La grande majorité des cas concerne des adultes avec facteur de risque, infectés très majoritairement par des virus de type A. Selon les modèles de prévision reposant sur des données historiques et sur les ventes de médicaments (partenariat IMS-Health), la grippe devrait continuer à se développer cette semaine, précise Sentinelles.
mercredi 19 février 2014
L'épidémie de grippe continue de s'étendre en France
La grande majorité des cas concerne des adultes avec facteur de risque, infectés très majoritairement par des virus de type A. Selon les modèles de prévision reposant sur des données historiques et sur les ventes de médicaments (partenariat IMS-Health), la grippe devrait continuer à se développer cette semaine, précise Sentinelles.
mardi 31 août 2010
Menaces sur les vaccinations après le feuilleton H1N1
Après le fiasco de la campagne de vaccination contre la « fausse pandémie » de grippe due au virus H1N1, les spécialistes de la santé publique veulent réconcilier les Français avec les vaccins avant l'arrivée des infections hivernales.
Généralistes et pédiatres vont se retrouver en première ligne face aux critiques des patients et des parents, qui ne manqueront pas de leur rappeler les épisodes du feuilleton H1N1.
Le rapport du Sénat sur la « fausse pandémie » publié début août est très sévère avec le gouvernement français et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), accusés de « pensée unique ayant conduit à une forte surestimation des risques ». Ce document dénonce pêle-mêle des « achats démesurés », le « défaut d'association des généralistes » et les « conflits d'intérêts entre experts et industriels ».
samedi 28 août 2010
Narcolepsie ou narcoineptie
Enfin on a trouvé du neuf pour alimenter le débat avec les éternels inquiets de la vaccination et surtout les adversaires de cette thérapeutique pourtant si efficace. Il y a 5OO nouveaux cas de narcolepsie en France, certains se sont même déclenchés avant la vaccination. Sans doute une réaction prévaccinale ! Cela mériterait une grande étude.
Des vaccinés contre la grippe A (H1N1) ont gagné une fortune
Au fait savez-vous que plusieurs dizaines de personnes ont gagné au loto après avoir été vaccinée contre la grippe H1N1 ? Mais il ne vaut mieux pas l'ébruiter par crainte de manquer de vaccins ....
Voir l'article
Narcolepsie : une enquête européenne sur le vaccin anti-H1N1
Le Docteur Carmen Kreft-Jaïs, responsable pharmacovigilance de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), relativise l'importance des cas de narcolepsie liés au vaccin contre la grippe A.
mardi 10 août 2010
L'OMS déclare la fin de la pandémie de grippe H1N1
dimanche 18 juillet 2010
Evasion grippale
Sur les 21 millions de doses de vaccins commandées par la France contre la grippe A, à peine 5,3 millions ont été finalement utilisées, révèle le tout récent rapport de la commission d'enquête parlementaire... Surtout, 3,46 millions ont été "jetées ou mise au rebut" !
Des volontaires ?
Julie Joly
vendredi 2 juillet 2010
Nouvelle campagne d'hygiène à l'automne
mercredi 30 juin 2010
Au Cambodge, le Premier ministre et trois ministres touchés par la grippe A (H1N1)
lundi 3 mai 2010
La grippe aviaire tue une fillette en Indonésie
Une fillette de quatre ans a succombé mercredi au virus H5N1 de la grippe aviaire en Indonésie, ont annoncé lundi les autorités. Son décès porte à 136 le nombre de cas mortels de la maladie dans le pays, le plus touché dans le monde. La petite fille vivait à Pekanbaru, sur l'île de Sumatra. Trois autres patients, qui n'ont pas été en contact avec elle mais vivent dans la même région, sont considérés comme des cas suspects. Il s'agit d'une mère de famille, de son enfant de sept ans et d'une autre fillette de cinq ans.
mercredi 28 avril 2010
La paye des volontaires est grippée
« Ah bon, il y a des infirmiers qui ont été payés ? » Un brin provocateur, Matthieu Dworniczak, président du syndicat des infirmiers libéraux du Nord (Sniil), résume les déboires du personnel mobilisé cet hiver pour les vaccinations contre la grippe A. Selon lui, la majorité de ses collègues attendent toujours leur rémunération : « Apparemment, ça devait se faire ce mois-ci. » A la préfecture, on assure que 60 à 70 % du personnel de santé ont bien reçu leur paie. Et qu'« il n'y a aucun blocage qui empêcherait de régulariser toutes les situations ».
En fait, le blocage est surtout administratif, la préfecture devant traiter des situations très différentes : étudiants, professions libérales, fonctionnaires de mairie, de santé… A la mairie de Lambersart, où certains agents ont effectué jusqu'à 500 € d'heures supplémentaires dans les centres de vaccinations, on explique : « La préfecture nous avait d'abord demandé les relevés par mail, mais, comme ils ont été débordés, il a fallu les renvoyer par courrier classique. » Claude, médecin retraité, a dû aussi fournir trois fois les pièces justificatives (RIB, etc.) depuis novembre. Et n'a toujours rien touché. « Les services de l'Etat mettent tout en œuvre pour que le travail fourni vous soit indemnisé dans les plus brefs délais », indiquait un mail du 19 janvier.
Steeven Demora. En photo : Le préfet du Nord, Jean-Michel Bérard, avait montré l'exemple au début de la campagne. Le coût total de la vaccination dans le Nord atteint 2,2 millions d'euros. La rémunération varie de 14 € de l'heure, pour les étudiants infirmiers, à 66 € pour les médecins libéraux.
mardi 13 avril 2010
L’OMS admet des erreurs dans la gestion de la pandémie de grippe A (H1N1)
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a admis le 12 avril des défauts dans la gestion de la pandémie de grippe A (H1N1). Le Docteur Keiji Fukuda, conseiller spécial sur la pandémie auprès de la directrice générale de l'OMS, était auditionné par un comité d’experts chargé d'évaluer la manière dont l’Organisation a géré la pandémie. « La réalité est qu'il existe une quantité énorme d'incertitudes [dans une pandémie]. Je pense que nous n'avons pas communiqué sur ces incertitudes. Cela a été interprété par beaucoup comme un processus non transparent », a-t-il déclaré.
Le Dr Fukuda a aussi qualifié d'« impitoyables » les « très hautes attentes pour l'information immédiate » des populations à travers le monde, alors que le virus se propageait rapidement à travers les frontières et que des blogs et d'autres nouveaux médias diffusaient des spéculations et des critiques. Il a aussi évoqué « la confusion sur les phases et le niveau de sévérité », en faisant référence à l'échelle de l'OMS à six niveaux sur les pandémies de grippe, qui prend en compte la propagation géographique du virus mais pas sa sévérité.
mardi 30 mars 2010
Vaccins H1N1 : Le ministre bulgare de la Santé inculpé pour dilapidation
Le ministre bulgare de la Santé, Bojidar Nanev, a été inculpé mardi de dilapidation de fonds publics pour l'achat de vaccins contre la grippe H1N1, pour une somme jugée trop élevée, et dont la livraison a été trop tardive, a annoncé le parquet de Sofia.
"M. Nanev a porté préjudice à l'Etat à hauteur de 2,5 millions de leva (1,28 million d'euros). Le ministère de la Santé était vraiment en mesure d'obtenir un contrat plus favorable", a déclaré le procureur Margarita Nemska. Le gouvernement bulgare avait commandé 200 000 doses de Tamiflu auprès du laboratoire suisse Roche pour 6,5 millions de leva (3,3 millions d'euros), alors qu'il avait reçu une offre d'environ 2 millions d'euros, pour la même quantité, de la part des services sanitaires britanniques, a précisé le parquet. Ce dernier a indiqué avoir également inculpé un haut fonctionnaire du ministère de la Santé. Qui plus est, a justifié le parquet, les vaccins ont été livrés seulement en janvier, soit un mois et demi après la fin de l'épidémie de grippe en Bulgarie. Le parquet avait été saisi par les autorités sanitaires britanniques qui avaient élevé une protestation et par le service de lutte anticorruption bulgare, car les doses de Tamiflu avaient été achetées sans tenir compte de la procédure régissant les marchés publics.
lundi 29 mars 2010
Les règlements sont grippés
Médecin à la retraite, elle a été sollicitée pour le centre de vaccination de Lourdes. Comme elle, d'autres praticiens déplorent la façon dont a été mené ce programme et la revue à la baisse des indemnités qui leur étaient promises et qui ne leur sont toujours pas versées.Pourquoi êtes-vous aujourd'hui en colère ?
Dès octobre, les médecins, les soignants, ont répondu présent pour la campagne de vaccination et malgré les nombreux mails adressés à la préfecture par plusieurs médecins du département, on n'est toujours pas payés. Pour ma part, je n'ai effectué que 30 heures, mais d'autres médecins ont tenu permanence tout au long de la campagne en prenant sur leur temps personnel. L'équipe d'infirmières était également présente et, pour certaines, c'était un complément de revenus. Je pense particulièrement à l'une d'entre elles qui est en situation de grande précarité, et comptait beaucoup sur cette rentrée d'argent. Malheureusement, il doit y en avoir d'autres dans la même situation. C'est vraiment anormal ! Je suis d'autant plus étonnée que les agents administratifs qui ont travaillé avec nous auraient déjà été payés, eux.
Sur quels critères avez-vous été recrutée ?
Personnellement, je suis à la retraite. J'ai d'abord été contactée par courrier, puis par téléphone. Malgré mes contraintes familiales, mon correspondant s'est montré très insistant. Je le sentais en manque de personnel. Nous avons arrêté un calendrier de présence et ce n'est qu'au terme de cette discussion que j'ai demandé le montant de la rémunération. Il m'a annoncé que je serai indemnisée 66 € de l'heure, somme qui, au fil de la campagne, a fondu de la moitié. Je suppose que ce doit être la même chose pour les infirmières. C'est surprenant et pas très correct.
Vous attendez un règlement depuis cinq mois. Jusqu'où irez-vous pour être payée ?
J'ai contacté plusieurs de mes confrères qui sont aussi très mécontents de ce qui arrive. On a dans l'idée de rédiger une lettre ouverte à l'attention de Roselyne Bachelot pour lui faire savoir notre ressenti, notre mécontentement. Nous n'excluons pas de faire publier cette missive dans la presse. Au-delà de cette question de paiement, la ministre doit également savoir qu'on ne veut pas cautionner cette gabegie de personnel. À Lourdes deux médecins, pléthore d'infirmières, c'était vraiment trop de monde. D'ailleurs, en fin de campagne on était désœuvré, ça ne se bousculait pas pour se faire vacciner. On s'entourera de plus de garanties la prochaine fois. Pour assurer la vaccination de la population, la préfecture a ouvert six centres dans le département. C'est le 12 novembre dernier qu'a débuté cette campagne de prévention. Si, après un démarrage assez lent, ces différents dispensaires ont enregistré une hausse de leur fréquentation, rapidement l'amplitude d'ouverture de ces dispensaires et le personnel requis à leur fonctionnement se sont avérés très supérieurs à la demande.
samedi 27 mars 2010
Un virus de la grippe A (H1N1) affaibli mais toujours actif en Asie
En date du 26 mars 2010, dans le monde, plus de 213 pays et territoires d'outre-mer ont été touchés par le virus A (H1N1) et, au moins 16 931 décès, ont été recensés, selon l’OMS.
En Amérique du Nord, l’épidémie a poursuivi sa baisse depuis son pic fin novembre, le virus continue de circuler à un niveau globalement très faible. En Amérique centrale et du sud, une transmission active du virus est rapportée au Guatemala, au Nicaragua, El Salvador et au Panama. Au Brésil, Au Brésil, au cours des deux dernières semaines, on relève une tendance croissante des maladies respiratoires. En Europe, le pic épidémique est dépassé et l’activité grippale continue de faiblir. A noter, plus de 20 % des échantillons relevés en Allemagne, en Italie, et dans la Fédération de Russie ont été testés positifs.
En Afrique, l’activité grippale est variable. Des données limitées suggèrent que les zones les plus actives se situent en Afrique de l'Ouest et dans certaines régions d'Afrique orientale, particulièrement au Rwanda. 27 % des échantillons respiratoires au Ghana, et 47 % des échantillons au Rwanda, ont été testés positifs pour le virus A (H1N1), à la mi-mars. Au Sénégal, une forte croissance des maladies respiratoires est rapportée en association avec les détections accrue du virus. Un petit nombre de H3N2 et B de la grippe saisonnière ont également été identifiés.
En Asie, la transmission du virus est active en Thaïlande depuis mi-février mais revient à la baisse depuis mi-mars. L’activité augmente depuis début mars, en revanche, en Malaisie. Un faible nombre de virus de la grippe saisonnière B continuent d'être isolés en Thaïlande et dans d'autres régions d'Asie du Sud.
En Amérique centrale et dans la zone tropicale d'Amérique du Sud, une tendance croissante d’activité des maladies respiratoires associées à la circulation du virus A (H1N1) est signalée depuis début mars dans un nombre croissant de pays. Source : Rapport OMS du 26 mars 2010
mercredi 17 mars 2010
Vietnam : 2e décès de la grippe aviaire
Le Vietnam a enregistré sa deuxième victime de l'année de la grippe aviaire, une petite fille de trois ans décédée aujourd'hui à Ho Chi Minh-Ville, l'ex-Saïgon dans le sud du pays, a annoncé un responsable sanitaire.
L'enfant, qui vivait dans une province voisine de l'ex-Saïgon (celle de Binh Duong), avait été transférée dans un hôpital pédiatrique de Ho Chi Minh-Ville le 10 mars, alors qu'elle souffrait de graves infections pulmonaires, selon le docteur Phan Van Nghiem, du département local de la Santé. Elle avait été testée positive au H5N1, virus hautement pathogène de la grippe aviaire, le 15 mars, un résultat confirmé par d'autres examens, a-t-il ajouté. Le Vietnam avait enregistré son premier décès de l'année dû à la grippe aviaire le mois dernier, une femme de 38 ans décédée également dans le sud du pays, dans la province de Tien Giang. Ce dernier décès porte à 59 le nombre de victimes de la grippe aviaire recensées au Vietnam depuis fin 2003, quand le H5N1 a fait sa réapparition en Asie du Sud-Est. Depuis cette date, le Vietnam est le pays qui affiche le plus lourd bilan humain au monde de la grippe aviaire après l'Indonésie, selon l'Organisation mondiale de la santé. Le pays recense actuellement des foyers animaliers de grippe aviaire dans six provinces, réparties du nord au sud du pays.
Grippe aviaire en Roumanie : la Bulgarie prend des mesures préventives
Les volailles ne doivent pas quitter les basses-cours et doivent être protégées contre toute contamination, selon les instructions diffusées. La frontière bulgaro-roumaine est principalement marquée par le Danube, et le foyer du virus H5N1 en Roumanie est situé sur le delta du fleuve. Le dernier cas de grippe aviaire en Bulgarie remonte à début 2006. Dans l'UE, le dernier cas confirmé de grippe aviaire avait été décelé en Allemagne, il y a un an.
En Algérie 7 bébés décèdent de la grippe en 48 heures à l'hôpital pédiatrique d'Annaba
Cette grippe, que les praticiens ont diagnostiquée comme étant une bronchiolite sévère, a été détectée au lendemain de l'hospitalisation d'un bébé en provenance de la wilaya de Tébessa. Principalement concentrée au niveau de l'EHS pédiatrique El Bouni qui couvre les wilayas de Annaba, Guelma, Tarf, Souk Ahras et Tébessa, cette maladie contagieuse a atteint l'ensemble des bébés hospitalisés et ceux présentés par leurs mamans pour des soins ambulatoires.
L'information, qui s'est rapidement répandue, a mis en émoi les populations de Annaba et des wilayas limitrophes. Contacté, M Mestouri Monji, directeur de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière à Annaba, tout en évitant de parler d'épidémie, a confirmé que plusieurs bébés ont été effectivement contaminés par une bronchiolite aiguë et que 7 d'entre eux sont décédés.
« Toutes les dispositions ont été prises pour éviter que cette maladie contagieuse ne se propage à l'extérieur de l'enceinte du EHS pédiatrique infecté par le virus », a-t-il précisé. Mardi en début de soirée, l'état de santé de deux autres bébés infectés par le même virus suscitait une forte inquiétude. Des équipes spécialisées dans la désinfection sont à pied d'œuvre dans cet EHS.
mardi 16 mars 2010
Un cas de grippe aviaire en Roumanie
dimanche 7 mars 2010
La grippe pandémique H1N1, qui a fait 16 455 morts depuis mars 2009, continue de décliner dans le monde
Dans la région la plus touchée par la pandémie, le continent américain, la grippe a connu son paroxysme en octobre-novembre, d’après l’OMS. Mais le H1N1 continue d’être le virus de grippe prédominant dans le monde et l’organisation, suivant l’avis de son comité d’urgence, a estimé le 24 février qu’il était trop tôt pour annoncer que l’épidémie était derrière nous. «Dans la zone tempérée de l’hémisphère Nord, le virus de la grippe pandémique continue d’être détecté dans de nombreux pays, toutefois, la nocivité de la grippe continue de décroître à peu près partout», selon l’organisation onusienne. La transmission du virus reste ainsi «active» dans certaines régions d’Asie du Sud-Est, notamment en Thaïlande et en Birmanie, et dans des zones limitées de l’est et du sud-est de l’Europe.Elle relève encore que plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, dont le Sénégal, «enregistrent de plus en plus de cas de grippe pandémique bien que les données de surveillance soient limitées dans ces zones». Pour rappel, l’OMS avait déclaré récemment qu’il était trop tôt pour annoncer que le pic de la grippe A (H1N1) était passé dans le monde et qu’en conséquence il n’était pas «opportun» de changer de phase pandémique. «Sur la base des recommandations du comité d’urgence, la directrice générale (Margaret Chan) a décidé qu’il était opportun aujourd’hui de ne pas faire de changement dans l’actuelle phase pandémique», avait expliqué dernièrement son conseiller spécial pour les grippes pandémiques Keiji Fukuda. Les 15 experts du comité d’urgence de l’OMS, réunis mardi, avaient considéré qu’il serait prématuré de conclure que «toutes les parties du monde ont connu un pic de transmission de la grippe pandémique A (H1N1)». A l’issue d’une téléconférence intense de plus de deux heures, les experts du comité ont estimé que la situation mondiale était double, avec d’un côté «des preuves d’un déclin ou d’une faible activité de la pandémie dans de nombreux pays et de l’autre de nouveaux foyers de transmission en Afrique de l’Ouest», avait de son côté souligné Mme Chan. Ils ont reconnu ainsi que la pandémie était «clairement en déclin» en Amérique du Nord ainsi qu’en Europe de l’Ouest notamment, a précisé M. Fukuda.
En revanche, le virus d’origine porcine, aviaire et humaine qui a fait plus de 16 000 morts depuis son apparition il y a près d’un an sur le continent américain, est encore actif en Europe de l’Est ainsi qu’en Asie. De plus, des cas ont été recensés récemment en Afrique de l’Ouest, dont au Sénégal et en Mauritanie. Les experts ont également pris en considération que l’hiver, propice à la propagation de la grippe, allait bientôt démarrer dans l’hémisphère Sud, a encore indiqué Mme Chan. «Il existe des incertitudes sur l’apparition de nouvelles vagues d’activité généralisée et un besoin de ne pas saper les préparations des pays», a-t-elle insisté. L’OMS avait clairement laissé entendre ces dernières semaines qu’elle espérait que le pic de transmission était révolu dans le monde, ouvrant une nouvelle phase de transition. «Nous espérons que nous entrons dans [cette] phase d’après-pic, qui signifie que “le pire est passé” et que l’on se dirige progressivement vers une situation plus comparable à celle de la grippe saisonnière», avait expliqué le 11 février le Dr Fukuda. Il avait alors insisté sur le fait que cette phase de «transition» ne signifiait pas pour autant que la pandémie était finie mais qu’elle ouvrait la voie à de nouvelles recommandations pour les pays. Selon l’OMS, les recommandations pour la gestion du H1N1 étaient toujours valables.
En revanche, l’agence onusienne a indiqué qu’elle ne conseillait plus la fabrication d’un vaccin unique pour le virus pandémique dans l’hémisphère Nord pour l’hiver prochain. Par ailleurs, la Fédération internationale de football (FIFA) a appelé les 32 équipes qualifiées à la phase finale de la Coupe du monde en Afrique du Sud (11 juin-11 juillet), à vacciner leurs délégations contre le virus H1N1, la Coupe du monde se déroulant durant l’hiver austral. Le principe de précaution s’applique aussi à la Coupe du monde 2010. «Nous suivons de près la situation avec l’OMS et les autorités sanitaires sud-africaines», a précisé Jiri Dvorak, le médecin en chef de la FIFA. Parfois accusée d’avoir surestimé l’importance du phénomène à l’automne dernier, l’OMS estime aujourd’hui qu’il est «trop tôt» pour assurer que le pic de la pandémie est passé. Le Mondial ayant lieu en plein hiver austral, des cas de grippe A ne sont pas à exclure durant l’épreuve, d’où l’appel lancé aux sélections, ajoute la FIFA.


