jeudi 26 novembre 2009

Décès brutal d'une fillette de 9 ans porteuse du virus A (H1N1)

Malgré les tentatives de réanimation, une fillette de 9 ans, scolarisée à Pégomas, est décédée brutalement aux urgences de l'hôpital de Grasse, mardi matin.

Une fillette de 9 ans atteinte du virus de la grippe A (H1N1) est décédée, dans la nuit de lundi à mardi, aux urgences de l'hôpital de Grasse. C'est ce qu'a indiqué, hier, la direction de l'établissement dans un communiqué précisant qu'il « conviendra de faire une analyse plus fine des causes du décès, incluant les antécédents personnels de l'enfant et les résultats de l'autopsie ». Depuis jeudi dernier, la fillette résidant à Pégomas, présentait un syndrome grippal qui s'est accentué ce week-end. Lundi soir, les parents ont contacté SOS Médecin qui a fait appel au SMUR pour transporter l'enfant aux urgences de l'hôpital Clavary.

À son arrivée vers minuit, elle était « consciente » et son état clinique « stable ». Mais sans raisons connues pour l'instant, celui-ci s'est brutalement aggravé débouchant sur un arrêt cardio-respiratoire. Pendant plus d'1 h 30, l'équipe médicale - composée de médecins urgentistes, d'un médecin réanimateur et d'un pédiatre - a tenté de ranimer la petite fille. En vain hélas. À 1 h 45 du matin, le corps médical ne pouvait que constater son décès. Un décès « inexpliqué ». Un prélèvement naso-pharyngé a été effectué mardi et envoyé pour analyse au laboratoire de virologie du CHU de Nice. Après deux analyses agréées par le centre national de référence de la grippe, les résultats, connus hier en début d'après-midi, ont donc confirmé que « la patiente était atteinte du virus de la grippe A (H1N1) ».

Ce qui n'explique cependant pas les causes du décès. Pour cela, « avec l'accord de la famille, une demande d'autopsie à visée scientifique a été formulée auprès du service d'anatomopathologie du CHU de Nice », indique la direction de l'hôpital de Grasse « très bouleversée par ce drame ». Les résultats de l'autopsie devraient être connus en milieu de semaine prochaine. Reste que la dégradation brutale de l'état de santé de la fillette a beaucoup surpris et choqué l'équipe médicale. L'enfant avait-elle un facteur à risque ? Rien ne permet de l'identifier particulièrement. On sait simplement qu'elle présentait un asthme modéré ne nécessitant pas de traitement particulier. Qu'elle aurait aussi été hospitalisée l'an dernier pour insuffisance respiratoire à la suite d'une grippe banale. Dès ce matin, l'école Marie-Curie de Pégomas, où était scolarisée la fillette en CE2, sera fermée pour une durée non déterminée. Un médecin sera dépêché aujourd'hui pour répondre aux interrogations des parents. Hier, l'équipe médicale de l'hôpital de Grasse rappelait l'impérieuse nécessité de se faire vacciner.

Vaccination contre la grippe A (H1N1) : Les étudiants en médecine appelés à aider, selon Valérie Pécresse


La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a annoncé ce jeudi qu'elle allait demander l'aménagement des horaires des étudiants en médecine afin qu'ils puissent aider à la vaccination contre la grippe A (H1N1) dans les centres.

"Je vais proposer effectivement aux présidents d'universités et aux doyens des facultés de médecine d'aménager les horaires des étudiants de façon à ce qu'ils puissent être plus nombreux pour aider dans les centres de vaccination et (...) augmenter l'amplitude d'ouverture des centres" de vaccination, a-t-elle déclaré. Ces étudiants en médecine ne seront pas rémunérés, car employés sur "le principe de la réquisition". "Ils ont une mission de service public à accomplir, c'est un bon test pour eux, c'est une bonne expérience professionnelle que de voir la gestion d'une crise sanitaire", a justifié Mme Pécresse. La ministre a voulu rassurer sur la qualité de la vaccination des étudiants en médecine en rappelant qu'ils "ont plusieurs années de formation, quatre ou cinq ans", soit "plus qu'une infirmière diplômée".

mercredi 25 novembre 2009

Les fumeurs particulièrement encouragés à se faire vacciner contre la grippe A (H1N1)

L'Office français de prévention du tabagisme (OFT) prévient les fumeurs qu'ils sont plus menacés par la grippe A. L'Office les incitent à se faire vacciner et à s'arrêter de fumer par précaution pour mieux faire face au virus H1N1.
L'OFT publie un petit livret intitulé "Les fumeurs malades de la grippe...", à l'occasion du troisième congrès de la Société française de tabacologie prévu jeudi et vendredi prochains à Brest.
Selon ce livret, le risque de contracter la grippe est particulièrement élevé pour les fumeurs. Pour l'Office "il existe une augmentation de respectivement 21 %, 33 %, 43 %, 45 % et 59 % du risque de contracter la grippe chez les fumeurs". Cet organisme ajoute qu'en cas de grippe chez un fumeur, la maladie sera plus sévère.

Près de 400 établissements scolaires fermés en France

En France, le nombre d'établissements fermés ne cesse d'augmenter. En Europe, le nombre de décès a pratiquement doublé toutes les deux semaines depuis mi-octobre.

La grippe H1N1 continue de prendre de l'ampleur. Ce mercredi, 396 établissements scolaires sont fermés en France, contre 252 mardi, sur 55 000 écoles et 11 000 collèges et lycées. Il s'agit de 344 écoles et 359 classes. Dans le secondaire, 52 collèges et lycées et 227 classes sont fermés. On compte par ailleurs 60 nouveaux cas graves de grippe H1N1 pandémique et un décès de plus depuis le bilan de mercredi dernier.
"Au total, depuis le début de l'épidémie, 305 personnes ont été hospitalisées. Parmi elles, 101 sont toujours en réanimation ou unités de soins intensifs", a indiqué l'Institut de veille sanitaire (InVS). "Le nombre des décès signalés en métropole depuis le début de l'épidémie s'élève à 57, soit un de plus que lors du bilan du 20 novembre".
Cette propagation pourrait ralentir dans les prochains jours. En effet, la campagne de vaccination débute à partir de ce mercredi dans les collèges et lycées. Celle des écoliers de primaire commencera début décembre. Vendredi, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a déclaré que cette vaccination aura lieu "uniquement sur accord parental recueilli par écrit". Tous les établissements n'étant pas concernés ou prêts dès le premier jour, il est donc conseillé de se renseigner.
Par ailleurs, l'agence européenne du médicament a annoncé, vendredi, qu'elle recommandait une seule dose de Focetria (Novartis) et de Pandemrix (GlaxoSmithKline) pour les adultes âgés de 18 à 60 ans, et pour les enfants et adolescent à partir de 9 ans. En revanche, pour les enfants plus jeunes et les personnes présentant des déficiences immunitaires, la recommandation reste de deux doses, "pour assurer que leur système immunitaire répond de manière adéquate à la vaccination".
Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (CEPCM) conseille fortement de se vacciner. En effet, il a recensé 169 décès liés au virus la semaine dernière en Europe. Depuis mi-octobre, le nombre de décès a pratiquement doublé toutes les deux semaines. Le président de la Société européenne de microbiologie clinique et des maladies infectieuses (ESCMID), Javier Garau, a souligné que "ne pas se faire vacciner peut avoir de graves conséquences. Personne ne devrait rejeter un vaccin sûr et efficace quand il s'agit d'un virus imprévisible capable de tuer des enfants ou de jeunes adultes en pleine santé".

Le directeur général de la Santé, Didier Houssin, a également a annoncé qu'il fallait suivre la recommandation de vaccination, surtout depuis que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré, vendredi, que la Norvège avait détecté une mutation du virus dans trois cas. "C'est parce qu'on craignait une telle mutation qu'on a fait en sorte qu'un certain nombre de nos vaccins soient des vaccins avec adjuvant, pour pouvoir éventuellement faire face à des mutations", a souligné Didier Houssin. Il a souligné que cette mutation était "préoccupante" mais qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter particulièrement.

mardi 24 novembre 2009

Grippe H1N1 : Premier décès en Estonie

L'Estonie a enregistré lundi son premier décès lié à la grippe H1N1, celui d'un garçon de 13 ans, a annoncé le ministère des Affaires sociales de ce pays balte.

L'enfant est mort à l'hôpital aux premières heures de lundi, alors qu'il avait été pris de fièvre vendredi, a-t-il indiqué dans un communiqué. Le ministère n'a pu préciser si le virus H1N1 avait provoqué une complication d'un autre problème médical. Selon la télévision estonienne, le jeune garçon n'avait pas de maladie chronique mais il avait contracté une pneumonie en même temps que la grippe. 269 cas de grippe H1N1 ont été enregistrés depuis mai en Estonie, le plus souvent dans la tranche d'âge 10-19 ans, selon les autorités. Le pays compte 1,3 million d'habitants.

Grippe H1N1 : Un lot de vaccins de GSK provoque des allergies graves au Canada

Un nombre inhabituel de réactions allergiques "graves" à un lot de vaccins contre la grippe H1N1 du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK) a été constaté au Canada, a signalé ce mardi l'OMS qui maintient toutefois ses recommandations pour une vaccination massive.

"Un nombre inhabituel d'allergies graves au vaccin a été enregistré au Canada", a indiqué un porte-parole de l'OMS, Thomas Abraham, précisant que ces allergies concernaient un lot de vaccins produits par le groupe pharmaceutique GSK. Le produit émanant de ce lot a entraîné, entre autres, des réactions affectant le cœur et le poumon. Cette réaction dite "choc anaphylactique" peut s'avérer fatale dans certains cas. "Les autorités canadiennes ont rappelé" ce lot et "mènent les recherches" nécessaires pour établir les causes de ces allergies, a ajouté M. Abraham, qui n'a pas précisé le nombre exact de cas graves détectés. Il a cependant assuré que l'OMS ne changeait pas dans l'immédiat ses recommandations concernant les vaccinations à grande échelle. Celles-ci restent, selon l'organisation, le moyen le plus efficace pour lutter contre un virus jugé "vicieux" qui a tué environ 6 750 personnes dans le monde depuis son apparition au printemps. "Nous devons d'abord comprendre ce qui s'est passé au Canada", a insisté le porte-parole.

GSK a reconnu qu'un lot de 172 000 doses de son vaccin Arepanrix - sur les 7,5 millions de doses expédiées au Canada - semblait avoir entraîné un pourcentage "un peu plus élevé" que les 1/100 000 réactions fortes admises pour de tels produits. La porte-parole de GSK n'a pas été en mesure d'indiquer le nombre de doses administrées mais a précisé que le lot incriminé n'avait pas été à proprement parler "rappelé". Le laboratoire a demandé aux autorités médicales de suspendre son administration. Elle a assuré que le laboratoire britannique "continuait à enquêter" sur les raisons de ces réactions apparemment dues à son vaccin qui n'ont pas empêché le programme de vaccination de se poursuivre comme prévu au Canada. Le pays est particulièrement touché par la première pandémie de grippe atypique du siècle où, selon les dernières données de l'OMS datant du 20 novembre, "la transmission grippale continue de s'intensifier sans montrer clairement qu'elle a atteint un pic". Le 17 novembre, les autorités canadiennes avaient elles-mêmes dénombré près de 200 morts ainsi que 36 cas de réactions graves sur les 6,6 millions de personnes vaccinées (soit environ un cinquième de la population). La vaccination y a démarré fin octobre de façon chaotique, des Canadiens affolés ayant envahi massivement les centres de vaccination d'un océan à l'autre, forçant les autorités à lancer des appels au calme. Contrairement au Canada, la vaccination contre la première pandémie de grippe atypique du siècle est loin de faire l'unanimité dans de nombreux pays de l'hémisphère nord actuellement confrontés à une deuxième vague de ce virus d'origine porcine, aviaire et humaine. L'OMS est montée au créneau à plusieurs reprises pour contrer les suspicions contre le vaccin soupçonné d'avoir été fabriqué trop rapidement et pouvant entraîner de nombreux effets secondaires. L'agence onusienne a répété vendredi qu'il restait "efficace" et ce, malgré des cas de mutations du virus enregistrés en Norvège. Quant à la trentaine de décès signalés parmi les 65 millions de doses administrées dans 16 pays, les études ont conclu que le vaccin n'en était pas la cause, a rappelé jeudi l'OMS.

Les centres de vaccination pris d'assaut à Paris

La fréquentation des centres de vaccination français contre la grippe A(H1N1) a été multipliée par sept en une semaine, atteignant 70 000 entrées contre 10.000 initialement et contraignant le gouvernement à des "réglages", selon la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.
Sur France Info, elle a annoncé une augmentation des personnels et un élargissement des horaires d'ouverture. Roselyne Bachelot demande surtout aux personnes qui n'ont pas le bon de vaccination de la Sécurité sociale de ne pas se présenter dans les centres. "Je vais redonner les consignes. Il faut vacciner selon un ordre de priorité (...) Pas de bon, pas de vaccin. Ne vous présentez pas dans les centres si vous n'avez pas votre bon", a-t-elle dit. Les livraisons des 94 millions de doses de vaccin commandées par la France vont s'étaler jusqu'à février, a-t-elle dit. La ministre a remarqué que l'opinion publique avait fait volte-face sur le sujet.

"La vaccination est un grand succès, on a mis en pièces un certain nombre de défaitistes et de catastrophistes (...) Il y a besoin de réglages car nous n'attendions pas, c'est vrai, un tel engouement", a-t-elle déclaré. Elle a fait état de 400 000 consultations supplémentaires la semaine dernière liées à la grippe A (H1N1), mais ne souhaite toujours pas orienter les patients vers les généralistes. Elle demande au contraire des personnels supplémentaires vers les centres de vaccination. Les médecins réquisitionnés ou volontaires sont payés 66 euros par vaccination, a-t-elle précisé. "Si nous avons choisi la vaccination en centre, ce n'est pas une lubie du ministère (...) Nous avons un ordre de priorité, nous ne pouvons pas disperser, diffuser nos stocks", a-t-elle dit. Les vaccins sont conditionnés dans des flacons multi-doses. La vaccination va démarrer à partir de mercredi dans les lycées et collèges pour les enfants, directement dans les établissements, avec l'autorisation des parents, a dit la ministre. Le ministre de l'Education Luc Chatel a précisé sur RTL que le gouvernement devait décider cette semaine si la vaccination s'opérera avec une seule dose, ou deux, comme cela avait été choisi jusqu'à maintenant. "C'est aux autorités sanitaires françaises, sous l'autorité de Roselyne Bachelot, de s'exprimer sur ce point", a dit le ministre. Un comité interministériel se réunira mercredi. Le retour à la vaccination à une dose laisserait le gouvernement français avec des doses de vaccins en trop, alors que l'opération a coûté près d'un milliard d'euros. A partir de lundi prochain, les élèves du primaire et des maternelles seront accueillis dans les centres de vaccination. Le gouvernement recommande aussi aux enseignants de se faire vacciner et Luc Chatel a annoncé qu'il donnerait l'exemple en le faisant prochainement lui-même. L'épidémie de grippe A (H1N1) a fait 48 morts en France dont trois personnes sans facteur de risque connu, selon le dernier bulletin épidémiologique remontant au 18 novembre.

Grippe A : Certains pays ont atteint le pic de l'épidémie

Plus de 6 770, c'est le dernier bilan des décès dus à la grippe A recensés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à travers 206 pays, depuis le début de l'épidémie. Selon son dernier bulletin, la très grande majorité des décès (4 806) est observée sur le continent américain.

D'après l'organisation onusienne, la progression de la grippe H1N1 s'intensifie dans la plupart des régions tempérées de l'hémisphère nord comme en Amérique du nord et dans une grande partie de l'Europe. Toutefois, l'OMS note "qu'il existe des signes précoces de pic épidémique dans certaines régions" de l'hémisphère nord. Aux Etats-Unis en particulier, l'activité grippale reste intense mais "semble avoir atteint un pic dans la plupart des régions". Le Canada continue quant à lui d'observer une transmission active, avec un taux de consultation très élevé chez les jeunes de 5 à 19 ans. En Europe, l'OMS indique que l'expansion de l'épidémie est croissante, "mais la circulation la plus intense du virus, s'est produite dans le nord, l'est et le sud-est". Ainsi, la grippe A semble avoir aussi atteint son apogée dans certains pays : Islande, Irlande, Royaume-Uni et Belgique. En Asie, la transmission du virus reste active.

L'OMS estime à 65 millions le nombre de personnes ayant déjà reçu le vaccin contre la grippe A. Selon l'organisation, "toutes les données recueillies à ce jour indiquent que les vaccins contre la grippe H1N1 sont aussi sûrs que les vaccins contre la grippe saisonnière".

Source : Bulletin de l'OMS - 20 novembre 2009

lundi 23 novembre 2009

Les vaccins contre la grippe A (H1N1) se font désirer à Paris

Malgré l'affluence du week-end, tous les centres de vaccination ne les ont pas reçus...

«Des gens vont mourir parce qu'ils ne seront pas vaccinés.» Le message de Roselyne Bachelot, mercredi, semble avoir porté ses fruits.

Les centres de vaccination contre la grippe A (H1N1) ont été pris d'assaut ce week-end. A Paris, 2 607 personnes se sont présentées pour se faire vacciner samedi, contre 970 le samedi précédent, selon les chiffres de la Préfecture de Paris. Une affluence due à la campagne proactive du gouvernement mais aussi à l'augmentation des cas. Une école du 16e arrondissement a dû fermer ses portes samedi, un quart des effectifs sur 482 élèves étant malade. Au total, plus de 1,5 million de personnes ont déjà contracté le virus en France.

«On nous a dit de revenir mercredi»
Reste que le dispositif de vaccination prend du retard, notamment concernant le vaccin sans adjuvant, réservé aux femmes enceintes de plus de trois mois et aux enfants âgés de six mois à 24 mois (sans facteur de risques).

Selon les autorités sanitaires, ce vaccin était disponible à partir de vendredi. Or, ce lundi, plusieurs centres de vaccination n'avaient toujours pas reçu les doses, selon la préfecture. Un salarié de 20minutes.fr, père de jumeaux âgés de 15 mois, s'est présenté dans la matinée au centre pédiatrique du 4e arrondissement (Hôtel Dieu - Parvis Notre-Dame) et rien n'était prêt. «On nous a dit de revenir mercredi.» A la préfecture, on confirme que la vaccination ne sera lancée que le 25 novembre dans les sept centres pédiatriques que compte la capitale, destinés à accueillir les enfants de six mois à 3 ans ainsi que les fratries et les adultes accompagnateurs.

«Tout cela est en train d'être mis en place»

Quid des femmes enceintes? Elles peuvent se rendre, normalement, dans l'un des 20 centres de vaccination pour adultes. Mais hormis le centre du 5e arrondissement, la préfecture n'était pas en mesure ce lundi midi de confirmer quel autre centre avait reçu ou non les vaccins sans adjuvant. «Tout cela est en train d'être mis en place», explique-t-on. Pour les collégiens et lycéens, le ministère de l'Education nationale a pris les devants: la vaccination doit débuter mercredi mais elle se fera par étapes, tous les établissements n'étant pas concernés ou prêts dès le premier jour. Il est donc conseillé de se renseigner, précise-t-on rue de Grenelle.

Grippe H1N1 : 252 établissements scolaires fermés en France

Le nombre d'établissements scolaires fermés en raison de la grippe H1N1 a de nouveau augmenté, atteignant 252 lundi midi (contre 210 vendredi en milieu d'après-midi) sur un total de quelque 55 000 écoles et 11 000 collèges et lycées.

Selon le comptage de 12h30 du ministère de l'Education nationale, 252 écoles et établissements scolaires étaient fermés, ainsi que 364 classes, dans 22 académies sur 26 en métropole.
En primaire, il s'agit de 211 écoles et 221 classes.
Dans le secondaire, de 41 collèges et lycées (soit deux de moins que vendredi) et 143 classes.

Pour juguler la propagation du virus H1N1, les préfets peuvent fermer une classe, voire un établissement, pour six jours, à partir de trois cas apparus dans la même semaine dans une même classe, ou dans des classes ayant des activités partagées, comme la cantine. Face à l'impossibilité de dépister ce virus chez tous les malades, l'application de ces dispositions s'est avérée variable selon les départements, en fonction de l'appréciation de chaque préfet.

Courbes de la grippe A (H1N1) en Europe

La grippe A prend de l'ampleur en région lyonnaise

Branle-bas de combat contre le virus H1N1. A partir d'aujourd'hui, les Hospices civils de Lyon restreignent l'accès à leurs hôpitaux « pour éviter la propagation du virus de la grippe A ». Les visites sont désormais interdites « pour toute personne grippée ou enrhumée » et comme depuis plusieurs semaines déjà aux enfants de moins de 15 ans. Dans les maternités, seuls les conjoints peuvent rendre visite aux patientes venant d'accoucher. Et pour les enfants hospitalisés, le droit de visite est réservé uniquement aux deux parents, rappellent les HCL.

Face aux nombres de cas de plus en plus importants, chez les enfants comme parmi le personnel enseignant, le rythme des fermetures d'établissements scolaires s'accélère. Après avoir fermé quatre écoles la semaine dernière, le préfet a rallongé la liste ce week-end. A partir de ce matin, les écoles Jean-Macé (7e), Makarenko (Vaulx-en-Velin) et le collège Jean-Giono (Saint-Genis-Laval) ne recevront plus d'élèves durant une semaine. Et pour la première fois, deux crèches font également l'objet de ces mesures (Quivogne à Lyon 2e et Ranvier à Lyon 8e). Une décision justifiée « par la fragilité des enfants accueillis, notamment les bébés de moins de 6 mois », qui ne peuvent pas être vaccinés.

dimanche 22 novembre 2009

Le virus A (H1N1) continue de muter

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) étudie actuellement quelques échantillons d’une première mutation du virus A (H1N1) en Norvège. L’Institut norvégien de santé publique pense que ce virus pourrait causer une maladie plus grave que la grippe A parce qu’il infecte les tissus respiratoires plus en profondeur que d’habitude. D’autres mutations ont été recensés au Brésil, au Japon, en Chine, au Mexique, en Ukraine et aux Etats-Unis.

Au moins 23 décès et 680 000 malades, tel est le bilan provisoire des ravages du virus H1N1 en Norvège. Ce virus qui a déjà fait 6750 morts à travers le monde continue de faire trembler l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), une peur qui s’accentue avec la découverte des premières mutations du virus en Norvège.

Une «méchante grippe» sème également la panique à la résidence Mentouri. Souffrant de fièvre, de courbatures et de forts maux de tête, près d’une vingtaine d’étudiants de la résidence universitaire Mentouri ont été évacués ce vendredi dernier en urgence vers le CHUC par les ambulances de la Protection civile. Au vu des symptômes de la maladie, qui a touché au même moment plusieurs étudiants, très difficile à différencier entre les deux grippes, saisonnière et porcine, la crainte d’une propagation de la pandémie de la grippe A (H1N1) a créé la panique au sein du personnel et des pensionnaires de la cité U.

Le directeur de la résidence, le médecin et l’infirmier ont été alertés par le responsable de la permanence durant cette journée qui coïncidait avec le repos du week-end, et décision fut prise dès leur arrivée sur les lieux d’évacuer les étudiants vers une structure de santé apte à les prendre sérieusement en charge. Ainsi, l’on apprendra de sources médicales que les patients recevront les premiers soins au niveau du CHUC, c’est-à-dire le traitement médical généralement réservé à la grippe ordinaire. Des prélèvements sanguins ont été effectués pour les besoin des analyses à effectuer par le laboratoire de référence de l’Institut Pasteur d’Alger, seul habilité à confirmer la nature de la grippe.

Les résidents atteints par cette grippe saisonnière «agressive», selon les premières constations des médecins spécialistes, ont rejoint hier leur résidence et se trouvent placés sous contrôle médical discret, en attendant que l’IPA communique les résultats des analyses. «L’état de santé des étudiants touchés par cette grippe n’est pas alarmant», nous affirme pour sa part le responsable de la résidence Mentouri. Ajoutant «qu’il s’agit d’une «méchante» grippe ordinaire attrapée par les étudiants lors de la manifestation de joie durant une bonne partie de la nuit, par une température assez froide, qui a suivi le match de l’Algérie contre l’Egypte». Pour rappel, 9 cas confirmés de grippe porcine ont été signalés la semaine dernière à Constantine par un bulletin spécial du ministère de la Santé.

samedi 21 novembre 2009

Grippe A : Mort de quatre pèlerins en Arabie

Quatre pèlerins étrangers sont morts en Arabie saoudite, victimes de la grippe A (H1N1), quatre jours avant le début du "Hadj", rapporte ce samedi le journal Al Hayat. Quelque trois millions de fidèles musulmans, dont deux millions venus de l'étranger, sont généralement attendus à La Mecque et à Médine pour le pèlerinage annuel, qui est l'un des six piliers de l'islam.

Grippe A (H1N1) : L'OMS étudie des virus ayant muté découverts en Norvège

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vendredi qu'elle étudiait des échantillons de virus de la grippe A (H1N1) présentant une mutation. Ceux-ci ont été prélevés chez trois personnes en Norvège, dont deux sont mortes, la troisième étant gravement malade.

L'Institut de santé publique de Norvège a annoncé vendredi que la mutation "pourrait éventuellement (...) provoquer une maladie plus grave" en infectant les tissus respiratoires plus en profondeur que d'habitude. La mutation a été découverte dans trois cas de grippe A (H1N1) sur un total de 70 analysés, a précisé Geir Stene-Larsen, directeur de l'Institut. L'OMS précise que la même mutation a déjà été détectée dans d'autres cas d'infection mortels mais aussi bénins ailleurs dans le monde, notamment au Brésil, en Chine, au Japon, au Mexique, en Ukraine et aux Etats-Unis. Par ailleurs, des analyses ont montré que les virus impliqués dans de nombreux cas mortels dans le monde ne présentaient pas la mutation, souligne l'OMS. L'importance de la découverte de la mutation pour la santé publique reste donc "incertaine", explique l'organisation basée à Genève. "Nous avons vraiment besoin de plus de données cliniques et épidémiologiques", a précisé Thomas Abraham, porte-parole de l'OMS. L'OMS précise que les traitements antiviraux semblent efficaces contre les virus présentant la mutation. Et des études montrent que les vaccins actuellement disponibles contre la grippe A (H1N1) offrent également une protection contre la souche ayant muté. On estime que quelque 680 000 Norvégiens ont été infectés par la grippe A (H1N1) jusqu'à présent, dont 23 sont morts. Selon l'OMS, la maladie a fait à ce jour plus de 6 750 morts dans le monde.

vendredi 20 novembre 2009

Grippe H1N1 : Le Danemark enregistre son premier décès

Les autorités sanitaires danoises ont annoncé vendredi le premier cas mortel de grippe H1N1 au Danemark, un homme d'une soixantaine d'années déjà gravement atteint d'une maladie chronique, décédé à l'hôpital de Hvidovre (nord-ouest de Copenhague).

L'homme, mort le 18 novembre, faisait partie d'un groupe à risques, a souligné la direction de la santé publique, dans un communiqué. Il s'agit du deuxième danois mort des suites de la grippe H1N1, le premier étant un chauffeur routier, décédé en septembre en Norvège. Les autorités ont entamé début novembre une campagne de vaccination destinée à quelque 1,1 million de personnes contre la grippe A (H1N1). Sont vaccinées en premier les personnes à risques à partir de 3 ans, souffrant de maladies chroniques. Elles ont également recommandé de vacciner les Danois occupant des fonctions essentielles comme les médecins, le personnel hospitalier, et les personnes à des postes-clés dans divers ministères ainsi qu'à la radiotélévision nationale.

Grippe A : Les cas graves se multiplient en réanimation

Les réanimateurs appellent à la vaccination, après avoir observé des formes sérieuses chez des personnes jeunes.

Les cas graves de grippe A se multiplient en France, et les réanimateurs se disent d'autant plus inquiets qu'ils concernent des personnes jeunes, de 35 à 40 ans en moyenne. «Il est souvent dit que la plupart de ces patients sont atteints de comorbidité. C'est exact, mais il convient de souligner qu'il s'agit souvent de pathologies chroniques modérées avec longue espérance de vie, et qu'il y a des patients jeunes sans antécédents et une surreprésentation des femmes enceintes», insiste la Société de réanimation de langue française (SRLF) dans un communiqué. Au total, en France, 245 cas graves ont été recensés depuis le début de l'épidémie, dont un tiers sont encore hospitalisés en soins intensifs ou en réanimation, selon le dernier bilan de l'Institut national de veille sanitaire (INVS) publié jeudi sur son site. Depuis quinze jours, sur l'ensemble du territoire, plus de 60 personnes sont désormais hospitalisées chaque semaine pour une grippe A sévère, soit dix fois plus que début octobre.

Dans les hôpitaux de l'Assistance publique, «il y a, chaque jour, 25 à 30 malades sous ventilation mécanique dont 5 à 10 formes très sévères nécessitant le recours à une oxygénation extracorporelle, dont un peu moins de la moitié chez des enfants», indique encore la SRLF. De fait, les plus jeunes semblent particulièrement vulnérables au virus A/H1N1. Les moins de 15 ans comptent pour 20 % des cas graves hospitalisés, précise l'INVS, les plus de 65 ans, pour 7 %.

Problème respiratoire chronique

«Ce ne sont pas du tout les cas de grippe que nous avons l'habitude de voir à l'hôpital, confirme le Pr Charles Mayaud, chef du service de pneumologie et de réanimation de l'hôpital Tenon (Paris). Dans la grippe saisonnière, les formes graves surviennent surtout chez les personnes âgées. Le virus atteint les bronches en surface, ce qui peut faire décompenser une maladie préexistante, insuffisance cardiaque ou respiratoire par exemple. Là, le virus pandémique induit des atteintes du poumon profond et des alvéoles chez des personnes jeunes, qui conduisent à une asphyxie très difficile à prendre en charge.»

Selon l'INVS, les pathologies associées sont le plus souvent (dans près d'un cas sur trois) un problème respiratoire chronique et en particulier un asthme. Un diabète est retrouvé dans environ 10 % des cas, une obésité «morbide» ou un déficit immunitaire dans les mêmes proportions. Dix-huit femmes enceintes ont été concernées, soit 7 %. Au total, seulement 14 % de ces malades n'avaient aucun terrain particulier. Soixante-seize sont décédés (48 en métropole). En extrapolant à la France le bilan de l'hémisphère Sud, les réanimateurs prévoient 2 000 admissions en réanimation, et 300 décès. «Nous disposons des moyens d'éviter le décès de nombreuses personnes jeunes. Leur mise en œuvre repose sur un comportement solidaire», insiste la SRLF, qui recommande elle aussi de se faire vacciner.

La Chine vaccine un million et demi de personnes par jour contre la grippe A (H1N1)

Le ministre de la Santé chinois a déclaré mercredi à La Havane (Cuba) que son pays vaccine un million et demi de personnes par jour contre la grippe A (H1N1). L'objectif est d'avoir immunisé 7 % de ses habitants d'ici la fin de l'année.

Chen Zu a déclaré à l'Associated Press que plus de 50 millions de Chinois avaient déjà reçu une injection, et que 80 à 90 millions seraient vaccinés fin 2009, avec des priorités données aux étudiants, aux femmes enceintes et aux malades. Il a aussi défendu la politique de quarantaine agressive de la Chine à l'encontre des étrangers qui présentent des symptômes grippaux, comme le placement en détention sanitaire de ses propres ressortissants. "Avec cette politique d'endiguement, nous avons non seulement réduit l'impact de la première vague en Chine, mais gagné du temps pur préparer le vaccin" s'est félicité Chen, qui assistait au forum mondial pour la recherche sur la santé à Cuba. Après l'éruption de la grippe au Mexique, au printemps dernier, la Chine a mis à l'écart les visiteurs mexicains, et ceux d'autres pays qui avaient contracté le virus, les gardant pendant des semaines en suivant la progression du virus, qu'ils paraissent malades ou pas. Des avions entiers ont été isolé lorsqu'un passager présentait des symptômes critiques, de même que des village coupés du monde lorsque quelqu'un avait attrapé la grippe en rencontrant un étranger. Ces mesures, appliqués par un Etat autoritaire, ont pleinement réussi, estime le ministre. En comparaison, les Etats-Unis ont distribué 49 millions de doses de vaccin, souligne Tom Skinner, porte-parole du Centre de contrôle et prévention d'Atlanta.

Grippe A : Pas de décès liés aux vaccins selon l'OMS


Selon l'organisation mondiale de la santé, un petit nombre de personnes sont mortes de la grippe A (H1N1) après avoir été vaccinées, mais les analyses de ces cas montrent que les décès ne sont pas liés aux vaccins.


"Aucun problème nouveau de sécurité n'a été révélé par les informations diffusées à ce jour (... Cela confirme pour l'heure que le vaccin contre la grippe pandémique est aussi sain que le vaccin contre la grippe saisonnière", a assuré Marie-Paule Kieny, experte de l'OMS. Quelque 65 millions de personnes ont été vaccinées dans le monde selon les chiffres rapportés par les gouvernements, mais leur nombre est sans doute plus élevé encore." En France, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a annonçé hier mercredi que 200.000 vaccinations avaient déjà été réalisées.

jeudi 19 novembre 2009

Bilan de la grippe en France : 200 000 vaccinés, 2 millions de personnes touchées, 116 écoles fermées

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a déclaré hier soir, sur France 2, que la campagne de vaccination contre la grippe A était « en pleine accélération », avec « déjà plus de 200 000 personnes qui sont vaccinées ». « Nous avons le même phénomène d'accélération dans les milieux hospitaliers », a-t-elle ajouté. Plus tôt dans la journée, les Verts ont dénoncé le « fiasco de la vaccination générale », estimant que le plan du gouvernement « disproportionné » et sa communication « ratée ». « L'excès de zèle des autorités françaises a produit un plan délirant de vaccination générale qui au final pourrait avoir des conséquences sanitaires négatives », écrit dans un communiqué Jean-Louis Roumégas, porte-parole des Verts. Il dénonce le « coût exorbitant de 1,5 milliard d'euros, deux fois plus que le plan Cancer, au moment où le personnel dénonce le manque de moyens chronique dont souffre l'hôpital ». « Ce soir nous avons 81 personnes en service de réanimation », a au contraire insisté Roselyne Bachelot, ajoutant : « Nous avons eu dans la semaine 16 morts à cause de la grippe A (H1N1), ce chiffre est en augmentation de 50 % par rapport à la semaine précédente. » « Cette évolution terrible, en quelque sorte, nous la voyons partout en Europe. Des gens vont mourir parce qu'ils ne seront pas vaccinés », a mis en garde la ministre.

Grippe pandémique H1N1 2009 en Ukraine, le virus est identique

Les tests préliminaires n’ont pas révélé de changements sensibles du virus de la grippe pandémique H1N1 2009, dans les échantillons prélevés sur des patients ukrainiens. Les analyses sont effectuées par deux centres collaborateurs de l’OMS pour la grippe dans le cadre du réseau mondial de surveillance de la grippe.

Le séquençage génétique préliminaire montre que le virus est semblable à celui utilisé pour produire le vaccin contre la grippe pandémique et confirme à nouveau l’efficacité de celui-ci actuellement. Les réponses aux questions supplémentaires sur le virus pandémique en circulation en Ukraine viendront quand on disposera de davantage de données. L’OMS félicite le gouvernement de l’Ukraine pour la transmission sans réserve des échantillons afin d’orienter la surveillance mondiale sur d’éventuels signes de mutation du virus. Au total, 34 échantillons ont été analysés de manière indépendante par le Centre collaborateur OMS de référence et de recherche sur la grippe Mill Hill à Londres (Royaume Uni) et par le Centre collaborateur de l’OMS pour la grippe (surveillance, épidémiologie et lutte), à Atlanta (Géorgie – États-Unis d'Amérique).

mercredi 18 novembre 2009

Grippe A (H1N1) : Roselyne Bachelot n'envisage pas de vaccination chez les généralistes avant 2010

La vaccination contre la grippe A (H1N1) n'est "pas possible" actuellement dans les cabinets médicaux, a répété mercredi Roselyne Bachelot. La ministre de la Santé envisage toutefois une vaccination chez les généralistes, l'année prochaine, dans une "deuxième phase".

"Actuellement, il faut bien que les Français comprennent, ce qui assure la sécurité de la vaccination, ce qui assure les contraintes de la logistique, c'est la vaccination dans les centres de vaccination", a-t-elle déclaré lors du 20h de France-2.
Pourquoi en 2010, quel changement sera intervenu d'ici là ? Les flacons seront toujours multidoses et la chaîne du froid devra toujours être respectée. Drôle d'attitude qui consiste semble t-il à botter en touche, et de se souvenir que les généralistes existent uniquement quand on peut les réquisitionner !

De toute façon les généralistes savent très bien qu'ils vaccineront en 2010 contre la grippe A (H1N1) ... mais ce sera en octobre, lorsque le nouveau virus sera inclus dans les vaccins de la grippe saisonnière. Pas besoin de déclaration ministérielle pour nous expliquer cela ...

Grippe aviaire : 9 000 canards abattus dans l’Argentonnais

Un cas de grippe aviaire à Saint-Aubin-du-Plain, dans l’Argentonnais, a été détecté le 13 novembre par les services de la Direction des services vétérinaires du Département (DSV). Il s’agit d’un foyer d’influenza aviaire H5 confirmé dans un élevage de canards prêts à gaver pour le canard gras. Sur ordre du ministère, les trois lots, au total 9 000 canards, ont été abattus hier. Les carcasses, matériaux catalogués à risques par la DSV, ont été expédiées à l’équarrissage. Une zone de surveillance renforcée d’un kilomètre autour de l’exploitation touchée par le virus vient d’être mise sur pied par les services sanitaires de la préfecture. Le virus est faiblement pathogène et non transmissible à l’homme.

Pour les fêtes, les Japonais vont sans doute devoir se priver de foie gras français. L'Archipel a suspendu ses importations de volaille provenant de l'Hexagone, et ce pour 90 jours, a annoncé le ministère de l'agriculture nippon. Il n'empêche, le Japon est toujours très prudent en ce qui concerne la grippe aviaire. Le pays avait déjà décidé d'un embargo sur le foie gras cru français entre février et juin dernier. Or, si l'épidémie de SRAS avait touché de nombreux animaux dans l'Archipel... elle n'a toujours pas atteint la population humaine.

Grippe A : 1,5 million de Français déjà atteints, une centaine d’écoles fermées

Le virus de la grippe A progresse très fortement. Le nombre de personnes infectées a été multiplié par cinq en quelques jours. Les hospitalisations de cas graves et les décès augmentent également. Plus de cent établissements scolaires sont fermés…

Après un léger tassement au moment des vacances de la Toussaint, le virus de la grippe A a repris du poil de la bête. En quelques jours, le nombre de personnes infectées a été multiplié par cinq. L’Institut de veille sanitaire (InVS) a recensé plus de 400 000 consultations médicales pour la seule semaine dernière. Et depuis l’apparition du virus, la grippe a déjà frappé 1,5 millions de Français. "Nous assistons à un redémarrage très franc, notamment dans le sud de la France", observe Françosie Weber, directrice de l’InVS).
Plus inquiétante, "l’augmentation du nombre d’hospitalisations pour cas graves" (25 personnes étaient en réanimation ou en soins intensifs la semaine dernière). Et 21 % de ces cas graves concernent des moins de 15 ans, "c’est plus que la grippe saisonnière", avertit Françoise Weber. En France métropolitaine, 46 personnes ont succombé à des complications liées à la grippe A, dont 14 au cours de la dernière semaine. S’agissant des fermetures d’établissements scolaires, là aussi les chiffres montrent une accélération de la contamination.

Le ministère de l’Education nationale recensait ce mercredi 155 classes et 104 établissements fermés pour cause de grippe A (H1N1), répartis sur 18 académies. 100 classes et 79 écoles fermées en maternelle et en primaire, ainsi que 55 classes et 25 établissements fermés au niveau collège-lycée.


Virage à 180 degrés sur la vaccination

Cette forte reprise du virus devrait inciter les personnes à risque à se faire vacciner. Mais sur les quelque sept millions de Français qui ont reçu une invitation de la Sécurité sociale, seules 160 000 ont jusqu’à présent fait le déplacement dans un gymnase pour recevoir la première injection. Face aux réticences manifestes des Français à se faire vacciner dans des centres dédiés, et confronté à des dysfonctionnements criants de cette campagne de vaccination massive, le gouvernement commence à envisager un virage à 180 degrés : il pourrait autoriser, dans les prochains jours, les médecins généralistes à vacciner contre la grippe A, comme ils le font depuis des années pour la grippe saisonnière. Une mesure qui permettrait de "gagner en simplicité et en efficacité".

Les généralistes français pourraient vacciner dans leur cabinet contre la grippe A (H1N1) à partir de décembre

Alors que médecins et pharmaciens réclament une réorganisation de la campagne de vaccination contre la grippe H1N1, il semblerait qu'ils aient été entendus par Roselyne Bachelot. Hier, à l'Assemblée nationale, la ministre de la santé a annoncé que "nous pourrions, en décembre, dans des conditions ciblées, étendre la vaccination à certains cabinets libéraux". Selon la ministre, les raisons de sa réticence à faire participer les médecins généralistes à la vaccination, sont avant tout "logistiques".
En effet, la plupart des vaccins sont livrés en flacons multidoses. Chacun pouvant permettre de vacciner 10 personnes. Or une fois ouvert, le vaccin doit impérativement être utilisé dans les 24 heures. De plus, il doit respecter certaines conditions de froid pour sa conservation.Des arguments non valables pour la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), syndicat majoritaire des médecins libéraux, et la Fédération des syndicats pharmaceutiques (FSPF) qui estiment "qu'il n'existe aucun obstacle matériel" à leur implication. "Puisqu'on ne peut pas aller individuellement acheter ce flacon chez son pharmacien, comment livrer 50 000 cabinets de médecins généralistes avec des moyens logistiques dont je ne dispose pas ?", rétorque Roselyne Bachelot. Elle assure néanmoins que les médecins "sont tout à fait aptes à procéder à une vaccination antigrippale dans leur cabinet", précisant que ce n'est pas "la compétence des médecins qui est en jeu".

La ministre a donc indiqué hier que la vaccination pourrait être étendue à certains cabinets libéraux, "en décembre, dans des conditions ciblées". Réelle volonté d'impliquer les médecins ou effet d'annonce visant à calmer les tensions ? La question reste pour l'heure sans réponse. En tous cas, Roselyne Bachelot invite dès à présent les médecins à prouver leur capacité à entrer dans la campagne de vaccination. "Maintenant, la balle est dans leur camp pour nous montrer qu'ils en ont la possibilité" a-t-elle précisé.

Premier décès en Suisse de la grippe A (H1N1)

Un premier décès dû au virus H1N1 a été enregistré en Suisse où la grippe pandémique ne cesse de progresser ces derniers jours, a annoncé le ministère suisse de la Santé.
La victime est "un nourrisson dans le canton de Bâle campagne (nord), dont le décès est attribuable à la grippe H1N1", a expliqué une porte-parole du ministère. "C'est le premier cas en Suisse", a-t-elle ajouté.

La grippe H1N1, déclarée première pandémie du siècle par l'Organisation mondiale de la santé en juin, progresse à grand pas dans la Confédération où les vaccinations ont commencé la semaine dernière.

Un nouveau vaccin contre la grippe H1N1, canadien, autorisé aux Etats-Unis

Les autorités américaines ont annoncé mardi qu'elles avaient autorisé la mise sur leur marché d'un vaccin canadien contre le virus H1N1.

Ce vaccin est le cinquième dont l'administration américaine chargée de la sécurité des aliments et des médicaments (FDA) autorise la commercialisation aux Etats-Unis, où une importante campagne visant à vacciner des dizaines de millions d'Américains s'est heurtée à une pénurie de vaccins. Le nouveau vaccin est produit par l'entreprise québécoise ID Biomedical. Moins de la moitié des 160 millions de vaccins qui devaient être disponibles avant la fin octobre, selon les autorités sanitaires, a été effectivement livrée.

Le vaccin anti grippe A (H1N1) mieux toléré que le vaccin contre la grippe saisonnière

Sur les 6,6 millions de doses du vaccin H1N1 administrées jusqu'à présent, on a signalé seulement 36 cas avec des réactions graves selon l’administrateur en chef de la santé publique du Canada.

C’est beaucoup moins que le taux de 1 sur 100 000 qu’on enregistre normalement lors de la grippe saisonnière. Le faible nombre de réactions indésirables graves contraste avec la hausse récente du nombre de décès associés au virus H1N1. Le docteur David Butler-Jones a indiqué que 37 personnes sont mortes entre le 12 et le 17 novembre, ce qui est le plus lourd bilan hebdomadaire depuis qu’on a commencé à recueillir les informations au Canada. En date de mardi, 198 décès associés au H1N1 ont été comptabilisés. Alors que certains experts en santé publique ont laissé savoir que le Canada avait déjà atteint le pic de la pandémie, le docteur Butler-Jones estime que le sommet de la grippe sera atteint en décembre. «Il n’y a pas de raison d'être complaisant. Nous avons encore l’autre côté de la colline à descendre.» Les responsables fédéraux de la santé espèrent que tous les Canadiens qui veulent recevoir le vaccin seront vaccinés d’ici la fin de l’année, bien que certaines provinces pensent que cela devrait prendre plus de temps.

Plus d'un Canadien sur cinq ont reçu le vaccin à ce jour. «Le Canada a vacciné plus de gens que n’importe quel autre pays en terme de pourcentage de sa population» selon l’administrateur en chef de la santé publique du Canada. Les quelques cas de réactions graves au vaccin se traduisaient soit par des réactions allergiques, soit par de la fièvre et des convulsions fébriles. «C'est quelque chose qui retient évidemment notre attention» de dire le docteur Butler-Jones.

On s’attendait à des réactions allergiques légères et modérées lors de la vaccination lorsque le vaccin a été mis sur le marché. «Il est très commun d’avoir les bras douloureux et parfois quelques courbatures et un peu de fièvre pendant quelques jours, selon le docteur Butler-Jones, mais ce n’est rien à comparer à la grippe actuelle. Ce phénomène est plutôt associé aux vaccins en général.» Les autres symptômes peuvent inclure des nausées, des étourdissements et des maux de tête.

Grippe H1N1 : Le bilan frôle les 200 morts au Canada

Le nombre de décès attribués à la grippe H1N1 au Canada a progressé de 37 cas au cours des cinq derniers jours et atteint désormais 198 morts, a indiqué mardi le docteur David Butler-Jones, directeur national de la Santé publique. Par ailleurs, M. Butler-Jones s'est félicité de l'efficacité du vaccin utilisé au Canada, 94 % des personnes vaccinées ayant été immunisées, selon lui. En outre, des réactions graves n'ont été observées que chez 36 personnes, alors que 6,6 millions de doses ont déjà été distribuées, ce qui représente environ un cinquième de la population du pays.

Grippe porcine : Pénurie momentanée de vaccins dans certains cantons suisses

Ce n'est pas en France ... mais en Suisse, car dans ce pays ce sont les généralistes qui vaccinent. Aux dernières nouvelles la France envisagerait de copier le système devant le fiasco de la vaccination.
Les médecins généralistes doivent mettre les bouchées doubles pour faire face à la demande de vaccination contre la grippe A (H1N1). La campagne progresse de manière très variable d'une région à l'autre, en fonction du rythme de livraison des doses de vaccins.

Plusieurs cantons, comme Bâle-Ville ou Genève, connaissent des problèmes de pénurie momentanée, a indiqué François Héritier, président de la Société suisse de médecine générale. Certains cantons viennent seulement de recevoir les vaccins, à l'image du Jura, qui a reçu les livraisons lundi. L'organisation régionale de la distribution est en cause, analyse M. Héritier. "Dans certaines régions, ça joue, dans d'autres pas", dit-il, en citant l'exemple de Genève, où se pose un problème de coordination. Les médecins généralistes genevois ont d'ailleurs écrit il y a trois jours une lettre au ministre de la santé Pierre-François Unger pour se plaindre de la situation. Du côté des généralistes, on ne cache pas une certaine frustration et un certain mécontentement. Aux problèmes de distribution s'ajoutent une surcharge de travail et des difficultés d'organisation. Le personnel doit faire des choix, en repoussant par exemple à plus tard des tâches administratives. "Les structures de certains cabinets ne sont en outre pas toujours adaptées pour effectuer dix vaccinations en un jour", note le président de la Société suisse des médecine générale. Or ce délai doit être tenu parce que le vaccin, livré par doses de dix, doit être administré dans les 24 heures. Pour l'instant, la vaccination s'effectue sur les groupes à risques et le personnel soignant. Cette première phase devrait être achevée d'ici la fin de la semaine prochaine. Difficile à dire en revanche quand le reste de la population pourra commencer à se faire vacciner, selon M. Héritier. "Cela dépendra de la disponibilité des vaccins. Mais ce sera plutôt à partir de janvier, ce qui risque d'être tard par rapport au développement de la pandémie".

mardi 17 novembre 2009

Plus d'une cinquantaine d'établissements scolaires fermés en France en raison de la grippe A (H1N1)

Le mouvement prend de l'ampleur...
Une «recrudescence», une «accélération forte». Luc Chatel manque de mots pour qualifier l'ampleur des fermetures d'établissements scolaires liés à la grippe A (H1N1). Après la découverte de nouveaux cas possibles ou avérés, 51 établissements sont fermés, ce mardi à la mi-journée, dans 16 académies touchées, selon le ministère de l'Education nationale.

Le nombre d'établissements fermés est en augmentation sensible, même si le nombre de classes fermées (116) diminue légèrement. Depuis vendredi, le nombre d'établissements fermés a quintuplé puisqu'à la veille du week-end, le ministère avait dénombré 10 établissements et 40 classes fermés. «Nos personnels sont prêts» pour y faire face, a assuré Luc Chatel plus tôt dans la matinée.

Le plan de lutte contre la grippe A (H1N1) prévoit que les préfets peuvent décider de fermer une classe, voire un établissement, à partir de trois cas apparus dans la même semaine dans une même classe, ou dans des classes différentes ayant des activités partagées, comme la cantine. La fermeture est théoriquement d'au moins six jours consécutifs.

lundi 16 novembre 2009

Grippe A (H1N1) : La vaccination des femmes enceintes débutera vendredi en France

Les femmes enceintes vont pouvoir se faire vacciner contre la grippe A (H1N1) dès le 20 novembre. L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a donné en effet son feu vert à la mise sur le marché du vaccin sans adjuvant produit par les laboratoires Sanofi-Pasteur, recommandé pour les personnes les plus fragiles.

Le vaccin Panenza "présente un rapport bénéfice/risque justifiant son utilisation", a expliqué lundi Jean Marimbert, directeur général de l'Afssaps, lors d'une conférence de presse.Selon le Haut conseil pour la santé publique, le vaccin est par ailleurs recommandé chez les enfants âgés de 6 mois à 23 mois et chez certaines personnes immunodéprimées (transplantations d'organes, maladies autoimmunes graves...). Sanofi-Pasteur a présenté un dossier de demande d'autorisation de mise sur le marché simultanément dans six pays de l'Union européenne l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France (en tant que "Etat membre de référence"), l'Italie et le Luxembourg. La France a été désignée comme Etat de référence pour l'évaluation du dossier. "Panenza dérive du vaccin contre la grippe saisonnière, le Vaxigrip ou le Mutagrip", a expliqué Jean Marimbert. "Il est fabriqué selon les mêmes procédés vaccinaux et les mêmes techniques de contrôle, à la réserve près que l'antigène viral est remplacé au dernier moment par l'antigène du virus étudié, le A (H1N1)". Sans adjuvant et produit sur un oeuf, Panenza sera disponible en présentation unidose et multidose. L'adjuvant permet une économie d'antigène "en facilitant la présentation du virus aux cellules immunitaires", a rappelé Jean Marimbert. Par ailleurs, l'adjuvant "augmente la réactivité croisée en cas de mutation du virus". La présence des adjuvants a suscité doutes et inquiétudes, notamment celui à base de squalène (huile de foie de requin) contenu dans trois des quatre vaccins mis au point contre le virus A (H1N1). Le ministère de la Santé avait assuré que "le risque associé à la présence d'adjuvants à base de squalène dans les vaccins grippaux A (H1N1) est actuellement théorique". Mais par précaution, il était prévu que les femmes enceintes attendent le vaccin sans adjuvant pour se faire vacciner. Le ministère de la Santé a confirmé lundi à l'Associated Press que la vaccination des femmes enceintes pourrait donc commencer le 20 novembre.

Panenza contient 15 microgrammes d'antigène par dose de 0,5 ml de vaccin. A partir de l'âge de neuf ans et chez les personnes âgées de 18 à 60 ans, le vaccin confère une immunité suffisante dès la première dose de vaccin. En revanche, une deuxième dose est recommandée à 21 jours d'intervalle chez les sujets de plus de 60 ans et les enfants de moins de neuf ans. Pour les nourrissons de 6 mois à 35 mois, la dose à administrer doit être réduite de moitié (0,25 ml). Il n'est pas recommandé pour les nouveau-nés et les nourrissons de moins de 6 mois en l'absence actuelle de données. La campagne de vaccination de la population contre la grippe A (H1N1) a commencé le 12 novembre dans un millier de centres de vaccination répartis dans toute la France. Elle concerne dans un premier temps les personnes les plus fragiles ou exposées, l'Assurance maladie devant envoyer six millions de bons de vaccination.

Grippe A (H1N1) : 43 décès en France métropolitaine

L'Institut de veille sanitaire (InVS) a annoncé ce lundi 11 nouveaux décès de patients atteints de la grippe A (H1N1) en France métropolitaine, portant à 43 le nombre de morts depuis le début de l'épidémie dans l'Hexagone.

Il s'agit d'un nouveau bilan depuis la publication du bulletin épidémiologique du 12 novembre dernier, précise l'InVS. "Parmi ces 11 nouveaux décès, 10 personnes présentaient un ou plusieurs facteur(s) de risques vis-à-vis de cette nouvelle forme de grippe", précise l'InVS dans un communiqué. Il s'agissait de 7 femmes et 4 hommes. Au total, 43 décès ont été attribués à la grippe A (H1N1) en France métropolitaine depuis le début de l'épidémie. Il s'agit de 32 personnes de 15 à 64 ans, cinq enfants dont trois nourrissons de moins d'un an, six personnes de plus de 65 ans. Sur ces 43 cas, trois ne présentaient aucun facteur de risques. L'InVS précise que ce bilan englobe l'ensemble des décès notifiés (cas confirmés et cas probables). Dans son dernier bilan épidémiologique du 12 novembre, publié sur son site lundi, l'InVs recensait également 27 décès en Outre-Mer.

H1N1 : L'AFSSAPS confirme l'AMM du vaccin Panenza ®

Panenza ®, vaccin sans adjuvant contre la grippe pandémique A (H1N1), vient d’obtenir de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) l’autorisation de mise sur le marché (AMM), qui correspond à l’autorisation d’usage pour immuniser les adultes et les enfants à partir de 6 mois, a annoncé lundi le laboratoire de vaccinologie Sanofi Pasteur, division vaccins du Groupe pharmaceutique français Sanofi-Aventis.

Panenza ® est un vaccin sans adjuvant développé dans l’unité de production du Val de Reuil, dans l’Eure. Il est désormais « à disposition des autorités de santé françaises », précise le laboratoire français. Le feu vert de l’AFSSAPS est de première importance, comme le souligne Wayne Pisano, PDG de Sanofi Pasteur pour qui l’AMM de Panenza ® « représente une étape réglementaire décisive, dans la mesure où ce vaccin sans adjuvant pourrait être dans un premier temps choisi dans les programmes nationaux d’immunisation de certains pays européens pour protéger des populations spécifiques ».

Sanofi Pasteur, ajoute-t-il, s’est engagé à soutenir « les autorités sanitaires [des pays qui ont commandé des vaccins à Sanofi Pasteur] dans leurs efforts d’immunisation de la population contre la grippe pandémique et contribue ainsi à relever un défi de santé publique ». Le vaccin, sans adjuvant sera disponible en présentation unidose à 0,5 ml et multidoses avec présence d’un conservateur (thiomersal). Sanofi Pasteur a présenté un dossier de demande d’AMM décentralisée – c'est-à-dire en s’adressant à chaque pays et non pas à la Commission européenne… qui tarde à donner sa décision. Six pays de l’Union européenne ont reçu cette demande décentralisée : l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, l’Italie et le Luxembourg – en réponse aux recommandations des autorités réglementaires de ces pays pour la mise à disposition de vaccins à virus inactivé et sans adjuvant contre la grippe pandémique. L’AMM de Panenza ® repose sur les résultats d’essais cliniques réalisés en France et en Finlande chez les adultes et les enfants de plus de 6 mois. Il possède un profil de tolérance similaire à celui habituellement constaté du vaccin saisonnier contre la grippe de Sanofi Pasteur, qui comporte, lui, 3 valences : généralement deux A et un B, alors que Panenza ® n’en comporte qu’une : A (H1N1). C’est un vaccin monovalent, le vaccin saisonnier étant trivalent, formulé avec 15 microgrammes d’hémagglutinine (HA), l’un des antigènes viraux, d’un virus apparenté à la souche A/California/07/2009/H1N1 (elle n’est pas mexicaine !)). Panenza ® n’est pas pour les Etats-Unis, où Sanofi Pasteur produit un autre vaccin pandémique A (H1N1), déjà homologué par la FDA. Pour la saison grippale 2008-2009, le site américain de Sanofi Pasteur avait produit plus de 45 % des vaccins distribués aux Etats-Unis. Lors de ces essais, chez l’adulte et l’enfants de 3 ans et plus, l’évaluation de la réponse immunitaire a permis de confirmer qu’une seule dose du vaccin monovalent induit une forte réponse immunitaire considérée comme protectrice, 21 jours après l’injection. Ainsi le vaccin. Panenza ® satisfait aux critères immunitaires exigibles. Mais en fonction des classes d’âge, une ou deux doses de Panenza ® pourraient être conseillées. Le processus de fabrication du vaccin de Sanofi Pasteur a été utilisé avec succès depuis des décennies et le vaccin saisonnier a fait ses preuves d’innocuité et d'efficacité. Rien n’a été changé pour produire le vaccin dit pandémique au Val de Reuil, selon les normes les plus élevées de Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF) universelles.

La CSMF et la FSPF demandent au gouvernement de modifier l’organisation de la vaccination en France

Au moment où débute la vaccination de la population contre la grippe A (H1N1), la réticence des Français envers cette vaccination de masse s’exprime très clairement.

Une des raisons essentielles de cette méfiance tient à la façon dont la vaccination a été organisée : de façon collective et dans des lieux publics (gymnases, etc..). Les médecins traitants, principalement généralistes et pédiatres, mais aussi les pharmaciens d’officine qui distribuent habituellement tous les autres vaccins sont exclus. En contournant les professionnels de santé, interlocuteurs naturels des patients et dans lesquels ils ont placé leur confiance, le schéma de vaccination a crée un climat de doute. Malgré l’ampleur des efforts déployés, cette vision étatique et technocratique de la santé, peu rassurante a eu un effet démobilisateur. Le médecin de famille et le pharmacien constituent le « premier cercle » de confiance autour des patients. Vouloir passer outre cette relation de confiance et de proximité, c’est prendre le risque de l’échec. Les Français ne sont ne sont pas prêts pour un système de soins d’Etat déshumanisé, sans médecine libérale, sans officines, où des inconnus, certes qualifiés, mais qu’ils ne choisiraient pas, les soigneraient et leur distribueraient des produits de santé.

La CSMF, premier syndicat médical français et la FSPF, premier syndicat pharmaceutique de France, conscients de l’importance de réussir la campagne de vaccination regrettent d’avoir tenu écartés les médecins libéraux et les pharmaciens d’officine alors qu’ils sont, en réalité, et cette situation le démontre, le premier recours des Français. C’est pourquoi, compte tenu des enjeux en matière de santé publique, la CSMF et la FSPF, constatant qu’il n’existe aucun obstacle matériel, demandent d’impliquer les médecins libéraux dans leurs cabinets et les pharmaciens d’officines pour l’organisation de la vaccination. Il est encore temps, pour éviter l’échec de la politique de vaccination, et de rater la lutte contre la première pandémie du XXIème siècle, de rectifier le tir, d’écouter les acteurs de proximité que sont les médecins traitants et les pharmaciens d’officine car ils ont la confiance des patients et sont prêts à impliquer le réseau libéral pour la réussite de cette campagne.

Dr. Michel Chassang, Président de la CSMF et M. Philippe Gaertner, Président de la FSPF

Grippe H1N1 : Deux premiers décès en Tunisie

La Tunisie a enregistré ses deux premiers décès des suites de la grippe H1N1, apprend-on ce lundi auprès du ministère de la Santé publique.

Les deux victimes, souffrant auparavant de maladies graves, sont décédées au cours du week-end, quelques jours après leur hospitalisation, a ajouté la même source. Le premier malade, un marin de 37 ans était atteint d'une hépatite et le deuxième, âgé 40 ans, souffrait de problèmes cardiaques graves, a précisé le ministère. Au total, 210 cas de grippe H1N1 ont été diagnostiqués en Tunisie. Le nombre de décès dus à la grippe pandémique H1N1 est d'au moins 6 250, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le même bilan fait état de 503 536 personnes affectés par le virus dans le monde, soulignant que ce chiffre est bien en deçà de la réalité étant donné que nombre de pays ne comptabilisent plus tous les cas.