Le Bulletin Hebdomadaire International n°121 de l'Institut de la Veille Sanitaire fait le point sur les cas humains et l'épizootie : 350 cas mondiaux dont 217 ayant entrainé un décès.
Des responsables sanitaires indiens redoutaient lundi une épidémie de grippe aviaire après la mort suspecte de 20.000 poulets dans l'est de l'Inde la semaine dernière.
Des cas de grippe aviaire, les premiers depuis un an en Inde, avaient été détectés en juillet dernier dans un élevage de volailles du nord-est du pays.
Cette fois, des échantillons de volailles mortes ont été envoyés dans un laboratoire du centre de l'Inde pour déterminer la présence ou non du virus hautement pathogène H5N1 de la grippe aviaire.
"Les oiseaux décimés montraient des symptômes de la grippe", a indiqué S.K Bhowmic, fonctionnaire du district concerné dans l'Etat du Bengale occidental (est). Les quelque 20.000 poulets ont péri dans des élevages du village de Morgram, à 125 kilomètres de la capitale régionale Calcutta.
Les examens préliminaires laissent penser que le virus pourrait être à l'origine de l'infection, a ajouté le ministre régional chargé du développement des ressources animales, Anisur Rehman. Un rapport définitif est attendu ce lundi soir.
Les autorités ont demandé aux commerçants locaux de ne pas vendre de poulet et les importations en provenance du Bangladesh voisin, touché par la maladie, devraient être stoppées à la frontière, a précisé le ministre.
L'Inde s'était déclarée en août 2006 indemne de la grippe aviaire, six mois après l'apparition dans l'est du pays d'une épidémie de cette maladie, potentiellement mortelle pour les humains, dont plus de 200 dans le monde ont perdu la vie depuis 2003.

Un agent sanitaire israélien tient des volailles à abattre le 4 janvier 2008, suivant un ordre du ministère de l'Agriculture de tuer toutes les volailles dans un rayon de 3 km autour de la région infectée de Binyamina, au nord de Tel Aviv, comme mesure de précaution.
La décision est intervenue après la découverte du virus H5N1 de la grippe aviaire qui est dangereux pour l'homme dans une ferme avicole située près d'une maternelle de la ville de Binyamina, dans le nord d'Israël.
L'élevage infecté se trouve à Dinajpur, à 410 km de la capitale, a précisé Salehuddin Khan, en charge des questions d'élevage au sein du gouvernement.
Au total, 69 élevages ont été touchés sur les 150.000 que compte le pays, ont indiqué des sources autorisées.
Quelque 4 millions de Bangladais sont associés de près ou de loin à l'élevage de volailles, mais aucun cas humain de grippe aviaire n'a à ce jour été signalé dans le pays.

Il s'agit du 39ème cas de grippe aviaire humain enregistré en Egypte.

"Les autorités vétérinaires du pays ont reçu samedi matin les résultats du laboratoire national qui confirment la présence du virus H5N1 dans les échantillons analysés", selon un communiqué du ministère de l'Agriculture polonais.
Le virus a été détecté dans six élevages à Sadlowo Parcele (nord), un village qui se trouve dans la zone de sécurité instauré autour du foyer de Zuromin, où le virus H5N1 avait été détécté récemment chez des poules pondeuses.
Il s'agit du huitième foyer détécté en Pologne.
La grippe aviaire a déjà touché depuis début décembre deux élevages de dindes à 120 km au nord-ouest de Varsovie, un élevage de poules pondeuses dans la région de Zuromin et deux grandes fermes de poulets, ainsi que des oiseaux sauvages dans le nord-est du pays.
A chaque fois, des zones de sécurité ont été instaurées autour des sites contaminées.

Au total, plus d'un demi-million d'oiseaux ont dû être abattus dans les fermes.
La Commission européenne avait interdit le 3 décembre les exportations de volailles des régions infectées.
La Lituanie, la Russie, l'Ukraine et le Bélarus ont interdit toutes les importations de volailles vivantes de Pologne, après la publication de rapports faisant état de foyers de grippe aviaire dans ce pays.
Faisant partie des plus importants pays producteurs de poulet de l'Union européenne, la Pologne a exporté l'année dernière 230. 000 tonnes de poulets vers les marchés européens.



Ne se basant que sur les premiers tests, qui sont positifs, lesdites autorités préfèrent parler de "forts soupçons", en attendant la confirmation d'un laboratoire italien, auquel elles disent avoir envoyé un échantillon du virus.
Toutefois, les autorités en charge du secteur rassurent les consommateurs que les deux élevages sont "sécurisés" et qu'il n'y a aucun risque à consommer de la volaille, surtout en cette période de fête de fin d'année. Elles rappellent cependant qu'il faut bien cuire la viande de volaille.
La grippe aviaire s'était manifestée au Nigeria et au Togo, deux pays limitrophes, mais jusque-là au Bénin les soupçons ont été infirmés en laboratoire, rappelle-t-on.

Au total, plus d'un demi-million d'oiseaux ont dû être abattus dans ces fermes, et le ministre de l'agriculture Marek Sawicki a parlé d'un "problème économique sérieux" que causera l'épizootie à la Pologne dans une région à grande concentration d'élevages de volailles. Le ministre a promis de compenser à 100% les pertes subies par les éleveurs.
La Commission européenne a déjà interdit le 3 décembre les exportations de volailles de la région infectée.
La Lituanie, la Russie, l'Ukraine et le Bélarus ont interdit toutes les importations de volailles vivantes de Pologne, après la publication de rapports faisant état de foyers de grippe aviaire dans ce pays.
Le 12 octobre, les ministères de l'Agriculture et de l'Ecologie avaient décidé d'abaisser le niveau de risque de la grippe aviaire de "modéré" à "faible" sur l'ensemble du territoire à l'exception de cinq zones humides à risque prioritaire en Lorraine. Cette décision avait été prise compte-tenu de l'évolution favorable de la situation épidémiologique de l'influence aviaire à virus H5N1 hautement pathogène sur les oiseaux sauvages et en se fondant sur un avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, avaient alors expliqué les deux ministères. Mais en dépit d'un retour au niveau de risque "faible" en Moselle, les détenteurs d'oiseaux dans les communes mosellanes concernées sont tenus de mettre en oeuvre certaines mesures de sécurité, a précisé la préfecture de Lorraine dans un communiqué. Ces mesures visent notamment à limiter le contact direct ou indirect entre les oiseaux sauvages et domestiques et à interdire l'utilisation des eaux de surface pour l'abreuvement des oiseaux ou le nettoyage du matériel d'élevage.
La France avait renforcé ses mesures de sécurité le 5 juillet après la confirmation de la découverte du virus H5N1 sur trois cygnes sauvages trouvés morts dans un étang à Assenoncourt (Moselle). Le niveau de risque avait été abaissé de "élevé" à "modéré" le 4 octobre, aucun nouveau cas n'ayant été détecté depuis août.
Quelque 90.000 poulets sont morts dans deux fermes de la région d'al-Mazahmiyah, à 80 kilomètres à l'ouest de Ryad, avait indiqué au préalable le ministre de l'Agriculture, Fahd Balghounaim, cité par la presse locale.
Dans un communiqué, le ministère a confirmé la présence du virus hautement pathogène, précisant que les 90.000 poulets avaient été abattus.
"Il est presque certain que des oiseaux migrateurs sont la source de maladie", a ajouté le ministère.
Mercredi, les autorités saoudiennes avaient fait état d'un premier foyer de grippe aviaire, à Al-Kharj, à une centaine de km au sud de Ryad.
Là, les 50.000 volailles de l'élevage touché ont été abattues, la ferme désinfectée et des mesures prises pour s'assurer que la maladie n'avait pas contaminé les environs de l'exploitation, avait souligné le ministère saoudien.
Aucun cas humain de la grippe aviaire n'a été recensé et une enquête a été ouverte pour déterminer l'origine de la contamination, avait-il poursuivi, recommandant la prudence dans les élevages avicoles du royaume.
La grippe aviaire n'avait plus été détectée en Arabie saoudite depuis mars dernier, quand le H5N1 avait été identifié sur des volatiles dont des perroquets, des paons, des autruches et des dindons, dans une ferme de l'est du pays. Le royaume avait alors interdit toute importation de volailles vivantes.







La grippe aviaire est une maladie infectieuse, provoquée par un virus grippal de souche A, n’affectant que les oiseaux. Cette grippe survient dans le monde entier. On pense que tous les oiseaux sont sensibles à cette infection, mais certaines espèces sont plus résistantes que d’autres.
Quelques informations-clés
Les virus de type A présents dans les deux sortes de grippes (grippe et grippe aviaire) sont génétiquement instables et en mutation constante. Ils sont donc bien adaptés pour échapper aux défenses immunitaires de l’hôte (humain ou animal). Quand le matériel génétique des deux grippes à virus de type A et leurs sous-types échangent, fusionnent ou se réassortissent, un nouveau sous-type de virus différent de ses deux parents apparaît. Par exemple, les sous-types H ont une grande influence sur les épidémies car ils confèrent au virus la capacité de se combiner et de pénétrer les cellules, là où la multiplication des virus se produit. Les sous-types N gouvernent donc l’apparition de nouveaux virus à partir des cellules.