lundi 3 mai 2010

La grippe aviaire tue une fillette en Indonésie


Une fillette de quatre ans a succombé mercredi au virus H5N1 de la grippe aviaire en Indonésie, ont annoncé lundi les autorités. Son décès porte à 136 le nombre de cas mortels de la maladie dans le pays, le plus touché dans le monde. La petite fille vivait à Pekanbaru, sur l'île de Sumatra. Trois autres patients, qui n'ont pas été en contact avec elle mais vivent dans la même région, sont considérés comme des cas suspects. Il s'agit d'une mère de famille, de son enfant de sept ans et d'une autre fillette de cinq ans.

mercredi 28 avril 2010

La paye des volontaires est grippée



« Ah bon, il y a des infirmiers qui ont été payés ? » Un brin provocateur, Matthieu Dworniczak, président du syndicat des infirmiers libéraux du Nord (Sniil), résume les déboires du personnel mobilisé cet hiver pour les vaccinations contre la grippe A. Selon lui, la majorité de ses collègues attendent toujours leur rémunération : « Apparemment, ça devait se faire ce mois-ci. » A la préfecture, on assure que 60 à 70 % du personnel de santé ont bien reçu leur paie. Et qu'« il n'y a aucun blocage qui empêcherait de régulariser toutes les situations ».


En fait, le blocage est surtout administratif, la préfecture devant traiter des situations très différentes : étudiants, professions libérales, fonctionnaires de mairie, de santé… A la mairie de Lambersart, où certains agents ont effectué jusqu'à 500 € d'heures supplémentaires dans les centres de vaccinations, on explique : « La préfecture nous avait d'abord demandé les relevés par mail, mais, comme ils ont été débordés, il a fallu les renvoyer par courrier classique. » Claude, médecin retraité, a dû aussi fournir trois fois les pièces justificatives (RIB, etc.) depuis novembre. Et n'a toujours rien touché. « Les services de l'Etat mettent tout en œuvre pour que le travail fourni vous soit indemnisé dans les plus brefs délais », indiquait un mail du 19 janvier.
Steeven Demora. En photo : Le préfet du Nord, Jean-Michel Bérard, avait montré l'exemple au début de la campagne. Le coût total de la vaccination dans le Nord atteint 2,2 millions d'euros. La rémunération varie de 14 € de l'heure, pour les étudiants infirmiers, à 66 € pour les médecins libéraux.

mardi 13 avril 2010

L’OMS admet des erreurs dans la gestion de la pandémie de grippe A (H1N1)



L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a admis le 12 avril des défauts dans la gestion de la pandémie de grippe A (H1N1). Le Docteur Keiji Fukuda, conseiller spécial sur la pandémie auprès de la directrice générale de l'OMS, était auditionné par un comité d’experts chargé d'évaluer la manière dont l’Organisation a géré la pandémie. « La réalité est qu'il existe une quantité énorme d'incertitudes [dans une pandémie]. Je pense que nous n'avons pas communiqué sur ces incertitudes. Cela a été interprété par beaucoup comme un processus non transparent », a-t-il déclaré.


Le Dr Fukuda a aussi qualifié d'« impitoyables » les « très hautes attentes pour l'information immédiate » des populations à travers le monde, alors que le virus se propageait rapidement à travers les frontières et que des blogs et d'autres nouveaux médias diffusaient des spéculations et des critiques. Il a aussi évoqué « la confusion sur les phases et le niveau de sévérité », en faisant référence à l'échelle de l'OMS à six niveaux sur les pandémies de grippe, qui prend en compte la propagation géographique du virus mais pas sa sévérité.

mardi 30 mars 2010

Vaccins H1N1 : Le ministre bulgare de la Santé inculpé pour dilapidation



Le ministre bulgare de la Santé, Bojidar Nanev, a été inculpé mardi de dilapidation de fonds publics pour l'achat de vaccins contre la grippe H1N1, pour une somme jugée trop élevée, et dont la livraison a été trop tardive, a annoncé le parquet de Sofia.

 "M. Nanev a porté préjudice à l'Etat à hauteur de 2,5 millions de leva (1,28 million d'euros). Le ministère de la Santé était vraiment en mesure d'obtenir un contrat plus favorable", a déclaré le procureur Margarita Nemska. Le gouvernement bulgare avait commandé 200 000 doses de Tamiflu auprès du laboratoire suisse Roche pour 6,5 millions de leva (3,3 millions d'euros), alors qu'il avait reçu une offre d'environ 2 millions d'euros, pour la même quantité, de la part des services sanitaires britanniques, a précisé le parquet. Ce dernier a indiqué avoir également inculpé un haut fonctionnaire du ministère de la Santé. Qui plus est, a justifié le parquet, les vaccins ont été livrés seulement en janvier, soit un mois et demi après la fin de l'épidémie de grippe en Bulgarie. Le parquet avait été saisi par les autorités sanitaires britanniques qui avaient élevé une protestation et par le service de lutte anticorruption bulgare, car les doses de Tamiflu avaient été achetées sans tenir compte de la procédure régissant les marchés publics.

lundi 29 mars 2010

Les règlements sont grippés

« Je viens d'adresser un courrier à Roselyne Bachelot, annonce le docteur Claudine Etilé, elle doit savoir la colère des soignants qui ont travaillé pour la campagne de vaccination H1-N1. »


 Médecin à la retraite, elle a été sollicitée pour le centre de vaccination de Lourdes. Comme elle, d'autres praticiens déplorent la façon dont a été mené ce programme et la revue à la baisse des indemnités qui leur étaient promises et qui ne leur sont toujours pas versées.

Pourquoi êtes-vous aujourd'hui en colère ?


Dès octobre, les médecins, les soignants, ont répondu présent pour la campagne de vaccination et malgré les nombreux mails adressés à la préfecture par plusieurs médecins du département, on n'est toujours pas payés. Pour ma part, je n'ai effectué que 30 heures, mais d'autres médecins ont tenu permanence tout au long de la campagne en prenant sur leur temps personnel. L'équipe d'infirmières était également présente et, pour certaines, c'était un complément de revenus. Je pense particulièrement à l'une d'entre elles qui est en situation de grande précarité, et comptait beaucoup sur cette rentrée d'argent. Malheureusement, il doit y en avoir d'autres dans la même situation. C'est vraiment anormal ! Je suis d'autant plus étonnée que les agents administratifs qui ont travaillé avec nous auraient déjà été payés, eux.


Sur quels critères avez-vous été recrutée ?


Personnellement, je suis à la retraite. J'ai d'abord été contactée par courrier, puis par téléphone. Malgré mes contraintes familiales, mon correspondant s'est montré très insistant. Je le sentais en manque de personnel. Nous avons arrêté un calendrier de présence et ce n'est qu'au terme de cette discussion que j'ai demandé le montant de la rémunération. Il m'a annoncé que je serai indemnisée 66 € de l'heure, somme qui, au fil de la campagne, a fondu de la moitié. Je suppose que ce doit être la même chose pour les infirmières. C'est surprenant et pas très correct.


Vous attendez un règlement depuis cinq mois. Jusqu'où irez-vous pour être payée ?


J'ai contacté plusieurs de mes confrères qui sont aussi très mécontents de ce qui arrive. On a dans l'idée de rédiger une lettre ouverte à l'attention de Roselyne Bachelot pour lui faire savoir notre ressenti, notre mécontentement. Nous n'excluons pas de faire publier cette missive dans la presse. Au-delà de cette question de paiement, la ministre doit également savoir qu'on ne veut pas cautionner cette gabegie de personnel. À Lourdes deux médecins, pléthore d'infirmières, c'était vraiment trop de monde. D'ailleurs, en fin de campagne on était désœuvré, ça ne se bousculait pas pour se faire vacciner. On s'entourera de plus de garanties la prochaine fois. Pour assurer la vaccination de la population, la préfecture a ouvert six centres dans le département. C'est le 12 novembre dernier qu'a débuté cette campagne de prévention. Si, après un démarrage assez lent, ces différents dispensaires ont enregistré une hausse de leur fréquentation, rapidement l'amplitude d'ouverture de ces dispensaires et le personnel requis à leur fonctionnement se sont avérés très supérieurs à la demande.

samedi 27 mars 2010

Un virus de la grippe A (H1N1) affaibli mais toujours actif en Asie

Ce sont 118 nouveaux décès qui ont été enregistrés cette dernière semaine dans le monde, le dernier rapport de l’OMS du 26 mars montre un virus A affaibli mais qui poursuit sa circulation en Asie du Sud, en Afrique occidentale et dans la zone tropicale de l'Amérique. En Afrique de l'Ouest, des données limitées suggèrent une transmission active du virus sans preuve de pic d'activité. Le virus B de la grippe « saisonnière » est toujours détecté en Asie orientale mais à des niveaux faibles. 


 En date du 26 mars 2010, dans le monde, plus de 213 pays et territoires d'outre-mer ont été touchés par le virus A (H1N1) et, au moins 16 931 décès, ont été recensés, selon l’OMS. 


 En Amérique du Nord, l’épidémie a poursuivi sa baisse depuis son pic fin novembre, le virus continue de circuler à un niveau globalement très faible. En Amérique centrale et du sud, une transmission active du virus est rapportée au Guatemala, au Nicaragua, El Salvador et au Panama. Au Brésil, Au Brésil, au cours des deux dernières semaines, on relève une tendance croissante des maladies respiratoires. 


 En Europe, le pic épidémique est dépassé et l’activité grippale continue de faiblir. A noter, plus de 20 % des échantillons relevés en Allemagne, en Italie, et dans la Fédération de Russie ont été testés positifs. 


 En Afrique, l’activité grippale est variable. Des données limitées suggèrent que les zones les plus actives se situent en Afrique de l'Ouest et dans certaines régions d'Afrique orientale, particulièrement au Rwanda. 27 % des échantillons respiratoires au Ghana, et 47 % des échantillons au Rwanda, ont été testés positifs pour le virus A (H1N1), à la mi-mars. Au Sénégal, une forte croissance des maladies respiratoires est rapportée en association avec les détections accrue du virus. Un petit nombre de H3N2 et B de la grippe saisonnière ont également été identifiés. 


 En Asie, la transmission du virus est active en Thaïlande depuis mi-février mais revient à la baisse depuis mi-mars. L’activité augmente depuis début mars, en revanche, en Malaisie. Un faible nombre de virus de la grippe saisonnière B continuent d'être isolés en Thaïlande et dans d'autres régions d'Asie du Sud. 


 En Amérique centrale et dans la zone tropicale d'Amérique du Sud, une tendance croissante d’activité des maladies respiratoires associées à la circulation du virus A (H1N1) est signalée depuis début mars dans un nombre croissant de pays. Source : Rapport OMS du 26 mars 2010

mercredi 17 mars 2010

Vietnam : 2e décès de la grippe aviaire



Le Vietnam a enregistré sa deuxième victime de l'année de la grippe aviaire, une petite fille de trois ans décédée aujourd'hui à Ho Chi Minh-Ville, l'ex-Saïgon dans le sud du pays, a annoncé un responsable sanitaire.
L'enfant, qui vivait dans une province voisine de l'ex-Saïgon (celle de Binh Duong), avait été transférée dans un hôpital pédiatrique de Ho Chi Minh-Ville le 10 mars, alors qu'elle souffrait de graves infections pulmonaires, selon le docteur Phan Van Nghiem, du département local de la Santé. Elle avait été testée positive au H5N1, virus hautement pathogène de la grippe aviaire, le 15 mars, un résultat confirmé par d'autres examens, a-t-il ajouté. Le Vietnam avait enregistré son premier décès de l'année dû à la grippe aviaire le mois dernier, une femme de 38 ans décédée également dans le sud du pays, dans la province de Tien Giang. Ce dernier décès porte à 59 le nombre de victimes de la grippe aviaire recensées au Vietnam depuis fin 2003, quand le H5N1 a fait sa réapparition en Asie du Sud-Est. Depuis cette date, le Vietnam est le pays qui affiche le plus lourd bilan humain au monde de la grippe aviaire après l'Indonésie, selon l'Organisation mondiale de la santé. Le pays recense actuellement des foyers animaliers de grippe aviaire dans six provinces, réparties du nord au sud du pays.

Grippe aviaire en Roumanie : la Bulgarie prend des mesures préventives

La Bulgarie a mis en place mardi des mesures préventives contre la grippe aviaire, après la détection d'un foyer de la maladie dans un élevage roumain proche de la frontière avec l'Ukraine, a annoncé le service national vétérinaire.

Les volailles ne doivent pas quitter les basses-cours et doivent être protégées contre toute contamination, selon les instructions diffusées. La frontière bulgaro-roumaine est principalement marquée par le Danube, et le foyer du virus H5N1 en Roumanie est situé sur le delta du fleuve. Le dernier cas de grippe aviaire en Bulgarie remonte à début 2006. Dans l'UE, le dernier cas confirmé de grippe aviaire avait été décelé en Allemagne, il y a un an.

En Algérie 7 bébés décèdent de la grippe en 48 heures à l'hôpital pédiatrique d'Annaba

Sept bébés sont décédés ces dernières quarante huit heures après avoir été infectés par une grippe virale à l'établissement hospitalier spécialisé en pédiatrie de El Bouni dans la wilaya de Annaba.

Cette grippe, que les praticiens ont diagnostiquée comme étant une bronchiolite sévère, a été détectée au lendemain de l'hospitalisation d'un bébé en provenance de la wilaya de Tébessa. Principalement concentrée au niveau de l'EHS pédiatrique El Bouni qui couvre les wilayas de Annaba, Guelma, Tarf, Souk Ahras et Tébessa, cette maladie contagieuse a atteint l'ensemble des bébés hospitalisés et ceux présentés par leurs mamans pour des soins ambulatoires.

L'information, qui s'est rapidement répandue, a mis en émoi les populations de Annaba et des wilayas limitrophes. Contacté, M Mestouri Monji, directeur de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière à Annaba, tout en évitant de parler d'épidémie, a confirmé que plusieurs bébés ont été effectivement contaminés par une bronchiolite aiguë et que 7 d'entre eux sont décédés.

« Toutes les dispositions ont été prises pour éviter que cette maladie contagieuse ne se propage à l'extérieur de l'enceinte du EHS pédiatrique infecté par le virus », a-t-il précisé. Mardi en début de soirée, l'état de santé de deux autres bébés infectés par le même virus suscitait une forte inquiétude. Des équipes spécialisées dans la désinfection sont à pied d'œuvre dans cet EHS.

mardi 16 mars 2010

Un cas de grippe aviaire en Roumanie

Un cas de grippe aviaire dans un élevage de poulets près de la frontière ukrainienne a été déctecté par les autorités sanitaires roumaines, a annoncé ce mardi la Commission européenne. Un périmètre de surveillance de 20 km de large a été mis en place autour de la ferme, située à Letea, et tous les poulets devront être abattus. Le dernier cas d'apparition du virus H5N1 remonte à un an en Allemagne, et concernait un canard sauvage.

dimanche 7 mars 2010

La grippe pandémique H1N1, qui a fait 16 455 morts depuis mars 2009, continue de décliner dans le monde

C’est ce qu’a révélé l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans son dernier bilan. «A la date du 28 février 2010, plus de 212 pays et territoires dans le monde ont fait état de cas confirmés en laboratoires de grippe A (H1N1), dont au moins 16 455 mortels», soit 229 cas mortels supplémentaires en une semaine, a indiqué l’OMS dans une note sur son site Internet. Au plus fort de la maladie dans l’hémisphère Nord, l’OMS faisait état de plus de mille décès par semaine.

Dans la région la plus touchée par la pandémie, le continent américain, la grippe a connu son paroxysme en octobre-novembre, d’après l’OMS. Mais le H1N1 continue d’être le virus de grippe prédominant dans le monde et l’organisation, suivant l’avis de son comité d’urgence, a estimé le 24 février qu’il était trop tôt pour annoncer que l’épidémie était derrière nous. «Dans la zone tempérée de l’hémisphère Nord, le virus de la grippe pandémique continue d’être détecté dans de nombreux pays, toutefois, la nocivité de la grippe continue de décroître à peu près partout», selon l’organisation onusienne. La transmission du virus reste ainsi «active» dans certaines régions d’Asie du Sud-Est, notamment en Thaïlande et en Birmanie, et dans des zones limitées de l’est et du sud-est de l’Europe.

Elle relève encore que plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, dont le Sénégal, «enregistrent de plus en plus de cas de grippe pandémique bien que les données de surveillance soient limitées dans ces zones». Pour rappel, l’OMS avait déclaré récemment qu’il était trop tôt pour annoncer que le pic de la grippe A (H1N1) était passé dans le monde et qu’en conséquence il n’était pas «opportun» de changer de phase pandémique. «Sur la base des recommandations du comité d’urgence, la directrice générale (Margaret Chan) a décidé qu’il était opportun aujourd’hui de ne pas faire de changement dans l’actuelle phase pandémique», avait expliqué dernièrement son conseiller spécial pour les grippes pandémiques Keiji Fukuda. Les 15 experts du comité d’urgence de l’OMS, réunis mardi, avaient considéré qu’il serait prématuré de conclure que «toutes les parties du monde ont connu un pic de transmission de la grippe pandémique A (H1N1)». A l’issue d’une téléconférence intense de plus de deux heures, les experts du comité ont estimé que la situation mondiale était double, avec d’un côté «des preuves d’un déclin ou d’une faible activité de la pandémie dans de nombreux pays et de l’autre de nouveaux foyers de transmission en Afrique de l’Ouest», avait de son côté souligné Mme Chan. Ils ont reconnu ainsi que la pandémie était «clairement en déclin» en Amérique du Nord ainsi qu’en Europe de l’Ouest notamment, a précisé M. Fukuda.

En revanche, le virus d’origine porcine, aviaire et humaine qui a fait plus de 16 000 morts depuis son apparition il y a près d’un an sur le continent américain, est encore actif en Europe de l’Est ainsi qu’en Asie. De plus, des cas ont été recensés récemment en Afrique de l’Ouest, dont au Sénégal et en Mauritanie. Les experts ont également pris en considération que l’hiver, propice à la propagation de la grippe, allait bientôt démarrer dans l’hémisphère Sud, a encore indiqué Mme Chan. «Il existe des incertitudes sur l’apparition de nouvelles vagues d’activité généralisée et un besoin de ne pas saper les préparations des pays», a-t-elle insisté. L’OMS avait clairement laissé entendre ces dernières semaines qu’elle espérait que le pic de transmission était révolu dans le monde, ouvrant une nouvelle phase de transition. «Nous espérons que nous entrons dans [cette] phase d’après-pic, qui signifie que “le pire est passé” et que l’on se dirige progressivement vers une situation plus comparable à celle de la grippe saisonnière», avait expliqué le 11 février le Dr Fukuda. Il avait alors insisté sur le fait que cette phase de «transition» ne signifiait pas pour autant que la pandémie était finie mais qu’elle ouvrait la voie à de nouvelles recommandations pour les pays. Selon l’OMS, les recommandations pour la gestion du H1N1 étaient toujours valables.

En revanche, l’agence onusienne a indiqué qu’elle ne conseillait plus la fabrication d’un vaccin unique pour le virus pandémique dans l’hémisphère Nord pour l’hiver prochain. Par ailleurs, la Fédération internationale de football (FIFA) a appelé les 32 équipes qualifiées à la phase finale de la Coupe du monde en Afrique du Sud (11 juin-11 juillet), à vacciner leurs délégations contre le virus H1N1, la Coupe du monde se déroulant durant l’hiver austral. Le principe de précaution s’applique aussi à la Coupe du monde 2010. «Nous suivons de près la situation avec l’OMS et les autorités sanitaires sud-africaines», a précisé Jiri Dvorak, le médecin en chef de la FIFA. Parfois accusée d’avoir surestimé l’importance du phénomène à l’automne dernier, l’OMS estime aujourd’hui qu’il est «trop tôt» pour assurer que le pic de la pandémie est passé. Le Mondial ayant lieu en plein hiver austral, des cas de grippe A ne sont pas à exclure durant l’épreuve, d’où l’appel lancé aux sélections, ajoute la FIFA.

Grippe A en France : Une facture qui dépasse le milliard



Alors que la pandémie est terminée, l’heure est aux comptes. Achat des vaccins et des masques, location des gymnases, campagne de pub... La France a-t-elle trop dépensé ?

L’heure des comptes a sonné. Alors que l’opposition tire à boulets rouges sur le gouvernement, deux commissions d’enquêtes parlementaires entament leurs travaux sur la gestion de l’épidémie de grippe A (H1N1). La chambre sociale de la Cour des comptes vient aussi de lancer son propre audit. Toujours stoïque face aux critiques et persuadée de ne pas avoir failli, Roselyne Bachelot devra s’expliquer. Le directeur général de la Santé, Didier Houssin, devait quant à lui être auditionné dès cette semaine par les sénateurs mais, pour des questions d’agenda, le rendez- vous a été reporté de quelques jours. Ce qui laisse un délai supplémentaire pour argumenter au ministère de la Santé, occupé à centraliser des chiffres éparpillés dans différents services administratifs. La mission est d’autant plus complexe que l’exercice est inédit.

"C’est un exercice dont on sort toujours perdant", dit Roselyne Bachelot

La France s’est mise en ordre de bataille pour une véritable guerre contre un virus qui devait frapper la population et faire perdre plusieurs points de PIB à l’économie nationale. A l’aune du bilan, les moyens déployés ont-ils été disproportionnés ? La grippe A a fait 302 victimes en France… bien moins qu’une vulgaire grippe saisonnière. Pour esquisser un premier bilan de la grippe A, Le Journal du Dimanche a mis à jour les chiffres disponibles et les a additionnés. La facture, incomplète, s’élève déjà à plus d’un milliard d’euros. La Caisse nationale d’assurance-maladie ignore combien cette épidémie a généré d’arrêts maladie ou de prescriptions médicales supplémentaires. La prise en charge dans les hôpitaux des cas graves n’a pas encore été chiffrée et ne le sera peut-être jamais tant l’opération est complexe, aux dires de plusieurs experts. Les fiches de paie des personnels médicaux et paramédicaux, venus faire des piqûres à la chaîne, n’ont pas encore été établies. "Nous avons commencé à payer les internes, les élèves infirmiers et à rembourser les frais de transports des étudiants à la fin du mois de décembre. Les autres personnels devront encore attendre, peut-être pour certains jusqu’au mois de juin", indique-t-on au ministère de la Santé. Les règles de l’administration sont si complexes que les différents ministères peinent à décider qui doit régler les factures. Cette "débauche de moyens", qui dépasse déjà le milliard d’euros, a une justification politique. Le gouvernement a choisi de sortir l’artillerie lourde, privilégiant une campagne de vaccination massive. L’Elysée, le ministère de la Santé, Matignon et Bercy ont toujours considéré que la santé des Français n’avait pas de prix. Les dirigeants, traumatisés par les crises sanitaires françaises à répétition - sang contaminé, hormones de croissance, vache folle et, plus récemment, canicule -, n’avaient pas l’intention de prendre le moindre risque.

Seulement 7 % de la population a accepté de se faire vacciner

"Aujourd’hui on me reproche d’en faire trop, se plaît à répéter Roselyne Bachelot. Mais au début, les mêmes me reprochaient de ne pas en faire assez. C’est un exercice dont on sort toujours perdant." Raymond Soubie, le conseiller social du président de la République, n’est pas étranger à cette religion du principe de précaution maximal. Si des divergences se font jour au sein du gouvernement, elles concernent l’organisation logistique de la crise. En juin dernier, Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur nouvellement nommé, a voulu avoir la haute main sur le pilotage de tous les centres de vaccination. L’organisation jacobine qui excluait les médecins de ville de la chaîne a montré ses limites : seulement 7 % de la population a accepté de se faire vacciner. Autant que le coût financier, c’est la défiance dont ont fait preuve les Français à l’égard de leurs dirigeants qui doit inquiéter aujourd’hui.
Anne-Laure Barret et Marie-Christine Tabet - Le Journal du Dimanche

samedi 6 mars 2010

Les experts de la grippe sous le feu de la critique



Lors d’un débat organisé à l’Assemblée nationale, des spécialistes ont préconisé un meilleur encadrement de l’expertise sanitaire et des sanctions pénales en cas de manque d’indépendance.

La France n’en a pas fini avec la grippe A. Alors que l’activité du virus reste depuis neuf semaines largement en dessous du seuil épidémique, la controverse enfle en ce qui concerne la campagne de vaccination française et le rôle des experts, trop liés à l’industrie du médicament selon certains. Actuellement, selon le réseau Sentinelles, les syndromes grippaux confirmés lors d’une consultation chez un généraliste ont une fréquence de 28 cas pour 100 000 habitants. On est bien loin de la pandémie, décrétée au-delà des 149 cas pour 100 000.

Le 24 février dernier, l’Assemblée nationale avait acquiescé à la création d’une commission d’enquête sur la campagne de vaccination de la grippe A (H1N1) lancée à l’automne. Mercredi, c’est une audition collective (responsables sanitaires, experts, associations) qui était organisée dans l’enceinte du Palais Bourbon, à l’initiative du député socialiste Gérard Bapt, président du groupe d’études Santé environnementale. Les débats ont abouti à une conclusion : l’expertise sanitaire, devrait être mieux encadrée et s’ouvrir à la société civile.

Actuellement, les experts qui donnent leur avis sur les produits ou les stratégies de santé, doivent certes faire une déclaration de « conflit d’intérêt » et préciser les intérêts personnels qu’ils peuvent avoir dans une affaire, notamment leurs liens avec les laboratoires. Mais le problème est que la déclaration n’est pas vérifiée et qu’il n’y a pas de sanction en cas d’omission. « Il y a une stigmatisation injuste des experts », a souligné Jean Marimbert, directeur général de l’Afssaps (l’agence du médicament). L’expert de santé Bruno Lina propose que les professionnels fournissent des déclarations d’intérêt « contractuelles », où ils s’engagent, et qu’ils puissent être « pénalement poursuivis » en cas d’omission ou de mensonges.

Plusieurs intervenants ont également avancé des idées pour mieux encadrer l’expertise. Martial Mettendorf, le secrétaire général de la Direction générale de la santé, a ainsi indiqué qu’une charte de la déontologie de l’expertise en santé publique, commune à toutes les agences sanitaires, était en chantier. Marc Mortureux, qui dirigera la nouvelle agence regroupant Afssa (aliments) et Afsset (environnement et travail), a révélé qu’un conseil scientifique serait « le garant de la qualité scientifique de l’expertise et de son indépendance », et que serait créé « un comité de déontologie et de prévention des conflits d’intérêt ». Il s’est engagé à organiser des débats publics et à ouvrir l’expertise aux sciences humaines.

Une « haute autorité de l’alerte et de l’expertise »

Pour Martin Guespereau, directeur de l’Afsset, l’expertise ne doit pas s’intéresser seulement aux risques « avérés » mais aussi aux « incertitudes », en appliquant le principe de précaution. Il lui faut aussi être ouverte à la société civile, pour poser les bonnes questions. « Si je ne sais pas de quel danger les gens ont peur, je ne peux y répondre », a-t-il souligné.

Enfin, André Cicolella, du Réseau environnement santé, a, quant à lui, suggéré de créer une « haute autorité de l’alerte et de l’expertise », qui définirait les principes et les ferait respecter. « Sans gendarme, le Code de la route est un chiffon de papier », a-t-il résumé.

vendredi 5 mars 2010

La grippe H1N1 continue de décliner



La grippe pandémique H1N1, qui a fait 16.455 morts depuis mars 2009, continue de décliner dans le monde, selon le dernier bilan publié aujourd'hui par l'OMS. "A la date du 28 février 2010, plus de 212 pays et territoires dans le monde ont rapporté des cas confirmés en laboratoires de grippe H1N1, dont au moins 16 455 morts", soit 229 morts supplémentaires en une semaine, a indiqué l'OMS dans une note.


Au plus fort de la maladie dans l'hémisphère nord, l'OMS rapportait plus de mille décès par semaine. Dans la région la plus touchée par la pandémie, le continent américain, la grippe a connu un pic en octobre-novembre, avait estimé l'OMS en janvier. Mais le H1N1 continue d'être le virus de grippe prédominant dans le monde et l'organisation, suivant l'avis de son comité d'urgence, a estimé le 24 février qu'il était trop tôt pour annoncer que le pic de grippe était passé dans le monde.


"Dans la zone tempérée de l'hémisphère nord, le virus de la grippe pandémique continue d'être détecté dans de nombreux pays, toutefois, l'activité générale de la grippe continue de décroître dans la plupart des endroits", a précisé vendredi l'OMS. La transmission du virus reste ainsi "active" dans certaines régions d'Asie du sud-est, notamment en Thaïlande et en Birmanie, et dans des zones limitées de l'est et du sud-est de l'Europe, selon l'OMS. Elle relève encore que plusieurs pays d'Afrique de l'ouest dont le Sénégal "rapportent de plus en plus de cas de grippe pandémique bien que les données de surveillance soient limitées dans ces zones".

Le nombre de cas de Grippe A (H1N1) ne cesse d’augmenter au Sénégal



Le nombre de cas de Grippe A (H1N1) ne cesse d’augmenter au Sénégal depuis la confirmation de l’apparition des premiers cas, le 8 février dernier, par les autorités sanitaires. Le Sénégal a enregistré à la date du 1er mars 2010, 156 cas. Soit une augmentation de 36 cas, par rapport à la semaine passée.

Selon le bulletin hebdomadaire sur la situation de la Grippe A (H1N1), les 156 personnes touchées par la pandémie proviennent de plusieurs régions du Sénégal : Dakar, Diourbel, Louga, Tambacounda, Fatick et Kaffrine. Les autorités du ministère de la Santé rassurent, parce qu’il y a ni cas grave, ni de décès dénombrés. Toutes les personnes atteintes par la grippe ont été guéries.

jeudi 4 mars 2010

Les experts de la grippe sur la sellette pour leurs liens avec les laboratoires



L'expertise sanitaire, mise en cause pour ses liens avec les laboratoires pharmaceutiques lors de l'épidémie de grippe H1N1, devrait être mieux encadrée et s'ouvrir à la société civile, selon un débat organisé à l'Assemblée. Le député socialiste Gérard Bapt, président du groupe d'études Santé environnementale de l'Assemblée nationale, avait organisé mercredi à l'Assemblée une audition collective (responsables sanitaires, experts, associations). 


Les experts qui donnent leur avis sur les produits ou les stratégies de santé doivent certes faire une déclaration de "conflit d'intérêts" et préciser les intérêts personnels qu'ils peuvent avoir dans une affaire, notamment leurs liens avec les laboratoires. Le problème c'est que la déclaration n'est pas vérifiée et qu'il n'y a pas de sanction en cas d'omission. Compétence, impartialité, transparence, tous les intervenants se sont accordés sur les principes. "Il y a une stigmatisation injuste des experts", a estimé Jean Marimbert, directeur général de l'Afssaps (agence du médicament), tandis que Bruno Lina, expert notamment sur la grippe H1N1, assurait qu'il y avait toujours "débat contradictoire et avis collégial". Dominique Maraninchi, président de l'Institut du cancer (Inca), a noté "les progrès considérables" apportés par l'expertise, confiée à l'Inca à des spécialistes étrangers et à laquelle participent des associations de malades. 


Une charte de la déontologie de l'expertise à l'étud


 Plusieurs intervenants ont avancé des idées pour encadrer l'expertise. Un travail est en cours sur une charte de la déontologie de l'expertise en santé publique, commune à toutes les agences sanitaires, a précisé le secrétaire général de la Direction générale de la santé, Martial Mettendorf. Jean Marimbert a fait la différence entre "les liens d'intérêt menant à des conflits majeurs" et d'autres ayant "un impact mineur". Un conflit d'intérêts, ce peut être "juste un billet de train payé par un industriel", a renchéri Bruno Lina. Il a suggéré que les experts précisent les sommes reçues pour une activité donnée, car, a-t-il souligné, "donner des déclarations d'intérêt sans qu'il y ait des sommes derrière, ça ne sert à rien". Tous ont estimé qu'il fallait "être intraitable sur le respect des règles". Marc Mortureux, qui dirigera la nouvelle agence regroupant Afssa (aliments) et Afsset (environnement et travail), a indiqué qu'un conseil scientifique serait "le garant de la qualité scientifique de l'expertise et de son indépendance", et que serait créé "un comité de déontologie et de prévention des conflits d'intérêts". Il s'est engagé à organiser des débats publics et à ouvrir l'expertise aux sciences humaines. Pour Martin Guespereau, directeur de l'Afsset, l'expertise ne doit pas s'intéresser seulement aux risques "avérés" mais aussi aux "incertitudes", en appliquant le principe de précaution. Il lui faut aussi être ouverte à la société civile, pour poser les bonnes questions. "Si je ne sais pas de quel danger les gens ont peur, je ne peux y répondre", a-t-il souligné. André Cicolella, du Réseau environnement santé, a suggéré de créer une "Haute autorité de l'alerte et de l'expertise", qui définirait les principes et les ferait respecter. "Sans gendarme, le code de la route est un chiffon de papier", a-t-il dit. Bruno Lina a proposé que les experts fournissent des déclarations d'intérêt "contractuelles", où la personne "s'engage et puisse être pénalement poursuivie".

Vaccination grippe H1N1 : l'OPECST pointe Internet

Le rapport d'étape publié par l'OPECST (Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques) analyse les responsabilités des différents acteurs du plan pandémie grippale et il souligne l'importance croissante du rôle d'Internet.

Le plan pandémie grippale, conçu à l'origine contre un risque de pandémie aviaire à très forte mortalité, a souffert de sa « rigidité », du « manque de concertation et d'information », souligne le rapport d'étape de l'OPECST.

Députés et sénateurs ont interrogé, depuis septembre, professeurs de médecine, chercheurs, réseaux de médecins, syndicats et représentants des diverses autorités sanitaires (ministère, Direction générale de la santé, Institut de veille sanitaire, Eprus). L'économiste de la santé Claude Le Pen estime que « celui qui porte en fait, aujourd'hui, la légitimité pour arrêter la politique de santé en France, c'est Internet, le média qui nie et voit de la manipulation partout. Il véhicule la contestation de toutes les superstructures sociales. Et traite la parole publique comme véhicule du mensonge. » Selon l'historien Patrick Zilberman, « Internet, durant la pandémie grippale, aura joué le rôle d'une caisse de résonance, alors que la communication gouvernementale aura fait preuve d'une timidité incroyable. Le site pandemie-grippale.gouv.fr n'est abonné à aucun des réseaux sociaux (Facebook et Twitter), qui sont justement capables de toucher une population à risque particulièrement rétive aux gestes barrières et à la vaccination. » A quand le rapport d'experts sur Facebook et les recommandations de la Has sur Twitter ?

mercredi 3 mars 2010

L'Académie de médecine critique le mode d’acquisition des vaccins contre la grippe A (H1N1)

Dans un communiqué, l’Académie nationale de médecine, estime que l'acquisition des vaccins contre la grippe A (H1N1) aurait dû se faire par étapes en fonction de l'évolution de la pandémie au sein de la population générale.

L'Académie de médecine estime que les bases sanitaires de la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) étaient "justifiées", mais elle regrette qu'il n'y ait pas eu de débat préalable pour choisir entre une vaccination de masse et une vaccination ciblée sur les personnes à risques, puis, qu'il n'y ait pas eu d'explication ni de justification sur le choix de la vaccination de masse. Enfin, l’Académie regrette l’exclusion des médecins généralistes et des pédiatres de la campagne de vaccination, ce qu'elle avait déjà réclamé à la mi-octobre 2009, et qui aurait, selon elle « sensiblement amélioré l'adhésion de la population".

Les factures de la vaccination contre la grippe A (H1N1)

La ville de Villeurbanne (Rhône) a décidé de demander à l'Etat le remboursement des frais engagés pour la vaccination contre la grippe A (H1N1). Il faut dire que la note est plutôt salée pour cette commune limitrophe de Lyon, puisqu’elle s’élève tout de même à 96 400 euros. Il s’agit de dépenses de gardiennage et de nettoyage du site, de la mobilisation du personnel administratif et de la consommation en énergie. Entre le 12 novembre et le 30 janvier, le centre de vaccination de la commune a vacciné environ 10 000 habitants de Villeurbanne et de la commune voisine de Vaulx-en-Velin.

mardi 2 mars 2010

H1N1 : Didier Houssin "ne referait pas très différemment"

Didier Houssin, directeur général de la santé et fer de lance de la lutte contre la grippe, revient, dans une interview accordée à Libération, sur la gestion française de la grippe A.

Selon lui, "quitte à vous surprendre", l'action du gouvernement "a été couronnée de succès". "Face à un évènement qui avait un potentiel dramatique, le résultat qui compte le plus, la santé des Français, est plutôt bon". Il reconnaît toutefois que son sentiment est partagé, notamment sur la couverture vaccinale. Même si la "France n'a pas le taux de couverture le plus bas", Didier Houssin explique que les pouvoirs publics n'avaient pas imaginé "que la vaccination allait faire débat". De plus, les doutes émis par certains professionnels "doivent nous faire réfléchir à la politique vaccinale". Le directeur général de la santé dégage ainsi certaines leçons à tirer, notamment sur la question des médecins généralistes et sur l'organisation des soins primaires. Mais aussi cette question : "comment parler en 2010 de la vaccination ? Et comment faire avec Internet ?". Pour autant, malgré ces doutes, "si c'était à refaire, on ne referait pas très différemment", déclare-t-il.

Le pic de grippe A (H1N1) est passé en Chine

La grippe A (H1N1), qui a tué presque 800 personnes dans la partie continentale de Chine, a passé son pic que l'on situe habituellement pendant la saison grippale automne-hiver, a déclaré mardi à Beijing le ministère chinois de la Santé.

La partie continentale de Chine a vu la proportion de grippe A (H1N1) dans tous les cas grippaux baisser à 11,1 % en février, contre 36,6 % en janvier, a-t-on appris d'un rapport publié sur le site Internet du ministère. Fin février 2010, et depuis le début de l'épidémie, la grippe A (H1N1) avait tué 793 personnes dont 18 en janvier, précise le rapport. Jusqu'à présent, les experts n'ont trouvé aucune mutation du virus et environ 30 % de la population présente une immunité, a-t-il ajouté. Cependant, le ministère a averti que bien qu'une pandémie soit peu probable en Chine dans un proche avenir, des foyers d'infection peuvent encore survenir dans certaines régions, en particulier dans les endroits où se rassemblent beaucoup de personnes comme les établissements d'enseignement. Le ministère a souligné que les mesures de prévention ne devaient pas être relâchées car la population avait toujours un accès limité à la vaccination. Le 28 février 2010, plus de 82 millions de Chinois avaient été vaccinés contre la grippe A (H1N1), a ajouté le rapport.

vendredi 26 février 2010

La grippe aviaire fait un mort au Vietnam

Le Vietnam a annoncé aujourd'hui sa première victime de l'année de la grippe aviaire, une femme de 38 ans décédée mardi dans le sud du pays.

Ce décès porte à 58 le nombre de victimes de la grippe aviaire recensées au Vietnam depuis fin 2003, quand le H5N1, virus hautement pathogène, a fait sa réapparition en Asie du Sud-Est. Depuis cette date, le Vietnam est le pays qui affiche le plus lourd bilan humain au monde de la grippe aviaire après l'Indonésie, selon l'Organisation mondiale de la santé.
La nouvelle victime, testée positive au H5N1 mardi également, est décédée dans la province de Tien Giang, après deux jours de traitement hospitalier, selon une déclaration en ligne du ministère de la Santé. Elle était tombée malade mi-février. Elle avait abattu et cuisiné du gibier d'eau malade aussi. Le dernier décès en date de la grippe aviaire au Vietnam avait été enregistré en décembre. Le pays recense actuellement des foyers animaliers de grippe aviaire dans cinq provinces, réparties du nord au sud.

jeudi 25 février 2010

Grippe A H1N1 : 6 nouveaux décès en France métropolitaine, 302 au total

Six nouveaux décès liés au virus grippal H1N1 ont été signalés en France métropolitaine, dont deux survenus la semaine dernière, portant le total à 302 décès depuis le début de l'épidémie, selon l'Institut de veille sanitaire (InVS).

Aucun cas grave n'a été hospitalisé pour grippe la semaine dernière, indique l'InVS mercredi dans son dernier bulletin. Au total, 1 325 cas graves ont été signalés depuis le début de l'épidémie. A ce bilan pour la métropole s'ajoutent 63 cas graves et 30 décès signalés en Outremer, où la première vague épidémique est terminée. En France métropolitaine, la grippe H1N1 était la semaine dernière "discrète et sporadique", selon le réseau de surveillance des Groupes régionaux d'observation de la grippe (Grog). Le réseau a estimé à 11 000 les consultations pour infections respiratoires aiguës liées à la grippe H1N1 la semaine dernière. Il estime à 6,5 millions le nombre de personnes ayant consulté un généraliste ou un pédiatre pour un cas de grippe en France métropolitaine depuis le mois d'août 2009.

"Depuis 3 semaines, moins de 5 % des prélèvements faits par les médecins vigies du réseau des Grog sont positifs pour la grippe et ce taux continue de baisser", indique le réseau dans son bulletin hebdomadaire. De son côté, le réseau Sentinelles de l'Inserm estime l'incidence des consultations pour syndrome grippal à 37 cas pour 100.000 habitants, la semaine dernière en métropole. Ce taux a diminué par rapport à la semaine précédente et se situe en-dessous du seuil épidémique depuis huit semaines consécutives.

samedi 20 février 2010

Les généralistes français savent maintenant diviser par 10

Devant les messages répétitifs il se trouve encore quelques patients qui insistent pour se faire vacciner. Les médecins généralistes découvrent qu'il sont aptes désormais à diviser un flacon de 10 doses, chose qu'ils étaient incapable de pratiquer il y a quelques mois !


Dans les lots mis enfin à leur disposition, on trouve le Panenza en flacons multidoses (10 flacons de 10 doses = 100 doses) et le Focetria en seringues préremplies (10 seringues d'une dose = 10 doses). Les dates de péremption se situant respectivement en septembre 2010 et juillet 2010. Plus des quantités considérables de notices (certains médecins ayant eu 10 notices par vaccin) et des seringues serties mal adaptées à cette vaccination, car obligeant de piquer le flacon et la personne avec la même aiguille, et parfois avec des aiguilles de très gros calibre ... sans doute pour la tracabilité qui laissera une belle marque sur la peau !

jeudi 18 février 2010

L'OMS recommande un nouveau vaccin contre la grippe

L'OMS a recommandé une nouvelle formule pour le vaccin contre la grippe lors de la saison 2010-2011 dans l'hémisphère nord. Elle inclut la souche de la grippe pandémique A (H1N1), a annoncé le représentant spécial de l'OMS pour la grippe.

"Les experts pensent que le virus A (H1N1) va rester dominant lors de la prochaine saison hivernale, même si sa transmission est actuellement en recul", a déclaré le docteur lors d'une conférence de presse téléphonique. Les deux autres souches qui seront contenues dans le prochain vaccin recommandé aux fabricants sont le virus H3N2 ainsi que celui de la grippe B. Les gouvernements seront libres d'utiliser le vaccin trivalent ou le monovalent de la grippe pandémique. L'OMS va par ailleurs revoir au niveau des experts l'état de la pandémie de grippe porcine dans le monde. L'organisation pourrait décider officiellement que le pic de la pandémie est passé.

mercredi 17 février 2010

Le bilan de la grippe H1N1 passe à 100 morts en République Tchèque

Deux personnes atteintes de la grippe H1N1 sont décédées cette semaine en République tchèque, ce qui porte le bilan à 100 morts, a annoncé mercredi le Laboratoire national de référence pour cette maladie.

Cent décès ont été enregistrés jusqu'à ce jour en République tchèque", indique le communiqué du laboratoire dont l'AFP a obtenu une copie. Au total, 2 434 cas de cette maladie ont été confirmés en République tchèque, selon la même source. Dans le même temps, 64 066 doses de vaccin ont été appliquées. Le gouvernement avait commandé l'an dernier un million de doses, auprès du groupe britannique GlaxoSmithKline (GSK). La première victime de la grippe H1N1 en République tchèque, une femme âgée de 31 ans, était décédée le 22 octobre à Karlovy Vary (ouest).

Roselyne Bachelot justifie sa politique concernant la grippe A

A l'occasion de son audition par la commission d'enquête parlementaire sur la gestion gouvernementale de la grippe A, Roselyne Bachelot exhumera les documents prouvant que les informations étaient, au début de la pandémie, extrêmement alarmistes. Son cabinet a retrouvé un télégramme diplomatique, en provenance de l'ambassadeur de France à Mexico, assurant, à l'apparition du virus, que les chiffres communiqués par les autorités mexicaines étaient inférieurs à la réalité de 1 à 10.

Personne ne conteste l'inquiétude qu'il régnait alors, il est facile de retrouver la chronologie des événements, notamment sur ce site, mais la suite est autrement plus significative concernant la gestion de cette crise sanitaire. Les sénateurs et députés vont pouvoir enquêter sur la façon dont le gouvernement a organisé et géré la pandémie grippale et la vaccination. La France a eu la vaccination la plus chère au regard du nombre de personnes vaccinées ! A présent, il faut rendre des comptes et les parlementaires veulent savoir.

Grippe A : Troubles liens entre les experts et les firmes pharmaceutiques

Ont-ils dramatisé la situation pour pousser le gouvernement à commander de grandes quantités de vaccins ? Les experts français sont au centre des critiques.

Une commission d’enquête a été créée par le Sénat pour déterminer leur rôle dans la gestion de la lutte contre la grippe A. Les membres de cette commission seront nommés aujourd’hui par le Sénat. Ils devront décider au bien-fondé des critiques qui visent aujourd’hui les experts français : Certains leur reprochent d’avoir surévalué les risques, d’avoir dramatisé la situation pour pousser le gouvernement à commander de grandes quantités de vaccins, de masques et d’antiviraux.

Pour mémoire, moins de 6 millions de personnes ont été vaccinées en France contre la grippe A (H1N1) alors que 94 millions de doses avaient été commandées... Et la France n’est pas un cas unique : l’Organisation Mondiale de la Santé est elle aussi accusée d’avoir exagéré les risques d’une pandémie grippale.



"Tous les experts sont liés à l’industrie pharmaceutique"

Au Sénat, cette demande d’une commission d’enquête a été déposée par des sénateurs communistes et du Parti de gauche. A leur tête se trouve François Autain, qui se demande s’il était vraiment utile de commander 94 millions de doses de vaccins... Selon lui, "tous les experts qui sont intervenus dans cette affaire sont liés à l’industrie pharmaceutique" d’où sa suspicion face à leur indépendance. "J’aurai préféré que ceux qui ont conseillé le gouvernement ne soient pas les mêmes que ceux qui conseillent les laboratoires".

Face à ces accusations, les experts reconnaissent qu’ils travaillent effectivement avec des laboratoires mais ils ajoutent aussitôt que cela ne remet pas en cause leur intégrité. Cette collaboration est indispensable, estime le Professeur François Bricaire, éminent spécialiste des maladies infectieuses et tropicales. Ce membre du Haut Conseil de la Santé publique le dit très clairement : "Si l’industrie pharmaceutique ne m’aidait pas à aller à différents congrès à l’étranger, je ne pourrais pas rencontrer les autres experts internationaux. L’argent que je reçois de mes autorités hospitalières et universitaires ne me permettrait pas de financer mes déplacements". Ce travail avec les industriels est obligatoire aujourd’hui renchérit Bruno Lina, directeur du Centre de Référence des virus de la grippe pour la zone sud.

Les experts ne sont pas les décideurs

La société peut légitimement se demander si les experts, même s’ils se disent intègres, n’ont pas un jugement biaisé au moment de conseiller les politiques. A cette interrogation légitime, il faut rappeler que ce n’est pas un seul expert mais un collège d’experts qui conseille les décideurs. Il faut aussi préciser que ce ne sont pas les experts qui prennent les décisions finales, ils ne sont que les conseillers, les décideurs étant les politiques. Roselyne Bachelot a d’ailleurs défendu les experts devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale le 12 janvier dernier en précisant que "les experts ont toujours proposé au gouvernement plusieurs scénarios, qu’ils ont toujours été prudents parlant au conditionnel".

Aujourd’hui, avant tout travail, un expert doit préciser les relations qu’il entretient avec les laboratoires pour voir s’il y a un risque de conflit d’intérêt. Selon Emmanuel Hirsch, Professeur d’éthique médicale à la Faculté de médecine Paris Sud XI, la collaboration experts-industriels ne pose pas a priori de problèmes éthiques.

Le gouvernement sud-africain craint une épidémie de grippe A durant la Coupe du Monde en juin prochain

Le Ministre de la Santé sud-africain, Aaron Motsoaledi, craint très sérieusement un retour du virus H1N1 au mois de juin, en plein cœur de la Coupe du Monde de football (11 juin-11 juillet). "Un de nos plus grand cauchemar est que la Coupe du Monde 2010 se tiendra en juin, au moment où le virus risque de revenir" a-t-il déclaré devant le Parlement.

Pour accueillir les 450 000 touristes attendus durant le mois de compétition, le ministère de la Santé a prévu l’achat de 1,3 millions de vaccins à ajouter aux 3,5 millions de doses données par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : "Nous avons reçu une lettre de l’OMS expliquant qu’elle donnerait à l’Afrique du Sud 3,5 millions de vaccins d’ici le mois de mars" poursuit Motsoaledi. Soit une économie de près de 24 millions d’euros pour le gouvernement. L’OMS a également prévu de collaborer avec le pays hôte pour empêcher le risque de propagation du virus. Le virus H1N1 aurait déjà fait plus de 15 000 victimes dans le monde depuis son apparition il y a tout juste un an.

Mais le gouvernement semble déjà prêt pour éviter le pire : "Nous allons vacciner. A commencer par les femmes enceintes, les personnes qui entreront sur le territoire, et ceux qui sont impliqués dans le sport" conclut le ministre de la Santé.

lundi 15 février 2010

Plusieurs cas de grippe A en Libye

Quelque 1 005 cas d'infection au virus A (H1N1) ont été recensés en Libye et un seul cas de décès enregistré, a annoncé le secrétaire du comité populaire général libyen de la Santé et de l'Environnement Mohamed Hijazi.

S'exprimant, dimanche à Tripoli au cours d'une réunion de la Haute commission nationale libyenne de lutte contre la pandémie de la grippe porcine, consacrée au suivie de la situation de cette maladie dans le pays et aux dispositions arrêtées par le secteur de la Santé pour prévenir ce virus, M. Hijazi a précisé que ce chiffre est considéré comme modeste en comparaison avec les autres pays du monde, expliquant ce résultat par les dispositions préventives appliquées par la Libye depuis l'apparition de cette pandémie. Le secrétaire libyen de la Santé, qui est président de cette Haute commission, a souligné aussi la nécessité de poursuivre la mise en œuvre de la campagne nationale de vaccination contre la maladie pour toucher tous les citoyens et insisté sur le rôle des médias dans la sensibilisation contre le virus A (H1N1) et dans la promotion de la campagne de vaccination. La commission a, au cours de sa réunion, fait également le suivi des dispositions en vigueur dans les points de passage et postes frontaliers de la Libye relatifs à la lutte contre cette pandémie. Les participants ont également passé en revue un rapport détaillé sur les résultats de la campagne de vaccination contre cette maladie durant la première phase, en plus des dispositions à prendre prochainement pour la phase à venir. Environ 500 000 citoyens libyens ont été vaccinés depuis le démarrage le 4 janvier dernier de la campagne de vaccination nationale contre la grippe porcine, indique-t-on de source du comité populaire général libyen de la Santé et de l'Environnement. Cette campagne de vaccination, qui s'inscrit, rappelle-t-on, dans la cadre du plan de prévention et de sensibilisation adopté par la Haute commission libyenne de lutte contre le virus A (H1N1), a réservé 1 600 centres de Santé répartis sur toute l'étendue du pays à la vaccination contre la grippe porcine sous la supervision d'un personnel médical libyen répartis en 1 770 équipes.

samedi 13 février 2010

Le « pic » est-il officiellement dépassé au niveau mondial

Selon le dernier rapport épidémiologique de l’OMS du 12 février, le virus continue à circuler dans de nombreuses régions mais l’activité grippale est en baisse partout dans le monde. Cette dernière semaine, « seuls » 118 nouveaux décès ont été recensés. Seul signal inquiétant, de premiers cas au Sénégal pourraient, selon l’Organisation, laisser craindre une diffusion en Afrique de l’Ouest, jusque là épargnée. Le Dr. Keiji Fukuda, commentant ce dernier bulletin épidémiologique vient d’annoncer une prochaine réunion du Comité d’urgence de l’OMS sur l’annonce éventuelle d’un passage du pic épidémique au niveau mondial.

En date du 12 février 2010, dans le monde, plus de 212 pays et territoires d'outre-mer ont été touchés par le virus A (H1N1) et, au moins 15 292 morts, ont été recensés, selon l’OMS.

En Amérique du Nord, l’épidémie a poursuivi sa baisse depuis son pic fin novembre, descendant bien en deçà du niveau du seuil épidémique. Aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique, les taux de SG sont maintenant très largement passés sous le seuil épidémique saisonnier. Tous les indicateurs comme le nombre d'hospitalisation ou d’infections respiratoires aigües ou encore la mortalité pédiatrique ont fortement baissé.

Dans une très grande partie de l’Europe, le pic épidémique est dépassé. Si le virus de la grippe A (H1N1) continue à circuler largement, en particulier à travers le centre, le sud et l'Europe orientale, l'intensité globale de la pandémie a diminué de manière substantielle par rapport aux dernières semaines. 15 pays ayant effectué des prélèvements rapportent une proportion d'échantillons testés A (H1N1) positifs de 0-14 % (à comparer au taux de 30 % relevé les semaines précédentes). De faibles augmentations de syndromes grippaux et infections respiratoires aigües ont été rapportés au cours des dernières semaines en Slovaquie, au Bélarus et dans la Fédération de Russie mais elles sont liées à d’autres virus.

En Afrique du Nord, la transmission de la grippe pandémique persiste, mais des baisses importantes de l'activité ont été observées au cours du dernier mois dans la région. Au Maroc, les niveaux de SG ont retournés au niveau de départ, et en Egypte, le nombre de cas confirmés a chuté considérablement.

En Afrique de l’Ouest, le Sénégal confirmer ses premiers cas de grippe A (H1N1). Les données sont insuffisantes pour déterminer si ce premier rapport marque le début d'une période de transmission plus répandue en Afrique de l'Ouest, jusque-là épargnée par la pandémie.

En Asie du Sud, le virus A (H1N1) continue à circuler largement mais l'activité globale diminue ou reste faible dans la plupart des régions. En Inde, la transmission de la grippe persiste mais le nombre de cas diminue. En Thaïlande, l'activité globale reste faible. En Chine, la circulation se poursuit mais la grippe saisonnière de type B est aujourd’hui prédominante. Au Japon, l'activité grippale continue à diminuer ainsi qu’en Corée où l’activité grippale est redevenue « normale ».

Dans la zone tropicale de l'Amérique et l'Asie, des cas sporadiques de grippe pandémique ont été signalés sans preuve de transmission soutenue.

Source : Rapport OMS du 12 février 2010

L’OMS se prononcera fin février sur la grippe A (H1N1)

Le comité d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déterminera à la fin février si le pic de la grippe A (H1N1) est passé, a annoncé jeudi à Genève un responsable de l’agence onusienne. Le Comité d’urgence devrait évaluer la situation de la pandémie grippale A (H1N1) et donner des conseils au Directeur général de l’OMS, le Dr Margaret Chan, a indiqué le Dr Keiji Fukuda, conseiller spécial de l’OMS sur la grippe pandémique, lors d’une conférence téléphonique. « Ce que nous espérons, c’est que le pire est derrière nous », a dit le Dr Fukuda. Selon la définition de l’OMS, une période d’après pic signifie que « le pire est passé » et que l’on se dirige progressivement vers une « situation plus comparable à celle de la grippe saisonnière ».
Toutefois, a souligné le Dr Fukuda, cette phase de « transition » ne signifiait pas que la pandémie, qui a fait au moins 15 174 morts dans le monde, était terminée. L’OMS avait déclaré le 11 juin la grippe A (H1N1), apparu en mars-avril 2009 au Mexique et aux Etats-Unis, première pandémie grippale du 21e siècle.

vendredi 12 février 2010

Que se passera t-il à la prochaine alerte sanitaire ?

La grippe A (H1N1) a tué à 291 reprises en France depuis l’apparition du virus au Texas au printemps 2009. L’épidémie s’essoufflant en France comme dans le monde, elle a quitté la Une des médias il y a déjà quelques semaines. Mais si la grippe A (H1N1) n’est plus une cause d’inquiétude immédiate pour les praticiens, elle n’en demeure pas moins un sujet de préoccupation médicale pour l’avenir et est devenue au fil des événements l’objet de polémiques où le politique le dispute au scientifique. Après quelques mois d’angoisse, au cours desquels planait la menace d’une nouvelle grippe espagnole, quelques semaines où se mélangeaient indistinctement la peur irraisonnée des vaccins et la crainte de ne pouvoir se faire vacciner à temps, c’est maintenant du débat sur la gestion de l’épidémie et de la campagne de vaccination par les autorités sanitaires.

Cette pandémie s’est comportée et se comporte comme un révélateur. Révélateur de peurs ancestrales enfouies dans l’inconscient collectif. Mais aussi de la défiance des populations (et parfois des professionnels de santé) vis-à-vis du système de santé dans son ensemble, puisque, alors que pour la première fois dans l’histoire un vaccin et un plan de lutte étaient mis au point avant même qu’une épidémie ne se propage, loin de saluer cet exploit, les commentateurs se focalisent aujourd’hui sur l’écume des événements en insistant sur les erreurs de communication ou d’organisation qui ont pu être commises ici et là. Défiance, pour ne pas dire plus, vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique qui a produit en urgence ces vaccins à la demande de l’OMS et des gouvernements et contre laquelle pèse maintenant le soupçon d’avoir influencé les décisions des autorités sanitaires internationales et nationales.

De cette méfiance, qui ne nous le cachons pas, touche tous les acteurs du système de santé, des praticiens au ministre en passant par les industriels du médicament, il va falloir nous délivrer. Car il ne faut pas que lors de la prochaine alerte sanitaire qui ne manquera pas de survenir, les professionnels de santé et les populations désabusés, se comportent comme dans la fable en se demandant si l’on ne crie pas (encore) au loup.

Dr Gilles Haroche

mercredi 10 février 2010

On vaccine les morts

Josette, une retraitée du Sud-Est toulousain a reçu il y a une quinzaine de jours un bon de vaccination contre la grippe H1N1pour son mari, mort le 7 décembre 2000, il y a près de dix ans.

« Ça m'a blessée quand j'ai reçu ce courrier », raconte la retraitée, qui sort d'une longue maladie et d'une hospitalisation de six mois suite à un accident qui la rend handicapée. « J'étais furieuse. J'ai trouvé ça un peu gros qu'on se trompe ainsi. C'est comme lorsqu'on envoie aux morts leur carte d'électeur, je ne comprends pas que les listings ne soient pas à jour et je trouve que c'est de l'argent gaspillé », s'indigne la septuagénaire. La retraitée ne comprend pas comment une telle erreur a pu se produire. « J'ai envoyé le certificat de décès de mon mari à tous les services concernés, à la caisse de retraite, à la Sécu, à sa mutuelle, la Mutuelle nationale territoriale (MNT), dont il dépendait car il était ancien employé de la Ville de Toulouse ». « Mon mari était éboueur, il a exercé son métier jusqu'à sa retraite à l'âge de 60 ans, en 1993, et il est mort sept ans après de la maladie de Charcot. Quelques jours avant sa mort, en décembre 2000, on a demandé un rendez-vous au centre antidouleur, on lui a donné pour le 27 avril 2001… Quand Sarkozy a eu son malaise vagal, on lui a dégagé un étage à l'hôpital… Il y a deux médecines, une pour les riches et une pour les pauvres, comme nous ».

Josette avoue « n'avoir qu'un CAP », mais elle s'est toujours battue : « Vous savez, notre vie, on se l'est gagnée comme on dit ; notre petite maison, c'est mon mari qui l'a construite aux deux tiers, de ses mains, après son travail. Alors quand on voit un tel gâchis… » La retraitée a reçu en fait deux courriers incitant son mari à se faire vacciner, signés de la ministre Roselyne Bachelot-Narquin.

Le lieu est bien indiqué : au gymnase place Karben à Ramonville. L'en-tête émane de la MNT à Paris. Le bureau départemental de la mutuelle, contacté, confirme : le fichier de son mari signale bien la fin de droits au 8 décembre 2000. Il semblerait que les fichiers de la MNT aient été transmis sans garde-fous, au niveau national, devant l'empressement du ministère. D'où de nombreuses erreurs. Josette a reçu aussi un bon pour elle. Mais elle, qui se fait vacciner régulièrement contre la grippe depuis 2004, ne se fera pas vacciner contre la grippe H1N1.

Comment a-t-on pu envoyer un courrier à une personne décédée depuis près de dix ans, dont le décès a bien été enregistré régulièrement dans le fichier local de la mutuelle de santé dont il dépendait ? Le bureau haut-garonnais de la MNT, la mutuelle dont le siège parisien figure en en-tête du courrier signé par la ministre de la Santé, le confirme : le mari de Josette est bien radié de ses fichiers au lendemain de la date de son décès, le 8 décembre 2000. L'erreur provient de l'échelon national. Au siège parisien de MNT, une responsable du service Santé l'avoue : « On a envoyé au ministère, à sa demande, les fichiers des adhérents en longue maladie, pris en charge à 100 %, prioritaires pour la vaccination. Les consignes ministérielles étaient claires : ratisser large et faire vite. Les fichiers sont partis bruts sans être analysés. On a eu beaucoup de retours. C'est très déplaisant pour les familles, on est désolés, il y a eu de gros loupés. Des familles nous ont dits : « Vous vaccinez les morts, maintenant ? Adressez-vous au paradis ! ». On envoie un courrier d'explication et d'excuses, suite à ces erreurs, aux personnes qui se manifestent. Une quinzaine de lettres sont en attente ». Mais on parle de 5 000 fichiers erronés (dont quelques destinataires décédés) sur 25 000 dans toute la France.
Philippe Emery - La Dépêche (Toulouse)

Entre psychose et risque réel la grippe A est à Dakar

14 cas de grippe A (H1N1) ont été enregistrés à Pikine (banlieue de Dakar), à Diourbel (150 km à l'est de Dakar) et à Touba (centre du pays), a annoncé le ministre sénégalais de la santé, Modou Diagne dans une conférence de presse.

La cité religieuse de Touba a accueilli, la semaine dernière, l'énorme rassemblement religieux mouride le Grand Magal qui a connu cette année l'affluence de plus de 3 millions de pèlerins. Jusqu'à présent, les autorités sanitaires sénégalaises n'ont déploré aucune victime de la pandémie. Le ministre de la Santé a également déclaré que le Sénégal est doté de moyens matériels, financiers et humains suffisants pour faire face aux risques de cette pandémie. "Nous ferons face à tous les cas de figure et nous en avons les moyens", a-t-il dit à ce sujet, précisant que des kits de prélèvement et des masques individuels et chirurgicaux ont été prédisposés dans toutes les structures de santé. Il a, en outre, fait remarquer qu'aucune des personnes touchées n'est décédées et qu'elles ont toutes été prises en charge, traitées et sont rentrées chez elles.

Des vaccins sont disponibles à la Pharmacie national d'approvisionnement (PNA) et l'OMS a promis de mettre à la disposition du Sénégal des vaccins pour faire face au cas les plus résistants, au plus tard au mois d'avril prochain, a-t-il ajouté. Et de rassurer sur la nature et la gravité de la maladie afin d'éviter la panique auprès des populations. La grippe A (H1N1) a été surmédiatisée, mais elle est loin d'être meurtrière, a-t-il expliqué, précisant que "que la grippe porcine est même moins meurtrière que la grippe saisonnière". M. Diagne a assuré, toutefois, que son ministère a déployé son plan de riposte à travers 11 postes de veilles à travers le pays, avec des réunions d'un comité technique qui se tiendront tous les jours.

dimanche 7 février 2010

Grippe A : La France est un très grand pays ... administratif !

Je ne suis qu'un simple médecin généraliste et les 30 années d'exercice ne sauraient me conférer les connaissances logistiques propres à une prise en charge adaptée de la vaccination des patients en période de grippe. Cependant, je ne peux résister à l'envie de vous faire part de la très modeste expérience.
La directrice d'une maison de retraite, où je n'interviens que comme n'importe quel médecin traitant, ayant reçu une avalanche de documents destinés à préparer la vaccination de ses résidents, se croyait en mesure de faire vacciner ceux-ci une fois obtenue l'accord écrit du résident ou de son représentant, la prescription du médecin traitant, la commande de vaccins étant passé et trois des infirmières de son établissement volontaire pour vacciner 35 volontaires.

Elle a donc été très surprise de se voir refuser cette autorisation au motif qu'il fallait en plus qu'un médecin soit physiquement sur place pendant les opérations de vaccination. Son incompréhension rejoignait la mienne s'agissant d'un vaccin supposé avoir reçue une AMM selon les procédures appliquées au vaccin saisonnier, vaccin saisonnier que le personnel avait pratiqué sans tapage et sans présence d'aucun médecin un mois plus tôt. Devant son embarras, j'ai accepté d'aller passer mon samedi matin dans un établissement afin de débloquer cette situation ubuesque. Quelle n'a pas été notre erreur commune ! À ce jour, j'ai recensé 39 fichiers divers reçus des autorités par Internet et décrivant les vaccins, comportant une foule de documents à remplir sur les procédures et les effets indésirables observables, la liste des matériels nécessaires, les fiches de gestion des entrants et des sortants (?), chacun de ces fichiers faisant de deux à douze pages. Je ne désespère pas d'en recevoir d'autres. Je ne me sens pas assez compétent pour émettre un avis, un commentaire.

Une simple réflexion : si l'on juge la grandeur d'un pays à l'importance de son organisation administrative, la France est un très grand pays. Docteur Émile Olaya, Annonay (Ardèche) Le Généraliste vendredi 5 février 2010

vendredi 5 février 2010

La grippe aviaire confirmée à Takéo (Cambodge)

Des milliers de volailles ont été infectées par le virus H5N1 depuis le 31 janvier dans le district de Koh Andet.

Le ministère de l’Agriculture a confirmé la présence du virus de la grippe aviaire dans la province de Takéo, alors que plusieurs dizaines de milliers de volailles ont été infectées. « Le résultat de l’examen médical sur un échantillon de 33 canards a révélé l’infection au virus H5N1 », a indiqué Kao Phal, directeur de la production et des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture. Près de 20 000 canards ont déjà été retrouvés morts et plusieurs milliers d’autres volailles sont malades depuis le 31 janvier dans le district de Koh Andet, dans la province de Takéo. Le ministère de l’Agriculture a dépêché ses experts pour effectuer des tests de dépistage. L’abattage des volailles infectées a commencé sitôt la présence du virus confirmée. Une campagne de sensibilisation a également été menée auprès des villageois afin d’éviter les risques de transmission du virus à l’homme. Aucun nouveau cas humain de virus H5N1 n’a encore été détecté. Le virus a tué sept personnes dans le Royaume depuis son apparition en 2004.
Cambodge info-soir - Pen Bona

jeudi 4 février 2010

Haute-Loire : le décès d'un enfant vacciné contre la grippe A était lié à une pathologie

Le parquet du Puy-en-Velay a indiqué jeudi que le décès en décembre d'un enfant de 9 ans qui avait été vacciné quelques jours avant contre la grippe A (H1N1) était lié à son état de santé et que le dossier avait été classé sans suite.

"Les investigations médico-légales", poursuivies dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte le 9 décembre, "excluent toute cause extérieure volontaire ou involontaire susceptible de justifier d'éventuelles poursuites pénales", a précisé le parquet. La cause du décès est en lien avec "une pathologie de l'enfant", et le dossier a été "classé sans suite", a-t-on ajouté. La famille de l'enfant, qui a été informée de ces conclusions, a été reçue par le procureur de la République du Puy-en-Velay, René Pagis. Le 8 décembre, le garçonnet, vacciné quatre jours avant contre la grippe A (H1N1), avait été victime d'un malaise. Pris en charge par les urgences, il était décédé à son arrivée à l'hôpital du Puy-en-Velay. Le médecin, n'identifiant pas de cause évidente pour ce décès, avait prévenu les autorités hospitalières qui avaient alerté la justice. Le parquet du Puy-en-Velay avait alors ouvert une enquête, confiée à la police judiciaire, afin d'établir les causes de la mort et un éventuel lien avec le vaccin.