des séjours humanitaires*, sont moins performantes pour répandre une information rapide.

* voir le blog http://www.mayacoeur.blogspot.com

La diffusion par la voie aérienne a amplifié rapidement l'extension.
Les liaisons aériennes ont joué un rôle essentiel, c'est particulièrement net en constatant que ce sont les voyageurs en provenance du Mexique qui dans un premier temps ont disséminé le virus.
L'Espagne est le pays le plus touché en Europe, ce n'est pas un hasard car les relations aériennes sont majeures entre le Mexique et l'Espagne.
A contrario certaines zones d'Afrique sont indemnes actuellement, il est évident que peu d'africains peuvent se permettre de faire du tourisme sur les sites mayas ou les magnifiques plages mexicaines.

mardi 5 mai 2009

Grippe A : deuxième décès aux Etats-Unis

C'est le second décès aux Etats-Unis lié à la grippe A. Mardi, une femme habitant au Texas (sud) est morte de la grippe porcine A(H1N1).

«Une femme du comté de Cameron qui avait des problèmes chroniques de santé est morte en début de semaine», précisent les autorités sanitaires.

Un seul décès avait jusqu'à présent été recensé aux Etats-Unis, celui d'un enfant mexicain, le 27 avril, également au Texas. Les autorités américaines comptaient mardi 403 cas confirmés de grippe A(H1N1), soit 115 de plus que la veille, selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Le virus s'est propagé dans presque tous le pays, 38 Etats sur 50 étant touchés.



Le Guatemala se procure 12 000 doses d'antiviraux

Le ministère guatémaltèque de la Santé a déclaré s'être procuré 12.000 doses d'antiviraux pour protéger la population du pays contre la grippe A/H1N1, indique un communiqué de presse parvenu lundi depuis Guatemala.

Les autorités ont fait l'acquisition de 2.000 doses auprès du laboratoire Roche au Costa Rica, pour une valeur de 75.000 dollars, et reçu 10.000 doses de l'Organisation de la santé panaméricaine, a fait savoir le ministre adjoint de la Santé, Juan Felipe Garcia.

M. Garcia a indiqué que six personnes présentent des symptômes de la grippe dans le pays, dont trois à Guatemala, deux à San Marcos et un à Huehuetenango.

Le gouvernement a envoyé des échantillons biologiques prélevés sur les malades au laboratoire des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américains à Atlanta (Etats-Unis) et les résultats devraient être connus sous peu.

Jusqu'ici, l'épidémie a fait 27 morts et a contaminé 1.315 personnes dans 21 pays.

Extension des cas

Comme on le prévoyait le nombre de cas mondiaux va continuer de croître, les derniers chiffres sont de 1085 cas avérés pour 21 pays touchés.

En France on vient de confirmer deux cas supplémentaires (il s'agit d'un homme et d'une femme hospitalisés à Bichat) portant à 4 les cas avérés, avec sans doute un cinquième.
En Grande Bretagne ce sont 9 nouveaux cas dont un cas de grippe grave, et sept cas autochtones
L'Espagne est le pays le plus atteint en Europe avec 54 cas
Une campagne d'information va débuter ce mardi en France et un virologue français sera présent au Mexique du 5 au 10 mai. La France envoie du Tamiflu au Mexique, faites le calcul du nombre de patients susceptibles d'être soignés, vous serez étonnés !

Au Canada on enregistre le premier cas grave pour un total de 140 cas avérés

Au Mexique ce sont 26 morts qui ont été comptabilisés pour 776 cas avérés, on envisage le réduire les mesures de protection. L'OMS reste très prudente tout en n'envisageant pas de passer au stade 6.

La grippe reste une maladie très dangereuse.

Le débat médiatique tourne autour de la question : " Est-ce que l'on en fait trop ? ".

Bien au contraire il faudrait profiter de la période actuelle pour informer " sainement. " La campagne à l'initiative du ministre de la santé va relayer les conseils basiques.

Didier Raoult, virologue, auteur du livre "Les nouveaux risques infectieux" précise : C'est la naïveté qui tue, la naïveté antigénique d'une population. Ne rajoutons pas une autre naïveté. Les événements chaotiques sont imprévisibles. Le prix payé chaque année par les maladies respiratoires est considérable. La grippe ne devrait pas avoir cette réputation de bénignité qu'elle a parfois dans la population.


lundi 4 mai 2009

20 pays touchés et plus de 1000 cas

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime désormais à 1 003 le nombre de cas de grippe porcine confirmés dans vingt pays et ne prévoit pas pour l'instant de passer le niveau d'alerte à l'échelon 6, a indiqué, lundi 4 mai, sa directrice générale, Margaret Chan. Elle s'exprimait en direct de Genève lors d'une brève réunion informelle de l'Assemblée générale des Nations unies destinée à évaluer l'état de préparation de l'organisation internationale face au virus H1N1.

"Le niveau 6 ne signifie en aucune façon que nous sommes confrontés à la fin du monde. Il est important de le souligner clairement, sinon, lorsque nous annoncerons que nous passons au niveau 6, cela provoquera une panique inutile", avait précisé un peu plus tôt Mme Chan. Elle avait également souligné que la stabilisation dans la propagation du virus de même que le nombre limité de cas ne devaient pas conduire à baisser la garde. L'hémisphère Sud va entrer dans l'hiver austral, période de l'année propice aux grippes saisonnières. "Nul ne peut dire ce qui va se passer quand des pays de l'hémisphère Sud connaîtront des pics épidémiques de grippe [saisonnière] et que cette nouvelle grippe arrivera", avait-elle dit.

Le Mexique se dit, quant à lui, sur le point de maîtriser l'épidémie, et aux Etats-Unis aussi, les autorités se montrent prudemment optimistes, tout en mettant en garde contre une seconde vague à l'automne du virus sous une forme plus virulente. Dimanche soir, le président mexicain Felipe Calderon avait annoncé une reprise progressive de l'activité, affirmant que l'épidémie de grippe porcine était sur le point d'être maîtrisée.

Mexico a ainsi annoncé que les restaurants et cafétérias, fermés depuis le 28 avril, seront rouverts à partir de mercredi, et les musées ainsi que les centres religieux dès jeudi. En revanche, les cinémas, théâtres et discothèques restent fermés jusqu'à nouvel ordre. Au Mexique, le dernier bilan officiel fait état de 26 décès dus à la grippe porcine et 701 malades (soit 4 morts de plus que le précédent bilan, établi dimanche).

L'épidémie a gagné 19 pays et l'OMS fait déployer les stocks de Tamiflu

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a demandé au groupe pharmaceutique Roche de “déployer” des stocks d’urgence de Tamiflu pour faire face au risque de pandémie de grippe porcine, a indiqué samedi le groupe pharmaceutique suisse dans un communiqué.

Roche ajoute que ces stocks d’urgence “sont en cours d’acheminement vers les pays qui en ont besoin selon les instructions de l’OMS”, sans préciser de quels pays il s’agissait. Dans l’attente d’un vaccin efficace contre la grippe porcine, qui s’étend à travers le monde, seuls deux médicaments sont disponibles contre la nouvelle maladie : le Tamiflu et le Relenza du britannique GlaxoSmithKline (GSK).

L’ensemble des stocks de Tamiflu du groupe bâlois Roche est constitué de 2 millions de traitement détenus par l’OMS et de 3 millions de traitements détenus par le groupe, destinés à un déploiement rapide, ajoute le communiqué. Roche a encore dit avoir augmenté la semaine dernière sa production pour satisfaire une demande en hausse de son médicament.

Ce virus est manifestement très contagieux. Et il peut-être fatal si un patient n’est pas soigné dans les trois premier jour qui suivent l’apparition des symptômes. Il faut noter que le A (H1N1) est indétectable pendant la période d’incubation du virus.

Les malades qui décèdent sont ceux qui se sont présentés trop tard à l’hôpital, qui n'ont pas pu bénéficier à temps d'antiviral, ou qui on fait l’objet d’un mauvais diagnostic, ou encore parce que leur système immunitaire était très affaibli, en raison d’autres maladies.

L’épidémie de grippe porcine a continué à gagner du terrain dimanche et touche désormais 19 pays, mais les autorités mexicaines se sont montrées rassurantes sur sa gravité.

dimanche 3 mai 2009

Le bilan du virus en France est de 2 cas confirmés, 8 "probables" (dont un patient guéri), et 22 "possibles" en cours d'évaluation.

Le gouvernement et les autorités sanitaires affichaient dimanche 3 mai "sérénité et vigilance" face à la menace de la grippe porcine, qui reste pour l'heure un phénomène bénin en France mais pourrait s'amplifier à la faveur de l'automne.

La ministre de la Santé lors du point presse quotidien de la cellule de crise sur la grippe porcine, a annoncé l'actuel bilan pour la France: 22 cas possibles en cours d'évaluation, 8 cas probables et toujours 2 cas confirmés : un homme de 49 ans et une femme de 24 ans. Cinq des cas probables se situent en Ile-de-France, 1 en Aquitaine, 1 en Auvergne et 1 dans la région Provence-Alpes-Cote d'Azur. Mais aucun ne présente de "forme grave". Sur les 8 cas dits "probables", deux sont considérés comme tels du fait du contact rapproché avec un des cas confirmés, a précisé Françoise Weber, directrice de l'Institut national de veille sanitaire. C'est la famille d'un de ces cas: l'épouse et le fils qui présentent les symptômes. Mais Françoise Weber a ajouté que tous allaient bien.

Les informations ne sont pas considérées comme inquiétantes selon le professeur Olivier Lortholary, chef de service de médecine infectieuse à l'hôpital Necker, l'un des cinq hôpitaux parisiens de référence pour la grippe A (H1N1). Roselyne Bachelot s'y est rendue ce matin. La ministre a martelé les mots d'ordre "sérénité" et "vigilance". Elle s'est ensuite rendue au Samu pour voir les dispositifs mis en place. Les capacités d'appel du centre téléphonique ont été renforcées par l'Association des transmetteurs au centre du Samu 75. 70 médecins retraités bénévoles ont reçu une formation spécifique sur la grippe porcine. Le Samu reçoit 30 à 50 appels par jour concernant le virus, mais "un petit nombre seulement" sont considérés à risque. L'essentiel du travail consiste à rassurer les gens à expliquer le professeur Pierre Carli, chef des Samu de Paris.

Une campagne d'information dès mardi


A partir de lundi prochain, la France devrait disposer d'un nouveau test de diagnostic mis au point par l'Institut Pasteur qui permettra de confirmer de façon fiable et en quelques heures les cas suspects.

Dès mardi, le gouvernement lancera une campagne d'information pour rappeler les bons gestes: "se laver les mains plusieurs fois par jour, tousser et éternuer dans un mouchoir en papier qu'on jette... La ministre a également rappelé qu'il ne fallait ni aller aux urgences ou chez son médecin, mais appeler le 15.

Une réunion d'information des représentants des médecins libéraux sur la grippe A (H1N1) est aussi prévue mardi au ministère de la Santé. Le syndicat de médecins Union Généraliste regrette que ces derniers soient éloignés des plans de mobilisation au profit des hôpitaux.

Mettre dès maintenant des barrières

"Pour l'instant, on est face à un phénomène plutôt banal. Mais il est très important de dresser tout de suite des barrières" comme l'isolement, a déclaré lors d'une conférence de presse le professeur Daniel Vittecoq, directeur des maladies infectieuses à l'hôpital Paul Brousse et membre du comité de pilotage de l'AP-HP. Il a ajouté que ce n'était pas grave si cela était excessif, car "c'est un exercice qui prépare au risque pandémique".
L'AP-HP évoque à titre de comparaison le principe de précaution comme pour la grippe aviaire ou la canicule. Cependant la vigilance reste de mise.
Tous les spécialistes ont en tête la grippe espagnole de 1918 dont la seconde vague, revenue en automne, avait été très meurtrière. Le professeur Olivier Lortholary a insisté sur le fait que tout était prêt en cas de recrudescence automnal, en soulignant que l'hôpital avait déjà 540.000 masques chirurgicaux en stocks.

Une cellule d'accueil à Roissy


La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a indiqué à la presse que la cellule interministérielle de crise a décidé de déconseiller "les voyages scolaires collectifs à destination du Mexique, de New York ou passant par New York.
Une cellule d'accueil médico-psychologique pour les voyageurs en provenance du Mexique est en place à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.
Roselyne Bachelot a qualifié les mesures mises en place par le gouvernement "à la fois (…) de prévention et (…) de précaution. Elle a rappelé l'objectif premier: " tout faire pour que cette épidémie de grippe ne se diffuse pas sur le territoire national" Elle a rappelé que même si les cas, qui "restent bénins", se "soignent facilement" à l'AP-HP, que la "responsabilité des gouvernants" restait "engagée". Le Directeur général de la Santé Didier Houssin estime pour sa part qu'on ne peut pas parler de "sur-réaction". La ministre de la santé a estimé que c'était "une approche de santé publique".

Grippe A : l'épidémie "en recul" au Mexique, l'Espagne passe les 40 cas confirmés

La grippe mexicaine s'étend dans le monde: au moins cinq nouveaux pays ont déclaré des cas dimanche, l'Espagne restant la plus touchée en Europe, avec 40 cas, et le Canada annonçant une première contamination d'un élevage porcin par l'homme. Au Mexique en revanche, le virus semblait marquer le pas.

A la crise répondent certains excès: le Mexique, pays toujours le plus touché, avec 506 cas dont 19 décès, commence à s'émouvoir des mises en quarantaine de ses ressortissants en Asie, à Hong Kong, où 350 personnes étaient confinées dans un hôtel, ou en Chine, où les voyageurs mexicains sont priés de s'identifier à l'arrivée, et ce malgré l'absence de nouveau cas. La cheffe de la diplomatie mexicaine Patricia Espinosa a qualifié ces mesures de "discriminatoires" et exhorté ses compatriotes à ne plus se rendre en Chine.

En Egypte, où aucun cas n'a pourtant été recensé, la décision d'abattre tous les porcs débouche désormais sur des affrontements entre forces de l'ordre et minorité chrétienne.

A ce jour, on dépassait les 900 cas sur toute la planète, selon un décompte de l'Associated Press, principalement au Mexique, aux Etats-Unis (226 cas, dont un décès, dans 30 Etats) et au Canada, et touchant 18 pays. Mais les experts pensent que la grippe A(H1N1) s'est en fait déjà répandue au-delà, et les responsables des CDC (Centres de contrôle et de prévention des maladies) d'Atlanta expliquent que leurs décomptes sont quasiment déjà périmés au moment où ils les annoncent.

Dimanche, la Colombie est devenue le premier pays d'Amérique du Sud à faire état d'un premier cas, après le Costa Rica la veille pour l'Amérique centrale.

En Europe, la palme revient toujours à l'Espagne, passée dimanche à 40 cas confirmés. Mais ces patients, qui tous sauf deux étaient récemment rentrés du Mexique, sont déjà remis. La Grande-Bretagne, l'Italie et l'Allemagne faisaient eux aussi état de nouveaux cas confirmés.

Mais la panique des premiers jours semble marquer le pas, comme la progression de l'épidémie: cette dernière "est dans sa phase de recul" au Mexique, jugeait dimanche le ministre mexicain de la Santé José Angel Cordova, après avoir parlé de "stabilisation" la veille.

Un peu plus d'une semaine après l'alerte donnée par l'Organisation mondiale de la Santé, le virus dit "mexicain" garde tout son mystère, et s'il semble pour l'instant plus bénin qu'on ne le craignait, rien ne permet de dire qu'il ne deviendra pas plus meurtrier.

"La grippe est imprévisible", note le docteur Tim Uyeki, épidémiologiste des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) d'Atlanta, qui a travaillé sur les épidémies de SRAS (syndrome respiratoire aigû sévère) et de grippe aviaire (H5N1). "Il y a tellement de questions sans réponse. C'est un virus tout nouveau. Il y a tant de choses que nous ne savons pas au sujet des contaminations humaines avec ce virus".

Pour le docteur Mike Ryan, directeur de l'alerte mondiale à l'OMS, face à des virus mutants et susceptibles de se réassortir encore, "il serait imprudent à ce stade de trop se rassurer" avec le faible nombre de décès.

Dernier sujet d'interrogation en date, l'annonce au Canada de la première contamination par cette souche humaine d'une autre espèce, en l'occurrence les porcs d'un élevage de l'Alberta: quelque 220 animaux ont été placés en quarantaine après avoir été contaminés par un employé rentré du Mexique. Mais ils sont tous en cours de guérison, et cela ne doit pas déclencher d'inquiétudes pour le consommateur, selon les responsables de la santé et de l'agriculture.

Mais c'est peine perdue par exemple en Egypte, où les autorités ont décrété l'abattage de tous les porcs, élevés par l'importante minorité chrétienne, l'islam interdisant en effet la consommation de porc, animal considéré comme impur. Au Caire, l'intervention des équipes sanitaires, escortées par les forces de l'ordre, pour mener cette opération à bien a fait 12 blessés dans un immense bidonville du Caire, déclenchant la fureur des ses habitants, misérables, qui vivent de la collecte d'ordures et élèvent des cochons sur les détritus.

Et à Bagdad, alors que l'Irak non plus n'est pas touché par la grippe mexicaine, trois sangliers du zoo ont eux aussi fait les frais de ces peurs et ont été euthanasiés, "par précaution".

Grippe A H1N1 : « La France est prête à faire face à une épidémie »

Le virus de la grippe A H1N1 remet sous le feu de l'actualité la crainte d'une pandémie d'ampleur majeure. Mais pour le Pr Yazdanpanah, du service des maladies inectieuses de l'hôpital de Tourcoing, aussi inquiétante soit-elle, la maladie pourrait être correctement prise en charge en France.

La grippe A H1N1 sévit depuis une quinzaine de jours. Faut-il en avoir peur ?

Il faut en tout cas être vigilant car il y a des motifs d'inquiétude. D'abord parce qu'il s'agit d'une grippe survenue au Mexique à un moment inattendu, hors grippe saisonnière. (Voir le document ci-contre qui montre que les températures sont identiques actuellement à Mexico et à Paris).
L'examen de la souche montre aussi qu'il s'agit d'un virus hybride, avec une combinaison jusque-là inconnue des gènes de la grippe humaine, aviaire et porcine, qui se transmet d'homme à homme. Ce qui est inquiétant aussi, c'est qu'on trouve des cas de décès chez des personnes jeunes alors que les populations à risque de la grippe sont plutôt des personnes âgées. Donc, il est clair qu'il se passe quelque chose. Pour autant, il y a des choses rassurantes : aux États-Unis, les formes de grippe décelées semblent moins sévères qu'au Mexique.

La France est-elle prête à faire face à cette maladie ?

En termes de prise en charge, je pense que nous sommes prêts à faire face à une épidémie qui toucherait la France. De plus, le virus semble bien réagir aux traitements antiviraux disponibles. Cela dit, on ne peut pas encore connaître la gravité de ce nouveau virus ni combien de cas seront affectés.

Faut-il croire à la perspective d'un scénario noir comme ceux des grandes épidémies de grippes du XXe siècle qui ont fait des millions de morts ?

On peut avoir des grandes pandémies. Mais on n'agira évidemment pas en 2009 comme en 1918. Les moyens de lutte contre ces maladies sont incomparablement meilleurs.

L'emballement médiatique autour de ces nouvelles maladies, SRAS, grippe aviaire, grippe A H1N1 vous semble-t-il justifié ?

Il y a du positif et du négatif dans ce phénomène. Bien sûr, il ne faut pas tirer de scénario catastrophe qui a pour effet d'angoisser la population. Mais la diffusion d'informations a aussi des effets positifs. Elles agissent sur le comportement des gens, qui font davantage preuve de prudence.

Votre prédécesseur dans ce service, le Pr Mouton, disait que le XXIe siècle serait celui des virus. Vous êtes d'accord ?

Ce qui est sûr, c'est que leur propagation est facilitée. Les gens et les animaux voyagent beaucoup. Avant, les virus restaient sur place, là où ils naissaient. Et puis le fait est aussi que les techniques d'identification des virus ont beaucoup évolué et se sont améliorées. On les détecte mieux. Mais il aussi vrai que de nouveaux virus se déclarent chez l'homme, comme récemment le virus cowpox, transmis par le rat.
C'est sans doute lié aux nouveaux comportements. Sur le cowpox, par exemple, j'ai été surpris de découvrir que des gens pouvaient avoir jusqu'à vingt rats en élevage chez eux.

La recherche sur ces virus qui posent un défi à la communauté médicale est-elle suffisamment financée ?

Il n'y a jamais assez d'argent pour la recherche. Pour le VIH, on a des moyens par le biais de l'agence nationale de recherche contre le sida. Mais pour le reste des maladies infectieuses, c'est beaucoup plus compliqué de décrocher des financements.

Une formidable coopération des scientifiques

En quelques jours la communauté scientifique a réagi de façon fantastique. Des prélèvements sont disponibles pour la mise au point d'un vaccin A (H1N1) et des nouveaux tests de dépistage sont opérationnels permettant d'obtenir une identification très rapide.

Une interrogation subsiste

Nous n'aurons malheureusement la réponse que dans quelques jours. Pour l'instant l'inquiétude est de savoir si aux Etats-Unis on ne se trouve pas dans la situation du Mexique d'il y a quelques semaines.

Les USA ont adopté très rapidement des bonnes mesures

Une intense campagne d'information bien effectuée a très rapidement permis de modifier les comportements. On assiste même à une pénurie de savon liquide dans ce pays. Des mesures très judicieuses bien ciblées ont été prises avec la fermeture des zones à risque comme par exemple deux écoles à New-York, mais uniquement ces écoles. On peut se féliciter du sang froid des décisionnaires car on est sur une corde raide en permanence et lon sait que trop que les critiques pourront pleuvoir mais comme toujours après coup, ce qui est bien entendu très facile !

Des leçons à retenir dès à présent

La coopération internationale est plus que jamais nécessaire et elle vient de faire ses preuves. N'oublions jamais que nous sommes interdépendants les uns des autres. Il serait temps de réfléchir à la nécessité d'une entraide internationale beaucoup plus conséquente. De toute façon si nous négligeons cette réalité les faits seront encore là pour nous rappeler à la raison.

Internet est un fabuleux outil

C'est la première crise sanitaire mondiale qui se développe alors qu'internet est devenu un fabuleux moyen d'information. Au contraire de ce qu'on aurait pu craindre cette diffusion très rapide des nouvelles aide à une prise de conscience et non pas à créer un état de panique. Quand nous avions créé ce site, il y a maintenant deux ans, suite aux formations destinées aux professionnels de santé on avait pressenti cette évolution positive.

La réaction du syndicat Union Généraliste

«Vous savez sans doute que les petits soldats généralistes sont armés d'un kit grippe aviaire périmé et n'ont même pas accès, dans la pharmacie la plus proche, à une boîte d'antiviral.»

Dans une lettre ouverte à la ministre de la Santé, l'Union Généraliste*, syndicat de médecins, déplorent leur manque de moyens et d'informations sur les mesures à déployer contre la grippe A, en particulier concernant les masques et les stocks de Tamiflu.

Les généralistes «savent que vous avez dans vos cartons de grands plans de mobilisation dont ils ont été et sont toujours tenus soigneusement éloignés», poursuit la lettre ouverte.

«On a essayé un peu dans toutes les régions, les derniers jours, d'appeler nos Ddass», car «pour travailler, il faut des masques», et «savoir ce qu'ils ont prévu pour les antiviraux», mais elles répondent toutes qu'elles n'ont «pas le droit de communiquer», explique à l'AFP le docteur Claude Bronner, vice-président de l'Union Généraliste. «C'est assez énervant de voir toute la communication, avec les Samu, les pompiers», alors «qu'on sait très bien qu'en cas de grippe, cela finira par les patients à la maison et les médecins pour aller les voir, à qui on demandera d'avoir des masques et des soluté hydro-alcooliques dans leurs voitures», souligne M. Bronner.

Selon lui, «une bonne partie» du Tamiflu disponible n'est «pas stockée sous forme de gélules mais sous forme de liquide ou de poudre». Il «faut qu'ils mettent en route la mise en gélule, on le sait parce qu'on avait posé la question à l'époque de la grippe aviaire». Pour autant, l'Union Généraliste n'est pas alarmiste. «S'ils ont vraiment bien prévu leur coup, on ne devrait pas être pris de vitesse, mais c'est ce qu'on aimerait savoir», indique M. Bronner. «C'est visiblement une grippe, qui n'est pas bien grave sur le plan clinique, on est quand même un peu habitué aux grippes dans nos pays», tempère-t-il.

* Union Généraliste est née de la fusion d'Espace Généraliste et de la FMF le dimanche 26 avril dernier. Le Docteur Jacques Desbarbieux, rédacteur de ce site, en est le vice-président pour la région Nord / Pas-de-Calais.

samedi 2 mai 2009

Bientôt en niveau 6 ... ce n'est pas un signe de gravité mais d'extension de la maladie

Des sources officielles de l’OMS, citées par le Los Angeles Times, prévoient de déclencher la phase 6 du niveau d’alerte pandémique. La difficulté provient actuellement du risque de confusion avec un indice de sévérité. D'où l'attente qui se prolonge pour déclarer un indice qui serait mal compris.

L’OMS commence un difficile exercice périlleux de communication. Cet organisme a expliqué que le passage, il y a 2 jours, en niveau 5 sur son échelle d’alerte n’est pas un indice du degré de gravité de l’épidémie, mais de son risque d’expansion.

Par ailleurs le passage au niveau 6 signifiant l'état de pandémie cela poserait inévitablement des difficultés d'interprétation. Des plans existent dans plusieurs pays qui ne correspondent pas vraiment à la réalité de la situation. Personne n'avait imaginé la complexité d'une telle situation.

Les réactions qui se sont produites dans différentes régions du monde incitent à la modération afin de ne pas créer une panique injustifiée. Au Mexique et en Egypte on a assisté à des scènes de massacre d'élevage de cochons. Sur le plan théorique les porcs étant un réservoir de virus cela peut se comprendre, n'oublions pas que l'on a pratiqué de même vis-à-vis des élevages de poulets. D'ailleurs on vient d'assister aux premiers cas prouvés de passage du nouveau virus de l'homme au porc. Au Canada dans l'Alberta un agriculteur qui revenait du Mexique a contaminé ses animaux. Si on nous rassure en constatant que tous se portent bien, le nouveau virus peut maintenant continuer ses mutations. Mais ces actes d'abattage collectif sont disproportionnés, il s'agit quelquefois de prétexte pour éliminer un chancre. L'Egypte vient de connaître son 25ème mort de la grippe aviaire la semaine dernière et on en parle moins. On continue l'élevage sauvage des volailles sur les toits des maisons égyptiennes et souvent par des jeunes enfants qui sont les premières victimes.

Didier Houssin explique qu'il s'agit d'une menace forte. La ministre de la santé Roselyne Bachelot-Narquin a ajouté : " Ce n'est pas parce qu'on soigne facilement actuellement qu'il ne faut pas rester prudent ".


Conseils aux voyageurs

Les déplacements à destination du Mexique sont fortement déconseillés sauf raison impérative.


NUMEROS DEDIES GRIPPE PORCINE

Plateforme téléphonique Grippe porcine au 0825.302.302 (0,15 centimes d’euro la minute), de l’étranger : +33 1 53 56 73 23 si vous souhaitez des informations sur l’épidémie et sur la grippe porcine.

Plateforme du ministère des Affaires étrangères au 01.45.50.34.60 si vous souhaitez des informations voyageurs.

Le 15 ou votre médecin traitant si vous pensez avoir les symptômes de la grippe et que vous revenez des zones à risque.

Si vous estimez indispensable de vous rendre au Mexique, il est recommandé de se conformer aux préconisations des autorités sanitaires mexicaines, notamment :

- d’éviter les lieux de rassemblement public (salles de spectacles, réunions public etc),
- de respecter les règles d’hygiène élémentaire, notamment le lavage soigneux et régulier des mains et l’aération des pièces dans lesquelles vous séjournez,
- de porter une attention toute particulière aux personnes les plus vulnérables, en particulier les enfants et les personnes âgées ou fragiles,
- d’éviter le contact avec les personnes malades,
- de consulter un médecin en cas de fièvre ou de symptômes grippaux (courbatures, douleurs musculaires notamment),
- de vous tenir informés de l’évolution de la situation locale en consultant : le site Internet du ministère de la Santé, le site Internet de l’OMS, le site Internet de l’ambassade de France à Mexico ou le site Internet du ministère de la santé mexicain (en espagnol).

Le ministère des Affaires étrangères et européennes conseille de différer tout déplacement au Mexique sauf raison impérative.

Au Mexique, le ministre des Transports a annoncé la mise en place dans les aéroports de médecins et de caméras thermiques. Les passagers ayant de la fièvre ou présentant un test positif au virus H1N1 ne pourront embarquer.

Par ailleurs, les autorités de la capitale ont déclaré qu’elles mettaient en place un service de ramassage à domicile des masques de protection, mouchoirs en papier, gants et matériel médical pour limiter les risques de contamination.

Vous pouvez joindre la cellule de crise de l’Ambassade au 9171-9888 ou à l’adresse suivante : crises@consulfrance-mexico.org

Si vous revenez d’un voyage au Mexique :

- prenez contact avec le centre 15 de votre département (téléphone : 15) ou votre médecin traitant si vous percevez les symptômes suivants dans les 7 jours qui suivent votre retour :

· Fièvre · Toux · Courbatures · Fatigue

- au cours de cet appel, précisez votre itinéraire, les lieux fréquentés et votre date de retour ;
- suivez les préconisations du centre 15 ou de votre médecin traitant et évitez les rassemblements de foule.

Recommandations de prise en charge

Les personnes qui répondent aux critères de la définition de cas possible doivent contacter le centre 15.

Il est recommandé d'hospitaliser dans l'établissement le plus proche les cas possibles avec mise en œuvre d'isolement respiratoire et d'un traitement par un inhibiteur de la neuraminidase, en attente d'une confirmation ou d'une infirmation biologique du diagnostic de grippe.

Les contacts étroits des cas possibles doivent rester à domicile et éviter les contacts avec des personnes extérieures. En cas d'apparition de fièvre ou de signes respiratoires, ils doivent contacter le centre 15 pour une évaluation de leur situation.

Ces recommandations sont susceptibles d'évoluer en fonction de l'évolution de la situation et des informations disponibles.

Pour les personnes qui séjournent actuellement au Mexique ou doivent s'y rendre dans les prochains jours, des informations sont disponibles sur le site du Ministère des Affaires Etrangères (lien ci-dessous) :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-auxvoyageurs_909/pays_12191/mexique_12292/index.html

Pour toutes questions
- Ministère des Affaires étrangères : 01 45 50 34 60
- Infogrippe : 0 825 302 302.