lundi 27 octobre 2008

Clôture au Caire de l’atelier international organisé au profit des journalistes

Le journaliste, acteur déterminant dans le combat engagé contre la maladie

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la Direction du développement et des relations publiques auprès de la Voix de l’Amérique (VOA), le bureau des communications chargé des centres pour le contrôle et la prévention à Atlanta (CDC) et l’agence USAID, ont appelé jeudi à l’issue des assises de l’atelier international sur la grippe aviaire organisé au Caire du mercredi 22 au vendredi 24 octobre 2008 au Caire au profit des journalistes, les médias locaux et internationaux, à renforcer la couverture concernant les informations sur la grippe aviaire et à augmenter la conscience publique sur cette maladie.

Après un tableau exhaustif sur l’histoire complète de la grippe aviaire, M. Dan Rutz (CDC) et Brahim El Kerdany (OMS), ont insisté au cours de cet atelier sur les côtés éthique et technique qu’un journaliste est tenu de respecter, avant l’élaboration de tout article sur ‘’la grippe aviaire’’. Un article qui s’appuie sur plusieurs sources crédibles, qui informe dans la transparence sans dramatiser, qui sensibilise le public cible, oriente et aide les gouvernements concernés à réagir et à tenir leurs engagements consistant à garantir la sécurité sanitaire de leur citoyens respectifs.

Au cours de cet atelier de trois jours, Ibrahim El-Kerdany, a annoncé que l’OMS appelait les médias à augmenter la conscience publique sur la grippe aviaire avec des informations correctes, ajoutant que « nous avons besoin de sensibilisation, pas de panique. »

Cet atelier a également réuni des responsables gouvernementaux et des organisations internationales pour discuter des efforts coordonnés afin de combattre la grippe aviaire, y compris comment informer la population sur la maladie lors d’une possible pandémie.

Le seul et le plus important moyen disponible, pour tous les pays est la communication, a souligné M. Dan Rutz.

Depuis que le virus a fait son apparition, Beaucoup de progrès ont été réalisés, la communauté internationale semble réagir désormais mieux, mais il faut se consacrer plus à la phase d’urgence de l’épidémie qui consiste à identifier les foyers de grippe aviaire chez l’homme et les oiseaux. La conférence internationale programmée à Charam Cheikh à partir de vendredi 25 octobre 2008, devait attacher plus d’importance à davantage d’information, de sensibilisation et au renforcement des moyens à long terme visant à améliorer les systèmes liés à la santé humaine et animale pour faire face au virus H5N1 et aux autres nouvelles maladies. Toutefois, les défis demeurent et il est nécessaire de mettre en place des stratégies à long terme et d’insister sur l’importance, pour les familles et les élevages de volailles, de respecter les règles en matière de biosécurité ; de multiplier les efforts pour éradiquer le virus là où il a un caractère épizootique ; et de renforcer les moyens des pays pour qu’ils puissent respecter le nouveau règlement sanitaire international.

Rappelons que l’’Egypte a enregistré son premier cas de grippe aviaire sur une volaille morte le 17 février 2006. Depuis, le virus s’est répandu dans 20 des 26 régions administratives du pays.

Douze personnes contaminées par la grippe aviaire sont déjà mortes en Egypte, où la détection du premier cas humain remonte à mars 2006. Selon les statistiques, l’Egypte est le cinquième pays le plus frappé par la grippe aviaire dans le monde.

La clôture de cet atelier brillamment animé par Mme Joan Mower du BBG of Governors and Voice of América, a été marquée par une sympathique cérémonie où les organisateurs de cet atelier ont remis aux journalistes des attestations de fin de stage.

Le Caire, D.N.E.S : Mohamed LOKHNATI