mercredi 17 septembre 2008

Carte de l'InvS

Cliquer sur la carte pour l'agrandir.

Cette carte de l'Institut National de la Veille Sanitaire (InvS) représente l'épizootie et les cas humains en Asie depuis la surveillance instituée en 2003 jusqu'à ce jour. Les nouveaux cas enregistrés en 2008 sont en rouge.

mardi 16 septembre 2008

Grippe aviaire : Mada en état d’alerte

Après l’apparition de nouveaux cas de grippe aviaire en Afrique, la côte ouest de Madagascar est en vigilance.

Le Nigeria début août, le Togo début septembre… la grippe aviaire a atteint récemment l’Afrique subsaharienne en causant la mort massive de volailles. Une situation qui a amené une dizaine de pays africains touchés par le virus H5N1 au cours des deux dernières années, à se réunir à Abidjan (Côte d’Ivoire) la semaine dernière pour faire le point sur la situation et renforcer les mesures de sécurité. Plus de 280 espèces d’oiseaux migrent chaque année entre l’Afrique et Madagascar. La menace de grippe aviaire est donc réelle pour la Grande Île. Surtout en ce mois de septembre où les conditions climatiques incitent les volatiles à un retour massif dans la zone. “Toute la côte ouest du pays est une zone à risque, de même les zones humides à l’intérieur des terres, comme les lacs Itasy et Alaotra”, explique le Dr Raymond, coordonnateur national de la prévention contre la grippe aviaire à Madagascar. Les autorités malgaches ont donc déployé plusieurs équipes en alerte dans les zones jugées dangereuses. “Tous les agents présents sur le terrain ont été formés et équipés de kits pour réaliser un dépistage rapide si un oiseau meurt de façon suspecte. Un système de communication est aussi installé pour lancer l’alerte le plus vite possible”, précise le docteur Raymond. La Réunion n’est pas épargnée par un tel risque de contamination. Si les oiseaux migrateurs préfèrent hiverner au Mozambique ou à Madagascar, voire à Maurice, une minorité séjourne à la Réunion. Chaque année bécasseau cocorli, tournepierre, chevalier guignette, pluvier argenté, grand gravelot et autres courlis corlieu viennent en escale dans notre île. Des limicoles qui aiment fréquenter la station d’épuration du Gol, l’embouchure de la rivière Saint-Étienne, de l’Étang Saint-Paul, de la rivière du Mât, de la ravine de Trois Bassins, la plage de Saint-Paul, la ravine du Butor, l’étang de Bois-rouge ou encore le Colosse. Hier, les autorités sanitaires de la Réunion ne signalaient “aucun cas suspect dans la zone”

dimanche 14 septembre 2008

Grippe aviaire au Togo : Découverte d'un cas de la maladie au sud-est de la ville de Lomé

Le Comité interministériel de prévention et de lutte contre la grippe aviaire du Togo a annoncé, mercredi, la découverte, mardi, d'un cas de cette maladie dans une ferme avicole moderne à Agbata, un village situé à vingtaine de kilomètres au sud-est de Lomé, dans la Préfecture du Golfe.

Dans un communiqué publié à Lomé, le comité indique que le ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche a été informé par le responsable de la ferme de fortes mortalités estimées à environ 80% dans son élevage qui comporte 4 500 têtes de volailles, toutes espèces confondues, réparties dans trois exploitations.

"Tous les tests rapides effectués sur place se sont avérés positifs", a confirmé le ministère, soulignant que des autopsies sur plusieurs poulets de la ferme et des prélèvements d'organes pour des analyses plus poussées à Accra, au Ghana et au laboratoire de référence de Padova en Italie ont été aussitôt effectués.

En attendant les résultats de ces analyses, il a annoncé la prise de mesures conservatoires, à savoir l'interdiction de tout mouvement de volailles quelle que soit la distance, l'abattage, l'incinération ou l'enfouissement de cadavres de volailles.

Une enquête épidémiologique dans toute la Préfecture est enclenchée et la ferme où a été découvert le cas de la grippe aviaire est mise sous quarantaine. Un suivi médical est offert aux personnes cibles ayant eu des contacts avec la ferme, indique encore le ministère.

Le premier cas de grippe aviaire au Togo remonte au 6 juin 2007 dans une ferme avicole à Sigbehoue, banlieue nord-est de la ville d'Aného, environ 45 km au sud-est de la capitale, Lomé.

La ferme en cause abritait, selon le ministère de l'Agriculture, 5 574 volailles toutes espèces confondues et avait enregistré la mort de 50% de l'effectif total des volailles.

Depuis février 2006, par mesures de prévention, le gouvernement togolais a mis en place un plan d'action comportant notamment un système d'alerte nationale, la formation de personnels médicaux et le renforcement de la surveillance, par la création de comités locaux de vigilance.

vendredi 12 septembre 2008

La grippe aviaire est de retour en Afrique

En début de semaine, les autorités du Togo ont souligné la mort massive de volailles dans une ferme du sud-est du pays. Selon le communiqué repris par les médias africains l’établissement agricole situé à Agbata abritait 4 500 têtes et 3 600 animaux sont morts subitement. Les tests effectués ont détecté la présence du virus de la grippe aviaire (H5N1).

D’autres analyses seront effectuées. En attendant, le gouvernement a pris des mesures contraignantes. Notamment, indique le communiqué, «l’interdiction de tout mouvement de volailles, quelques soient la distance, l’abattage, l’incinération et l’enfouissement des cadavres de volailles dans les fosses par les services compétents du ministère».

D’autres mesures interdisent l’importation de volailles et les services frontaliers ont été renforcés.

Autres cas

En août dernier, la présence du virus avait aussi été détectée au Nigéria. Ce qui a amené, la semaine dernière, une dizaine de pays africains, touchés par la grippe aviaire au cours des deux dernières années, à se réunir à Abidjan (Côte-d’Ivoire) pour faire le point sur la situation et renforcer les mesures de sécurité.

Cette rencontre s’est tenue sous l’égide de la FAO, l’organisme des Nations Unies chargé de l’alimentation et de l’agriculture, pour renforcer et harmoniser les plans nationaux de surveillance épidémiologique.

jeudi 11 septembre 2008

Grippe aviaire : un village en quarantaine dans le sud du Togo


Le gouvernement togolais a annoncé mercredi qu'un village du sud du pays avait été placé en quarantaine en raison d'une épidémie supposée de grippe aviaire. Cette épidémie présumée a provoqué le décès de près de 4000 volailles.

Des prélèvements effectués sur des poulets tués ont été envoyés au Ghana et en Italie pour des examens de dépistage du virus H5N1, précise le gouvernement sur son site internet.

Le Togo, qui a enregistré plusieurs cas de cette maladie l'an passé, a interdit les importations de volailles et a renforcé ses contrôles dans les ports et aux frontières avec ses voisins, le Ghana, le Bénin et le Burkina Faso.

jeudi 4 septembre 2008

Réunion africaine sur la grippe aviaire

Une dizaine de pays africains, frappés ces deux dernières années par la grippe aviaire, sont en réunion depuis mercredi à Abidjan pour renforcer leurs mesures de lutte, après la découverte à la mi-août au Nigeria d'une souche mortelle du virus, a-t-on appris jeudi sur le site internet republicoftogo.com.

Cette réunion, initiée par la FAO, l'organisme de l'ONU chargé de l'alimentation et de l'agriculture, permettra notamment de "renforcer et harmoniser les plans d'action nationaux pour la surveillance épidémiologique", a déclaré à l'ouverture des travaux la représentante de la FAO en Côte d'Ivoire, Marie Noëlle Koyara. Il s'agit aussi pour les participants d'"identifier des actions prioritaires à mettre en oeuvre à court terme dans les pays particulièrement exposés" et de renforcer la coopération entre les pays concernés "en matière de prévention et de contrôle", a ajouté Mme Koyara.

"Récemment, une souche de l'influenza aviaire hautement pathogène, inconnue auparavant en Afrique subsaharienne, a été découverte au Nigeria pour la première fois", a-t-elle rappelé.

"Cette nouvelle souche a suscité de graves préoccupations car on ne sait pas encore comment elle a été introduite sur le continent" africain, a indiqué la représentante de la FAO, pour justifier cette rencontre, prévue s'achever vendredi.

Outre la Côte d'Ivoire, représentée par son ministre de la Production animale et des Ressources halieutiques, Alphonse Douati, cet atelier réunit des délégations du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, du Niger, du Nigeria, du Tchad et du Togo.

Les autorités ivoiriennes, dont le pays a déjà été frappée en 2006 par la grippe aviaire, ont déclenché l'état d'alerte maximale au lendemain de la découverte de ce cas mortel au Nigeria.

Implantée notamment dans l'Est, la filière avicole ivoirienne compte 30 millions de volailles et génère un chiffre d'affaires annuel de 40 milliards de FCFA (61,5 millions d'euros). Elle emploie directement et indirectement 15.000 personnes.

lundi 1 septembre 2008

Grippe aviaire : Une souche encore plus pathogène

Tandis que tous les yeux sont rivés vers le virus H5N1 de la grippe aviaire et vers sa menace éventuelle de pandémie, une souche beaucoup plus virulente que cette dernière, la souche H9N2, constituerait un risque énorme pour la race humaine.

D'après une équipe de virologues de l'Université du Maryland dont les observations sont parues dans le Public Library of Science journal, depuis les premières manifestations du virus H9N2 retrouvées chez des oiseaux, on aurait enregistré plusieurs contaminations d'humains et ce sous-type de virus serait même désormais omniprésent chez les volailles et autres animaux domestiques du continent eurasien.

L'appréhension majeure envers le virus de la grippe aviaire provient du fait que la souche H5N1 pourrait potentiellement évoluer et acquérir un ensemble de caractéristiques lui permettant de devenir hautement endémique chez les humains et ce, à l'échelle internationale.

Or, il semblerait que le virus H9N2 présente un profil similaire, à en croire les déclarations des auteurs de cette communication. C'est également ce qui pousse la plupart d'entre eux à estimer qu'une pandémie mondiale relève de la fatalité, sans toutefois être en mesure de prévoir quand et quelle souche de la grippe aviaire sera impliquée.

Fait troublant, la recherche à d'ailleurs pu démontrer qu'il suffisait d'une seule modification génétique du H9N2 pour qu'il devienne davantage dangereux et contagieux.

Heureusement, il semblerait qu'aucune propriété de contamination aérosol n'ait été observée chez cette souche de grippe, ce qui soulagerait probablement les inquiétudes relatives à une propagation du H9N2 par la voie aérienne.

mercredi 20 août 2008

Apparition d'une souche de la grippe aviaire " hautement pathogène " au Nigeria

La FAO a annoncé mardi l'apparition au Nigeria d'une souche de la grippe aviaire "hautement pathogène" qui n'avait jamais été signalée auparavant en Afrique et qui suscite donc "de graves préoccupations" quant à son introduction sur le continent.

"Une souche de la grippe aviaire hautement pathogène, inconnue auparavant en Afrique, vient d'être décelée pour la première fois au Nigeria, où deux nouveaux cas de grippe aviaire ont été récemment signalés dans les Etats de Katsina et Kano", a indiqué dans un communiqué l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture basée à Rome. Les résultats de laboratoire du Nigeria et d'un laboratoire de référence de la FAO situé en Italie montrent que la nouvelle souche du virus est "génétiquement différente des souches qui avaient circulé au Nigeria lors des flambées précédentes en 2006 et 2007".

"Cette nouvelle souche n'avait jamais été signalée auparavant en Afrique et elle est plutôt similaire à des souches précédemment identifiées en Europe (Italie), en Asie (Afghanistan) et au Moyen-Orient (Iran) en 2007", a précisé l'agence. Cette détection "suscite de graves préoccupations, car on ne sait pas encore comment elle a été introduite sur le continent", a indiqué Scott Newman, chargé de la coordination internationale de la faune au Service de santé animale de la FAO.

"Il semble improbable que les oiseaux sauvages aient transporté cette souche", mais "d'autres canaux seraient responsables de l'introduction du virus, comme le commerce international ou les mouvements illégaux ou non signalés de volailles, selon M. Newman.
Depuis l'apparition en Asie il y a cinq ans de l'épidémie de grippe aviaire provoquée par la souche H5N1, la maladie a touché plus de 60 pays. La grande majorité de ces pays a réussi à éliminer le virus chez les volailles.

Au Nigeria, la présence du virus avait d'abord été confirmée en février 2006 et la maladie avait attaqué les volailles dans 25 Etats avant d'être circonscrite. Une équipe d'experts en santé animale et de vétérinaires épidémiologistes de la FAO collabore actuellement avec le gouvernement et ses services vétérinaires, l'aide de la FAO portant notamment sur le contrôle et la constitution de stocks de produits pharmaceutiques vétérinaires.

"Plusieurs pays ont réussi à placer le virus sous contrôle. Mais tant que la grippe aviaire restera endémique dans certains pays, la communauté internationale devra faire preuve de la plus grande vigilance et maintenir un niveau élevé de contrôle", a averti Joseph Domenech, vétérinaire en chef de la FAO.

lundi 18 août 2008

Le Ghana en alerte

La Direction des services vétérinaires du Ghana alarmée par la résurgence de l'influenza aviaire (grippe aviaire) au Nigeria, veut se réunir avec ses voisins de l'Est, le Togo et le Bénin, pour discuter des mesures communes à prendre en vue de prévenir sa propagation dans leurs pays respectifs.

Dr. Enoch Koney, directeur intérimaire de l'institution, a déclaré qu'une réunion transfrontalière similaire avait été planifiée avec la Côte d'Ivoire, son voisin de l'ouest, et avec le Burkina-Faso celui du nord.

Le Ghana s'est déclaré exempt de la maladie il y a environ deux ans après avoir procédé à l'abattage de volailles et à d'autres mesures.

S'exprimant mardi à Kumasi à l'occasion d'un exercice de simulation de 24 heures sur la grippe aviaire, Dr. Enoch Koney a dit que tous les directeurs régionaux de l'agriculture mais aussi les agents vétérinaires avaient été informés de l'apparition d'une nouvelle souche décelée au Nigeria.

Il a expliqué que ces dispositions étaient prises pour renforcer la surveillance dans toutes les zones menacées par la grippe aviaire et leur a demandé d'être vigilants par rapport aux mesures de prévention et de contrôle.

Le responsable ghanéen les a invités à exercer un contrôle constant dans tous les marchés de volailles et à surveiller les sites de rassemblement des oiseaux migratoires sauvages au niveau des marécages tout en imposant la délivrance de permis d'importer pour les volailles et les produits de volaille.

Rappelons que l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a annoncé l'apparition au Nigeria d'une nouvelle souche de la grippe aviaire qui n'avait jamais été signalée en Afrique.

L'organisation onusienne a indiqué que les résultats de tests effectués au Nigeria et par un laboratoire de la FAO montrent que cette nouvelle souche de virus - qui est similaire aux souches identifiées l'année dernière en Italie, en Afghanistan et en Iran - était génétiquement différente des souches détectées au Nigeria en 2006 et 2007.

"Il semble improbable que les oiseaux sauvages aient transporté cette souche en Afrique, puisque la dernière migration d'oiseaux sauvages d'Europe et d'Asie centrale vers l'Afrique a eu lieu en septembre 2007 et cette année la migration vers l'Afrique n'a pas réellement commencé", a déclaré Scott Newman, chargé de la coordination internationale de la faune au Service santé animale de la FAO.

Selon lui, d'autres canaux seraient responsables de l'introduction du virus au Nigeria comme le commerce international ou les mouvements illégaux ou non signalés de volailles.

"Ceci accroît le risque de l'expansion de la grippe aviaire à d'autres pays d'Afrique de l'ouest", a conclu la FAO.

dimanche 17 août 2008

L'Indonésie concentre les facteurs de risque d'émergence d'une grave pandémie grippale

L'Indonésie est aujourd'hui l'épicentre de l'épizootie de grippe aviaire due au virus H5N1. C'est aussi le pays où l'on observe le plus fort taux de mortalité humaine après infection par ce virus pathogène. C'est pourquoi les responsables de la veille sanitaire virologique internationale estiment que ce pays concentre tous les facteurs de risque quant à l'émergence d'une pandémie grippale hautement pathogène.

Telles sont les conclusions d'une étude coordonnée par Toni Wandra, directeur général du contrôle de maladie et de la santé environnementale du ministère indonésien de la santé, et publiée le 16 août dans The Lancet. Entre juin 2005 et février 2008, 127 cas humains d'infection par le virus H5N1 ont été recensés en Indonésie. Les enquêtes mises en oeuvre ont montré que, dans 103 cas, l'infection a eu une conséquence mortelle après, en moyenne, six jours d'hospitalisation, la plupart des malades présentant de manière plus ou moins tardive des troubles de la fonction respiratoire. L'OMS recense pour sa part, au total, 385 cas d'infection à travers le monde, dont 283 mortels.

LE H9N2, NOUVEAU SUSPECT

Les données épidémiologiques indonésiennes confirment que l'efficacité de l'un des deux antiviraux officiellement recommandés dans cette indication (l'oseltamivir, ou Tamiflu de la firme Roche) est étroitement associée à la précocité de son administration. Pour les auteurs de cette publication, tout comme pour les responsables de l'Organisation mondiale de la santé animale, ces données soulignent la nécessité de développer, dans les pays à la fois les plus pauvres et les plus exposés, des systèmes de veille sanitaire vétérinaire.

C'est dans ce contexte qu'un groupe de spécialistes dirigé par Daniel Perez (université du Maryland) a, mardi 12 août, publié, sur le site de la revue PLoS, les résultats d'une étude expérimentale menée sur des furets, laissant entendre qu'une autre souche d'un virus aviaire - le H9N2 apparu chez les volailles en 1988 - pourrait désormais être également devenue un nouvel agent potentiel de pandémie grippale meurtrière.
Jean-Yves Nau Le Monde

Grippe aviaire une nouvelle souche du virus H5N1 inquiète

La détection de cette nouvelle souche du virus H5N1 de la grippe aviaire en Afrique soulève « de graves préoccupations, car on ne sait pas encore comment elle a été introduite sur le continent » a déclaré la FAO.

Une souche du virus H5N1 de la grippe aviaire hautement pathogène, inconnue jusqu’à ce jour, a été découverte en Afrique subsaharienne, au Nigeria. Cette nouvelle souche du virus H5N1 de la grippe aviaire inquiète les chercheurs, car ils ne comprennent pas par quel canal le virus s’est introduit.
Une souche du virus H5N1 de la grippe aviaire hautement pathogène, inconnue auparavant en Afrique subsaharienne, vient d’être décelée au Nigeria pour la première fois, a déclaré la FAO. C’est aussi au Nigeria que deux nouveaux cas de grippe aviaire ont récemment été signalés dans les Etats de Katsina et Kano, rappelle l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.
La détection de cette nouvelle souche du virus de la grippe aviaire en Afrique soulève « de graves préoccupations, car on ne sait pas encore comment elle a été introduite sur le continent », a déclaré le chargé de la coordination internationale de la faune au Service de santé animale de la FAO, Scott Newman.
Il ajoute qu’il est peu probable que les oiseaux sauvages aient transporté cette nouvelle souche de la grippe aviaire, « la dernière migration de ces oiseaux de l’Europe et d’Asie centrale vers l’Afrique ayant eu lieu en septembre dernier, » et que pour l'année en cours la migration n’a pas encore commencé.
Or, l’incertitude sur la propagation et la transmission du virus de la grippe aviaire est un « défi majeur pour les campagnes de lutte. Un contrôle accru est la clé pour surveiller de près la situation et suivre la trace du virus. »
Les résultats provenant d’un laboratoire du Nigeria et du laboratoire de référence de la FAO situé en Italie montrent que cette nouvelle souche du virus (H5N1, clade 2, EMA3) est génétiquement différente des virus qui avaient circulé au Nigeria lors des flambées épidémiques de 2006 et 2007. Cette nouvelle souche n’a jamais été signalée en Afrique. Elle ressemble plus à des souches précédemment identifiées en Europe (Italie), en Asie (Afghanistan) et au Moyen-Orient (Iran) en 2007.
Depuis l’apparition en Asie, il y a cinq ans, de l’épidémie de grippe aviaire provoquée par la souche H5N1, la maladie a touché plus de 60 pays. Le virus H5N1 de la grippe aviaire a contaminé 358 personnes et a fait 243 victimes humaines depuis 2003. Le virus est aussi à l’origine de l'abattage de 300 millions de volailles.

jeudi 14 août 2008

mercredi 13 août 2008

Le virus H9N2 de la grippe aviaire inquiète des chercheurs

Les pays du monde entier se préparent à un risque d'épidémie provoquée par le virus H5N1 de la grippe aviaire mais une autre souche de la maladie, appelée H9N2, pourrait également représenter une menace pour la population, rapportent des chercheurs.

Des analyses pratiquées sur cette souche du virus ont montré qu'il était capable de se transmettre et de se propager avec un nombre limité de mutations, a révélé une équipe de chercheurs du Saint Judes's Children Research Hospital de Memphis et de l'université du Maryland.

"Nos résultats suggèrent que l'existence et la prévalence des virus H9N2 chez des volailles constituent une menace conséquente pour les humains", écrivent les chercheurs dans le Public Library of Science journal.

La plupart des spécialistes du virus de la grippe estiment qu'une pandémie à l'échelle mondiale est inévitable. En revanche, personne ne peut prédire quelle souche du virus en particulier en sera responsable bien que le H5N1 fasse actuellement figure de principal suspect.

Le virus H5N1 de la grippe aviaire a contaminé 358 personnes et fait 243 victimes humaines depuis 2003. Il a également entraîné l'abattage de 300 millions de volailles.

Avec un nombre limité de mutations, il pourrait se transformer en un virus se transmettant facilement à l'homme et se propageant rapidement de personne à personne. Mais certains experts soulignent que le H5N1 n'est pas le seul virus à disposer de ces caractéristiques.

Le H9N2, qui existe principalement chez les volatiles, a contaminé au moins quatre enfants à Hong Kong, provoquant des symptômes sans gravité. Il a été retrouvé chez des oiseaux, des cochons et d'autres animaux en Europe et en Asie.

Une seule mutation rend le H9N2 plus virulent et plus pathogène et facilite également sa transmission d'un furet à un autre, constatent les chercheurs dans leur étude.

Toutefois, il ne semble pas se transmettre dans l'air, ce qui pourrait limiter sa propagation.

Il existe des centaines de souches des virus de la grippe aviaire mais seulement quatre - le H5N1, le H7N3, le H7N7 et le H9N2 - ont contaminé des humains.

lundi 11 août 2008

FAO : une nouvelle souche de la grippe aviaire décelée au Nigeria


Une souche de la grippe aviaire hautement pathogène, inconnue auparavant en Afrique subsaharienne, vient d'être décelée au Nigeria pour la première fois, annonce aujourd'hui l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.

Les résultats de laboratoire du Nigeria et d'un laboratoire de référence de la FAO situé en Italie montrent que la nouvelle souche du virus est génétiquement différente des souches qui avaient circulé au Nigeria lors des flambées précédentes en 2006 et 2007. Cette nouvelle souche n'avait jamais été signalée auparavant en Afrique, elle est plutôt similaire à des souches précédemment identifiées en Europe (Italie), en Asie (Afghanistan) et au Moyen-Orient (Iran) en 2007, affirme un communiqué.

« La détection d'une nouvelle souche de la grippe aviaire en Afrique suscite de graves préoccupations, car on ne sait pas encore comment elle a été introduite sur le continent », affirme Scott Newman, chargé de la coordination internationale de la faune au service de santé animale de la FAO.

« Il semble improbable que les oiseaux sauvages aient transporté cette souche, la dernière migration de ces oiseaux de l'Europe et d'Asie centrale vers l'Afrique ayant eu lieu en septembre dernier, et pour ce qui est de l'année en cours la migration vers le sud et l'hinterland africain n'a pas encore commencé », indique M. Newman.

« Il se pourrait bien qu'il y ait d'autres canaux ayant introduit le virus : le commerce international, par exemple, ou les mouvements illégaux et non signalés de volailles. Cela accroît le risque de propagation de grippe aviaire vers d'autres pays en Afrique de l'Ouest », précise l'expert de la FAO.

Depuis l'apparition en Asie, il y a cinq ans, de l'épidémie de grippe aviaire provoquée par la souche H5N1, la maladie a touché plus de 60 pays. La grande majorité de ces pays a réussi à éliminer le virus chez les volailles. Au Nigeria, la présence du virus avait d'abord été confirmée en février 2006 et la maladie avait attaqué les volailles dans 25 Etats avant d'être circonscrite.

samedi 9 août 2008

Présumée épidémie de grippe aviaire en Indonésie : tests négatifs

Les tests sanguins effectués sur treize villagois indonésiens suspectés d'avoir contracté la grippe aviaire se sont révélés négatifs, a annoncé samedi le ministère de la Santé.

Des experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) étaient arrivés vendredi dans un village du nord de Sumatra pour enquêter sur une présumée épidémie de grippe aviaire après la mort de trois personnes et l'hospitalisation de 13 autres.

"Tous les échantillons prélevés sur des cas suspects sont négatifs", a indiqué I Nyoman chargé des maladies infectieuses au ministère de la Santé.

Selon des responsables locaux, des villageois ont commencé à présenter des symptômes proches de ceux de la grippe aviaire (fièvre, difficultés respiratoires) après la mort de poulets la semaine dernière dans le village de Air Batu (province de Sumatra Nord).

L'Indonésie, région du monde la plus touchée en termes de mort d'hommes, est également le seul pays où a été confirmée par des analyses en laboratoire une transmission interhumaine de la maladie au sein d'une famille sur l'île de Sumatra.

Le dernier bilan officiel de la grippe aviaire faisait état la semaine dernière de 112 morts dans l'archipel, soit près de la moitié des décès dans le monde. Mais des spécialistes estiment que le bilan réel est probablement plus élevé que les chiffres officiels.

jeudi 7 août 2008

L'Indonésie enquête sur une épidémie présumée de grippe aviaire

Les autorités indonésiennes ont dépêché une équipe sanitaire dans un village sur la grande île de Sumatra afin de confirmer la présence d'une épidémie présumée de grippe aviaire qui aurait contaminé au moins 13 villageois.

"Nous suspectons une épidémie de grippe aviaire au regard du nombre de gens présentant des symptômes de la grippe aviaire", a déclaré à l'AFP Chandra Syafei un responsable de la province de Sumatra Nord.

"Nous attendons le résultat des prélèvements sanguins envoyés à Jakarta", a-t-il précisé.

Il n'a cependant pas été en mesure de confirmer la mort, la semaine passée, de trois personnes dans le village de Air Batu.

Ce bilan a été avancé mercredi auprès de l'AFP par une infirmière travaillant dans un hôpital local. Elle a affirmé que trois des 13 patients traités étaient décédés après avoir présenté des symptômes de la grippe aviaire.

Selon des responsables locaux, des villageois ont présenté de la fièvre et des difficultés respiratoires après la mort de poulets, vraisemblablement des suites de la grippe aviaire.

Selon Chandra Syafei, une équipe de cinq spécialistes en épidémiologie se sont rendus sur les lieux où ils ont distribué du Tamiflu, médicament considéré comme efficace contre la grippe aviaire.

Le ministère de la Santé à Jakarta n'a pu être joint dans l'immédiat.

L'Indonésie, région du monde la plus touchée en termes de mort d'hommes, est également le seul pays où a été confirmée par des analyses en laboratoire une transmission interhumaine de la maladie au sein d'une famille sur l'île de Sumatra.

Le dernier bilan officiel de la grippe aviaire faisait état la semaine dernière de 112 morts dans l'archipel, soit près de la moitié des décès dans le monde. Mais des spécialistes estiment que le bilan réel est probablement plus élevé que les chiffres officiels.

mardi 5 août 2008

dimanche 3 août 2008

Nouveau décès en Indonésie

Un Indonésien de 19 ans est décédé de la grippe aviaire, portant ainsi à 112 le nombre de morts dans ce pays, a déclaré dimanche Nyoman Kandun, directeur général chargé du contrôle de la maladie contagieuse au ministère indonésien de la Santé.

Cet homme travaillant pour un cargo est mort la semaine dernière dans la ville de Tanggerang, dans la banlieue de Jakarta, a ajouté le directeur.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé, le virus a tué 243 des 385 personnes infectées dans 15 pays depuis 2003.

vendredi 1 août 2008

Grippe aviaire au Nigeria : le Niger décrète une " alerte maximum "


Le Niger a décrété " l'alerte maximum " sur ses 1.500 km de frontière avec le Nigeria où de nouveaux cas de grippe aviaire ont été déclarés la semaine dernière, a appris vendredi l'AFP de source officielle.

Le 28 juillet, les autorités nigérianes ont annoncé la réapparition du virus de la grippe aviaire dans les Etats du nord de Birnin Kebby, Kano et Katsina, sans préciser s'il s'agit du virus de la grippe H5N1 hautement pathogène.

Par précaution, le gouvernement nigérien a indiqué jeudi soir que l'alerte concernait les régions de Zinder (sud-est), Maradi (centre-sud), Dosso (sud-ouest) et Tahoua (ouest), toutes voisines du Nigeria.

Une mission doit partir la semaine prochaine dans ces quatre régions pour renforcer les mesures de surveillance.

Dès l'annonce de cas de grippe aviaire au Nigeria, les autorités sanitaires de Maradi ont réactivé leur dispositif de surveillance sur la frontière nigériane où des dizaines de poussins d'un jour ont été déjà saisis et détruits.

En 2006, le Niger a été le deuxième pays d'Afrique de l'Ouest après le Nigeria, où le virus H5N1 avait été découvert à Zinder et Maradi.

Cette nouvelle menace intervient alors que le ministère nigérien des Ressources animales a récemment ordonné la levée partielle des mesures interdisant l'importation des produits aviaires en vigueur depuis deux ans.

jeudi 31 juillet 2008

Sévère menace de grippe aviaire en République du Congo

La République démocratique du Congo (RDC), située sur la trajectoire des oiseaux migrateurs, est grandement menacée par la pandémie de la grippe aviaire, a indiqué mercredi le directeur de l'Institut national des recherches biologiques (INRB), M. Muyemba, en marge d'un atelier sur la grippe aviaire en Afrique centrale qui se tient depuis mardi à Kinshasa.

En plus de la situation géographique de la RDC, a indiqué M. Muyembe, les risques sont grands eu égard à la grande promiscuité existant entre l'homme et la volaille dans ce pays, à la divagation des animaux domestiques, aux méthodes traditionnels de l'élevage domestique ainsi qu'à la découverte des animaux infectés dans certains pays limitrophes de la RDC.

M. Muyemeb a souligné que les médecins et les vétérinaires sont sensibilisés pour veiller respectivement à la santé humaine et animale. Les communicateurs quant à eux sont responsabilisés pour vulgariser les précautions et des mesures à prendre pour éviter d'être contaminés par cette maladie virale transmissible à l'homme à partir de la volaille.

mercredi 30 juillet 2008

Grippe aviaire : après la Corée du Sud, le Nigéria

Le virus H5N1 de la grippe aviaire avait été identifié chez un chat mort en Corée du Sud en avril dernier, et vient d'être constaté dans deux marchés aux volailles du nord du Nigeria.

En Corée du sud, le premier cas de chat mort de la grippe aviaire a été retrouvé en avril dans la ville de Gimje, selon les autorités sanitaires : le dernier cas de mammifère contaminé par le virus H5N1 avait été enregistré en Thaïlande en 1996.

Au Nigeria, le Ministère de l'agriculture a indiqué que des volailles malades ont été constatées dans les villes de Kano où 4 249 volailles sont mortes, ainsi que dans la ville de Katsina.
"Les fermes affectées sont en cours de dépeuplement et de désinfection", a déclaré le responsable de l'élevage nigérian Junaidu Maina.
Des oiseaux migrateurs, ou des volailles importées illégalement pourraient être à l'origine de cette contamination.

Concernant la transmission de la maladie des animaux à l'homme, "à ce jour, on a signalé des cas humains dans sept pays, pour la plupart en Asie : Cambodge, Chine, Indonésie, Iraq, Thaïlande, Turquie et Viet Nam", selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
"Plus de la moitié des cas confirmés en laboratoire ont été mortels. La grippe aviaire H5N1 reste une maladie rare chez l'homme, mais elle doit être surveillée et étudiée avec attention en raison de sa gravité et, plus particulièrement, du potentiel du virus pour évoluer d'une manière qui lui permettrait de déclencher une pandémie", explique l'OMS.

jeudi 17 juillet 2008

Grippe aviaire : Un 111e décès en Indonésie

Un homme de 38 ans a succombé la grippe aviaire en Indonésie, selon ses proches, ce qui porte à 111 décès le bilan humain dans ce pays le plus touché dans le monde par la maladie.

Les autorités indonésiennes ont commencé récemment à retarder les annonces de décès dus à la grippe aviaire, parfois de plusieurs semaines. Mais des sources sanitaires qui ont requis l'anonymat ont confirmé que les analyses de la victime étaient positives.

Selon son beau-frère, Asnawi Sandri, Abdul Kadir est mort le 10 juillet dernier. Il présentait les symptômes de la maladie, dont une forte fièvre et de la toux, lorsqu'il a été hospitalisé. Il a ajouté que les médecins lui avaient dit qu'il avait été emporté par la grippe aviaire.

jeudi 10 juillet 2008

Grippe aviaire : identification de protéines pour la reproduction


Des chercheurs japonais ont identifié trois protéines cellulaires permettant au virus H5N1 de la grippe aviaire de se reproduire, ce qui pourrait offrir une clé pour bloquer une éventuelle prolifération du virus.

Yoshihiro Kawaoka, de l'Université de Tokyo, et son équipe, dont les travaux sont publiés mercredi sur le site internet de la revue spécialisée Nature, ont manipulé génétiquement le virus de la grippe aviaire pour lui permettre d'infecter des cellules de la mouche drosophile. Ils ont recherché dans le génome de la mouche, qui ne comprend que quelque 14.000 gènes, les gènes susceptibles d'être utilisés à des fins personnelles par le virus. Parmi les gènes candidats, trois existent dans des versions correspondantes dans les cellules humaines. Les chercheurs ont pu établir que les protéines encodées par ces gènes humains pouvaient être utilisées par les virus H5N1 et H1N1 pour leur reproduction. Ces progrès dans la compréhension des mécanismes de l'infection virale pourraient, selon eux, accélérer le développement d'une nouvelle classe de médicaments avec un mécanisme différent d'action contre le virus.

A ce jour, le virus a rarement infecté les êtres humains mais il manifeste déjà des signes de résistance aux traitements disponibles.

vendredi 20 juin 2008

Grippe aviaire : deux nouveaux décès en Indonésie

Deux femmes sont mortes de la grippe aviaire le 14 mai et le 3 juin en Indonésie, portant à 135 le nombre total de cas confirmés de la maladie dans ce pays, dont 110 mortels, a annoncé jeudi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le ministère indonésien de la Santé, qui a fait l'annonce, a souligné que les deux cas n'étaient pas liés du point de vue épidémiologique.

Une jeune fille de 16 ans est décédé au sud de Jakarta le 14 mai et "l'enquête sur la source de la contamination a révélé une exposition à des volailles mortes ou malades", a précisé l'OMS.

Le second décès, le 3 juin, concerne une femme âgée de 34 ans du Département de Tangerang, dans la province de Banten.

Vendredi dernier, le ministre indonésien de la Santé Siti Fadilah Supari avait refusé de donner un décompte des personnes mortes du virus H5N1 dans son pays en estimant qu'il n'était plus nécessaire d'annoncer chaque décès.

L'Indonésie est critiquée pour ses réticences à partager les informations qu'elle détient sur le virus, qui mute constamment.

vendredi 13 juin 2008

Des foyers du virus H5N2 découverts en Haïti




Des foyers du virus H5N2, un sous-type du virus de la grippe aviaire, ont été découverts dans au moins quatre régions en Haïti, a déclaré mercredi soir à l'AFP le secrétaire d'Etat haïtien de l'agriculture M. Joanas Gué.

"Il s'agit de foyers d'infections "d'influenza aviaire", un sous-type du virus, découverts sur des volailles et des coqs de combat, mais non nocif pour l'homme ni pour les volailles", a expliqué M. Gué.

Le secrétaire d'Etat a précisé que la découverte a eu lieu grâce à un système de surveillance de foyers d'infections mis en place en Haïti depuis que des cas ont été enregistrés en République dominicaine voisine.

"Nous avons effectué des prélèvements sur plus de 2.000 volailles et des analyses réalisées dans un laboratoire de référence aux Etats-Unis (Ohio) ont confirmé l'existence du sous-type du virus", a encore déclaré le responsable.

Les cas découverts ont été signalés aux instances internationales dont le Fonds des Nations-Unies pour l'agriculture (FAO) et à l'organisation internationale de la santé animale.

"Il n'y a pas lieu de paniquer, tout est sous contrôle", a rassuré le secrétaire d'Etat qui a néanmoins annoncé la mise en place d'un cordon sanitaire sur la frontière avec la République dominicaine tandis que les mesures d'interdiction d'importer des produits avicoles dominicains seront maintenues et renforcées.

Paralèllement, les autorités haïtiennes ont annoncé la mise en place en Haïti, notammament dans les régions concernées, d'un système de surveillance épidémiologique afin de suivre l'évolution du virus dans le pays où aucun abattage d'animaux n'a été ordonné.

dimanche 8 juin 2008

Hong Kong : découverte du virus H5N1 sur un marché vendant des poulets

Hong Kong a interdit samedi les importations de poulets en provenance de Chine continentale après la découverte du virus H5N1 de la grippe aviaire chez des volatiles vendus sur un marché, a annoncé le secrétaire à la Santé de Hong Kong York Chow.

Tous les 2.700 poulets vendus sur ce marché du secteur de Sham Shui Po ont été abattus, selon les autorités. La zone concernée a été isolée.

Les importations de poulets vivants en provenance de Chine occidentale ont été suspendues pour une période de 21 jours à partir de samedi.

Selon M. Chow, d'autres marchés faisaient l'objet d'un contrôle.

Hong Kong a été le théâtre de la première épidémie de grippe aviaire touchant des êtres humains dans le monde, qui avait fait six morts en 1997.

samedi 7 juin 2008

BHI n°141 de l'INVS

L'Indonésie n'annoncera plus un par un les morts de la grippe aviaire


La ministre indonésienne de la Santé a indiqué vendredi que son ministère n'annoncerait plus les morts de la grippe aviaire au cas par cas.

" Nous annoncerons le bilan de façon périodique, tous les trois mois ou quelque chose comme cela ", a déclaré à l'AFP Siti Fadilah Supari.

La ministre s'est révélée incapable de fournir un bilan actualisé des morts. Le dernier bilan officiel, remontant à avril, faisait état de 108 morts, soit près de la moitié des décès dans le monde.

" Annoncer publiquement le bilan chaque fois qu'une victime meurt n'apporte aucun bénéfice aux efforts pour juguler le virus ", a expliqué Mme Supari.

Il y a quelques semaines Mme Supari a fermé un centre d'informations sur la grippe aviaire qui tenait à jour les bilans des décès et des contaminations.

Siti Fadilah Supari est l'une des ministres les plus controversées du gouvernement du président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono.

Depuis deux ans, elle est engagée dans un bras de fer avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), refusant de fournir aux chercheurs de l'organisation des échantillons du virus H5N1 recueillis en Indonésie.

L'OMS a accusé l'Indonésie de faire courir un danger à sa population et au reste du monde en agissant ainsi.

Mme Supari a également déclenché une polémique en écrivant dans un livre que les Etats-Unis pourraient utiliser la grippe aviaire comme une arme bactériologique.

" Je n'ai jamais entendu une idée aussi dingue ", avait réagi le secrétaire américain à la Défense Robert Gates, en visite à Jakarta.

Des spécialistes estiment que le bilan réel des morts de la grippe aviaire en Indonésie est probablement plus élevé que les chiffres officiels. Le virus H5N1 s'est propagé dans 31 des 33 provinces de l'Indonésie.

jeudi 5 juin 2008

La grippe aviaire est de retour en Angleterre


Nouveau coup dur pour le secteur agricole britannique. Une souche H7 «hautement pathogène» du virus de la grippe aviaire a été détectée mardi sur des poulets dans un élevage du comté d'Oxfordshire (centre de l'Angleterre), a annoncé la Grande Bretagne.

Par sécurité, les poulets de l’élevage ont été abattus et les volailles situées dans une zone de trois km de rayon ont été isolées. Enfin, les mouvements d’animaux sont restreints dans une autre zone de 10 km.

A la suite de cette annonce, le Japon a suspendu ses importations de volaille en provenance du Royaume-Uni. Cependant, le virus H7 n’est pas aussi dangereux que le virus H5N1 qui a tué plus de 230 personnes dans le monde depuis son apparition fin 2003. S’il ne présente que très peu de risques de transmission à l’homme, c’est la première fois qu’il apparaît sous une forme aussi contagieuse et mortelle pour les animaux touchés.

vendredi 30 mai 2008

BHI n°140


• Le 22 mai 2008, les autorités sanitaires du Bangladesh ont annoncé la confirmation du 1er cas humain de grippe aviaire A(H5N1) diagnostiqué dans ce pays.
• Il s’agit d’un garçon de 16 mois, originaire de Dhaka dont l’infection remonte à janvier 2008. Il a survécu. Des contacts avec de la volaille avaient été documentés.
• Les 1ers examens biologiques réalisés au Bangladesh étaient positifs pour le virus de la grippe A mais négatifs pour H1, H3 et H5. Des prélèvements envoyés ultérieurement au CDC d’Atlanta dans le cadre de la surveillance de la grippe saisonnière se sont avérés positifs pour A(H5N1) (culture et PCR).
• Les 1ers foyers d’influenza aviaire au Bangladesh (volaille) ont été identifiés en février 2007. Au 22 mai 2008, des foyers ont été confirmés dans 47 districts.
• Depuis le début de l’épidémie en 2003, le Bangladesh est le 15ième pays à avoir confirmé des cas humains de grippe aviaire (AH5N1).
Le bilan des cas humains confirmés biologiquement et notifiés à l’OMS de 2003 au 27 mai 2008 est de 383 cas et 241 décès.

lundi 26 mai 2008

Bangladesh : 1er cas de grippe aviaire


Le ministère de la Santé du Bangladesh a annoncé aujourd'hui la découverte du premier cas humain de grippe aviaire de type H5N1 dans le pays.

Le ministère précise dans un communiqué qu'un enfant a été infecté par le virus en janvier. Il a reçu un traitement et est en voie de guérison. Le communiqué précise que le cas a été diagnostiqué par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, basés à Atlanta, aux Etats-Unis.

Le Bangladesh a abattu ces derniers mois des centaines de milliers d'oiseaux après la détection du virus l'an dernier.

jeudi 22 mai 2008

382 cas et 241 décès


Cas humains confirmés biologiquement et notifiés à l’OMS de 2003 au 20 mai 2008 : 382 cas, 241 décès. Le tableau ci-dessous donne la situation par pays fin avril.

jeudi 8 mai 2008

Grippe - L'arme fatale ?

La lutte contre les maladies infectieuses devrait connaître un nouveau développement avec les anticorps monoclonaux (MAbs). Dans la revue Nature , des chercheurs de l'école de médecine d'Atlanta et de la fondation de recherche médicale d'Oklahoma présentent une méthode de clonage pour les fabriquer à tire-larigot.

Des volontaires ont été vaccinés contre la grippe, puis on leur a prélevé les cellules fabriquant les anticorps. Par clonage en éprouvettes, ces cellules ont fourni de grandes quantités d'anticorps utilisables. Ce procédé ne réclame que quelques semaines, alors que la fabrication de vaccins réclame, au minimum, deux à trois mois.

Un gain de temps capital, surtout quand il s'agira de lutter contre une pandémie de grippe aviaire ou de n'importe quelle autre maladie contagieuse comme l'anthrax.

Un chercheur de l'Université Laval a découvert comment déjouer la mutation des virus


Les vaccins actuels ne sont pas pleinement efficaces parce que leur action se limite à la production d'anticorps.

Photo: Agence Reuters

Les vaccins demeurent encore aujourd'hui impuissants à nous protéger de façon durable contre des maladies infectieuses, comme la grippe, le sida ou l'hépatite C. La raison: les pathogènes responsables de ces pathologies évoluent rapidement et parviennent ainsi à déjouer les armes vaccinales dont nous disposons. Dans le cadre du congrès de l'Association francophone pour le savoir (Acfas), qui se déroule toute la semaine à Québec, un chercheur de l'Université Laval a annoncé hier avoir élaboré une nouvelle stratégie susceptible d'engendrer une vaccination universelle contre toutes les souches émergentes de ces pathogènes dévastateurs. Cette véritable révolution vaccinale nous permettrait notamment de faire face à la menace d'une pandémie de grippe en toute quiétude.

Subissant sans cesse de nouvelles mutations qui changent la configuration de leur surface, les virus de la grippe, du sida et de l'hépatite C, ainsi que la salmonelle, bactérie responsable de la fièvre typhoïde, finissent un jour ou l'autre par échapper aux anticorps produits à la suite de l'administration d'un vaccin. Car ces anticorps n'ont pour cible que des protéines situées à la surface du virus, lesquelles sont susceptibles de subir des mutations.

«On sait aujourd'hui que les prochains vaccins devront s'attaquer à des cibles qui sont conservées au cours de l'évolution de la souche virale», a expliqué Denis Leclerc, virologue au Centre de recherche en infectiologie de l'Université Laval. «On connaît déjà plusieurs de ces cibles. Le problème est que nous n'arrivons pas à déclencher une réponse immunitaire suffisamment vigoureuse contre ces cibles pour assurer une bonne protection. C'est là la grande problématique dans le domaine de la vaccination aujourd'hui.»

Lors de l'émergence de nouveaux virus de la grippe, par exemple, ce sont les protéines de la surface des virus qui se modifient. Les protéines qui participent à la structure interne du virus demeurent quant à elles intactes. «Le virus ne peut se permettre de modifier ses protéines internes car il perdrait ainsi son potentiel infectieux, a expliqué le chercheur. Il nous faut donc orienter la réponse immunitaire contre ces protéines qui sont conservées malgré les mutations successives qui transforment la surface du virus.»

Mais pour atteindre ces protéines internes, appelées épitopes, la réponse immunitaire ne devra pas se réduire à la production d'anticorps qui neutralisent l'infection en s'attachant spécifiquement à certaines protéines situées à la surface du virus, a poursuivi M. Leclerc. La réponse immunitaire doit aussi comporter un deuxième volet, cellulaire celui-là, au cours duquel un bataillon de cellules est dépêché sur les lieux de l'infection pour y éliminer les cellules infectées.

Pour le moment, il n'existe aucune technologie vaccinale capable de provoquer une réponse immunitaire de type cellulaire contre les cibles conservées, a rappelé Denis Leclerc. «Tous les vaccins disponibles sur le marché ne génèrent que des anticorps. Or, comme les virus mutent très rapidement, les anticorps que vous avez générés à la suite de votre vaccination ne reconnaîtront pas les nouvelles souches qui émergent.»

Pour provoquer une réponse cellulaire, il faut aider le système immunitaire au moyen d'un adjuvant, un stimulant pourrait-on dire. Et l'adjuvant qu'a choisi le virologue Denis Leclerc est un «pseudovirion», c'est-à-dire une molécule ayant la forme d'un virus infectant spécifiquement les végétaux.

Pour produire cet adjuvant en quantités suffisantes pour la préparation de vaccins, le scientifique a introduit le gène responsable de la structure de ce virus végétal dans des bactéries qui ont reproduit en de multiples exemplaires la forme exacte du virus végétal. «Ce pseudovirion ayant la forme d'un bâtonnet a le potentiel de déclencher les deux volets de la réponse immunitaire, a affirmé le virologue. Le système immunitaire des mammifères, y compris l'humain, reconnaît ce genre de structure cristalline et hautement répétitive comme un grand danger puisqu'il n'en a jamais rencontrée [les humains ne sont jamais exposés aux virus infectant les végétaux]. Au fond, ce pseudovirus végétal n'est absolument pas dangereux pour les mammifères, mais quand on l'injecte sous la peau d'un mammifère, il déclenche la forte réponse immunitaire de type cellulaire que l'on recherchait. Et si on y associe une cible -- un épitope conservé -- appartenant au pathogène, la réponse immunitaire sera alors dirigée contre cette cible», et donc contre les cellules infectées par ce pathogène.

Toutes les structures cristallines et hautement répétitives comme celle du pseudovirion végétal ont la capacité de déclencher de vigoureuses réponses immunitaires comportant à la fois la production d'anticorps et la réponse cellulaire ou cytotoxique qui tue les cellules infectées que le système immunitaire a repérées, a résumé le conférencier.

Un vaccin universel

Le futur vaccin qu'a mis au point l'équipe de Denis Leclerc se composera donc de pseudovirions auxquels on attachera une cible, en l'occurrence une protéine appartenant à l'intérieur du pathogène à abattre et qui est commune à toutes les différentes souches de ce pathogène parce qu'elle n'est pas soumise à cette évolution constante et rapide que subissent les souches virales, comme l'influenza. «Si on veut préparer un vaccin contre la grippe, on accolera à la surface de l'adjuvant, c'est-à-dire du pseudovirus végétal, les protéines structurales internes M1 ou NP présentes chez tous les virus de l'influenza. On obtiendra ainsi un vaccin universel qui devrait nous protéger contre toutes les souches de grippe qui pourraient émerger, y compris une grippe aviaire. Peu importe la souche qui circule, on administrera chaque année le même vaccin», a souligné le chercheur avant d'ajouter que l'adjuvant du vaccin induit également une longue mémoire immunologique (assurée par la présence de cellules-mémoires) pouvant atteindre de trois à cinq ans. Ce qui veut dire que le système immunitaire d'une personne vaccinée reconnaîtra tout nouveau virus de la grippe qui pourrait infecter cette personne dans les années suivant sa vaccination et déclenchera une réponse immunitaire efficace (comportant ses deux volets) contre lui.

La technologie imaginée par Denis Leclerc et ses collègues possède plus d'un atout. Elle est aussi très polyvalente car il est possible de l'adapter à n'importe quelle maladie infectieuse. Présentement, le chercheur mène de front des programmes de recherche non seulement sur la grippe, mais aussi sur la fièvre typhoïde, avec un collègue mexicain, Constantino Lopes-Macias, de l'IMSS de Mexico, et sur le cancer du sein en collaboration avec l'immunologiste Réjean Lapointe, du CHUM. «Quand mon collègue du CHUM aura identifié une cible interne aux cellules cancéreuses, je la couplerai à mon adjuvant, qui alors déclenchera une réponse immunitaire contre la tumeur cancéreuse», a ajouté Denis Leclerc pour expliquer que sa technologie vaccinale pourrait aussi servir d'immunothérapie contre le cancer.

Les succès obtenus jusqu'à maintenant en recherche fondamentale permettent désormais à Denis Leclerc et à ses collègues de démarrer des études cliniques. «Nous sommes rendus à l'étape où nous avons besoin d'un financement industriel parce que ce ne sont pas les Instituts de recherche en santé (IRSC) qui vont payer pour les phases cliniques», a annoncé le virologue, qui affirmait avoir discuté la veille avec un investisseur potentiel . La révolution vaccinale est vraiment en branle.

Grippe aviaire en Corée du sud : 5 cas humains détectés à Séoul


Au moins cinq cas humains de grippe aviaire suspects ont été signalés aux autorités locales mercredi matin à Séoul après la confirmation de l'existence de foyers à Séoul plus tôt, a rapporté l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.

Les autorités de santé ont révélé que cinq personnes ont révélé des symptômes de fièvre ou de toux depuis mardi.

Les autorités ont fait des tests sanguins sur cinq personnes afin de confirmer s'ils sont positifs au virus H5N1, a rapporté l'agence Yonhap.

Le ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche a annoncé mardi que des responsables de quarantaine ont détecté le virus H5N1 hautement pathogène sur des poulets morts dans un vivarium d'oiseaux situé dans l'est de Séoul.

C'est la première fois que le virus H5N1 touche Séoul depuis qu'une nouveau cycle de l'épidémie de la grippe aviaire est confirmé fin mars dans le pays.

L'épidémie dans la capitale a augmenté les inquiétudes selon lesquelles les autorités sont incapables de contenir la maladie qui a fait 6 millions de volailles tuées jusqu'ici.

mercredi 7 mai 2008

dimanche 4 mai 2008

Les foyers de grippe aviaire se propagent en Corée du Sud


Des foyers de grippes aviaire se sont propagés dans six des neuf provinces de Corée du Sud en dépit des abattages massifs ordonnés par les autorités, a-t-on appris samedi de source officielle.

Le dernier foyer impliquant la présence du virus hautement pathogène H5N1 a été mis au jour mercredi dans un restaurant de la ville de Daegu (300 km au sud-est de Séoul), a précisé le ministère de l'Agriculture.

Au total, 23 foyers ont été recensés alors que plus de cinq millions de poulets et canards ont été abattus depuis la découverte, début avril, d'un premier foyer à Gimje (260 km au sud de Séoul).

Des foyers avaient été précédemment détectés en mars 2007. Quelques mois auparavant, en novembre 2006, après la découverte de sept cas, la Corée du sud avait dû suspendre ses exportations de volaille vers le Japon, Hong Kong et Taïwan, notamment.

Le virus H5N1 a tué plus de 240 personnes dans le monde depuis la fin 2003. Aucun cas humain n'a encore été identifié en Corée du Sud.

jeudi 1 mai 2008

Grippe aviaire pour de faux

Le virus H5N1 est transmissible à l'homme et contagieux, il a déjà tué 150 personnes en Haute-Garonne et 13 852 malades sont recensés. C'est le scénario catastrophe élaboré par l'Etat pour simuler durant deux jours une pandémie grippale sur le département. Débuté hier, cet exercice mobilise notamment des établissements scolaires, parmi lesquels le lycée de Saint-Orens, réquisitionné pour être transformé en centre de consultation et de coordination sanitaire et social. Si la réalité devait rattraper la fiction, les élèves resteraient chez eux et ses locaux accueilleraient alors des patients. Equipés de masques de protection, certains lycéens se sont prêtés au jeu de rôle grandeur nature, transformés pour un jour en patients contaminés. « Je devrais assurer la continuité pédagogique, gérer la coordination des différents centres de consultation du secteur, mais aussi faire face à l'approvisionnement en médicaments ou encore en matériel », explique leur proviseur Pierre Donadieu. A la préfecture, la cellule de crise coordonne l'ensemble des services. « L'armée gère la sécurisation de Purpan, confronté à l'affluence, la trésorerie générale s'assure par exemple que les distributeurs d'argent sont bien alimentés », détaille Loïc Armand, sous-préfet de Muret dont l'objectif est d'améliorer le dispositif.

mercredi 30 avril 2008

Un garçon indonésien mort de la grippe aviaire

Le ministère indonésien de la Santé a déclaré mercredi qu'un garçon indonésien de trois ans est mort de la grippe aviaire, portant à 108 le nombre de décès dû à la maladie sur les 133 cas détectés dans cet archipel d'Asie du Sud-Est.

Nyoman Kandun, directeur des maladies contagieuses auprès du ministère de la Santé, a confié depuis l'île de Bali, à l'agence de presse Xinhua par téléphone, que ce garçon décédé, originaire de Java, île la plus peuplée dans la province centrale de Java, est mort le 23 avril de la grippe aviaire suite à des souffrances causées par des problèmes respiratoires.

Il a révélé que cet enfant avait eu des contacts avec du bétail tandis que plusieurs poules ont été trouvées mortes à proximité de la zone où vivait la victime.

Le virus pathogène H5N1 s'est répandu jusqu'à 32 des 33 provinces indonésiennes depuis 2003, selon des statistiques du ministère de la Santé.

L'Indonésie a été accusée de ne pas tout faire dans la lutte contre la propagation du virus, dont les traditions d'élevage de poules et le manque de respect des règles de l'administration provinciale dans le cadre de l'application de la décision de Jakarta visant à maîtriser la propagation du virus.

Bulletin hebdomadaire de l'Institut de Veille sanitaire



L'OMS annonce officiellement cette semaine 381 cas répertoriés avec 240 décès du à la grippe aviaire. Voir le tableau ci-dessus de l'IVS (Institut de la Veille Sanitaire), il est possible de cliquez dessus pour l'agrandir.

dimanche 20 avril 2008

USA : vers un nouveau vaccin plus efficace contre la grippe aviaire

Ci-contre le virologiste Suresh Mittal (Purdue Agricultural Communication)

Un nouveau vaccin contre la grippe aviaire mis au point par des chercheurs américains pourrait fournir une protection plus efficace et plus durable et serait plus facile à produire que les vaccins existants, selon une étude publiée dans The Journal of infectious diseases.

Ce vaccin a permis de protéger des souris de la grippe aviaire pendant plus d'un an et les chercheurs espèrent que des résultats similaires puissent être obtenus avec des humains.

Il a aussi fourni une protection plus grande en cas de mutations du virus, indique l'étude.

"Nous voulons avoir un vaccin qui puisse être stocké à l'avance et ayant le potentiel de protéger pour une certaine période, jusqu'à ce que nous changions de vaccin pour l'adapter à la dernière forme de grippe aviaire", affirme l'auteur de l'étude, Suresh Mittal, de Purdue University.

"La combinaison de gènes de la grippe qui ont été utilisés pour produire le vaccin devrait permettre d'y parvenir", a ajouté le chercheur.

M. Mittal et ses collègues ont utilisé une version modifiée d'un banal virus du rhume (adenovirus) comme vecteur servant à transporter des gènes de deux types de virus mortels H5N1 de la grippe aviaire.

Cela présente plusieurs avantages: l'adenovirus étant rendu incapable de se multiplier, le vaccin devrait être bien supporté. D'autre part, il est fabriqué sans recourir à des oeufs, dont la production risque de se raréfier pendant les épidémies de grippe aviaire. En outre, le vaccin devrait être moins cher et plus rapide à produire, assure Suresh Mittal.

Le vaccin contient aussi des molécules stimulant le système de défense immunitaire, ce qui permet d'utiliser des doses moins élevées.

Enfin, le vaccin peut être stocké et devrait permettre de protéger la population contre de nouvelles souches du H5N1.

Le virus hautement pathogène H5N1 de la grippe aviaire a entrainé au moins 240 décès dans le monde depuis fin 2003, selon l'Organisation mondiale de la santé.

Le seul vaccin actuellement approuvé par les autorités américaines nécessite de fortes doses, est efficace chez seulement 60% des personnes immunisées et ne protège pas contre de nouvelles souches du H5N1.

samedi 19 avril 2008

Grippe aviaire : le Japon prend les devants

Face à la augmentation du nombre de cas en Asie et notamment en Corée du Sud, le Japon est bien décidé à ne pas succomber à la grippe aviaire. Un plan de vaccination est en marche afin de faire face aux risques de pandémie du virus: dans un premier temps 6000 responsables de la santé vont être vaccinés d'ici la fin de l'année. Si les résultats sont convaincants le ministre de la Santé envisage une seconde vague de vaccination qui concerne 10 millions de personnes étant en contact quotidien avec la population.

Grippe aviaire, le virus signe son retour en Egypte

Grippe aviaire, le virus signe son retour en Egypte. Le Ministère égyptien de la Santé et de la Population a annoncé un nouveau cas d'infection humaine par le virus de souche H5N1 de la grippe aviaire. Sur les 49 malades du virus H5N1 de la grippe aviaire, confirmés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en Égypte, 22 ont été mortels.
Les symptômes sont apparus le 2 avril chez une femme âgée de 30 ans d'Al-Matarya, originaire du gouvernorat du Caire. Cette femme atteinte du virus hautement pathogène de la grippe aviaire a été hospitalisée avant de décéder le 11 avril dernier.

dimanche 6 avril 2008

Un Egyptien de 19 ans décède de la grippe aviaire

Un Egyptien, âgé de 19 ans, est décédé samedi de la grippe aviaire, devenant la 21e personne victime du virus H5N1 depuis son apparition en Egypte en 2006, a annoncé le ministère égyptien de la Santé.

Mohammed Idris Hassan Ibrahim, de la province de Beheira, dans le delta du Nil, est décédé à l'hôpital d'Alexandrie, où il avait été admis pour une forte fièvre. a déclaré un responsable du ministère, Nasr-al-Sayyed, à l'agence officielle MENA.

Quarante-huit personnes ont été atteintes par la grippe aviaire en Egypte depuis la découverte du premier cas de contamination en mars 2006.

L'Egypte est l'un des pays les plus touchés par la grippe aviaire, se situant derrière l'Indonésie (107 morts) et le Vietnam (52), mais devant la Chine (20) et la Thaïlande (17).

L'Egypte est située sur un couloir de migration des oiseaux qui peuvent être porteurs du virus. Ce nombre élevé de décès peut également s'expliquer par la proximité entre les lieux où est gardée la volaille domestique et les quartiers d'habitation.

Fin juin, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) avait noté que la lutte contre le virus de la grippe aviaire s'était nettement améliorée dans le monde, mais que la situation restait critique en Indonésie et en Egypte, où le risque de mutation du H5N1 vers une forme contagieuse entre humains restait élevé.

samedi 5 avril 2008

Nouveau foyer de grippe aviaire en Corée du Sud

Le ministère de l'Agriculture de la Corée du Sud a signalé samedi un foyer présumé de grippe aviaire H5 dans une ferme du sud-ouest du pays, près d'une autre ferme où les autorités avaient annoncé cette semaine la présence d'un foyer de H5N1. Samedi, environ 6 500 canards seront abattus dans cette ferme qui en compte en tout 12 500 et qui est située à Jeongeup, à 27km de l'élevage où a été détecté un foyer de H5N1, a précisé le ministère.

jeudi 3 avril 2008

Grippe aviaire : fléau du siècle ?

Interview de l'académicien Dmitri Lvov, par Tatiana Sinitsyna, RIA Novosti

L'humanité attend aujourd'hui avec effroi l'apparition d'un virus de la grippe aviaire mutant qui pourrait surmonter l'immunité des humains et provoquer une pandémie. Jusqu'à quel point ce danger est-il réel ? L'académicien Dmitri Lvov, directeur de l'Institut Ivanovski de recherche en virologie de l'Académie russe des sciences médicales, a tenté pour RIA Novosti de répondre à cette question, ainsi qu'à d'autres.

D.L.: Le danger est grand, j'estime même que la situation est potentiellement menaçante. Il manque seulement un à deux aminoacides au génome du virus H5N1 pour acquérir la capacité de se transmettre d'un homme à un autre. Cela peut entraîner l'apparition de virus mutants, de cellules hybrides. Personne ne sait à quel moment apparaîtront ces monstres. Cela dépend des particularités de l'appareil réceptif du virus. Pour le moment, il est capable de provoquer une pathologie en pénétrant dans les voies respiratoires inférieures. Mais étant donné que le virus H5N1 ne cesse de muter, il peut "apprendre" à tout instant à atteindre les voies respiratoires supérieures, ce qui serait très dangereux. Le pire scénario est envisageable si les virus de la grippe, aviaire et humaine, atteignent un même "être", par exemple, un porc, dont l'organisme est très sensible à ces deux virus. Cette éventualité a une probabilité de 1 sur 1 million, mais elle existe et menace de provoquer une catastrophe qui pourrait emporter des millions de vies. Nous devons être conscients de ce grave danger. N'importe quel Etat se retrouvera sans aucune défense et toute mesure de quarantaine sera inutile, comme l'a déjà prouvé la grippe espagnole.

T.S.: Le virus n'a pas surmonté la barrière génétique, mais comme nous l'entendons dans les médias, la grippe aviaire tue des gens, notamment en Asie de l'Est...

D.L.: Le nombre de personnes atteintes de la grippe aviaire s'approche des quatre cents. Il s'agit de données au niveau mondial. Pour l'instant, en raison des indices moléculaires génétiques, les virus de la grippe aviaire se transmettent difficilement à l'homme. On peut être contaminé par la grippe aviaire par contact direct: par exemple, en buvant le sang d'un oiseau (ce qui constitue un rite chez certains peuples) qui est contaminé, ou bien en "embrassant" une poule malade. Un cas de ce genre m'a été rapporté d'Azerbaïdjan: plaignant sa poule agonisante qu'elle avait nourrie depuis sa sortie de l'oeuf, une fillette a voulu la sauver en utilisant la ventilation artificielle, ce qui a entraîné une tragédie: l'enfant est décédée. Par conséquent, il faut respecter les normes d'hygiène qui dictent la nécessité de prendre d'extrêmes précautions au contact d'un oiseau malade. Dieu merci, pour l'instant, il n'y a eu aucun cas de transmission de la grippe aviaire d'un homme à un autre.

T.S.: La grippe aviaire existe probablement depuis toujours. Quelles sont les causes de l'apparition de sa variante agressive contemporaine ?

D.L.: Les oiseaux constituent le réservoir naturel de la grippe aviaire. Le lien entre les virus et les oiseaux est apparu il y a 300 millions d'années, ils s'y sont adaptés. Les oiseaux sauvages ont perdu leur sensibilité aux virus de la grippe. Cependant, lorsque ces derniers se retrouvent dans des conditions différentes, le génome subit une évolution en entraînant l'apparition de propriétés très virulentes. Les virus peuvent muter et se renouveler: pour eux, c'est un moyen de perdurer éternellement. La science a établi depuis 40 ans que tous les virus pandémiques de la grippe provenaient des oiseaux. Il est vrai, tous les chercheurs n'étaient pas prêts à le constater. Nous, les premiers adeptes de cette théorie - Robert Webster aux Etats-Unis, l'Australien Graham Laver et moi-même, Dmitri Lvov, pour l'Union soviétique - avons été pris pour "trois toqués" et notre théorie a été qualifiée d'absurde. Mais le temps a prouvé que les "toqués" avaient raison.

T.S.: A ce qu'on sache, votre intuition scientifique ne vous a pas non plus trompé lorsque vous avez mis en garde contre le danger d'une large propagation de la grippe aviaire chez les animaux...

D.L.: Effectivement, notre Institut de virologie a prévenu le monde de l'apparition d'une pandémie dès septembre 2003, trois mois avant les premières informations à ce sujet. Dans un rapport présenté à un congrès international sur la grippe au Japon, j'ai déclaré que nos chercheurs avaient réussi à établir que le virus H5 faiblement pathogène provenait des oiseaux sauvages. Des recherches ont été effectuées dans la région de l'Altaï et dans le Primorié du Sud (Extrême-Orient, littoral). La possibilité que ce dangereux virus se propage dans les fermes à volailles du Sud-Est asiatique avait également été prévue. Nous avions prévenu que, d'ici un certain temps, le virus faiblement pathogène pourrait devenir très pathogène. Malheureusement, nos prévisions se sont révélées exactes.

T.S.: Le problème du vaccin se pose toujours en cas de danger d'épidémie. Y a-t-il une réponse scientifique adéquate à l'apparition d'un virus mutant dangereux pour les humains ?

D.L.: La mise au point d'un vaccin est le problème fondamental et notre institut participe activement à la recherche d'une solution. Un programme de vaccination des oiseaux domestiques est en cours en Russie. La production des vaccins a été organisée: notre pays est capable d'en produire jusqu'à 800% par rapport à ses propres besoins, autrement dit, il peut approvisionner d'autres pays. En ce qui concerne le vaccin destiné aux humains, il n'en existe aucun et son apparition est impossible pour l'instant : nous ne pouvons savoir à l'avance quelle souche pandémique circulera dans leur organisme. La grippe atteint, pour l'essentiel, les oiseaux. Nous étudions le milieu de propagation des virus de la grippe, leur interaction avec les populations d'oiseaux, d'animaux, d'humains dans divers écosystèmes, sur différents territoires. En cas de pandémie, la mise au point d'un vaccin approprié au virus circulant demandera 2 à 3 mois. C'est le délai minimum qu'il faut à un pays civilisé pour organiser la production à grande échelle d'un vaccin contre le virus pandémique.

T.S.: Personne ne peut remettre en question le lien "oiseaux-virus de la grippe" qui existera probablement éternellement. Mais on sait que les virus peuvent subir une évolution. Comment se comporte aujourd'hui le virus H5N1, à quel point s'accroît le risque d'apparition d'un virus mutant ?

D.L.: L'évolution continue, mais pas dans le sens espéré : son caractère pathogène ne diminue pas, bien que, théoriquement, il le devrait. Personne au monde n'est en mesure de modifier l'évolution du virus de la grippe ni d'influer sur l'apparition d'une pandémie. Le plus grave est que le virus H5N1 a atteint les populations d'oiseaux sauvages. Au cours des migrations d'automne, les oiseaux se dirigent vers les endroits d'hivernage d'où ils reviennent au printemps. En route, ils contaminent les oiseaux domestiques. Et cela dure depuis 2005, lorsqu'un virus dangereux s'est propagé à partir du lac chinois Kokonor (Qinghai). Les effets de la variante Quinghai-Sibérie se propagent dans le monde entier. Je tiens à souligner une fois de plus le fait principal: le virus très virulent de la grippe H5N1, transporté dans les biocénoses naturelles, continue de circuler et conserve son potentiel hautement pathogène.

mercredi 2 avril 2008

Cas mondiaux (inVs)

Cette carte publiée par l'inVs = Institut de la Veille Sanitaire, montre l'étendue de l'épizootie actuelle.
Le nombre total de morts est de 236 pour 373 cas officiellement recensés par l'OMS = Organisation Mondiale de la Santé.
Il est vraisemblable que le nombre réel de cas est plus impoprtant mais les prélévements ne sont pas toujours réalisés, et de nombreux cas peuvent être dissimulés pour différentes raisons.
Le taux de mortalité reste toujours aussi élevé.
L'Indonésie paye le plus lourd tribu à cette maladie, et les craintes sont vraiment d'un départ d'une pandémie depuis ce pays ou cette région.

mardi 1 avril 2008

Nouveau cas en Indonésie

L'Indonésie a annoncé un nouveau cas testé positif au virus de la grippe aviaire dans le pays. Il s'agit d'une petite fille de vingt-deux mois qui vit sur l'île de Sumatra.

Lily Sulistyowati, la porte-parole du ministère de la santé de l’Indonésie, a déclaré que la petite fille de 22 mois de Bukit Tinggi sur l’île de Sumatra était tombée malade le 19 mars et le ministère contrôle actuellement son entourage pour vérifier s’il n’y a pas de contamination.

Deux Indonésiens meurent de la grippe aviaire

Deux Indonésiens ont succombé à la grippe aviaire, portant à 107 le nombre de victimes de la maladie dans le pays, a annoncé lundi un responsable du ministère de la Santé.

Les victimes étaient des adolescents, un garçon de 15 ans et une fille de 12 ans, a précisé Lilu Sulistyowati. Ils sont tous les deux morts la semaine dernière, dans deux banlieues différentes de la capitale Jakarta. La source de l'infection était recherchée, a-t-elle ajouté.

Des spécialistes estiment que le bilan réel des morts de la grippe aviaire en Indonésie est probablement plus élevé que les chiffres officiels. Le virus H5N1 s'est propagé dans 31 des 33 provinces de l'Indonésie.

L'Indonésie, le pays "le plus gravement affecté" par la grippe aviaire, depuis l'identification du virus en Asie en 2003, se trouve dans une situation "critique" et l'importante circulation du virus parmi les volailles pourrait le faire muter et créer les conditions d'une pandémie, s'est récemment alarmée la FAO, l'agence des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation.

vendredi 28 mars 2008

La France élève son niveau de faible à modéré

Le ministère de l'Agriculture a annoncé vendredi sa décision d'élever le niveau de risque de la grippe aviaire de ''faible'' à ''modéré'' sur la totalité du territoire métropolitain. Le nouveau niveau de risque sera fixé dans un arrêté publié au Journal officiel samedi 29 mars 2008, les mesures entrant en vigueur dès dimanche. Le renforcement des mesures inclut l'interdiction des rassemblements d'oiseaux dans les communes des zones ''à risque particulier prioritaire'', la protection des volailles et des oiseaux par confinement ou mise sous filets pour prévenir tout contact direct ou indirect avec les oiseaux vivant à l'état sauvage ou encore l'interdiction du transport d'"appelants'' (destinés à attirer les canards sauvages pour les tuer). L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a été ''saisie sur l'opportunité de régionaliser ces mesures compte tenu des risques épidémiologiques".

C'est la conséquence de la découverte par les autorités suisses d'un cas de la forme hautement pathogène du virus (H5N1) diagnostiqué sur un oiseau sauvage. Le volatile ne portait pas de symptômes de la maladie.

C'est le premier cas recensé en Europe occidentale depuis les trois cygnes morts découverts début janvier au Royaume-Uni et le 33e cas de grippe aviaire en Suisse. Le pays, qui n'avait plus connu une telle alerte depuis deux ans, considère toutefois que le danger d'une transmission à la volaille indigène reste faible. Résultat : les autorités n'ont pas décidé de renforcer les mesures sanitaires déjà en place.

jeudi 27 mars 2008

Un canard suisse porteur de grippe aviaire

Un cas de grippe aviaire a été diagnostiqué sur un oiseau sauvage en Suisse, a indiqué, jeudi 27 mars, l'office vétérinaire fédéral, précisant que ce cas est le premier découvert dans le pays depuis deux ans.

Porteur du virus H5N1, le canard, un fuligule milouin, ne présentait pas de symptômes de maladie, a précisé l'office dans un communiqué. L'oiseau a été diagnostiqué sur le lac de Sempach dans le cadre d'un programme de surveillance officiel au cours duquel deux cents échantillons prélevés sur des oiseaux ont été analysés. La date du dépistage n'a pas été précisée.

Selon l'administration fédérale, les analyses du virus ont montré une forte similitude avec les cas récents de grippe aviaire découverts en Europe en 2007. L'office vétérinaire suisse relève que la population d'oiseaux sauvages n'est pas largement touchée par le virus et que le risque d'une transmission du virus à la volaille est faible.

Aucune mesure supplémentaire de protection des oiseaux d'élevage ne doit être prise, indique le communiqué. Ce cas est le premier découvert en Europe occidentale depuis que le virus H5N1 a été détecté sur trois cygnes morts début janvier au Royaume-Uni.

L'ONU publie la liste 2008 des 10 sujets « oubliés » par les médias

Dans le souci de mettre en évidence des questions qui ne reçoivent pas suffisamment d'attention de la part des médias, le Département de l'information (DPI) de l'ONU diffuse sa quatrième liste annuelle de 10 sujets « oubliés » sur lesquels le monde souhaiterait sans doute avoir plus d'informations.

Parmi les 10 sujets sélectionnés cette année et publiés sur la page spéciale du site de l'ONU on trouve : " La menace de la grippe aviaire repoussée, mais la menace d'une pandémie humaine n'a pas disparu ".

Si certaines questions sont négligées, et que d'autres semblent être exposées de manière excessive, il semble que l'attention accordée à des succès ou des progrès réalisés, par exemple, dans le domaine de la résolution de crises (nord de l'Ouganda) ou par exemple dans le domaine de la lutte contre la grippe aviaire, reste très insuffisante, souligne le communiqué.

samedi 8 mars 2008

La Russie craint l'épidémie mondiale

Grippe aviaire, une épidémie mondiale plane au-dessus de notre tête selon le service vétérinaire russeDepuis quelques années, la souche mortelle du virus H5N1 a fait des ravages au sein de la population des oiseaux migrateurs et des volailles chez les éleveurs notamment des pays asiatiques. C’est aujourd’hui une épidémie mondiale de grippe aviaire qui plane au-dessus de notre tête selon les services vétérinaires russes.

Les déclarations du chef du département de contrôle vétérinaire du Service fédéral russe de contrôle vétérinaire et phytosanitaire, Nikolaï Vlassov, sont très inquiétantes. Selon lui, la grippe aviaire tend à devenir un fléau mondial parce que les mesures anti-épizootiques au niveau des pays les plus durement touchés comme l’Indonésie, la Chine ou l’Egypte ne sont pas suffisantes.

Le danger est bien réel parce que d’une part, le virus toujours présent chez les oiseaux sauvages indigènes pourrait se transmettre très facilement aux oiseaux migrateurs comme les albatros, les cigognes, les cormorans ou les hérons qui pourraient le transmettre à leur tour à d’autres oiseaux. D’autre part, on assiste également à une diversification du virus qui se transmet des oiseaux sauvages comme les cygnes, les pintades aux oiseaux d’élevage tels que les poules ou les dindons. Néanmoins, selon toujours Nikolaï Vlassov, la Russie est prête à faire face à une éventuelle épizootie.