samedi 19 avril 2008
Grippe aviaire, le virus signe son retour en Egypte
dimanche 6 avril 2008
Un Egyptien de 19 ans décède de la grippe aviaire

Un Egyptien, âgé de 19 ans, est décédé samedi de la grippe aviaire, devenant la 21e personne victime du virus H5N1 depuis son apparition en Egypte en 2006, a annoncé le ministère égyptien de la Santé.
Mohammed Idris Hassan Ibrahim, de la province de Beheira, dans le delta du Nil, est décédé à l'hôpital d'Alexandrie, où il avait été admis pour une forte fièvre. a déclaré un responsable du ministère, Nasr-al-Sayyed, à l'agence officielle MENA.
Quarante-huit personnes ont été atteintes par la grippe aviaire en Egypte depuis la découverte du premier cas de contamination en mars 2006.L'Egypte est l'un des pays les plus touchés par la grippe aviaire, se situant derrière l'Indonésie (107 morts) et le Vietnam (52), mais devant la Chine (20) et la Thaïlande (17).
L'Egypte est située sur un couloir de migration des oiseaux qui peuvent être porteurs du virus. Ce nombre élevé de décès peut également s'expliquer par la proximité entre les lieux où est gardée la volaille domestique et les quartiers d'habitation.
Fin juin, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) avait noté que la lutte contre le virus de la grippe aviaire s'était nettement améliorée dans le monde, mais que la situation restait critique en Indonésie et en Egypte, où le risque de mutation du H5N1 vers une forme contagieuse entre humains restait élevé.
samedi 5 avril 2008
Nouveau foyer de grippe aviaire en Corée du Sud
Le ministère de l'Agriculture de la Corée du Sud a signalé samedi un foyer présumé de grippe aviaire H5 dans une ferme du sud-ouest du pays, près d'une autre ferme où les autorités avaient annoncé cette semaine la présence d'un foyer de H5N1. Samedi, environ 6 500 canards seront abattus dans cette ferme qui en compte en tout 12 500 et qui est située à Jeongeup, à 27km de l'élevage où a été détecté un foyer de H5N1, a précisé le ministère.
jeudi 3 avril 2008
Grippe aviaire : fléau du siècle ?

Interview de l'académicien Dmitri Lvov, par Tatiana Sinitsyna, RIA Novosti
L'humanité attend aujourd'hui avec effroi l'apparition d'un virus de la grippe aviaire mutant qui pourrait surmonter l'immunité des humains et provoquer une pandémie. Jusqu'à quel point ce danger est-il réel ? L'académicien Dmitri Lvov, directeur de l'Institut Ivanovski de recherche en virologie de l'Académie russe des sciences médicales, a tenté pour RIA Novosti de répondre à cette question, ainsi qu'à d'autres.
D.L.: Le danger est grand, j'estime même que la situation est potentiellement menaçante. Il manque seulement un à deux aminoacides au génome du virus H5N1 pour acquérir la capacité de se transmettre d'un homme à un autre. Cela peut entraîner l'apparition de virus mutants, de cellules hybrides. Personne ne sait à quel moment apparaîtront ces monstres. Cela dépend des particularités de l'appareil réceptif du virus. Pour le moment, il est capable de provoquer une pathologie en pénétrant dans les voies respiratoires inférieures. Mais étant donné que le virus H5N1 ne cesse de muter, il peut "apprendre" à tout instant à atteindre les voies respiratoires supérieures, ce qui serait très dangereux. Le pire scénario est envisageable si les virus de la grippe, aviaire et humaine, atteignent un même "être", par exemple, un porc, dont l'organisme est très sensible à ces deux virus. Cette éventualité a une probabilité de 1 sur 1 million, mais elle existe et menace de provoquer une catastrophe qui pourrait emporter des millions de vies. Nous devons être conscients de ce grave danger. N'importe quel Etat se retrouvera sans aucune défense et toute mesure de quarantaine sera inutile, comme l'a déjà prouvé la grippe espagnole.
T.S.: Le virus n'a pas surmonté la barrière génétique, mais comme nous l'entendons dans les médias, la grippe aviaire tue des gens, notamment en Asie de l'Est...
D.L.: Le nombre de personnes atteintes de la grippe aviaire s'approche des quatre cents. Il s'agit de données au niveau mondial. Pour l'instant, en raison des indices moléculaires génétiques, les virus de la grippe aviaire se transmettent difficilement à l'homme. On peut être contaminé par la grippe aviaire par contact direct: par exemple, en buvant le sang d'un oiseau (ce qui constitue un rite chez certains peuples) qui est contaminé, ou bien en "embrassant" une poule malade. Un cas de ce genre m'a été rapporté d'Azerbaïdjan: plaignant sa poule agonisante qu'elle avait nourrie depuis sa sortie de l'oeuf, une fillette a voulu la sauver en utilisant la ventilation artificielle, ce qui a entraîné une tragédie: l'enfant est décédée. Par conséquent, il faut respecter les normes d'hygiène qui dictent la nécessité de prendre d'extrêmes précautions au contact d'un oiseau malade. Dieu merci, pour l'instant, il n'y a eu aucun cas de transmission de la grippe aviaire d'un homme à un autre.
T.S.: La grippe aviaire existe probablement depuis toujours. Quelles sont les causes de l'apparition de sa variante agressive contemporaine ?
D.L.: Les oiseaux constituent le réservoir naturel de la grippe aviaire. Le lien entre les virus et les oiseaux est apparu il y a 300 millions d'années, ils s'y sont adaptés. Les oiseaux sauvages ont perdu leur sensibilité aux virus de la grippe. Cependant, lorsque ces derniers se retrouvent dans des conditions différentes, le génome subit une évolution en entraînant l'apparition de propriétés très virulentes. Les virus peuvent muter et se renouveler: pour eux, c'est un moyen de perdurer éternellement. La science a établi depuis 40 ans que tous les virus pandémiques de la grippe provenaient des oiseaux. Il est vrai, tous les chercheurs n'étaient pas prêts à le constater. Nous, les premiers adeptes de cette théorie - Robert Webster aux Etats-Unis, l'Australien Graham Laver et moi-même, Dmitri Lvov, pour l'Union soviétique - avons été pris pour "trois toqués" et notre théorie a été qualifiée d'absurde. Mais le temps a prouvé que les "toqués" avaient raison.
T.S.: A ce qu'on sache, votre intuition scientifique ne vous a pas non plus trompé lorsque vous avez mis en garde contre le danger d'une large propagation de la grippe aviaire chez les animaux...
D.L.: Effectivement, notre Institut de virologie a prévenu le monde de l'apparition d'une pandémie dès septembre 2003, trois mois avant les premières informations à ce sujet. Dans un rapport présenté à un congrès international sur la grippe au Japon, j'ai déclaré que nos chercheurs avaient réussi à établir que le virus H5 faiblement pathogène provenait des oiseaux sauvages. Des recherches ont été effectuées dans la région de l'Altaï et dans le Primorié du Sud (Extrême-Orient, littoral). La possibilité que ce dangereux virus se propage dans les fermes à volailles du Sud-Est asiatique avait également été prévue. Nous avions prévenu que, d'ici un certain temps, le virus faiblement pathogène pourrait devenir très pathogène. Malheureusement, nos prévisions se sont révélées exactes.
T.S.: Le problème du vaccin se pose toujours en cas de danger d'épidémie. Y a-t-il une réponse scientifique adéquate à l'apparition d'un virus mutant dangereux pour les humains ?
D.L.: La mise au point d'un vaccin est le problème fondamental et notre institut participe activement à la recherche d'une solution. Un programme de vaccination des oiseaux domestiques est en cours en Russie. La production des vaccins a été organisée: notre pays est capable d'en produire jusqu'à 800% par rapport à ses propres besoins, autrement dit, il peut approvisionner d'autres pays. En ce qui concerne le vaccin destiné aux humains, il n'en existe aucun et son apparition est impossible pour l'instant : nous ne pouvons savoir à l'avance quelle souche pandémique circulera dans leur organisme. La grippe atteint, pour l'essentiel, les oiseaux. Nous étudions le milieu de propagation des virus de la grippe, leur interaction avec les populations d'oiseaux, d'animaux, d'humains dans divers écosystèmes, sur différents territoires. En cas de pandémie, la mise au point d'un vaccin approprié au virus circulant demandera 2 à 3 mois. C'est le délai minimum qu'il faut à un pays civilisé pour organiser la production à grande échelle d'un vaccin contre le virus pandémique.
T.S.: Personne ne peut remettre en question le lien "oiseaux-virus de la grippe" qui existera probablement éternellement. Mais on sait que les virus peuvent subir une évolution. Comment se comporte aujourd'hui le virus H5N1, à quel point s'accroît le risque d'apparition d'un virus mutant ?
D.L.: L'évolution continue, mais pas dans le sens espéré : son caractère pathogène ne diminue pas, bien que, théoriquement, il le devrait. Personne au monde n'est en mesure de modifier l'évolution du virus de la grippe ni d'influer sur l'apparition d'une pandémie. Le plus grave est que le virus H5N1 a atteint les populations d'oiseaux sauvages. Au cours des migrations d'automne, les oiseaux se dirigent vers les endroits d'hivernage d'où ils reviennent au printemps. En route, ils contaminent les oiseaux domestiques. Et cela dure depuis 2005, lorsqu'un virus dangereux s'est propagé à partir du lac chinois Kokonor (Qinghai). Les effets de la variante Quinghai-Sibérie se propagent dans le monde entier. Je tiens à souligner une fois de plus le fait principal: le virus très virulent de la grippe H5N1, transporté dans les biocénoses naturelles, continue de circuler et conserve son potentiel hautement pathogène.
mercredi 2 avril 2008
Cas mondiaux (inVs)
Cette carte publiée par l'inVs = Institut de la Veille Sanitaire, montre l'étendue de l'épizootie actuelle.Le nombre total de morts est de 236 pour 373 cas officiellement recensés par l'OMS = Organisation Mondiale de la Santé.
Il est vraisemblable que le nombre réel de cas est plus impoprtant mais les prélévements ne sont pas toujours réalisés, et de nombreux cas peuvent être dissimulés pour différentes raisons.
Le taux de mortalité reste toujours aussi élevé.
L'Indonésie paye le plus lourd tribu à cette maladie, et les craintes sont vraiment d'un départ d'une pandémie depuis ce pays ou cette région.
mardi 1 avril 2008
Nouveau cas en Indonésie
Lily Sulistyowati, la porte-parole du ministère de la santé de l’Indonésie, a déclaré que la petite fille de 22 mois de Bukit Tinggi sur l’île de Sumatra était tombée malade le 19 mars et le ministère contrôle actuellement son entourage pour vérifier s’il n’y a pas de contamination.
Deux Indonésiens meurent de la grippe aviaire
Les victimes étaient des adolescents, un garçon de 15 ans et une fille de 12 ans, a précisé Lilu Sulistyowati. Ils sont tous les deux morts la semaine dernière, dans deux banlieues différentes de la capitale Jakarta. La source de l'infection était recherchée, a-t-elle ajouté.
Des spécialistes estiment que le bilan réel des morts de la grippe aviaire en Indonésie est probablement plus élevé que les chiffres officiels. Le virus H5N1 s'est propagé dans 31 des 33 provinces de l'Indonésie.
L'Indonésie, le pays "le plus gravement affecté" par la grippe aviaire, depuis l'identification du virus en Asie en 2003, se trouve dans une situation "critique" et l'importante circulation du virus parmi les volailles pourrait le faire muter et créer les conditions d'une pandémie, s'est récemment alarmée la FAO, l'agence des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation.
vendredi 28 mars 2008
La France élève son niveau de faible à modéré

C'est la conséquence de la découverte par les autorités suisses d'un cas de la forme hautement pathogène du virus (H5N1) diagnostiqué sur un oiseau sauvage. Le volatile ne portait pas de symptômes de la maladie.
C'est le premier cas recensé en Europe occidentale depuis les trois cygnes morts découverts début janvier au Royaume-Uni et le 33e cas de grippe aviaire en Suisse. Le pays, qui n'avait plus connu une telle alerte depuis deux ans, considère toutefois que le danger d'une transmission à la volaille indigène reste faible. Résultat : les autorités n'ont pas décidé de renforcer les mesures sanitaires déjà en place.
jeudi 27 mars 2008
Un canard suisse porteur de grippe aviaire

Porteur du virus H5N1, le canard, un fuligule milouin, ne présentait pas de symptômes de maladie, a précisé l'office dans un communiqué. L'oiseau a été diagnostiqué sur le lac de Sempach dans le cadre d'un programme de surveillance officiel au cours duquel deux cents échantillons prélevés sur des oiseaux ont été analysés. La date du dépistage n'a pas été précisée.
Aucune mesure supplémentaire de protection des oiseaux d'élevage ne doit être prise, indique le communiqué. Ce cas est le premier découvert en Europe occidentale depuis que le virus H5N1 a été détecté sur trois cygnes morts début janvier au Royaume-Uni.
L'ONU publie la liste 2008 des 10 sujets « oubliés » par les médias
Parmi les 10 sujets sélectionnés cette année et publiés sur la page spéciale du site de l'ONU on trouve : " La menace de la grippe aviaire repoussée, mais la menace d'une pandémie humaine n'a pas disparu ".
Si certaines questions sont négligées, et que d'autres semblent être exposées de manière excessive, il semble que l'attention accordée à des succès ou des progrès réalisés, par exemple, dans le domaine de la résolution de crises (nord de l'Ouganda) ou par exemple dans le domaine de la lutte contre la grippe aviaire, reste très insuffisante, souligne le communiqué.
samedi 8 mars 2008
La Russie craint l'épidémie mondiale
Depuis quelques années, la souche mortelle du virus H5N1 a fait des ravages au sein de la population des oiseaux migrateurs et des volailles chez les éleveurs notamment des pays asiatiques. C’est aujourd’hui une épidémie mondiale de grippe aviaire qui plane au-dessus de notre tête selon les services vétérinaires russes.
Les déclarations du chef du département de contrôle vétérinaire du Service fédéral russe de contrôle vétérinaire et phytosanitaire, Nikolaï Vlassov, sont très inquiétantes. Selon lui, la grippe aviaire tend à devenir un fléau mondial parce que les mesures anti-épizootiques au niveau des pays les plus durement touchés comme l’Indonésie, la Chine ou l’Egypte ne sont pas suffisantes.
Le danger est bien réel parce que d’une part, le virus toujours présent chez les oiseaux sauvages indigènes pourrait se transmettre très facilement aux oiseaux migrateurs comme les albatros, les cigognes, les cormorans ou les hérons qui pourraient le transmettre à leur tour à d’autres oiseaux. D’autre part, on assiste également à une diversification du virus qui se transmet des oiseaux sauvages comme les cygnes, les pintades aux oiseaux d’élevage tels que les poules ou les dindons. Néanmoins, selon toujours Nikolaï Vlassov, la Russie est prête à faire face à une éventuelle épizootie.
mercredi 27 février 2008
Grippe aviaire : quatrième décès de l'année au Vietnam
La victime, décédée lundi, est une enseignante de la province de Phu Tho, a indiqué le directeur du département de médecine préventive du ministère de la Santé, Nguyen Huy Nga. "Elle avait été testée positive au H5N1 samedi".
Selon le responsable vietnamien, la victime n'avait elle-même pas manipulé de volaille malade. "Toutefois, elle vivait dans une zone où il y avait des poulets malades" que ses proches avaient eux préparés, a-t-il précisé.
Le directeur du département de la Santé animale du ministère de l'Agriculture, Bui Quang Anh, a de son côté expliqué que des tests avaient été réalisés sur la volaille de la région "immédiatement après le transfert de l'enseignante à l'hôpital".
Mais ils n'ont, du moins jusqu'ici, pas révélé la présence du H5N1 parmi ces animaux, a-t-il ajouté.
Depuis le début de l'année, le H5N1 avait déjà entraîné la morts de trois hommes au Vietnam. Agés de 27, 32 et 40 ans, ils étaient tous aussi originaires du nord.
Ce nouveau cas porte à 51 le nombre de morts dus à la grippe aviaire recensés par les autorités du pays, sur un total de 105 contaminations humaines.
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recense elle dans le monde 232 décès dus au H5N1 -- un chiffre qui ne tient pas compte du dernier cas vietnamien -- et 366 contaminations.
Le département de Santé animale du ministère vietnamien de l'Agriculture a aussi annoncé mardi un foyer de grippe aviaire dans une nouvelle province, celle de Vinh Long au sud du pays.
Ce week-end, 800 poulets sur un total de 1.050 y sont morts dans la commune de Trung Thanh Dong, district de Vung Liem. Des tests réalisés ultérieurement se sont révélés positifs au H5N1 et le reste de la volaille a été abattu, selon un rapport en ligne du département.
Au Vietnam, huit provinces sont actuellement officiellement touchées par des foyers de grippe aviaire. Six -- Thai Nguyen, Quang Ninh, Hai Duong, Nam Dinh, Tuyen Quang et Ninh Binh -- sont au nord. Les deux autres -- Vinh Long mais aussi Long An -- se trouvent au sud.
La semaine dernière, le gouvernement avait placé le pays en état d'alerte après la mort de quelques milliers de volailles dans le nord.
La région a été en proie pendant plusieurs semaines à une vague de froid exceptionnelle qui a tué des dizaines de milliers de têtes de bétail et fait bondir les taux d'hospitalisations, en particulier d'enfants et de personnes âgées pour grippe ou maladies respiratoires type pneumonie.
Ce type de climat, qui s'est cependant radouci ces derniers jours, est aussi davantage propice à la propagation de la grippe aviaire.
L'Egypte confirme le 44e cas humain de grippe aviaire
La fillette a été hospitalisée lundi en raison de fièvre puis transférée à l'hôpital Manshiat al-Bakri au Caire, selon la MENA.
Le gouvernement égyptien a déployé davantage d'efforts pour prévenir le déclenchement de la grippe aviaire depuis que le virus mortel a causé quatre morts humaines en moins d'une semaine fin décembre 2007.
Parmi les 44 cas humains, l'Egypte a rapporté 19 décès depuis que le pays a détecté la première fois le virus H5N1 sur des volailles en février 2006 et le premier cas humain en mars de la même année.
samedi 23 février 2008
GSK premier laboratoire à pouvoir produire un vaccin prépandémique
Le laboratoire pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline a obtenu un avis favorable de l'agence européenne du médicament (EMEA) pour le premier vaccin pré-pandémique contre la grippe causée par le virus de la grippe aviaire, a-t-on appris dans des communiqués reçus vendredi.
S'il obtient les autorisations nécessaires, le laboratoire britannique sera ainsi le premier à produire un vaccin permettant sans doute au moins de limiter la transmission à l'homme de ce virus.
L'EMEA a écrit dans un communiqué avoir recommandé jeudi l'autorisation "du premier vaccin pré-pandémique pour humains contre la grippe causée par le virus H5N1, un virus de grippe aviaire qui a le potentiel d'évoluer en virus de grippe pandémique affectant les humains".
L'agence souligne en effet que "les autorités sanitaires s'inquiètent que la prochaine pandémie puisse arriver à un moment ou à un autre dans les années à venir et soit causée par la souche H5N1".
Pour sa part, GSK a espéré que son produit, le "Prepandrix", "allait obtenir une autorisation de mise sur le marché dans toute l'Europe". La réponse des autorités européennes doit intervenir dans les 67 jours maximum.
GSK a déjà commencé à fabriquer en masse ce produit, et plusieurs gouvernement ont commencé à en stocker. Le laboratoire en a aussi donné 50 millions de doses à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Par ailleurs, GSK a également obtenu de l'EMEA une opinion positive pour un deuxième vaccin, pandémique celui-là, le "Pandemrix". Il est actuellement à l'état de coquille vide, en attendant qu'y soit incluse la souche exacte du virus qui sera à l'origine de la pandémie, si celle-ci se déclare.
"Jusqu'à présent, les différentes firmes pharmaceutiques travaillaient sur un vaccin pandémique, c'est-à-dire un vaccin qui utilisera la souche de la pandémie, qu'on ne connaît pas bien évidemment actuellement", a expliqué à l'AFP Sophie Muller, responsable du projet H5N1 pour GSK France.
"La grosse faiblesse de cela, a-t-elle ajouté, c'est que ce vaccin pandémique ne sera pas disponible avant trois ou six mois après le début de la pandémie, le temps que l'OMS (Organisation mondiale de la Santé) identifie la souche, la transmette aux producteurs de vaccins et qu'ils mettent en route la production".
Or, avec le recours accru à l'avion comme moyen de transport, il est probable que la pandémie serait générale avant que ces vaccins ne soient prêts.
"C'est pourquoi GSK a travaillé sur une autre stratégie avec ce vaccin pré-pandémique", a poursuivi Mme Muller.
Elle a souligné que le "Prepandrix" avait été fabriqué à partir de virus H5N1 Vietnam, qui a circulé au Vietnam en 2004. Il a suscité une réaction immunitaire à plus de 90% contre la souche Vietnam et à 75 à 85% contre les souches Indonesia, Anhui et Turkey. Ces quatre souches ont été responsables des cas humains mortels de la grippe aviaire.
"Prepandrix" et "Pandemrix" recourent à un adjuvant révolutionnaire permettant de n'utiliser que 3,8 microgrammes d'antigène par dose au lieu de 90 microgrammes avec un adjuvant classique, ce qui permet d'en fabriquer beaucoup plus.
Le H5N1, apparu pour la première fois à Hong Kong en 1997, a déjà causé la mort de 232 êtres humains, pour un total de 366 personnes atteintes, selon les chiffres publiés vendredi par l'OMS. La transmission se fait dans la plupart des cas de l'animal à l'homme, mais quelques transmissions d'homme à homme ont déjà été enregistrées.
mardi 19 février 2008
2ème cas de grippe aviaire au Tibet cette année
Selon une annonce du ministère, 132 volailles sont mortes de l'épidémie dans un village à l'extérieur de Lhasa, capitale régionale, depuis l'éclatement de l'épidémie le 6 février, et 7 698 autres ont été abattues.
Le Laboratoire national de référence pour la grippe aviaire a confirmé dimanche le virus comme étant un sous-type du H5N1. Les mesures d'urgence prises par le gouvernement local ont amené la situation sous contrôle.
La déclaration précédente au Tibet, détectée dans le district de Gongga le 25 janvier, a tué 1 000 poulets et canetons, et causé l'abattage de 13 080 autres oiseaux.
Le ministère chinois de la Santé publique a annoncé lundi qu'un homme de 22 ans surnommé Li, dans la province du Hunan (centre), était mort du virus H5N1 hautement pathogène le 24 janvier.
Dix-huit personnes sont mortes du virus H5N1 et 28 cas d'infection ont été confirmés en Chine depuis 2003, selon des chiffres de l'Organisation mondiale de la Santé.
dimanche 17 février 2008
Grippe aviaire : 105ème mort en Indonésie
Le directeur général pour le contrôle des maladies et l'hygiène environnemental du ministère, Nyoman Kandun a fait savoir dimanche que tous les examens sur les échantillons sanguins du petit patient avaient montré qu'il était infecté par le virus de la grippe aviaire, H5N1.
"Tous les testes de laboratoire ont indiqué qu'il était infecté ", a confié à Xinhua M. Kandun.
Le garçonnet est mort vendredi dans l'hôpital de Persahabatan, dans l'est de Jakarta, un jour après qu'il eut été transféré d'un autre hôpital de Tanggerang, ville près de Jakarta, a expliqué Mukhtar Ikhsan, chef de l'équipe de lutte contre la grippe aviaire de l'hôpital de Persahabatan.
Il n'a pas répondu à la question si la victime avait reçu des soins médicaux prémilitaires avant d'être transporté à l'hôpital de Tanggerang.
Les experts ont considéré les premiers soins médiaux incorrects comme l'un des principaux causes de la mortalité élevée de l'Indonésie.
M. Ikhsan n'a pas expliqué si le garçonnet avait eu des contacts avec des volailles mais il a fait part de ses soupçons sur les abattoirs situés à proximité de la maison de la victime.
L'Indonésie, 4e pays le plus peuplé du monde, où des millions de poulets sont élevés dans les arrière-cours des habitants locaux, est considérée comme une nation à haut risque en termes de propagation de l'épizootie, malgré l'abattage de millions de poulets et de cochons par les autorités locales.
samedi 16 février 2008
Grippe aviaire : 104ème mort en Indonésie
Un adolescent de 16 ans infecté par le virus de la grippe aviaire est décédé en Indonésie, portant à cent quatre le nombre officiel de décès dans le pays dus à la maladie, a annoncé samedi le ministère indonésien de la Santé.
La victime originaire de Jakarta est décédée le 10 février dans un hôpital de Java (centre), indique le site internet du ministère en précisant que la victime avait égorgé des volailles avant de tomber malade.
Des spécialistes estiment que le bilan réel des morts de la grippe aviaire en Indonésie est probablement plus élevé que les chiffres officiels, en raison d'une mauvaise remontée des statistiques de santé publique.
Depuis début 2005, l'Indonésie a enregistré plus de la moitié des décès dus à la grippe aviaire sur la planète, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le virus H5N1 s'est propagé dans la grande majorité des provinces de l'archipel.
vendredi 15 février 2008
Grippe aviaire : le Vietnam annonce son troisième décès de l'année
Le Vietnam a enregistré un nouveau décès dû au virus H5N1 de la grippe aviaire, le deuxième en moins d'une semaine et le troisième depuis le début de l'année, a-t-on appris vendredi de source médicale.
La victime, un homme de 27 ans originaire de la province de Ninh Binh, "est décédé du H5N1 hier soir", a affirmé Nguyen Gia Binh, un responsable de l'hôpital Bach Mai de Hanoï où il était traité.
Il était tombé malade après avoir égorgé deux poulets, a de son côté précisé le directeur adjoint du département de la Santé animale du ministère de l'Agriculture, Hoang Van Nam.
Ce nouveau décès porte à 50 le nombre de morts dus à la grippe aviaire recensés par les autorités au Vietnam.
Hanoï avait annoncé le premier décès de l'année dû au H5N1 le 23 janvier, celui d'un homme de 32 ans originaire d'une autre province du nord, celle de Tuyen Quang.
Le deuxième l'avait été jeudi. Il s'agissait d'un homme de 40 ans originaire d'une troisième province du nord, celle de Hai Duong.
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recense un total de 226 morts dus au H5N1 à travers le monde, un nombre qui n'inclut pas encore les deux derniers décès vietnamiens. Le Vietnam est le pays qui affiche le plus lourd bilan après l'Indonésie, loin devant avec 103 décès officiellement enregistrés.
Hanoï avait annoncé le premier décès de l'année dû au H5N1 sur son territoire le 23 janvier, celui d'un homme de 32 ans originaire d'une autre province du nord, celle de Tuyen Quang.
Contamination interhumaine
• Au vues de ces informations la possibilité d’une transmission interhumaine ne peut être formellement exclue.
• Depuis janvier 2004, l’enquête autour des cas de grippe A(H5N1) a permis d’identifier plusieurs cas probablement exposés à de la volaille mais pour lesquels une transmission interhumaine n’a pu être exclue.
• Des épisodes de contamination interhumaine A(H5N1) consécutive à des contacts étroits et répétés au sein de groupes familiaux ont déjà été évoqués lors d’autres d'épisodes en Azerbaïdjan, au Cambodge, en Chine, en Egypte, en Indonésie, en Irak, au Pakistan, en Thaïlande, en Turquie et au Vietnam.
• Une transmission interhumaine A(H5N1) a été retenue dans des épisodes en Thaïlande (2004) et en Indonésie (2006).
• Toutefois, cette transmission interhumaine est restée limitée et n'a pas donné lieu à une transmission communautaire secondaire.
jeudi 14 février 2008
La grippe aviaire à nouveau signalée dans divers pays africains
Des foyers sont apparus en 2007 en Afrique de l’Ouest, au Bénin, au Ghana, au Nigeria et au Togo et il existe un sérieux risque que le virus s’installe durablement dans la région, a prévenu le Docteur Joseph Domenech, vétérinaire en chef à la FAO
à Rome. Le Nigeria est « un des rares pays où il y a une population importante, donc une production, une densité de volaille importante, et donc un commerce légal ou illégal » avec les pays qui exportent des œux ou des poussins d’un jour, a-t-il expliqué, ajoutant que « ce n’est pas par hazard » que la grippe aviaire est arrivée dans ce pays. Vendeur de volaille au marché de Lagos
Le fait que l’élevage soit pratiqué de manière traditionnelle, donc difficile à contrôle, favorise la propagation du virus H5N1 aux pays voisins, a indiqué le docteur Domenech. Toutefois, des pays comme le Togo, le Bénin ou le Ghana ont réussi à contrôler la la maladie, si bien que celle-ci « n’a pas pris une allure catastrophique comme on aurait pu le craindre », a fait remarquer le vétérinaire en chef de la FAO.
Vietnam : 2ème victime humaine du H5N1 cette année
Des canards cherchant leur nourriture dans une rizière dans le nord du Vietnam en janvier 2008vendredi 8 février 2008
Une vidéo intéressante
Comme dans de nombreux pays pauvres, l’élevage de volaille à domicile a plusieurs utilités. Les poules, poulets et autres oiseaux d’élevage représentent pour des millions de familles à travers le monde, un moyen de subvenir à leurs besoins alimentaires et de recycler certains de leurs restes.
Vivants en liberté, il n’est pas rare de retrouver ces volatiles dans les rues et à l’intérieur des maisons, mais la découverte de la transmission du virus H5N1 de l’animal à l’homme a rendu cette symbiose mortelle.
En décembre dernier, la grippe aviaire faisait sa 19e victime en Egypte. Fardousse Kandil, une jeune femme de 35 ans a perdu la vie en quelques heures après avoir contracté le virus H5N1 au contact de volailles élevées dans son foyer.
Pour y remédier, le gouvernement égyptien en partenariat avec l'Unicef et le gouvernement japonais, a entrepris d'expliquer aux habitants des campagnes quelles précautions prendre pour éviter de contracter la maladie. Pour cela, 13000 éducatrices parcourent chaque jour la campagne égyptienne allant de maison en maison.
Le gouvernement ne pouvant interdire les élevages domestiques en raison de leur importance économique - 1 poulet sur 4 est produit dans les foyers - veut faire prendre conscience aux égyptiens que ce qui leur assure une subsistance peut aussi les tuer.
Mais les traditions et les mœurs ont la peau dure et malgré tous les efforts entrepris par le gouvernement, il sera difficile de faire changer les habitudes en Egypte. Pour Abdel Hakam, sa femme est morte d'une simple pneumonie. Il va continuer à élever des poulets en dépit des risques.
mardi 5 février 2008
Un 103ème décès lié à la grippe aviaire en Indonésie
Une Indonésienne est décédée samedi de la grippe aviaire, ce qui porte à 103 le nombre de décès humains liés à cette maladie dans le pays, selon Sumardi, un porte-parole du ministère de la Santé.
Cette femme de 29 ans qui vivait dans la banlieue ouest de Djakarta a été hospitalisée le 28 janvier. Elle avait rendu visite à ses parents, dont les voisins élèvent des poulets.
I Nyoman Kandun, porte-parole des services sanitaires locaux, a déclaré que la jeune femme de 29 ans était décédée le week-end dernier dans l'hôpital Droujba, offert à l'Indonésie par l'Union soviétique. Un autre cas humain d'infection par le virus H5N1 a été détecté non loin de Tangerang, a-t-il ajouté.
Selon lui, l'existence d'un cluster (groupe de cas) d'infection humaine n'est cependant pas à craindre, étant donné que les victimes n'étaient pas en contact les unes avec les autres et que les infections ont eu lieu dans différentes parties de la ville.
Un cluster épidémiologique est une chaîne de cas d'infection ayant un point commun, comme par exemple l'appartenance à une même famille. Ceux-ci préoccupent particulièrement les autorités sanitaires, car ils pourraient laisser penser que le virus H5N1 a subi une mutation rendant possible sa transmission d'homme à homme.
Dans ce cas, selon les experts, une pandémie mondiale susceptible de faire des millions de victimes est à prévoir.
Selon le ministère indonésien de la Santé, 126 personnes ont contracté le virus de la grippe aviaire depuis 2003 dans le pays, faisant 103 victimes. La conurbation de Jakarta est la région la plus touchée avec 29 cas d'infection, dont 25 ont été fatals.
L'organisation mondiale de la Santé (OMS) recense au total 357 cas de contraction du virus dans le monde, dont 225 se sont soldés par un décès.
L'Indonésie est le pays le plus touché par la grippe aviaire, concentrant près de la moitié du nombre total de décès dus au virus.
"L'Indonésie compte plus de cas d'infection d'oiseaux et d'humains par le virus H5N1 que tout autre pays au monde", a déclaré le coordinateur principal de l'ONU contre la grippe aviaire et humaine David Nabarro.
Selon lui, la menace d'une pandémie de grippe frappant les humains est extrêmement probable si l'on ne maîtrise pas la propagation du virus chez les volatiles, ce qui rend nécessaire une mobilisation mondiale contre ce fléau.
vendredi 1 février 2008
mercredi 30 janvier 2008
La région de Jakarta, capitale mondiale de la grippe aviaire
En quinze jours l'Indonésie a annoncé pas moins de sept décès dus à la grippe aviaire dans l'agglomération de Jakarta : les poulets malades gambadent partout et les autorités sont dépassées par le péril aviaire.
Avec environ 24 millions d'habitants, cette mégalopole est l'une des dix plus peuplées du monde. Connue sous l'acronyme de Jabotabek, elle regroupe Jakarta, Bogor, Depok, Tangerang et Bekasi.
Pour cette conurbation à la réputation difficile, le virus H5N1 n'est qu'un souci parmi d'autres: pauvreté endémique, pollution catastrophique, circulation chaotique, inondations chroniques, bidonvilles tentaculaires, etc.
Alors que des centaines de personnes y meurent chaque semaine de la dengue ou de la tuberculose, les morts de l'influenza aviaire pourraient presque sembler anecdotiques. Mais si le virus devenait facilement transmissible entre humains, suite à des mutations lui permettant de s'adapter à l'homme, les conséquences seraient effroyables.
Contrairement à une idée reçue, la grippe du poulet est plutôt une maladie urbaine. La raison en est simple: une volaille malade est susceptible d'infecter davantage en ville, où la densité humaine est plus importante.
L'Indonésie a dépassé mercredi le seuil symbolique des cent morts de la grippe aviaire. Plus de la moitié des personnes décédées étaient originaires de Jabotabek, selon des données du ministère de la Santé.
"Le virus est hors de contrôle en Indonésie. Cela signifie que la contamination virale de l'environnement est forte", explique Ngurah Mahardika, virologiste de l'université d'Udayana.
L'Indonésie a une coutume de coexistence des volailles et des humains, et cette habitude s'est révélée difficile à changer, souligne Muchtar Ihsan, médecin chargé de la lutte contre la grippe aviaire à l'hôpital Persahabatan de Jakarta.
"Il s'agit d'une tradition pluriséculaire, il est difficile de convaincre la population de sa dangerosité", dit-il.
En Indonésie, les bovins sont maigres et leur viande est chère. Dans ce pays très majoritairement musulman, on consomme peu de porc. Le poulet mélangé au riz frit (le "nasi goreng") est le plat de base.
La décentralisation du pouvoir qui s'est accélérée depuis dix ans complique la situation. Jabotabek s'étale sur trois provinces qui n'appliquent pas de mesures concertées.
"Un quartier peut tenter d'endiguer la grippe aviaire, mais il n'y a pas de garantie que le quartier voisin fasse de même. Par conséquent la grippe aviaire revient toujours", affirme James Fox, expert australien de l'université d'Indonésie.
En Indonésie en en particulier à Jakarta, l'épizootie a pris des proportions incontrôlables, alors que des pays voisins comme la Thaïlande et le Vietnam ont réussi à juguler la propagation du virus.
"La plupart des autres nations ont décidé qu'elles vaccineraient (les volailles), qu'elles les abattraient. Le problème est au niveau vétérinaire", poursuit M. Fox, reprochant aux autorités indonésiennes d'avoir été "dans le déni".
Dans l'immense archipel au système de santé et aux normes phytosanitaires notoirement déficients et sous-financés, le gouvernement a tardé à admettre la propagation du H5N1.
Il a ensuite refusé de suivre les recommandations d'abattage de l'OMS qui préconisait de tuer toutes les bêtes dans un rayon de trois kilomètres autour d'un foyer d'infection. Les marchés animaliers sont par ailleurs restés en place.
Abattre les volailles "n'est désormais plus possible, on ne peut le faire qu'en cas d'épizootie localisée. C'est désormais endémique", conclut James Fox.
Grippe aviaire : une 101ème victime en Indonésie
On ne savait pas dans l'immédiat dans quelles conditions la victime avait contracté la maladie, a déclaré le Dr Erna Tresnaningsih, directeur du Contrôle des maladies contagieuses au ministère de la Santé.
Le jeune homme est mort mardi après trois jours de soins à l'hôpital Persahabatan, dans un quartier est de Djakarta, a précisé le responsable.
mardi 29 janvier 2008
Grippe aviaire : 100ème mort en Indonésie
Une Indonésienne de 23 ans est morte du virus de la grippe aviaire, ce qui porte à 100 le nombre officiel de décès dans le pays dus à la maladie, a annoncé lundi le ministère indonésien de la Santé.Dans cette même journée de lundi, le ministère avait déjà fait état de la mort dimanche dans un hôpital de Jakarta d'un enfant de 9 ans infecté par ce virus.
"La femme est morte dimanche mais nous avons seulement reçu maintenant les résultats à savoir que ses tests de la grippe aviaire sont positifs. Le nombre total de morts s'élève maintenant à 100 sur 124 cas positifs", a déclaré le centre d'information sur la grippe aviaire au ministère de la Santé.
Malgré le lancement en janvier 2007 d'une campagne officielle d'abattage des volailles dans la conurbation de Jakarta, il en reste de très nombreuses, les habitants étant réticents à les tuer.
lundi 28 janvier 2008
En France : Exercice grippe aviaire sur la commune de Tourtrol
C’est sur l’élevage de Patrick Falcou, qui compte près de 900 volailles (poulets et pintades) que s’est déroulé le scénario auquel ont assisté le préfet et les représentants des services concernés.
Au-delà de l’intervention sur un cas de contamination dans une exploitation avicole, cet exercice a permis d’apprécier les capacités de coordination et d’intervention des différents services de l’Etat sur tout type de crise sanitaire (fièvre aphteuse, peste porcine).
Selon le scénario initial, Patrick Falcou, éleveur à Jalabert (commune de Tourtrol) a observé dès lundi 21 janvier «de l’inappétence et de la prostration chez ses volailles.
Le lendemain environ 20% des volailles sont retrouvées mortes et 70% sont haletantes, avec une crête et des extrémités cyanosées»
Le vétérinaire sanitaire une fois sur le site de l’élevage informe la DDSV d’une suspicion légitime d’influenza Aviaire.
Des prélèvements sont réalisés envoyés à l’AFSSA-Ploufagran de St-Brieuc, alors que simultanément le plan d’urgence est activé sur le terrain et le comité opérationnel de défense est activé en préfecture.
Dès ce moment le matériel nécessaire pour effectuer la claustration de l’élevage et la mise en place des dispositifs de désinfection sur des entrées identifiées de l’exploitation sont installés, le confinement des volailles, le calfeutrement des bâtiments, la désinfection des véhicules sortant de l’exploitation sont réalisés (mise en place de rotoluve et protocole de désinfection du personnel)…
Le lendemain, mercredi 23 janvier les résultats d’analyse reçus confirment la suspicion et entraînent le déclenchement du plan d’urgence.
Activation du COD (comité opérationnel de défense), approbation d’un arrêté préfectoral de déclaration d’infection (APDI) entraînant la mise en place de zones de surveillance et de zones d’observation respectivement de 3km et 10 km.
Un contrôle aux points de blocage routier est mis en place (afin de limiter la gêne des usagers, seules trois communes seront testées parmi les 32 de la zone).
La sortie des exploitations des volailles et œufs à couver est interdite, l’enlèvement ou épandage de fientes, litières et fumiers de volailles sont également interdits (une information est réalisée auprès des éleveurs de la zone).
Les véhicules professionnels sont lavés au sortir des élevages et désinfectés.
Les oiseaux sont confinés et les éleveurs doivent porter une tenue spécifique lors des soins aux animaux et se désinfecter au sortir des élevages.
Rendez-vous point presse à 15h, après avoir franchi plusieurs barrages (gendarmerie et sapeurs-pompiers), devant l’élevage de M. Falcou. Les grilles sont fermées, un arrêté préfectoral en interdit. Les responsables de l’exercice nous y retrouvent.
«C’est un sujet sensible explique Jean-François Valette, préfet de l’Ariège, fortement médiatisé en 2006, un risque auquel il faut se préparer, étudier les retours d’expérience pour pouvoir améliorer la réactivité de chacun des intervenants le jour venu»
Le lieutenant colonel Marc Beaudroit nous indique que deux véhicules du SDIS et huit hommes sont engagés dans le périmètre suspecté.
«Cet exercice est réalisé sur deux jours mais dans la réalité il faut pouvoir tenir 21 jours avec des effectifs remplacés toutes les six heures et des engins supplémentaires»
Pour le lieutenant colonel Ramière, il faut tenir le zonage avec les points de contrôle (des véhicules sortants et entrants) et les forces de l’ordre ont une mission d’information dans le cadre de cet exercice.
Pierre Jabert directeur de la DDSV explique que les résultats ne sont pas immédiats, mais dès que la suspicion est confirmée, il faut prendre des mesures et l’ordre d’abattage de l’élevage.
«Les animaux sont anesthésiés puis asphyxiés, la paille est éliminée par brûlage… dans le déroulé du scénario, cette phase ultime est prévue pour demain jeudi»
Avant d’accéder à l’élevage confiné, les observateurs, responsables des services de l’Etat, le Préfet et la presse doivent revêtir sur-bottes, charlottes, gants, deux combinaisons, des lunettes et un masque… franchir plusieurs pédiluves et suivre au retour des règles de désinfection sous la houlette du docteur Marie Schaan, chef de service santé animale à la DDSV…
Un impressionnant déploiement de forces et de logistique nécessaires pour atteindre les objectifs de cet exercice grandeur nature, à savoir : tester la réactivité de tous les services impliqués dans une opération d’une telle envergure en temps réel.
Une synthèse de l’évaluation de cet exercice sera effectuée dans les semaines à venir.
Grippe aviaire : 99ème mort en Indonésie
La victime de sexe masculin est décédée dimanche dans un hôpital de Jakarta, a précisé le ministère. Le garçonnet habitait Depok, une commune faisant partie de l'agglomération de Jakarta. Malgré le lancement en janvier 2007 d'une campagne officielle d'abattage des volailles dans la conurbation de Jakarta, il en reste de très nombreuses, les habitants étant réticents à les tuer.
Depuis début 2005, l'Indonésie a enregistré plus de la moitié des décès dus à la grippe aviaire sur la planète, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le virus H5N1 s'est propagé dans la grande majorité des provinces de l'archipel.
dimanche 27 janvier 2008
La grippe aviaire H5N1 détectée chez des poulets en Turquie
Les autorités turques ont détecté le virus mortel de la grippe aviaire chez des poulets dans un village de la région de la mer Noire. /Photo prise le 16 janvier 2008/REUTERS/Jayanta Shaw (c) Reuters
Les autorités turques annoncent avoir détecté le virus mortel de la grippe aviaire chez des poulets dans un village de la région de la mer Noire, dans la province de Zonguldak.
Un porte-parole du ministère de l'Agriculture a confirmé qu'il s'agissait de la souche H5N1 du virus. " Deux jours de tests en laboratoire sont arrivés à leur terme et le H5N1 a été détecté chez ces poulets ", a déclaré Tunc Tuncel à Reuters.
La maladie, très contagieuse sous sa forme H5N1, a tué quatre personnes dans l'est de la Turquie en 2006.
Le village de Saz, où ont été trouvés les poulets infectés, a été placé en quarantaine et les transports d'animaux stoppés dans le secteur, a déclaré Muzaffer Aydemir, directeur général du ministère de l'Agriculture pour la Protection et le Contrôle, à la télévision Kanal 24.Il a ajouté qu'aucun ordre d'abattage n'avait été donné sur les volailles de la région car le foyer semble limité.
vendredi 25 janvier 2008
Grippe aviaire : 98ème mort en Indonésie
La victime est décédée dans un hôpital de Jakarta, a précisé dans un communiqué le ministère. Elle habitait Tangerang, une commune faisant partie de l'agglomération de Jakarta.
Deux séries d'analyses ont confirmé que le malade était porteur du virus H5N1 hautement pathogène de la grippe aviaire.
Il serait entré en contact avec des volailles ou des hirondelles malades dans son quartier, selon un médecin de l'hôpital où il est décédé.
Malgré le lancement en janvier 2007 d'une campagne officielle d'abattage des volailles dans la conurbation de Jakarta, il en reste de très nombreuses, les habitants étant réticents à les tuer.
Depuis début 2005, l'Indonésie a enregistré plus de la moitié des décès dus à la grippe aviaire sur la planète, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le virus H5N1 s'est propagé dans la grande majorité des provinces de l'archipel.
La Thaïlande a d'autre part confirmé jeudi un nouveau foyer de grippe aviaire parmi des poulets pour la première fois depuis dix mois. Le virus mortel H5N1 a été détecté dans une ferme de la province de Nakhon Sawan, à environ 250 km au nord de Bangkok, a indiqué un responsable du département de l'élevage, ajoutant que près de 60.000 poulets devaient être abattus jeudi.
Il s'agit du premier cas avéré de grippe aviaire parmi des volailles depuis mars 2007. Aucun cas humain n'a été détecté en Thaïlande depuis juillet 2006. Depuis l'apparition de l'épizootie de grippe aviaire en 2004, la Thaïlande a enregistré 25 cas humains, dont 17 ont abouti à des décès.
En Inde, dix jours après la réapparition de la grippe aviaire dans l'est du pays, les autorités continuent de lutter contre l'éruption "catastrophique" de cette maladie, tandis que l'ONU s'alarme d'une possible crise sanitaire au Bangladesh voisin.
Plus de la moitié du Bengale occidental est touchée par le virus H5N1 et son gouvernement a parlé jeudi de "crise", après que la maladie eut été détectée mi-janvier dans des élevages de volailles.Depuis, plus de 100.000 oiseaux ont succombé.
Des centaines d'équipes de vétérinaires procèdent à l'abattage de deux millions de poulets et canards dans huit districts du Bengale occidental, en dépit de la résistance des éleveurs et de pluies torrentielles qui ont entravé jeudi les opérations.
Le Bangladesh, frontalier avec le Bengale occidental, lutte aussi contre l'épidémie apparue il y a un an.
L'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a prévenu que "la situation avait empiré au cours de la semaine passée". "Il y a un danger pour la santé publique", a averti son représentant local, Ad Spijkers.
Ni l'Inde ni le Bangladesh n'ont fait état d'infections humaines par le virus hautement pathogène H5N1, même si 800 Indiens se sont plaints de fièvres, toux et douleurs musculaires.
L'Inde s'était déclarée en août 2006 puis en novembre 2007 débarrassée de la grippe aviaire, après des manifestations de cette maladie potentiellement mortelle pour les humains en cas de contact rapproché avec des oiseaux, et qui a tué plus de 200 personnes dans le monde depuis 2003.
jeudi 24 janvier 2008
BANGLADESH : Le virus mortel de la grippe aviaire, détecté dans 84 fermes avicoles
Photo: Shamsuddin Ahmed/IRIN Le degré de sensibilisation à la grippe aviaire des éleveurs, des vendeurs et des consommateurs reste faible au Bangladesh
Le 22 janvier, le service de l’élevage a confirmé la présence du virus H5N1 dans 84 fermes avicoles du pays.
À ce jour, plus de 315 000 têtes de volaille ont été abattues dans 109 fermes avicoles, tandis qu’aux quatre coins du pays, des équipes de vétérinaires s’activent pour examiner des milliers d’autres volatiles.
Aucun cas humain de la maladie n’a été signalé jusqu’ici.
Récemment, la grippe aviaire a semé la panique dans la ville de Barisal (Sud) après la confirmation de la présence du virus dans deux fermes de basse-cour de la ville – obligeant les autorités à créer un cordon sanitaire d’un rayon d’un kilomètre autour des deux fermes et à abattre près de 2 000 volatiles.
« Aucune nouvelle épidémie n’a été déclarée depuis le bouclage de la zone et l’abattage des poulets. Des oiseaux malades ont été signalés dans certains endroits, mais ils ne seraient pas atteints de la grippe aviaire », a expliqué Mohammed Jainouddine Mollah, le responsable de l’élevage dans le district.
Néanmoins, les craintes de voir cette maladie contagieuse se propager subsistent, et les travailleurs ayant participé à l’abattage des bêtes sont soumis à un suivi attentif.
« Pour l’instant, nous fournissons des médicaments aux agents ayant participé à l’abattage », a affirmé M. Mollah, soulignant le manque cruel de ressources.
« Il y a 1 212 fermes commerciales dans le district et nous n’avons pas assez de vêtements de protection pour les 110 agents de terrain du district qui entrent en contact direct avec les oiseaux malades », a-t-il déploré. « Les oiseaux infectés doivent être manipulés avec une extrême précaution », a-t-il ajouté.
Tout cas d’infection humaine par le virus H5N1 augmenterait les risques de mutation du virus, ce qui pourrait constituer une grave menace pour l’homme, a fait remarquer M. Mollah.
Absence de sensibilisation
Pour M. Mollah, très conscient des problèmes à venir, le plus inquiétant reste le faible degré de sensibilisation des communautés locales.
« Nous conseillons aux gens de séparer les oiseaux malades des oiseaux sains ; d’enfouir les déjections des poulets dans des fosses couvertes ; d’abattre et d’enterrer les oiseaux malades », a-t-il dit. « Nous leur recommandons également de laver les œufs avec du détergent et de bien faire cuire les œufs et la viande avant de les consommer ».
| Photo: Shamsuddin Ahmed/IRIN |
| Au marché auxpoulets de Dhaka, les hommes et les volatiles passent des heures dans le même endroit |
Mais malgré ces efforts, et notamment les réunions et les ateliers organisés avec les communautés rurales sur les facteurs de risque évidents, le niveau de sensibilisation reste « très faible », a-t-il reconnu.
Dans le village de Naya Para, à Kahalu, sous-district de Bogra, dans le nord du Bangladesh, Mahfouza Begum, 42 ans, a perdu ses 62 poulets au cours des trois dernières semaines, et ignore la cause de leur décès.
« Je n’ai signalé la maladie à personne. Personne ne m’a demandé de le faire », a-t-elle fait remarquer. « Certaines poules sont mortes alors qu’elles couvaient leurs œufs. Elles mouraient assises sur les œufs », a-elle ajouté en sanglotant.
Epidémie dans le Bengale Occidental
Parallèlement, la nouvelle d’une importante propagation du virus dans le Bengale Occidental, de l’autre côte de la frontière, en Inde, a suscité des inquiétudes chez les éleveurs de poulets, d’autant plus que 17 des 26 districts bangladais touchés par l’épidémie de grippe aviaire sont limitrophes de cet Etat indien.
Avec plus de 150 millions d’habitants, le Bangladesh partage 4 000 kilomètres de frontière avec l’Inde, dont une bonne partie avec le Bengale Occidental, où la contrebande de poulets et d’œufs à destination d’un Bangladesh en manque de protéines serait permanente.
| Photo: Shamsuddin Ahmed/IRIN |
| Enfouissement de poulets abattus dans une ferme avicole de l'Etat |
Néanmoins, à en croire un porte-parole de la Bangladesh Rifles, une force paramilitaire chargée de la surveillance des frontières du pays, des restrictions strictes ont été imposées sur les mouvements transfrontaliers des volailles et des œufs, et sont rigoureusement appliquées à l’heure actuelle.
L’Etat indien du Bengale Occidental éprouve actuellement quelques difficultés à faire face à sa propre épidémie de grippe aviaire, considérée comme la troisième et la plus grave épidémie que l’Inde ait connue depuis 2006. Cette épidémie touche à présent 11 des 19 districts du Bengale Occidental, et a entraîné l’abattage de plus de 50 000 oiseaux.
Les autorités du Bengale Occidental ont annoncé le 22 janvier qu’elles commenceraient à abattre deux millions de poulets cette semaine.
Et pour ajouter aux craintes de la population, des vautours et autres oiseaux migrateurs seraient tombés morts du ciel, selon des sources de la presse locale.
Dans un communiqué du 17 janvier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait savoir que l’Inde était confrontée à une épidémie plus sérieuse qu’on ne l’imaginait – sous-entendant que l’épidémie de grippe aviaire pourrait être l’une des pires jamais observées – et que cette épidémie pouvait être plus grave que les précédentes.
Selon l’OMS, depuis 2003, la grippe aviaire a fait plus de 200 morts dans 12 pays, des pays d’Asie en grande majorité.
Nouveaux cas décelés dans le nord de la Thaïlande
Le directeur général du Département thaïlandais de développement du bétail, Sakchai Sriboonsue a indiqué que le laboratoire a détecté le virus H1N1 dans les échantillons des poulets morts dans une ferme dans le district de Chumsaeng, le 22 janvier à Nakhon Sawan.
Plus de 4 000 poulets sont morts de manière suspecte le 18 janvier dans la ferme de Sri Thai, dont le propriétaire a informé les responsables de l'élevage de rassembler les poulets morts pour réaliser des tests.
Un test du laboratoire mené dans la province voisine, Phitsanulok, a confirmé la présence du virus H1N1 chez les poulets morts.
Près de 10 000 poulets de la ferme ont été abattus le 22 janvier et du liquide désinfectant a été distribué aux zones voisines.
La Thaïlande se trouvait parmi les pays les plus sévèrement touchés par le virus de la grippe aviaire H5N1.
mercredi 23 janvier 2008
Important foyer de grippe aviaire au Bengale
Un foyer de grippe aviaire dans l'Etat le plus densément peuplé de l'Inde pourrait devenir incontrôlable, ont fait savoir mardi des responsables. «Il y a des risques que le virus devienne incontrôlable si c'est trop tard» a dit Sanchita Bakshi, directeur des services sanitaires du Bengale occidental
(Photo : Keystone)
La souche mortelle H5N1 de la grippe aviaire a été détectée chez des volailles à Malda, et est présente dans sept des 19 districts du Bengale occidental (Est), selon des responsables de cet Etat indien.
Le Népal a interdit l'importation de volailles en provenance de l'Inde. Au Bangladesh, les autorités ont abattu des milliers de poulets après la propagation du virus au district de Natore.
Sang prélevé
Les autorités craignent que le virus n'infecte des gens et prélèvent des échantillons de sang sur des villageois.
Les experts craignent eux que la souche H5N1, en mutant, ne se transmette plus facilement d'une personne à l'autre, ce qui pourrait provoquer une pandémie.
Le gouvernement central a confirmé des infections au H5N1 dans deux des sept districts après des examens effectués par un laboratoire central spécialisé dans les maladies animales. Mais des responsables du Bengale occidental ont dit que les autres foyers détectés relevaient de la même souche.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime elle qu'il s'agit de la plus sérieuse alerte à la grippe aviaire qu'ait connu l'Inde jusqu'ici.
97 tués en Indonésie
En Indonésie, un homme de 30 ans hospitalisé dans la capitale est infecté par la grippe aviaire, a annoncé mardi le ministère de la Santé.
Cet homme originaire de Tangerang, à l'ouest de Jakarta, a été hospitalisé avec de la fièvre, des difficultés respiratoires et une pneumonie, précise le ministère dans un communiqué. La manière avec laquelle il a contracté la maladie n'était elle pas connue dans l'immédiat.
L'Indonésie est le pays qui a enregistré le plus de décès humains liés à la grippe aviaire. Au total, 97 personnes ont succombé au virus.
En Turquie, le virus de la grippe aviaire découvert dans un village du nord du pays est de la souche hautement pathogène H5N1, a indiqué mardi à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Agriculture, Tunç Tuncel. Mais il a assuré que «toutes les mesures préventives» étaient mises en oeuvre.
Enfants tués en Turquie en 2006
La présence du virus de la grippe aviaire a été établie par les laboratoires du ministère dans des échantillons prélevés samedi sur des volailles suspectes dans le village de Saz, dans la province de Zonguldak (nord), sur la rive sud de la mer Noire.
«Selon nos informations, le virus n'a contaminé aucun être humain», a dit M. Tuncel.
La grippe aviaire a tué quatre enfants en janvier 2006 dans une petite ville de l'est de la Turquie avant de se répandre dans plus d'un tiers des 81 provinces turques.
Nouveau décès au Vietnam dû à la grippe aviaire
Les autorités vietnamiennes ont annoncé mercredi un nouveau décès dû à la grippe aviaire, celui d'un homme de 32 ans originaire du nord du pays."L'institut national d'hygiène et d'épidémiologie nous a officiellement confirmé qu'il avait été testé positif au virus H5N1", a affirmé à l'AFP le directeur du département de médecine préventive du ministère de la Santé, Nguyen Huy Nga.
Le directeur de l'hôpital où le patient est décédé le 18 janvier avait un peu plus tôt déjà annoncé sa mort. Mais la victime n'était alors encore que suspectée d'avoir contracté le H5N1.
Ce nouveau décès porte à 48 le nombre de morts dus à la grippe aviaire au Vietnam depuis que le virus a fait sa réapparition dans la région fin 2003.
Selon la presse vietnamienne, la victime aurait mangé l'un des poulets retrouvés morts autour de sa maison dans le district de Son Duong, province de Tuyen Quang, où le département de la Santé animale du ministère de l'Agriculture a aussi confirmé un foyer de grippe aviaire parmi la volaille.
Trois provinces vietnamiennes sont actuellement officiellement frappées par des foyers de grippe aviaire.
La dernière victime en date du H5N1 au Vietnam, un enfant de quatre ans, avait été enregistrée en décembre.
L'Organisation mondiale de la Santé recense un total de 219 morts dus à la grippe aviaire à travers le monde.
mardi 22 janvier 2008
Nouveau décès au Vietnam
La grippe aviaire a tué un homme dans le nord du Vietnam. Il s'agit du premier cas humain de l'année dans ce pays, ont annoncé mercredi les autorités sanitaires vietnamiennes.
L'homme de 32 ans, originaire de la province de Tuyen Quang, à environ 80 kilomètres au nord-ouest de la capitale, est décédé la semaine dernière, deux jours après avoir été admis à l'hôpital d'HanoJi spécialisé dans les maladies tropicales, a précisé To Doan Hong du Centre de médecine préventive de la province.
Les tests se sont révélés positifs à la souche H5N1 hautement pathogène du virus de la grippe aviaire, a-t-il dit.
Nguyen Huy Nga, directeur du Département de la médecine préventive du ministère de la santé, a confirmé ces résultats.
C'est le 102e cas mortel de la grippe aviaire depuis l'apparition du virus au Vietnam, selon l'Organisation mondiale de la santé.
dimanche 20 janvier 2008
Bali accueillera le 6ème Sommet international sur la grippe aviaire
Le sommet, qui aura lieu les 27 et 28 mars, s'appuiera sur les succès des cinq précédents sommets et comptera parmi ses intervenants le Dr David Nabarro, Coordinateur de l'ONU pour la grippe aviaire et humaine, Alex Thiermann de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et le Dr Wenqing Zhang du département Alerte et réponses aux épidémies et aux pandémies de l'OMS.
samedi 19 janvier 2008
Grippe aviaire : nouveau décès en Indonésie
Un petit Indonésien âgé de 8 ans a succombé à la grippe aviaire portant à 97 le nombre de patients décédés de la maladie dans ce pays.
Il est mort vendredi après avoir été soigné dans un hôpital de la capitale Djakarta, a précisé Sunan Raja, un responsable du département chargé de la grippe aviaire au ministère.
Il a ajouté que le garçonnet avait été hospitalisé mercredi, neuf jours après avoir présenté des symptômes de fièvre et de toux. Les analyses ont confirmé qu'il était atteint de la souche H5N1.
La victime vivait près d'un abattoir dans la région de Cipondoh, dans la banlieue ouest de Djakarta.


