vendredi 30 mai 2008

BHI n°140


• Le 22 mai 2008, les autorités sanitaires du Bangladesh ont annoncé la confirmation du 1er cas humain de grippe aviaire A(H5N1) diagnostiqué dans ce pays.
• Il s’agit d’un garçon de 16 mois, originaire de Dhaka dont l’infection remonte à janvier 2008. Il a survécu. Des contacts avec de la volaille avaient été documentés.
• Les 1ers examens biologiques réalisés au Bangladesh étaient positifs pour le virus de la grippe A mais négatifs pour H1, H3 et H5. Des prélèvements envoyés ultérieurement au CDC d’Atlanta dans le cadre de la surveillance de la grippe saisonnière se sont avérés positifs pour A(H5N1) (culture et PCR).
• Les 1ers foyers d’influenza aviaire au Bangladesh (volaille) ont été identifiés en février 2007. Au 22 mai 2008, des foyers ont été confirmés dans 47 districts.
• Depuis le début de l’épidémie en 2003, le Bangladesh est le 15ième pays à avoir confirmé des cas humains de grippe aviaire (AH5N1).
Le bilan des cas humains confirmés biologiquement et notifiés à l’OMS de 2003 au 27 mai 2008 est de 383 cas et 241 décès.

lundi 26 mai 2008

Bangladesh : 1er cas de grippe aviaire


Le ministère de la Santé du Bangladesh a annoncé aujourd'hui la découverte du premier cas humain de grippe aviaire de type H5N1 dans le pays.

Le ministère précise dans un communiqué qu'un enfant a été infecté par le virus en janvier. Il a reçu un traitement et est en voie de guérison. Le communiqué précise que le cas a été diagnostiqué par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, basés à Atlanta, aux Etats-Unis.

Le Bangladesh a abattu ces derniers mois des centaines de milliers d'oiseaux après la détection du virus l'an dernier.

jeudi 22 mai 2008

382 cas et 241 décès


Cas humains confirmés biologiquement et notifiés à l’OMS de 2003 au 20 mai 2008 : 382 cas, 241 décès. Le tableau ci-dessous donne la situation par pays fin avril.

jeudi 8 mai 2008

Grippe - L'arme fatale ?

La lutte contre les maladies infectieuses devrait connaître un nouveau développement avec les anticorps monoclonaux (MAbs). Dans la revue Nature , des chercheurs de l'école de médecine d'Atlanta et de la fondation de recherche médicale d'Oklahoma présentent une méthode de clonage pour les fabriquer à tire-larigot.

Des volontaires ont été vaccinés contre la grippe, puis on leur a prélevé les cellules fabriquant les anticorps. Par clonage en éprouvettes, ces cellules ont fourni de grandes quantités d'anticorps utilisables. Ce procédé ne réclame que quelques semaines, alors que la fabrication de vaccins réclame, au minimum, deux à trois mois.

Un gain de temps capital, surtout quand il s'agira de lutter contre une pandémie de grippe aviaire ou de n'importe quelle autre maladie contagieuse comme l'anthrax.

Un chercheur de l'Université Laval a découvert comment déjouer la mutation des virus


Les vaccins actuels ne sont pas pleinement efficaces parce que leur action se limite à la production d'anticorps.

Photo: Agence Reuters

Les vaccins demeurent encore aujourd'hui impuissants à nous protéger de façon durable contre des maladies infectieuses, comme la grippe, le sida ou l'hépatite C. La raison: les pathogènes responsables de ces pathologies évoluent rapidement et parviennent ainsi à déjouer les armes vaccinales dont nous disposons. Dans le cadre du congrès de l'Association francophone pour le savoir (Acfas), qui se déroule toute la semaine à Québec, un chercheur de l'Université Laval a annoncé hier avoir élaboré une nouvelle stratégie susceptible d'engendrer une vaccination universelle contre toutes les souches émergentes de ces pathogènes dévastateurs. Cette véritable révolution vaccinale nous permettrait notamment de faire face à la menace d'une pandémie de grippe en toute quiétude.

Subissant sans cesse de nouvelles mutations qui changent la configuration de leur surface, les virus de la grippe, du sida et de l'hépatite C, ainsi que la salmonelle, bactérie responsable de la fièvre typhoïde, finissent un jour ou l'autre par échapper aux anticorps produits à la suite de l'administration d'un vaccin. Car ces anticorps n'ont pour cible que des protéines situées à la surface du virus, lesquelles sont susceptibles de subir des mutations.

«On sait aujourd'hui que les prochains vaccins devront s'attaquer à des cibles qui sont conservées au cours de l'évolution de la souche virale», a expliqué Denis Leclerc, virologue au Centre de recherche en infectiologie de l'Université Laval. «On connaît déjà plusieurs de ces cibles. Le problème est que nous n'arrivons pas à déclencher une réponse immunitaire suffisamment vigoureuse contre ces cibles pour assurer une bonne protection. C'est là la grande problématique dans le domaine de la vaccination aujourd'hui.»

Lors de l'émergence de nouveaux virus de la grippe, par exemple, ce sont les protéines de la surface des virus qui se modifient. Les protéines qui participent à la structure interne du virus demeurent quant à elles intactes. «Le virus ne peut se permettre de modifier ses protéines internes car il perdrait ainsi son potentiel infectieux, a expliqué le chercheur. Il nous faut donc orienter la réponse immunitaire contre ces protéines qui sont conservées malgré les mutations successives qui transforment la surface du virus.»

Mais pour atteindre ces protéines internes, appelées épitopes, la réponse immunitaire ne devra pas se réduire à la production d'anticorps qui neutralisent l'infection en s'attachant spécifiquement à certaines protéines situées à la surface du virus, a poursuivi M. Leclerc. La réponse immunitaire doit aussi comporter un deuxième volet, cellulaire celui-là, au cours duquel un bataillon de cellules est dépêché sur les lieux de l'infection pour y éliminer les cellules infectées.

Pour le moment, il n'existe aucune technologie vaccinale capable de provoquer une réponse immunitaire de type cellulaire contre les cibles conservées, a rappelé Denis Leclerc. «Tous les vaccins disponibles sur le marché ne génèrent que des anticorps. Or, comme les virus mutent très rapidement, les anticorps que vous avez générés à la suite de votre vaccination ne reconnaîtront pas les nouvelles souches qui émergent.»

Pour provoquer une réponse cellulaire, il faut aider le système immunitaire au moyen d'un adjuvant, un stimulant pourrait-on dire. Et l'adjuvant qu'a choisi le virologue Denis Leclerc est un «pseudovirion», c'est-à-dire une molécule ayant la forme d'un virus infectant spécifiquement les végétaux.

Pour produire cet adjuvant en quantités suffisantes pour la préparation de vaccins, le scientifique a introduit le gène responsable de la structure de ce virus végétal dans des bactéries qui ont reproduit en de multiples exemplaires la forme exacte du virus végétal. «Ce pseudovirion ayant la forme d'un bâtonnet a le potentiel de déclencher les deux volets de la réponse immunitaire, a affirmé le virologue. Le système immunitaire des mammifères, y compris l'humain, reconnaît ce genre de structure cristalline et hautement répétitive comme un grand danger puisqu'il n'en a jamais rencontrée [les humains ne sont jamais exposés aux virus infectant les végétaux]. Au fond, ce pseudovirus végétal n'est absolument pas dangereux pour les mammifères, mais quand on l'injecte sous la peau d'un mammifère, il déclenche la forte réponse immunitaire de type cellulaire que l'on recherchait. Et si on y associe une cible -- un épitope conservé -- appartenant au pathogène, la réponse immunitaire sera alors dirigée contre cette cible», et donc contre les cellules infectées par ce pathogène.

Toutes les structures cristallines et hautement répétitives comme celle du pseudovirion végétal ont la capacité de déclencher de vigoureuses réponses immunitaires comportant à la fois la production d'anticorps et la réponse cellulaire ou cytotoxique qui tue les cellules infectées que le système immunitaire a repérées, a résumé le conférencier.

Un vaccin universel

Le futur vaccin qu'a mis au point l'équipe de Denis Leclerc se composera donc de pseudovirions auxquels on attachera une cible, en l'occurrence une protéine appartenant à l'intérieur du pathogène à abattre et qui est commune à toutes les différentes souches de ce pathogène parce qu'elle n'est pas soumise à cette évolution constante et rapide que subissent les souches virales, comme l'influenza. «Si on veut préparer un vaccin contre la grippe, on accolera à la surface de l'adjuvant, c'est-à-dire du pseudovirus végétal, les protéines structurales internes M1 ou NP présentes chez tous les virus de l'influenza. On obtiendra ainsi un vaccin universel qui devrait nous protéger contre toutes les souches de grippe qui pourraient émerger, y compris une grippe aviaire. Peu importe la souche qui circule, on administrera chaque année le même vaccin», a souligné le chercheur avant d'ajouter que l'adjuvant du vaccin induit également une longue mémoire immunologique (assurée par la présence de cellules-mémoires) pouvant atteindre de trois à cinq ans. Ce qui veut dire que le système immunitaire d'une personne vaccinée reconnaîtra tout nouveau virus de la grippe qui pourrait infecter cette personne dans les années suivant sa vaccination et déclenchera une réponse immunitaire efficace (comportant ses deux volets) contre lui.

La technologie imaginée par Denis Leclerc et ses collègues possède plus d'un atout. Elle est aussi très polyvalente car il est possible de l'adapter à n'importe quelle maladie infectieuse. Présentement, le chercheur mène de front des programmes de recherche non seulement sur la grippe, mais aussi sur la fièvre typhoïde, avec un collègue mexicain, Constantino Lopes-Macias, de l'IMSS de Mexico, et sur le cancer du sein en collaboration avec l'immunologiste Réjean Lapointe, du CHUM. «Quand mon collègue du CHUM aura identifié une cible interne aux cellules cancéreuses, je la couplerai à mon adjuvant, qui alors déclenchera une réponse immunitaire contre la tumeur cancéreuse», a ajouté Denis Leclerc pour expliquer que sa technologie vaccinale pourrait aussi servir d'immunothérapie contre le cancer.

Les succès obtenus jusqu'à maintenant en recherche fondamentale permettent désormais à Denis Leclerc et à ses collègues de démarrer des études cliniques. «Nous sommes rendus à l'étape où nous avons besoin d'un financement industriel parce que ce ne sont pas les Instituts de recherche en santé (IRSC) qui vont payer pour les phases cliniques», a annoncé le virologue, qui affirmait avoir discuté la veille avec un investisseur potentiel . La révolution vaccinale est vraiment en branle.

Grippe aviaire en Corée du sud : 5 cas humains détectés à Séoul


Au moins cinq cas humains de grippe aviaire suspects ont été signalés aux autorités locales mercredi matin à Séoul après la confirmation de l'existence de foyers à Séoul plus tôt, a rapporté l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.

Les autorités de santé ont révélé que cinq personnes ont révélé des symptômes de fièvre ou de toux depuis mardi.

Les autorités ont fait des tests sanguins sur cinq personnes afin de confirmer s'ils sont positifs au virus H5N1, a rapporté l'agence Yonhap.

Le ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche a annoncé mardi que des responsables de quarantaine ont détecté le virus H5N1 hautement pathogène sur des poulets morts dans un vivarium d'oiseaux situé dans l'est de Séoul.

C'est la première fois que le virus H5N1 touche Séoul depuis qu'une nouveau cycle de l'épidémie de la grippe aviaire est confirmé fin mars dans le pays.

L'épidémie dans la capitale a augmenté les inquiétudes selon lesquelles les autorités sont incapables de contenir la maladie qui a fait 6 millions de volailles tuées jusqu'ici.

mercredi 7 mai 2008

dimanche 4 mai 2008

Les foyers de grippe aviaire se propagent en Corée du Sud


Des foyers de grippes aviaire se sont propagés dans six des neuf provinces de Corée du Sud en dépit des abattages massifs ordonnés par les autorités, a-t-on appris samedi de source officielle.

Le dernier foyer impliquant la présence du virus hautement pathogène H5N1 a été mis au jour mercredi dans un restaurant de la ville de Daegu (300 km au sud-est de Séoul), a précisé le ministère de l'Agriculture.

Au total, 23 foyers ont été recensés alors que plus de cinq millions de poulets et canards ont été abattus depuis la découverte, début avril, d'un premier foyer à Gimje (260 km au sud de Séoul).

Des foyers avaient été précédemment détectés en mars 2007. Quelques mois auparavant, en novembre 2006, après la découverte de sept cas, la Corée du sud avait dû suspendre ses exportations de volaille vers le Japon, Hong Kong et Taïwan, notamment.

Le virus H5N1 a tué plus de 240 personnes dans le monde depuis la fin 2003. Aucun cas humain n'a encore été identifié en Corée du Sud.

jeudi 1 mai 2008

Grippe aviaire pour de faux

Le virus H5N1 est transmissible à l'homme et contagieux, il a déjà tué 150 personnes en Haute-Garonne et 13 852 malades sont recensés. C'est le scénario catastrophe élaboré par l'Etat pour simuler durant deux jours une pandémie grippale sur le département. Débuté hier, cet exercice mobilise notamment des établissements scolaires, parmi lesquels le lycée de Saint-Orens, réquisitionné pour être transformé en centre de consultation et de coordination sanitaire et social. Si la réalité devait rattraper la fiction, les élèves resteraient chez eux et ses locaux accueilleraient alors des patients. Equipés de masques de protection, certains lycéens se sont prêtés au jeu de rôle grandeur nature, transformés pour un jour en patients contaminés. « Je devrais assurer la continuité pédagogique, gérer la coordination des différents centres de consultation du secteur, mais aussi faire face à l'approvisionnement en médicaments ou encore en matériel », explique leur proviseur Pierre Donadieu. A la préfecture, la cellule de crise coordonne l'ensemble des services. « L'armée gère la sécurisation de Purpan, confronté à l'affluence, la trésorerie générale s'assure par exemple que les distributeurs d'argent sont bien alimentés », détaille Loïc Armand, sous-préfet de Muret dont l'objectif est d'améliorer le dispositif.

mercredi 30 avril 2008

Un garçon indonésien mort de la grippe aviaire

Le ministère indonésien de la Santé a déclaré mercredi qu'un garçon indonésien de trois ans est mort de la grippe aviaire, portant à 108 le nombre de décès dû à la maladie sur les 133 cas détectés dans cet archipel d'Asie du Sud-Est.

Nyoman Kandun, directeur des maladies contagieuses auprès du ministère de la Santé, a confié depuis l'île de Bali, à l'agence de presse Xinhua par téléphone, que ce garçon décédé, originaire de Java, île la plus peuplée dans la province centrale de Java, est mort le 23 avril de la grippe aviaire suite à des souffrances causées par des problèmes respiratoires.

Il a révélé que cet enfant avait eu des contacts avec du bétail tandis que plusieurs poules ont été trouvées mortes à proximité de la zone où vivait la victime.

Le virus pathogène H5N1 s'est répandu jusqu'à 32 des 33 provinces indonésiennes depuis 2003, selon des statistiques du ministère de la Santé.

L'Indonésie a été accusée de ne pas tout faire dans la lutte contre la propagation du virus, dont les traditions d'élevage de poules et le manque de respect des règles de l'administration provinciale dans le cadre de l'application de la décision de Jakarta visant à maîtriser la propagation du virus.

Bulletin hebdomadaire de l'Institut de Veille sanitaire



L'OMS annonce officiellement cette semaine 381 cas répertoriés avec 240 décès du à la grippe aviaire. Voir le tableau ci-dessus de l'IVS (Institut de la Veille Sanitaire), il est possible de cliquez dessus pour l'agrandir.

dimanche 20 avril 2008

USA : vers un nouveau vaccin plus efficace contre la grippe aviaire

Ci-contre le virologiste Suresh Mittal (Purdue Agricultural Communication)

Un nouveau vaccin contre la grippe aviaire mis au point par des chercheurs américains pourrait fournir une protection plus efficace et plus durable et serait plus facile à produire que les vaccins existants, selon une étude publiée dans The Journal of infectious diseases.

Ce vaccin a permis de protéger des souris de la grippe aviaire pendant plus d'un an et les chercheurs espèrent que des résultats similaires puissent être obtenus avec des humains.

Il a aussi fourni une protection plus grande en cas de mutations du virus, indique l'étude.

"Nous voulons avoir un vaccin qui puisse être stocké à l'avance et ayant le potentiel de protéger pour une certaine période, jusqu'à ce que nous changions de vaccin pour l'adapter à la dernière forme de grippe aviaire", affirme l'auteur de l'étude, Suresh Mittal, de Purdue University.

"La combinaison de gènes de la grippe qui ont été utilisés pour produire le vaccin devrait permettre d'y parvenir", a ajouté le chercheur.

M. Mittal et ses collègues ont utilisé une version modifiée d'un banal virus du rhume (adenovirus) comme vecteur servant à transporter des gènes de deux types de virus mortels H5N1 de la grippe aviaire.

Cela présente plusieurs avantages: l'adenovirus étant rendu incapable de se multiplier, le vaccin devrait être bien supporté. D'autre part, il est fabriqué sans recourir à des oeufs, dont la production risque de se raréfier pendant les épidémies de grippe aviaire. En outre, le vaccin devrait être moins cher et plus rapide à produire, assure Suresh Mittal.

Le vaccin contient aussi des molécules stimulant le système de défense immunitaire, ce qui permet d'utiliser des doses moins élevées.

Enfin, le vaccin peut être stocké et devrait permettre de protéger la population contre de nouvelles souches du H5N1.

Le virus hautement pathogène H5N1 de la grippe aviaire a entrainé au moins 240 décès dans le monde depuis fin 2003, selon l'Organisation mondiale de la santé.

Le seul vaccin actuellement approuvé par les autorités américaines nécessite de fortes doses, est efficace chez seulement 60% des personnes immunisées et ne protège pas contre de nouvelles souches du H5N1.

samedi 19 avril 2008

Grippe aviaire : le Japon prend les devants

Face à la augmentation du nombre de cas en Asie et notamment en Corée du Sud, le Japon est bien décidé à ne pas succomber à la grippe aviaire. Un plan de vaccination est en marche afin de faire face aux risques de pandémie du virus: dans un premier temps 6000 responsables de la santé vont être vaccinés d'ici la fin de l'année. Si les résultats sont convaincants le ministre de la Santé envisage une seconde vague de vaccination qui concerne 10 millions de personnes étant en contact quotidien avec la population.

Grippe aviaire, le virus signe son retour en Egypte

Grippe aviaire, le virus signe son retour en Egypte. Le Ministère égyptien de la Santé et de la Population a annoncé un nouveau cas d'infection humaine par le virus de souche H5N1 de la grippe aviaire. Sur les 49 malades du virus H5N1 de la grippe aviaire, confirmés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en Égypte, 22 ont été mortels.
Les symptômes sont apparus le 2 avril chez une femme âgée de 30 ans d'Al-Matarya, originaire du gouvernorat du Caire. Cette femme atteinte du virus hautement pathogène de la grippe aviaire a été hospitalisée avant de décéder le 11 avril dernier.

dimanche 6 avril 2008

Un Egyptien de 19 ans décède de la grippe aviaire

Un Egyptien, âgé de 19 ans, est décédé samedi de la grippe aviaire, devenant la 21e personne victime du virus H5N1 depuis son apparition en Egypte en 2006, a annoncé le ministère égyptien de la Santé.

Mohammed Idris Hassan Ibrahim, de la province de Beheira, dans le delta du Nil, est décédé à l'hôpital d'Alexandrie, où il avait été admis pour une forte fièvre. a déclaré un responsable du ministère, Nasr-al-Sayyed, à l'agence officielle MENA.

Quarante-huit personnes ont été atteintes par la grippe aviaire en Egypte depuis la découverte du premier cas de contamination en mars 2006.

L'Egypte est l'un des pays les plus touchés par la grippe aviaire, se situant derrière l'Indonésie (107 morts) et le Vietnam (52), mais devant la Chine (20) et la Thaïlande (17).

L'Egypte est située sur un couloir de migration des oiseaux qui peuvent être porteurs du virus. Ce nombre élevé de décès peut également s'expliquer par la proximité entre les lieux où est gardée la volaille domestique et les quartiers d'habitation.

Fin juin, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) avait noté que la lutte contre le virus de la grippe aviaire s'était nettement améliorée dans le monde, mais que la situation restait critique en Indonésie et en Egypte, où le risque de mutation du H5N1 vers une forme contagieuse entre humains restait élevé.

samedi 5 avril 2008

Nouveau foyer de grippe aviaire en Corée du Sud

Le ministère de l'Agriculture de la Corée du Sud a signalé samedi un foyer présumé de grippe aviaire H5 dans une ferme du sud-ouest du pays, près d'une autre ferme où les autorités avaient annoncé cette semaine la présence d'un foyer de H5N1. Samedi, environ 6 500 canards seront abattus dans cette ferme qui en compte en tout 12 500 et qui est située à Jeongeup, à 27km de l'élevage où a été détecté un foyer de H5N1, a précisé le ministère.

jeudi 3 avril 2008

Grippe aviaire : fléau du siècle ?

Interview de l'académicien Dmitri Lvov, par Tatiana Sinitsyna, RIA Novosti

L'humanité attend aujourd'hui avec effroi l'apparition d'un virus de la grippe aviaire mutant qui pourrait surmonter l'immunité des humains et provoquer une pandémie. Jusqu'à quel point ce danger est-il réel ? L'académicien Dmitri Lvov, directeur de l'Institut Ivanovski de recherche en virologie de l'Académie russe des sciences médicales, a tenté pour RIA Novosti de répondre à cette question, ainsi qu'à d'autres.

D.L.: Le danger est grand, j'estime même que la situation est potentiellement menaçante. Il manque seulement un à deux aminoacides au génome du virus H5N1 pour acquérir la capacité de se transmettre d'un homme à un autre. Cela peut entraîner l'apparition de virus mutants, de cellules hybrides. Personne ne sait à quel moment apparaîtront ces monstres. Cela dépend des particularités de l'appareil réceptif du virus. Pour le moment, il est capable de provoquer une pathologie en pénétrant dans les voies respiratoires inférieures. Mais étant donné que le virus H5N1 ne cesse de muter, il peut "apprendre" à tout instant à atteindre les voies respiratoires supérieures, ce qui serait très dangereux. Le pire scénario est envisageable si les virus de la grippe, aviaire et humaine, atteignent un même "être", par exemple, un porc, dont l'organisme est très sensible à ces deux virus. Cette éventualité a une probabilité de 1 sur 1 million, mais elle existe et menace de provoquer une catastrophe qui pourrait emporter des millions de vies. Nous devons être conscients de ce grave danger. N'importe quel Etat se retrouvera sans aucune défense et toute mesure de quarantaine sera inutile, comme l'a déjà prouvé la grippe espagnole.

T.S.: Le virus n'a pas surmonté la barrière génétique, mais comme nous l'entendons dans les médias, la grippe aviaire tue des gens, notamment en Asie de l'Est...

D.L.: Le nombre de personnes atteintes de la grippe aviaire s'approche des quatre cents. Il s'agit de données au niveau mondial. Pour l'instant, en raison des indices moléculaires génétiques, les virus de la grippe aviaire se transmettent difficilement à l'homme. On peut être contaminé par la grippe aviaire par contact direct: par exemple, en buvant le sang d'un oiseau (ce qui constitue un rite chez certains peuples) qui est contaminé, ou bien en "embrassant" une poule malade. Un cas de ce genre m'a été rapporté d'Azerbaïdjan: plaignant sa poule agonisante qu'elle avait nourrie depuis sa sortie de l'oeuf, une fillette a voulu la sauver en utilisant la ventilation artificielle, ce qui a entraîné une tragédie: l'enfant est décédée. Par conséquent, il faut respecter les normes d'hygiène qui dictent la nécessité de prendre d'extrêmes précautions au contact d'un oiseau malade. Dieu merci, pour l'instant, il n'y a eu aucun cas de transmission de la grippe aviaire d'un homme à un autre.

T.S.: La grippe aviaire existe probablement depuis toujours. Quelles sont les causes de l'apparition de sa variante agressive contemporaine ?

D.L.: Les oiseaux constituent le réservoir naturel de la grippe aviaire. Le lien entre les virus et les oiseaux est apparu il y a 300 millions d'années, ils s'y sont adaptés. Les oiseaux sauvages ont perdu leur sensibilité aux virus de la grippe. Cependant, lorsque ces derniers se retrouvent dans des conditions différentes, le génome subit une évolution en entraînant l'apparition de propriétés très virulentes. Les virus peuvent muter et se renouveler: pour eux, c'est un moyen de perdurer éternellement. La science a établi depuis 40 ans que tous les virus pandémiques de la grippe provenaient des oiseaux. Il est vrai, tous les chercheurs n'étaient pas prêts à le constater. Nous, les premiers adeptes de cette théorie - Robert Webster aux Etats-Unis, l'Australien Graham Laver et moi-même, Dmitri Lvov, pour l'Union soviétique - avons été pris pour "trois toqués" et notre théorie a été qualifiée d'absurde. Mais le temps a prouvé que les "toqués" avaient raison.

T.S.: A ce qu'on sache, votre intuition scientifique ne vous a pas non plus trompé lorsque vous avez mis en garde contre le danger d'une large propagation de la grippe aviaire chez les animaux...

D.L.: Effectivement, notre Institut de virologie a prévenu le monde de l'apparition d'une pandémie dès septembre 2003, trois mois avant les premières informations à ce sujet. Dans un rapport présenté à un congrès international sur la grippe au Japon, j'ai déclaré que nos chercheurs avaient réussi à établir que le virus H5 faiblement pathogène provenait des oiseaux sauvages. Des recherches ont été effectuées dans la région de l'Altaï et dans le Primorié du Sud (Extrême-Orient, littoral). La possibilité que ce dangereux virus se propage dans les fermes à volailles du Sud-Est asiatique avait également été prévue. Nous avions prévenu que, d'ici un certain temps, le virus faiblement pathogène pourrait devenir très pathogène. Malheureusement, nos prévisions se sont révélées exactes.

T.S.: Le problème du vaccin se pose toujours en cas de danger d'épidémie. Y a-t-il une réponse scientifique adéquate à l'apparition d'un virus mutant dangereux pour les humains ?

D.L.: La mise au point d'un vaccin est le problème fondamental et notre institut participe activement à la recherche d'une solution. Un programme de vaccination des oiseaux domestiques est en cours en Russie. La production des vaccins a été organisée: notre pays est capable d'en produire jusqu'à 800% par rapport à ses propres besoins, autrement dit, il peut approvisionner d'autres pays. En ce qui concerne le vaccin destiné aux humains, il n'en existe aucun et son apparition est impossible pour l'instant : nous ne pouvons savoir à l'avance quelle souche pandémique circulera dans leur organisme. La grippe atteint, pour l'essentiel, les oiseaux. Nous étudions le milieu de propagation des virus de la grippe, leur interaction avec les populations d'oiseaux, d'animaux, d'humains dans divers écosystèmes, sur différents territoires. En cas de pandémie, la mise au point d'un vaccin approprié au virus circulant demandera 2 à 3 mois. C'est le délai minimum qu'il faut à un pays civilisé pour organiser la production à grande échelle d'un vaccin contre le virus pandémique.

T.S.: Personne ne peut remettre en question le lien "oiseaux-virus de la grippe" qui existera probablement éternellement. Mais on sait que les virus peuvent subir une évolution. Comment se comporte aujourd'hui le virus H5N1, à quel point s'accroît le risque d'apparition d'un virus mutant ?

D.L.: L'évolution continue, mais pas dans le sens espéré : son caractère pathogène ne diminue pas, bien que, théoriquement, il le devrait. Personne au monde n'est en mesure de modifier l'évolution du virus de la grippe ni d'influer sur l'apparition d'une pandémie. Le plus grave est que le virus H5N1 a atteint les populations d'oiseaux sauvages. Au cours des migrations d'automne, les oiseaux se dirigent vers les endroits d'hivernage d'où ils reviennent au printemps. En route, ils contaminent les oiseaux domestiques. Et cela dure depuis 2005, lorsqu'un virus dangereux s'est propagé à partir du lac chinois Kokonor (Qinghai). Les effets de la variante Quinghai-Sibérie se propagent dans le monde entier. Je tiens à souligner une fois de plus le fait principal: le virus très virulent de la grippe H5N1, transporté dans les biocénoses naturelles, continue de circuler et conserve son potentiel hautement pathogène.

mercredi 2 avril 2008

Cas mondiaux (inVs)

Cette carte publiée par l'inVs = Institut de la Veille Sanitaire, montre l'étendue de l'épizootie actuelle.
Le nombre total de morts est de 236 pour 373 cas officiellement recensés par l'OMS = Organisation Mondiale de la Santé.
Il est vraisemblable que le nombre réel de cas est plus impoprtant mais les prélévements ne sont pas toujours réalisés, et de nombreux cas peuvent être dissimulés pour différentes raisons.
Le taux de mortalité reste toujours aussi élevé.
L'Indonésie paye le plus lourd tribu à cette maladie, et les craintes sont vraiment d'un départ d'une pandémie depuis ce pays ou cette région.

mardi 1 avril 2008

Nouveau cas en Indonésie

L'Indonésie a annoncé un nouveau cas testé positif au virus de la grippe aviaire dans le pays. Il s'agit d'une petite fille de vingt-deux mois qui vit sur l'île de Sumatra.

Lily Sulistyowati, la porte-parole du ministère de la santé de l’Indonésie, a déclaré que la petite fille de 22 mois de Bukit Tinggi sur l’île de Sumatra était tombée malade le 19 mars et le ministère contrôle actuellement son entourage pour vérifier s’il n’y a pas de contamination.

Deux Indonésiens meurent de la grippe aviaire

Deux Indonésiens ont succombé à la grippe aviaire, portant à 107 le nombre de victimes de la maladie dans le pays, a annoncé lundi un responsable du ministère de la Santé.

Les victimes étaient des adolescents, un garçon de 15 ans et une fille de 12 ans, a précisé Lilu Sulistyowati. Ils sont tous les deux morts la semaine dernière, dans deux banlieues différentes de la capitale Jakarta. La source de l'infection était recherchée, a-t-elle ajouté.

Des spécialistes estiment que le bilan réel des morts de la grippe aviaire en Indonésie est probablement plus élevé que les chiffres officiels. Le virus H5N1 s'est propagé dans 31 des 33 provinces de l'Indonésie.

L'Indonésie, le pays "le plus gravement affecté" par la grippe aviaire, depuis l'identification du virus en Asie en 2003, se trouve dans une situation "critique" et l'importante circulation du virus parmi les volailles pourrait le faire muter et créer les conditions d'une pandémie, s'est récemment alarmée la FAO, l'agence des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation.

vendredi 28 mars 2008

La France élève son niveau de faible à modéré

Le ministère de l'Agriculture a annoncé vendredi sa décision d'élever le niveau de risque de la grippe aviaire de ''faible'' à ''modéré'' sur la totalité du territoire métropolitain. Le nouveau niveau de risque sera fixé dans un arrêté publié au Journal officiel samedi 29 mars 2008, les mesures entrant en vigueur dès dimanche. Le renforcement des mesures inclut l'interdiction des rassemblements d'oiseaux dans les communes des zones ''à risque particulier prioritaire'', la protection des volailles et des oiseaux par confinement ou mise sous filets pour prévenir tout contact direct ou indirect avec les oiseaux vivant à l'état sauvage ou encore l'interdiction du transport d'"appelants'' (destinés à attirer les canards sauvages pour les tuer). L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a été ''saisie sur l'opportunité de régionaliser ces mesures compte tenu des risques épidémiologiques".

C'est la conséquence de la découverte par les autorités suisses d'un cas de la forme hautement pathogène du virus (H5N1) diagnostiqué sur un oiseau sauvage. Le volatile ne portait pas de symptômes de la maladie.

C'est le premier cas recensé en Europe occidentale depuis les trois cygnes morts découverts début janvier au Royaume-Uni et le 33e cas de grippe aviaire en Suisse. Le pays, qui n'avait plus connu une telle alerte depuis deux ans, considère toutefois que le danger d'une transmission à la volaille indigène reste faible. Résultat : les autorités n'ont pas décidé de renforcer les mesures sanitaires déjà en place.

jeudi 27 mars 2008

Un canard suisse porteur de grippe aviaire

Un cas de grippe aviaire a été diagnostiqué sur un oiseau sauvage en Suisse, a indiqué, jeudi 27 mars, l'office vétérinaire fédéral, précisant que ce cas est le premier découvert dans le pays depuis deux ans.

Porteur du virus H5N1, le canard, un fuligule milouin, ne présentait pas de symptômes de maladie, a précisé l'office dans un communiqué. L'oiseau a été diagnostiqué sur le lac de Sempach dans le cadre d'un programme de surveillance officiel au cours duquel deux cents échantillons prélevés sur des oiseaux ont été analysés. La date du dépistage n'a pas été précisée.

Selon l'administration fédérale, les analyses du virus ont montré une forte similitude avec les cas récents de grippe aviaire découverts en Europe en 2007. L'office vétérinaire suisse relève que la population d'oiseaux sauvages n'est pas largement touchée par le virus et que le risque d'une transmission du virus à la volaille est faible.

Aucune mesure supplémentaire de protection des oiseaux d'élevage ne doit être prise, indique le communiqué. Ce cas est le premier découvert en Europe occidentale depuis que le virus H5N1 a été détecté sur trois cygnes morts début janvier au Royaume-Uni.

L'ONU publie la liste 2008 des 10 sujets « oubliés » par les médias

Dans le souci de mettre en évidence des questions qui ne reçoivent pas suffisamment d'attention de la part des médias, le Département de l'information (DPI) de l'ONU diffuse sa quatrième liste annuelle de 10 sujets « oubliés » sur lesquels le monde souhaiterait sans doute avoir plus d'informations.

Parmi les 10 sujets sélectionnés cette année et publiés sur la page spéciale du site de l'ONU on trouve : " La menace de la grippe aviaire repoussée, mais la menace d'une pandémie humaine n'a pas disparu ".

Si certaines questions sont négligées, et que d'autres semblent être exposées de manière excessive, il semble que l'attention accordée à des succès ou des progrès réalisés, par exemple, dans le domaine de la résolution de crises (nord de l'Ouganda) ou par exemple dans le domaine de la lutte contre la grippe aviaire, reste très insuffisante, souligne le communiqué.

samedi 8 mars 2008

La Russie craint l'épidémie mondiale

Grippe aviaire, une épidémie mondiale plane au-dessus de notre tête selon le service vétérinaire russeDepuis quelques années, la souche mortelle du virus H5N1 a fait des ravages au sein de la population des oiseaux migrateurs et des volailles chez les éleveurs notamment des pays asiatiques. C’est aujourd’hui une épidémie mondiale de grippe aviaire qui plane au-dessus de notre tête selon les services vétérinaires russes.

Les déclarations du chef du département de contrôle vétérinaire du Service fédéral russe de contrôle vétérinaire et phytosanitaire, Nikolaï Vlassov, sont très inquiétantes. Selon lui, la grippe aviaire tend à devenir un fléau mondial parce que les mesures anti-épizootiques au niveau des pays les plus durement touchés comme l’Indonésie, la Chine ou l’Egypte ne sont pas suffisantes.

Le danger est bien réel parce que d’une part, le virus toujours présent chez les oiseaux sauvages indigènes pourrait se transmettre très facilement aux oiseaux migrateurs comme les albatros, les cigognes, les cormorans ou les hérons qui pourraient le transmettre à leur tour à d’autres oiseaux. D’autre part, on assiste également à une diversification du virus qui se transmet des oiseaux sauvages comme les cygnes, les pintades aux oiseaux d’élevage tels que les poules ou les dindons. Néanmoins, selon toujours Nikolaï Vlassov, la Russie est prête à faire face à une éventuelle épizootie.

mercredi 27 février 2008

Grippe aviaire : quatrième décès de l'année au Vietnam

Grippe aviaire: quatrième décès de l'année au Vietnam Le Vietnam a enregistré son quatrième décès de l'année dû au virus H5N1 de la grippe aviaire, celui d'une femme de 23 ans originaire du nord, a-t-on appris mardi auprès du ministère de la Santé.

La victime, décédée lundi, est une enseignante de la province de Phu Tho, a indiqué le directeur du département de médecine préventive du ministère de la Santé, Nguyen Huy Nga. "Elle avait été testée positive au H5N1 samedi".

Selon le responsable vietnamien, la victime n'avait elle-même pas manipulé de volaille malade. "Toutefois, elle vivait dans une zone où il y avait des poulets malades" que ses proches avaient eux préparés, a-t-il précisé.

Le directeur du département de la Santé animale du ministère de l'Agriculture, Bui Quang Anh, a de son côté expliqué que des tests avaient été réalisés sur la volaille de la région "immédiatement après le transfert de l'enseignante à l'hôpital".

Mais ils n'ont, du moins jusqu'ici, pas révélé la présence du H5N1 parmi ces animaux, a-t-il ajouté.

Depuis le début de l'année, le H5N1 avait déjà entraîné la morts de trois hommes au Vietnam. Agés de 27, 32 et 40 ans, ils étaient tous aussi originaires du nord.

Ce nouveau cas porte à 51 le nombre de morts dus à la grippe aviaire recensés par les autorités du pays, sur un total de 105 contaminations humaines.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recense elle dans le monde 232 décès dus au H5N1 -- un chiffre qui ne tient pas compte du dernier cas vietnamien -- et 366 contaminations.

Le département de Santé animale du ministère vietnamien de l'Agriculture a aussi annoncé mardi un foyer de grippe aviaire dans une nouvelle province, celle de Vinh Long au sud du pays.

Ce week-end, 800 poulets sur un total de 1.050 y sont morts dans la commune de Trung Thanh Dong, district de Vung Liem. Des tests réalisés ultérieurement se sont révélés positifs au H5N1 et le reste de la volaille a été abattu, selon un rapport en ligne du département.

Au Vietnam, huit provinces sont actuellement officiellement touchées par des foyers de grippe aviaire. Six -- Thai Nguyen, Quang Ninh, Hai Duong, Nam Dinh, Tuyen Quang et Ninh Binh -- sont au nord. Les deux autres -- Vinh Long mais aussi Long An -- se trouvent au sud.

La semaine dernière, le gouvernement avait placé le pays en état d'alerte après la mort de quelques milliers de volailles dans le nord.

La région a été en proie pendant plusieurs semaines à une vague de froid exceptionnelle qui a tué des dizaines de milliers de têtes de bétail et fait bondir les taux d'hospitalisations, en particulier d'enfants et de personnes âgées pour grippe ou maladies respiratoires type pneumonie.

Ce type de climat, qui s'est cependant radouci ces derniers jours, est aussi davantage propice à la propagation de la grippe aviaire.

L'Egypte confirme le 44e cas humain de grippe aviaire

Le ministère égyptien de la Santé a confirmé lundi qu'une fille de quatre ans a été infectée du virus de la grippe aviaire en Egypte, portant à 44 le nombre des infections humaines de la maladie dans ce pays arabe très peuplé.

Le dernier cas humain a été détecté dans l'administration El Minya, la Haute-Egypte, à quelque 220 km au sud du Caire, la capitale égyptienne, a indiqué le porte-parole du ministère de la Santé, Abdel Rahman Shaheen, cité par l'agence de presse officielle MENA.

La fillette a été hospitalisée lundi en raison de fièvre puis transférée à l'hôpital Manshiat al-Bakri au Caire, selon la MENA.

Le gouvernement égyptien a déployé davantage d'efforts pour prévenir le déclenchement de la grippe aviaire depuis que le virus mortel a causé quatre morts humaines en moins d'une semaine fin décembre 2007.

Parmi les 44 cas humains, l'Egypte a rapporté 19 décès depuis que le pays a détecté la première fois le virus H5N1 sur des volailles en février 2006 et le premier cas humain en mars de la même année.

samedi 23 février 2008

GSK premier laboratoire à pouvoir produire un vaccin prépandémique

Grippe aviaire: GlaxoSmithKline fait un grand pas dans la course au vaccin.

Le laboratoire pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline a obtenu un avis favorable de l'agence européenne du médicament (EMEA) pour le premier vaccin pré-pandémique contre la grippe causée par le virus de la grippe aviaire, a-t-on appris dans des communiqués reçus vendredi.

S'il obtient les autorisations nécessaires, le laboratoire britannique sera ainsi le premier à produire un vaccin permettant sans doute au moins de limiter la transmission à l'homme de ce virus.

L'EMEA a écrit dans un communiqué avoir recommandé jeudi l'autorisation "du premier vaccin pré-pandémique pour humains contre la grippe causée par le virus H5N1, un virus de grippe aviaire qui a le potentiel d'évoluer en virus de grippe pandémique affectant les humains".

L'agence souligne en effet que "les autorités sanitaires s'inquiètent que la prochaine pandémie puisse arriver à un moment ou à un autre dans les années à venir et soit causée par la souche H5N1".

Pour sa part, GSK a espéré que son produit, le "Prepandrix", "allait obtenir une autorisation de mise sur le marché dans toute l'Europe". La réponse des autorités européennes doit intervenir dans les 67 jours maximum.

GSK a déjà commencé à fabriquer en masse ce produit, et plusieurs gouvernement ont commencé à en stocker. Le laboratoire en a aussi donné 50 millions de doses à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Par ailleurs, GSK a également obtenu de l'EMEA une opinion positive pour un deuxième vaccin, pandémique celui-là, le "Pandemrix". Il est actuellement à l'état de coquille vide, en attendant qu'y soit incluse la souche exacte du virus qui sera à l'origine de la pandémie, si celle-ci se déclare.

"Jusqu'à présent, les différentes firmes pharmaceutiques travaillaient sur un vaccin pandémique, c'est-à-dire un vaccin qui utilisera la souche de la pandémie, qu'on ne connaît pas bien évidemment actuellement", a expliqué à l'AFP Sophie Muller, responsable du projet H5N1 pour GSK France.

"La grosse faiblesse de cela, a-t-elle ajouté, c'est que ce vaccin pandémique ne sera pas disponible avant trois ou six mois après le début de la pandémie, le temps que l'OMS (Organisation mondiale de la Santé) identifie la souche, la transmette aux producteurs de vaccins et qu'ils mettent en route la production".

Or, avec le recours accru à l'avion comme moyen de transport, il est probable que la pandémie serait générale avant que ces vaccins ne soient prêts.

"C'est pourquoi GSK a travaillé sur une autre stratégie avec ce vaccin pré-pandémique", a poursuivi Mme Muller.

Elle a souligné que le "Prepandrix" avait été fabriqué à partir de virus H5N1 Vietnam, qui a circulé au Vietnam en 2004. Il a suscité une réaction immunitaire à plus de 90% contre la souche Vietnam et à 75 à 85% contre les souches Indonesia, Anhui et Turkey. Ces quatre souches ont été responsables des cas humains mortels de la grippe aviaire.

"Prepandrix" et "Pandemrix" recourent à un adjuvant révolutionnaire permettant de n'utiliser que 3,8 microgrammes d'antigène par dose au lieu de 90 microgrammes avec un adjuvant classique, ce qui permet d'en fabriquer beaucoup plus.

Le H5N1, apparu pour la première fois à Hong Kong en 1997, a déjà causé la mort de 232 êtres humains, pour un total de 366 personnes atteintes, selon les chiffres publiés vendredi par l'OMS. La transmission se fait dans la plupart des cas de l'animal à l'homme, mais quelques transmissions d'homme à homme ont déjà été enregistrées.

mardi 19 février 2008

2ème cas de grippe aviaire au Tibet cette année

Les autorités chinoises ont confirmé un nouveau foyer de grippe aviaire dans la Région autonome du Tibet (sud-ouest), le deuxième cas dans cette région cette année, a annoncé le ministère chinois de l'Agriculture.

Selon une annonce du ministère, 132 volailles sont mortes de l'épidémie dans un village à l'extérieur de Lhasa, capitale régionale, depuis l'éclatement de l'épidémie le 6 février, et 7 698 autres ont été abattues.

Le Laboratoire national de référence pour la grippe aviaire a confirmé dimanche le virus comme étant un sous-type du H5N1. Les mesures d'urgence prises par le gouvernement local ont amené la situation sous contrôle.

La déclaration précédente au Tibet, détectée dans le district de Gongga le 25 janvier, a tué 1 000 poulets et canetons, et causé l'abattage de 13 080 autres oiseaux.

Le ministère chinois de la Santé publique a annoncé lundi qu'un homme de 22 ans surnommé Li, dans la province du Hunan (centre), était mort du virus H5N1 hautement pathogène le 24 janvier.

Dix-huit personnes sont mortes du virus H5N1 et 28 cas d'infection ont été confirmés en Chine depuis 2003, selon des chiffres de l'Organisation mondiale de la Santé.

dimanche 17 février 2008

Grippe aviaire : 105ème mort en Indonésie

Un garçonnet indonésien de trois ans, d'origine de Jakarta Sud est récemment mort de la grippe aviaire, portant à 105 le nombre total des personnes tuées par l'épizootie dans le pays d'Asie du Sud-Est, qui a enregistré 129 cas humains, a annoncé à Jakarta le ministère indonésien de la Santé.

Le directeur général pour le contrôle des maladies et l'hygiène environnemental du ministère, Nyoman Kandun a fait savoir dimanche que tous les examens sur les échantillons sanguins du petit patient avaient montré qu'il était infecté par le virus de la grippe aviaire, H5N1.

"Tous les testes de laboratoire ont indiqué qu'il était infecté ", a confié à Xinhua M. Kandun.

Le garçonnet est mort vendredi dans l'hôpital de Persahabatan, dans l'est de Jakarta, un jour après qu'il eut été transféré d'un autre hôpital de Tanggerang, ville près de Jakarta, a expliqué Mukhtar Ikhsan, chef de l'équipe de lutte contre la grippe aviaire de l'hôpital de Persahabatan.

Il n'a pas répondu à la question si la victime avait reçu des soins médicaux prémilitaires avant d'être transporté à l'hôpital de Tanggerang.

Les experts ont considéré les premiers soins médiaux incorrects comme l'un des principaux causes de la mortalité élevée de l'Indonésie.

M. Ikhsan n'a pas expliqué si le garçonnet avait eu des contacts avec des volailles mais il a fait part de ses soupçons sur les abattoirs situés à proximité de la maison de la victime.

L'Indonésie, 4e pays le plus peuplé du monde, où des millions de poulets sont élevés dans les arrière-cours des habitants locaux, est considérée comme une nation à haut risque en termes de propagation de l'épizootie, malgré l'abattage de millions de poulets et de cochons par les autorités locales.

samedi 16 février 2008

Grippe aviaire : 104ème mort en Indonésie


Un adolescent de 16 ans infecté par le virus de la grippe aviaire est décédé en Indonésie, portant à cent quatre le nombre officiel de décès dans le pays dus à la maladie, a annoncé samedi le ministère indonésien de la Santé.

La victime originaire de Jakarta est décédée le 10 février dans un hôpital de Java (centre), indique le site internet du ministère en précisant que la victime avait égorgé des volailles avant de tomber malade.

Des spécialistes estiment que le bilan réel des morts de la grippe aviaire en Indonésie est probablement plus élevé que les chiffres officiels, en raison d'une mauvaise remontée des statistiques de santé publique.

Depuis début 2005, l'Indonésie a enregistré plus de la moitié des décès dus à la grippe aviaire sur la planète, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le virus H5N1 s'est propagé dans la grande majorité des provinces de l'archipel.

vendredi 15 février 2008

Grippe aviaire : le Vietnam annonce son troisième décès de l'année


Le Vietnam a enregistré un nouveau décès dû au virus H5N1 de la grippe aviaire, le deuxième en moins d'une semaine et le troisième depuis le début de l'année, a-t-on appris vendredi de source médicale.

La victime, un homme de 27 ans originaire de la province de Ninh Binh, "est décédé du H5N1 hier soir", a affirmé Nguyen Gia Binh, un responsable de l'hôpital Bach Mai de Hanoï où il était traité.

Il était tombé malade après avoir égorgé deux poulets, a de son côté précisé le directeur adjoint du département de la Santé animale du ministère de l'Agriculture, Hoang Van Nam.

Ce nouveau décès porte à 50 le nombre de morts dus à la grippe aviaire recensés par les autorités au Vietnam.

Hanoï avait annoncé le premier décès de l'année dû au H5N1 le 23 janvier, celui d'un homme de 32 ans originaire d'une autre province du nord, celle de Tuyen Quang.

Le deuxième l'avait été jeudi. Il s'agissait d'un homme de 40 ans originaire d'une troisième province du nord, celle de Hai Duong.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recense un total de 226 morts dus au H5N1 à travers le monde, un nombre qui n'inclut pas encore les deux derniers décès vietnamiens. Le Vietnam est le pays qui affiche le plus lourd bilan après l'Indonésie, loin devant avec 103 décès officiellement enregistrés.

Hanoï avait annoncé le premier décès de l'année dû au H5N1 sur son territoire le 23 janvier, celui d'un homme de 32 ans originaire d'une autre province du nord, celle de Tuyen Quang.

Contamination interhumaine

• Les investigations concernant le nouveau cas en Indonésie sont en cours notamment pour préciser la source d’exposition. Il s'agit d'une jeune fille âgée de 15 ans qui a développé des signes le 02/02/2008 qui a été en contact étroit avec sa mère durant la maladie de cette dernière. Elle a également été en contact avec des volailles de l’élevage familial. Cet élevage est probablement à l’origine de l’infection chez sa mère.

• Au vues de ces informations la possibilité d’une transmission interhumaine ne peut être formellement exclue.

• Depuis janvier 2004, l’enquête autour des cas de grippe A(H5N1) a permis d’identifier plusieurs cas probablement exposés à de la volaille mais pour lesquels une transmission interhumaine n’a pu être exclue.
• Des épisodes de contamination interhumaine A(H5N1) consécutive à des contacts étroits et répétés au sein de groupes familiaux ont déjà été évoqués lors d’autres d'épisodes en Azerbaïdjan, au Cambodge, en Chine, en Egypte, en Indonésie, en Irak, au Pakistan, en Thaïlande, en Turquie et au Vietnam.
• Une transmission interhumaine A(H5N1) a été retenue dans des épisodes en Thaïlande (2004) et en Indonésie (2006).
• Toutefois, cette transmission interhumaine est restée limitée et n'a pas donné lieu à une transmission communautaire secondaire.

jeudi 14 février 2008

La grippe aviaire à nouveau signalée dans divers pays africains

Des foyers sont apparus en 2007 en Afrique de l’Ouest, au Bénin, au Ghana, au Nigeria et au Togo et il existe un sérieux risque que le virus s’installe durablement dans la région, a prévenu le Docteur Joseph Domenech, vétérinaire en chef à la FAO

Fowl vendors wait for buyers in a fowl market in Lagos, Nigeria, 06 February 2007
Vendeur de volaille au marché de Lagos
à Rome. Le Nigeria est « un des rares pays où il y a une population importante, donc une production, une densité de volaille importante, et donc un commerce légal ou illégal » avec les pays qui exportent des œux ou des poussins d’un jour, a-t-il expliqué, ajoutant que « ce n’est pas par hazard » que la grippe aviaire est arrivée dans ce pays.

Le fait que l’élevage soit pratiqué de manière traditionnelle, donc difficile à contrôle, favorise la propagation du virus H5N1 aux pays voisins, a indiqué le docteur Domenech. Toutefois, des pays comme le Togo, le Bénin ou le Ghana ont réussi à contrôler la la maladie, si bien que celle-ci « n’a pas pris une allure catastrophique comme on aurait pu le craindre », a fait remarquer le vétérinaire en chef de la FAO.

Vietnam : 2ème victime humaine du H5N1 cette année

Des canards cherchant leur nourriture dans une rizière dans le nord du Vietnam en janvier 2008

Un Vietnamien de 40 ans, qui pourrait avoir été contaminé après avoir mangé un poulet malade, est mort de la variante humaine de la grippe aviaire, ont rapporté jeudi les médias vietnamiens. Il s'agit du deuxième Vietnamien mort de la grippe aviaire cette année. Au total, 49 personnes sont mortes au Vietnam de la grippe aviaire depuis l'apparition de la maladie. Le virus H5N1, hautement pathogène, de la grippe aviaire, a tué au total 227 personnes dans le monde, sur un total d'environ 360 cas connus. La majeure partie des victimes sont décédées en Indonésie, et le Vietnam est le deuxième pays le plus durement touché au monde, selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Hanoï avait annoncé le premier décès de l'année dû au H5N1 sur son territoire le 23 janvier, celui d'un homme de 32 ans originaire d'une autre province du nord, celle de Tuyen Quang.

vendredi 8 février 2008

Une vidéo intéressante

Voir la vidéo : www.france24.com/fr/20080207-grippe-aviaire-egypte-education-humanitaire&navi=SCIENCES

Comme dans de nombreux pays pauvres, l’élevage de volaille à domicile a plusieurs utilités. Les poules, poulets et autres oiseaux d’élevage représentent pour des millions de familles à travers le monde, un moyen de subvenir à leurs besoins alimentaires et de recycler certains de leurs restes.


Vivants en liberté, il n’est pas rare de retrouver ces volatiles dans les rues et à l’intérieur des maisons, mais la découverte de la transmission du virus H5N1 de l’animal à l’homme a rendu cette symbiose mortelle.

En décembre dernier, la grippe aviaire faisait sa 19e victime en Egypte. Fardousse Kandil, une jeune femme de 35 ans a perdu la vie en quelques heures après avoir contracté le virus H5N1 au contact de volailles élevées dans son foyer.

Pour y remédier, le gouvernement égyptien en partenariat avec l'Unicef et le gouvernement japonais, a entrepris d'expliquer aux habitants des campagnes quelles précautions prendre pour éviter de contracter la maladie. Pour cela, 13000 éducatrices parcourent chaque jour la campagne égyptienne allant de maison en maison.

Le gouvernement ne pouvant interdire les élevages domestiques en raison de leur importance économique - 1 poulet sur 4 est produit dans les foyers - veut faire prendre conscience aux égyptiens que ce qui leur assure une subsistance peut aussi les tuer.

Mais les traditions et les mœurs ont la peau dure et malgré tous les efforts entrepris par le gouvernement, il sera difficile de faire changer les habitudes en Egypte. Pour Abdel Hakam, sa femme est morte d'une simple pneumonie. Il va continuer à élever des poulets en dépit des risques.

mardi 5 février 2008

Un 103ème décès lié à la grippe aviaire en Indonésie


Une Indonésienne est décédée samedi de la grippe aviaire, ce qui porte à 103 le nombre de décès humains liés à cette maladie dans le pays, selon Sumardi, un porte-parole du ministère de la Santé.

Cette femme de 29 ans qui vivait dans la banlieue ouest de Djakarta a été hospitalisée le 28 janvier. Elle avait rendu visite à ses parents, dont les voisins élèvent des poulets.

L'Indonésie a enregistré régulièrement des cas humains de la grippe aviaire depuis 2003 et les scientifiques pensent que le pays pourrait être le lieu de l'apparition d'une éventuelle épidémie humaine en cas de mutation du virus H5N1.

Cela porte à six le nombre de victimes du virus en une semaine parmi les habitants de Tangerang, dans la banlieue de Jakarta.

I Nyoman Kandun, porte-parole des services sanitaires locaux, a déclaré que la jeune femme de 29 ans était décédée le week-end dernier dans l'hôpital Droujba, offert à l'Indonésie par l'Union soviétique. Un autre cas humain d'infection par le virus H5N1 a été détecté non loin de Tangerang, a-t-il ajouté.

Selon lui, l'existence d'un cluster (groupe de cas) d'infection humaine n'est cependant pas à craindre, étant donné que les victimes n'étaient pas en contact les unes avec les autres et que les infections ont eu lieu dans différentes parties de la ville.

Un cluster épidémiologique est une chaîne de cas d'infection ayant un point commun, comme par exemple l'appartenance à une même famille. Ceux-ci préoccupent particulièrement les autorités sanitaires, car ils pourraient laisser penser que le virus H5N1 a subi une mutation rendant possible sa transmission d'homme à homme.

Dans ce cas, selon les experts, une pandémie mondiale susceptible de faire des millions de victimes est à prévoir.

Selon le ministère indonésien de la Santé, 126 personnes ont contracté le virus de la grippe aviaire depuis 2003 dans le pays, faisant 103 victimes. La conurbation de Jakarta est la région la plus touchée avec 29 cas d'infection, dont 25 ont été fatals.

L'organisation mondiale de la Santé (OMS) recense au total 357 cas de contraction du virus dans le monde, dont 225 se sont soldés par un décès.

L'Indonésie est le pays le plus touché par la grippe aviaire, concentrant près de la moitié du nombre total de décès dus au virus.

"L'Indonésie compte plus de cas d'infection d'oiseaux et d'humains par le virus H5N1 que tout autre pays au monde", a déclaré le coordinateur principal de l'ONU contre la grippe aviaire et humaine David Nabarro.

Selon lui, la menace d'une pandémie de grippe frappant les humains est extrêmement probable si l'on ne maîtrise pas la propagation du virus chez les volatiles, ce qui rend nécessaire une mobilisation mondiale contre ce fléau.


vendredi 1 février 2008

mercredi 30 janvier 2008

La région de Jakarta, capitale mondiale de la grippe aviaire


En quinze jours l'Indonésie a annoncé pas moins de sept décès dus à la grippe aviaire dans l'agglomération de Jakarta : les poulets malades gambadent partout et les autorités sont dépassées par le péril aviaire.

Avec environ 24 millions d'habitants, cette mégalopole est l'une des dix plus peuplées du monde. Connue sous l'acronyme de Jabotabek, elle regroupe Jakarta, Bogor, Depok, Tangerang et Bekasi.

Pour cette conurbation à la réputation difficile, le virus H5N1 n'est qu'un souci parmi d'autres: pauvreté endémique, pollution catastrophique, circulation chaotique, inondations chroniques, bidonvilles tentaculaires, etc.

Alors que des centaines de personnes y meurent chaque semaine de la dengue ou de la tuberculose, les morts de l'influenza aviaire pourraient presque sembler anecdotiques. Mais si le virus devenait facilement transmissible entre humains, suite à des mutations lui permettant de s'adapter à l'homme, les conséquences seraient effroyables.

Contrairement à une idée reçue, la grippe du poulet est plutôt une maladie urbaine. La raison en est simple: une volaille malade est susceptible d'infecter davantage en ville, où la densité humaine est plus importante.

L'Indonésie a dépassé mercredi le seuil symbolique des cent morts de la grippe aviaire. Plus de la moitié des personnes décédées étaient originaires de Jabotabek, selon des données du ministère de la Santé.

"Le virus est hors de contrôle en Indonésie. Cela signifie que la contamination virale de l'environnement est forte", explique Ngurah Mahardika, virologiste de l'université d'Udayana.

L'Indonésie a une coutume de coexistence des volailles et des humains, et cette habitude s'est révélée difficile à changer, souligne Muchtar Ihsan, médecin chargé de la lutte contre la grippe aviaire à l'hôpital Persahabatan de Jakarta.

"Il s'agit d'une tradition pluriséculaire, il est difficile de convaincre la population de sa dangerosité", dit-il.

En Indonésie, les bovins sont maigres et leur viande est chère. Dans ce pays très majoritairement musulman, on consomme peu de porc. Le poulet mélangé au riz frit (le "nasi goreng") est le plat de base.

La décentralisation du pouvoir qui s'est accélérée depuis dix ans complique la situation. Jabotabek s'étale sur trois provinces qui n'appliquent pas de mesures concertées.

"Un quartier peut tenter d'endiguer la grippe aviaire, mais il n'y a pas de garantie que le quartier voisin fasse de même. Par conséquent la grippe aviaire revient toujours", affirme James Fox, expert australien de l'université d'Indonésie.

En Indonésie en en particulier à Jakarta, l'épizootie a pris des proportions incontrôlables, alors que des pays voisins comme la Thaïlande et le Vietnam ont réussi à juguler la propagation du virus.

"La plupart des autres nations ont décidé qu'elles vaccineraient (les volailles), qu'elles les abattraient. Le problème est au niveau vétérinaire", poursuit M. Fox, reprochant aux autorités indonésiennes d'avoir été "dans le déni".

Dans l'immense archipel au système de santé et aux normes phytosanitaires notoirement déficients et sous-financés, le gouvernement a tardé à admettre la propagation du H5N1.

Il a ensuite refusé de suivre les recommandations d'abattage de l'OMS qui préconisait de tuer toutes les bêtes dans un rayon de trois kilomètres autour d'un foyer d'infection. Les marchés animaliers sont par ailleurs restés en place.

Abattre les volailles "n'est désormais plus possible, on ne peut le faire qu'en cas d'épizootie localisée. C'est désormais endémique", conclut James Fox.

Grippe aviaire : une 101ème victime en Indonésie

Un homme de 32 ans a succombé à la grippe aviaire dans la capitale indonésienne, a annoncé mercredi le ministère de la Santé, ce qui porte à 101 le nombre de décès dus au virus hautement pathogène dans ce pays, le plus touché du monde par la grippe aviaire.

On ne savait pas dans l'immédiat dans quelles conditions la victime avait contracté la maladie, a déclaré le Dr Erna Tresnaningsih, directeur du Contrôle des maladies contagieuses au ministère de la Santé.

Le jeune homme est mort mardi après trois jours de soins à l'hôpital Persahabatan, dans un quartier est de Djakarta, a précisé le responsable.

mardi 29 janvier 2008

Grippe aviaire : 100ème mort en Indonésie

Une Indonésienne de 23 ans est morte du virus de la grippe aviaire, ce qui porte à 100 le nombre officiel de décès dans le pays dus à la maladie, a annoncé lundi le ministère indonésien de la Santé.

Dans cette même journée de lundi, le ministère avait déjà fait état de la mort dimanche dans un hôpital de Jakarta d'un enfant de 9 ans infecté par ce virus.

"La femme est morte dimanche mais nous avons seulement reçu maintenant les résultats à savoir que ses tests de la grippe aviaire sont positifs. Le nombre total de morts s'élève maintenant à 100 sur 124 cas positifs", a déclaré le centre d'information sur la grippe aviaire au ministère de la Santé.

Malgré le lancement en janvier 2007 d'une campagne officielle d'abattage des volailles dans la conurbation de Jakarta, il en reste de très nombreuses, les habitants étant réticents à les tuer.

lundi 28 janvier 2008

En France : Exercice grippe aviaire sur la commune de Tourtrol


Régulièrement les services de l’Etat organisent des exercices «influenza aviaire» afin d’être prêts. Ainsi la direction départementale des services vétérinaires de l’Ariège vient d’organiser un exercice influenza aviaire grandeur nature en relation avec le service départemental d’incendie et de secours (SDIS), la gendarmerie et la direction départementale de l’équipement et de l’agriculture (DDEA) coordonné par la préfecture de l’Ariège.

C’est sur l’élevage de Patrick Falcou, qui compte près de 900 volailles (poulets et pintades) que s’est déroulé le scénario auquel ont assisté le préfet et les représentants des services concernés.

Au-delà de l’intervention sur un cas de contamination dans une exploitation avicole, cet exercice a permis d’apprécier les capacités de coordination et d’intervention des différents services de l’Etat sur tout type de crise sanitaire (fièvre aphteuse, peste porcine).

Selon le scénario initial, Patrick Falcou, éleveur à Jalabert (commune de Tourtrol) a observé dès lundi 21 janvier «de l’inappétence et de la prostration chez ses volailles.

Le lendemain environ 20% des volailles sont retrouvées mortes et 70% sont haletantes, avec une crête et des extrémités cyanosées»

Le vétérinaire sanitaire une fois sur le site de l’élevage informe la DDSV d’une suspicion légitime d’influenza Aviaire.
Des prélèvements sont réalisés envoyés à l’AFSSA-Ploufagran de St-Brieuc, alors que simultanément le plan d’urgence est activé sur le terrain et le comité opérationnel de défense est activé en préfecture.

Dès ce moment le matériel nécessaire pour effectuer la claustration de l’élevage et la mise en place des dispositifs de désinfection sur des entrées identifiées de l’exploitation sont installés, le confinement des volailles, le calfeutrement des bâtiments, la désinfection des véhicules sortant de l’exploitation sont réalisés (mise en place de rotoluve et protocole de désinfection du personnel)…

Le lendemain, mercredi 23 janvier les résultats d’analyse reçus confirment la suspicion et entraînent le déclenchement du plan d’urgence.

Activation du COD (comité opérationnel de défense), approbation d’un arrêté préfectoral de déclaration d’infection (APDI) entraînant la mise en place de zones de surveillance et de zones d’observation respectivement de 3km et 10 km.

Un contrôle aux points de blocage routier est mis en place (afin de limiter la gêne des usagers, seules trois communes seront testées parmi les 32 de la zone).

La sortie des exploitations des volailles et œufs à couver est interdite, l’enlèvement ou épandage de fientes, litières et fumiers de volailles sont également interdits (une information est réalisée auprès des éleveurs de la zone).

Les véhicules professionnels sont lavés au sortir des élevages et désinfectés.
Les oiseaux sont confinés et les éleveurs doivent porter une tenue spécifique lors des soins aux animaux et se désinfecter au sortir des élevages.

Rendez-vous point presse à 15h, après avoir franchi plusieurs barrages (gendarmerie et sapeurs-pompiers), devant l’élevage de M. Falcou. Les grilles sont fermées, un arrêté préfectoral en interdit. Les responsables de l’exercice nous y retrouvent.

«C’est un sujet sensible explique Jean-François Valette, préfet de l’Ariège, fortement médiatisé en 2006, un risque auquel il faut se préparer, étudier les retours d’expérience pour pouvoir améliorer la réactivité de chacun des intervenants le jour venu»

Le lieutenant colonel Marc Beaudroit nous indique que deux véhicules du SDIS et huit hommes sont engagés dans le périmètre suspecté.
«Cet exercice est réalisé sur deux jours mais dans la réalité il faut pouvoir tenir 21 jours avec des effectifs remplacés toutes les six heures et des engins supplémentaires»

Pour le lieutenant colonel Ramière, il faut tenir le zonage avec les points de contrôle (des véhicules sortants et entrants) et les forces de l’ordre ont une mission d’information dans le cadre de cet exercice.

Pierre Jabert directeur de la DDSV explique que les résultats ne sont pas immédiats, mais dès que la suspicion est confirmée, il faut prendre des mesures et l’ordre d’abattage de l’élevage.

«Les animaux sont anesthésiés puis asphyxiés, la paille est éliminée par brûlage… dans le déroulé du scénario, cette phase ultime est prévue pour demain jeudi»

Avant d’accéder à l’élevage confiné, les observateurs, responsables des services de l’Etat, le Préfet et la presse doivent revêtir sur-bottes, charlottes, gants, deux combinaisons, des lunettes et un masque… franchir plusieurs pédiluves et suivre au retour des règles de désinfection sous la houlette du docteur Marie Schaan, chef de service santé animale à la DDSV…

Un impressionnant déploiement de forces et de logistique nécessaires pour atteindre les objectifs de cet exercice grandeur nature, à savoir : tester la réactivité de tous les services impliqués dans une opération d’une telle envergure en temps réel.

Une synthèse de l’évaluation de cet exercice sera effectuée dans les semaines à venir.

Grippe aviaire : 99ème mort en Indonésie

Un enfant de 9 ans infecté par le virus de la grippe aviaire est décédé en Indonésie, ce qui porte à 99 le nombre officiel de décès dans le pays dus à la maladie, a annoncé lundi le ministère indonésien de la Santé.

La victime de sexe masculin est décédée dimanche dans un hôpital de Jakarta, a précisé le ministère. Le garçonnet habitait Depok, une commune faisant partie de l'agglomération de Jakarta. Malgré le lancement en janvier 2007 d'une campagne officielle d'abattage des volailles dans la conurbation de Jakarta, il en reste de très nombreuses, les habitants étant réticents à les tuer.

Depuis début 2005, l'Indonésie a enregistré plus de la moitié des décès dus à la grippe aviaire sur la planète, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le virus H5N1 s'est propagé dans la grande majorité des provinces de l'archipel.

dimanche 27 janvier 2008

La grippe aviaire H5N1 détectée chez des poulets en Turquie



Les autorités turques ont détecté le virus mortel de la grippe aviaire chez des poulets dans un village de la région de la mer Noire. /Photo prise le 16 janvier 2008/REUTERS/Jayanta ShawLes autorités turques ont détecté le virus mortel de la grippe aviaire chez des poulets dans un village de la région de la mer Noire. /Photo prise le 16 janvier 2008/REUTERS/Jayanta Shaw (c) Reuters

Les autorités turques annoncent avoir détecté le virus mortel de la grippe aviaire chez des poulets dans un village de la région de la mer Noire, dans la province de Zonguldak.

Un porte-parole du ministère de l'Agriculture a confirmé qu'il s'agissait de la souche H5N1 du virus. " Deux jours de tests en laboratoire sont arrivés à leur terme et le H5N1 a été détecté chez ces poulets ", a déclaré Tunc Tuncel à Reuters.

La maladie, très contagieuse sous sa forme H5N1, a tué quatre personnes dans l'est de la Turquie en 2006.


Le village de Saz, où ont été trouvés les poulets infectés, a été placé en quarantaine et les transports d'animaux stoppés dans le secteur, a déclaré Muzaffer Aydemir, directeur général du ministère de l'Agriculture pour la Protection et le Contrôle, à la télévision Kanal 24.Il a ajouté qu'aucun ordre d'abattage n'avait été donné sur les volailles de la région car le foyer semble limité.

vendredi 25 janvier 2008

Récapitulatif

Grippe aviaire : 98ème mort en Indonésie

Un homme de 30 ans infecté par le virus de la grippe aviaire est décédé jeudi en Indonésie, ce qui porte à 98 le nombre officiel de décès dans le pays dus à la maladie, selon le ministère indonésien de la Santé.

La victime est décédée dans un hôpital de Jakarta, a précisé dans un communiqué le ministère. Elle habitait Tangerang, une commune faisant partie de l'agglomération de Jakarta.

Deux séries d'analyses ont confirmé que le malade était porteur du virus H5N1 hautement pathogène de la grippe aviaire.

Il serait entré en contact avec des volailles ou des hirondelles malades dans son quartier, selon un médecin de l'hôpital où il est décédé.

Malgré le lancement en janvier 2007 d'une campagne officielle d'abattage des volailles dans la conurbation de Jakarta, il en reste de très nombreuses, les habitants étant réticents à les tuer.

Depuis début 2005, l'Indonésie a enregistré plus de la moitié des décès dus à la grippe aviaire sur la planète, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le virus H5N1 s'est propagé dans la grande majorité des provinces de l'archipel.

La Thaïlande a d'autre part confirmé jeudi un nouveau foyer de grippe aviaire parmi des poulets pour la première fois depuis dix mois. Le virus mortel H5N1 a été détecté dans une ferme de la province de Nakhon Sawan, à environ 250 km au nord de Bangkok, a indiqué un responsable du département de l'élevage, ajoutant que près de 60.000 poulets devaient être abattus jeudi.

Il s'agit du premier cas avéré de grippe aviaire parmi des volailles depuis mars 2007. Aucun cas humain n'a été détecté en Thaïlande depuis juillet 2006. Depuis l'apparition de l'épizootie de grippe aviaire en 2004, la Thaïlande a enregistré 25 cas humains, dont 17 ont abouti à des décès.

En Inde, dix jours après la réapparition de la grippe aviaire dans l'est du pays, les autorités continuent de lutter contre l'éruption "catastrophique" de cette maladie, tandis que l'ONU s'alarme d'une possible crise sanitaire au Bangladesh voisin.

Plus de la moitié du Bengale occidental est touchée par le virus H5N1 et son gouvernement a parlé jeudi de "crise", après que la maladie eut été détectée mi-janvier dans des élevages de volailles.Depuis, plus de 100.000 oiseaux ont succombé.

Des centaines d'équipes de vétérinaires procèdent à l'abattage de deux millions de poulets et canards dans huit districts du Bengale occidental, en dépit de la résistance des éleveurs et de pluies torrentielles qui ont entravé jeudi les opérations.

Le Bangladesh, frontalier avec le Bengale occidental, lutte aussi contre l'épidémie apparue il y a un an.

L'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a prévenu que "la situation avait empiré au cours de la semaine passée". "Il y a un danger pour la santé publique", a averti son représentant local, Ad Spijkers.

Ni l'Inde ni le Bangladesh n'ont fait état d'infections humaines par le virus hautement pathogène H5N1, même si 800 Indiens se sont plaints de fièvres, toux et douleurs musculaires.

L'Inde s'était déclarée en août 2006 puis en novembre 2007 débarrassée de la grippe aviaire, après des manifestations de cette maladie potentiellement mortelle pour les humains en cas de contact rapproché avec des oiseaux, et qui a tué plus de 200 personnes dans le monde depuis 2003.

jeudi 24 janvier 2008

BANGLADESH : Le virus mortel de la grippe aviaire, détecté dans 84 fermes avicoles



Photo: Shamsuddin Ahmed/IRIN
Le degré de sensibilisation à la grippe aviaire des éleveurs, des vendeurs et des consommateurs reste faible au Bangladesh

DHAKA, 24 janvier 2008 (IRIN) - L’influenza aviaire, ou grippe aviaire, continue de se propager au Bangladesh, dont 26 des 64 districts sont touchés par l’épidémie, ont indiqué les autorités sanitaires bangladaises.

Le 22 janvier, le service de l’élevage a confirmé la présence du virus H5N1 dans 84 fermes avicoles du pays.

À ce jour, plus de 315 000 têtes de volaille ont été abattues dans 109 fermes avicoles, tandis qu’aux quatre coins du pays, des équipes de vétérinaires s’activent pour examiner des milliers d’autres volatiles.

Aucun cas humain de la maladie n’a été signalé jusqu’ici.

Récemment, la grippe aviaire a semé la panique dans la ville de Barisal (Sud) après la confirmation de la présence du virus dans deux fermes de basse-cour de la ville – obligeant les autorités à créer un cordon sanitaire d’un rayon d’un kilomètre autour des deux fermes et à abattre près de 2 000 volatiles.

« Aucune nouvelle épidémie n’a été déclarée depuis le bouclage de la zone et l’abattage des poulets. Des oiseaux malades ont été signalés dans certains endroits, mais ils ne seraient pas atteints de la grippe aviaire », a expliqué Mohammed Jainouddine Mollah, le responsable de l’élevage dans le district.

Néanmoins, les craintes de voir cette maladie contagieuse se propager subsistent, et les travailleurs ayant participé à l’abattage des bêtes sont soumis à un suivi attentif.

« Pour l’instant, nous fournissons des médicaments aux agents ayant participé à l’abattage », a affirmé M. Mollah, soulignant le manque cruel de ressources.

« Il y a 1 212 fermes commerciales dans le district et nous n’avons pas assez de vêtements de protection pour les 110 agents de terrain du district qui entrent en contact direct avec les oiseaux malades », a-t-il déploré. « Les oiseaux infectés doivent être manipulés avec une extrême précaution », a-t-il ajouté.

Tout cas d’infection humaine par le virus H5N1 augmenterait les risques de mutation du virus, ce qui pourrait constituer une grave menace pour l’homme, a fait remarquer M. Mollah.

Absence de sensibilisation

Pour M. Mollah, très conscient des problèmes à venir, le plus inquiétant reste le faible degré de sensibilisation des communautés locales.

« Nous conseillons aux gens de séparer les oiseaux malades des oiseaux sains ; d’enfouir les déjections des poulets dans des fosses couvertes ; d’abattre et d’enterrer les oiseaux malades », a-t-il dit. « Nous leur recommandons également de laver les œufs avec du détergent et de bien faire cuire les œufs et la viande avant de les consommer ».


Photo: Shamsuddin Ahmed/IRIN
Au marché auxpoulets de Dhaka, les hommes et les volatiles passent des heures dans le même endroit
Se laver soigneusement les mains est également une précaution sanitaire très importante pour prévenir la contamination par le virus, a ajouté M. Mollah, citant les efforts déployés par certaines organisations non-gouvernementales (ONG) internationales comme BRAC (Bangladesh Rural Advancement Committee) et Save the Children pour élever le niveau de sensibilisation de la population.


Mais malgré ces efforts, et notamment les réunions et les ateliers organisés avec les communautés rurales sur les facteurs de risque évidents, le niveau de sensibilisation reste « très faible », a-t-il reconnu.

Dans le village de Naya Para, à Kahalu, sous-district de Bogra, dans le nord du Bangladesh, Mahfouza Begum, 42 ans, a perdu ses 62 poulets au cours des trois dernières semaines, et ignore la cause de leur décès.

« Je n’ai signalé la maladie à personne. Personne ne m’a demandé de le faire », a-t-elle fait remarquer. « Certaines poules sont mortes alors qu’elles couvaient leurs œufs. Elles mouraient assises sur les œufs », a-elle ajouté en sanglotant.

Epidémie dans le Bengale Occidental

Parallèlement, la nouvelle d’une importante propagation du virus dans le Bengale Occidental, de l’autre côte de la frontière, en Inde, a suscité des inquiétudes chez les éleveurs de poulets, d’autant plus que 17 des 26 districts bangladais touchés par l’épidémie de grippe aviaire sont limitrophes de cet Etat indien.

Avec plus de 150 millions d’habitants, le Bangladesh partage 4 000 kilomètres de frontière avec l’Inde, dont une bonne partie avec le Bengale Occidental, où la contrebande de poulets et d’œufs à destination d’un Bangladesh en manque de protéines serait permanente.


Photo: Shamsuddin Ahmed/IRIN
Enfouissement de poulets abattus dans une ferme avicole de l'Etat
« Les poulets et les œufs qui viennent du Bengale Occidental sont bon marché. Personne ne peut boucler la frontière. Nous sommes en grand danger », a prévenu Haji Hashim Ali, qui vend des poulets en gros au bazar de Karwan, à Dhaka.


Néanmoins, à en croire un porte-parole de la Bangladesh Rifles, une force paramilitaire chargée de la surveillance des frontières du pays, des restrictions strictes ont été imposées sur les mouvements transfrontaliers des volailles et des œufs, et sont rigoureusement appliquées à l’heure actuelle.

L’Etat indien du Bengale Occidental éprouve actuellement quelques difficultés à faire face à sa propre épidémie de grippe aviaire, considérée comme la troisième et la plus grave épidémie que l’Inde ait connue depuis 2006. Cette épidémie touche à présent 11 des 19 districts du Bengale Occidental, et a entraîné l’abattage de plus de 50 000 oiseaux.

Les autorités du Bengale Occidental ont annoncé le 22 janvier qu’elles commenceraient à abattre deux millions de poulets cette semaine.

Et pour ajouter aux craintes de la population, des vautours et autres oiseaux migrateurs seraient tombés morts du ciel, selon des sources de la presse locale.

Dans un communiqué du 17 janvier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait savoir que l’Inde était confrontée à une épidémie plus sérieuse qu’on ne l’imaginait – sous-entendant que l’épidémie de grippe aviaire pourrait être l’une des pires jamais observées – et que cette épidémie pouvait être plus grave que les précédentes.

Selon l’OMS, depuis 2003, la grippe aviaire a fait plus de 200 morts dans 12 pays, des pays d’Asie en grande majorité.